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Sauve la planète, détruis le capitalisme!

Sauve la planète, détruis le capitalisme!

L’industrie et la bourgeoisie détruisent tout

La biodiversité décroit à une vitesse inouïe, on bat des records de températures et de sécheresses d’années en années, la fonte des glaces s’intensifent, la désertification de certaines régions du monde s’accélère considérablement, les scientifiques tirent la sonnette d’alarme et certain.e.s d’entre-elleux n’hésitent plus à nommer le grand coupable: le capitalisme.

Bref on en est arrivé.e.s à un point où plus personne ne peux nier l’urgence et la gravité du réchauffement climatique. Pourtant on continue de foncer droit dans le mur. Tout cela pour préserver les intérêts, les profits, le mode de vie d’une minorité. Et surtout ne pas remettre en question le modèle capitaliste qui est fondamentalement incompatible avec une réel écologie.

Selon un rapport de L’ONG Carbon Disclosure Project, 100 entreprises sont responsable à elle seul de 70% des émissions de gaz à effet de serre. Les 25 premières de la liste comptabilise par ailleurs 50% de ces émissions. Il s’agit sans surprise principalement de firme faisant partie de l’industrie pétrolière. Un cargo de fret maritime produit autant d’oxyde de soufre qu’un million de voitures (sic)

L’agriculture intensive est également un des grands responsable de la pollution des sols et des eaux à cause de l’usage massif de pesticides et fertilisant. Par ailleurs, l’élevage représente à lui seul 14,5% des émission de gaz à effet de serre dû aux activités humaines contre 9% pour le transport. 1/3 des terres cultivables est utilisé pour nourrir le bétail et l’élevage est responsable de 80% de la déforestation de la forêt amazonienne.

Les inégalités sociales se font également ressentir dans la question environnementale. En effet, si les plus pauvres sont les premièr.e.s à subir les conséquences de la pollution, ce sont elleux qui pollue le moins. Une personne qui fait partie des 1 % les plus riches au monde « génère en moyenne 175 fois plus de CO2 qu’une personne se situant dans les 10 % les plus pauvres » . Les 10% les plus riches sont responsable de 50% des gaz à effet de serres tandis que les 50% les plus pauvres n’en produisent que… 10%. On peut en conclure que le mode de vie de la bourgeoisie nous assassine à petit feu en plus d’exploiter les travailleur.euse.s, chasser les chômeur.euse.s et de nous plonger dans la misère. Ces même inégalités sont aussi visible d’un point de vue géographique. Les pays les plus riches exploitent les ressources des plus pauvres, tout en polluant beaucoup plus.

Pour en rajouter une couche, les capitalistes nous font miroiter que la réussite c’est d’avoir leur mode de vie indécent, c’est d’écraser les autres, gagner plein de thunes et surtout consommer consommer consommer. Pour se faire iels nous matraquent de leur idéologie destructrice dans les médias et la publicité.

La base même du capitalisme est pourrie. Son besoin de croissance illimitée est totalement incompatible avec une planète aux ressources limités.

L’effondrement du capitalisme est de plus en plus inévitable. Reste à savoir s’il nous entrainera, avec lui, dans sa chute…

L’état ne fait rien de bon

 » COP1, COP2, COP21 ? Combien de COP avant la fin ? « 

Et pendant ce temps que fait l’état? Comme d’habitude il sert les intérêts du Capital et nous sermonne de discours culpabilisant. C’est les consommateurs.trices qui doivent changer leurs habitudes nous dit-il! Il faut consommer bio, prendre des douches courtes trier et faire confiance au sacro-saint développement durable! Mais le développement durable, c’est de la poudre aux yeux, c’est une vaste supercherie. C’est juste polluer un tout petit peu moins pour pouvoir polluer un peu plus longtemps. Fondamentalement ça ne change rien au problème. Bref, faire reposer la faute sur la population tout en laissant faire les grosses entreprises. Après tout, l’économie reste ce qui est le plus important à leurs yeux.

Il se donne une bonne image en prenant des engagements dont tout le monde sait qu’ils ne seront pas tenus. Les dirigeant.e.s se pavanent dans les COP et autres sommets internationaux. Iels y font des beaux discours puis les oublient dès le lendemain.

Iels prennent des mesures ridicules. Des taxes carbones et autres mesurettes purement symbolique dont se fiche allégrement les multinationales. Il faut bien dire que rôle de l’état, c’est bien de maintenir tout ce système en place, de faire en sorte que surtout rien ne change, rien ne bouge vraiment tout en calmant la rage populaire.

Iels continuent par la même occasion de laisser les capitalistes faire de grands projets absurdes, détruire les forêts et surface cultivable, participent activement à l’urbanisation. Iels prolongent encore et encore ces centrales nucléaires qui font planer la mort et qui produisent toujours plus de déchets dont on ne sait que faire.

Certain.e.s de celleux-ci continuent à prôner « le progrès technologique » à tout prix. Il ne faudrait pas s’inquéter, on finirait bien par trouver une super technologie pour tout réparer… Pire encore, certain.e.s (comme Bart De Wever) mise sur le nucléaire « nouvelle génération », la construction de nouvelles centrales voir même les très hypothétiques technologie dites à « émissions négatives » qui viseraient à résorber les effets du réchauffement. Le développement de ces technologies est pourtant potentiellement dangereux selon une bonne partie de la communauté scientifique. Les conséquences d’une alcalinisation des océans ou d’aller balancer du soufre dans l’atmosphère sont très incertaines. Et pourraient avoir bien plus de résultats négatifs que positifs.

Et quand les jeunes descendent dans la rue, tout ce qu’iels trouvent à répondre c’est que celleux-ci n’ont rien compris, qu’iels leurs faudraient des coachs climats pour qu’iels comprennent qu’il ne faut surtout pas remettre en question les politiques gouvernementales ou les grosses entreprises. Non, non tout est notre faute! On est bien trop bête selon elleux!

Les actes individuelles ne suffisent pas

Partant de tout ces constats, l’individualisation des solutions au réchauffement, c’est de la poudre aux yeux. En effet, consommer bio, faire attention à son usage de l’eau, utiliser moins la voiture ne donneront pas de vrais résultats en maintenant le mode de production capitaliste.

L’hyper-responsabilisation qu’on nous sert à longueur de journaux télévisés et de discours politiciens invisible les principaux responsables de cette situation. Ce ne sont pas les individu.e.s qui choisissent le mode de production. Ce ne sont pas elleux qui décide de l’obsolescence programmé ou de balancer des tonnes de déchets dans les rivières pour faire quelques économies.

Non, non, non. Celleux qui décident tout cela, c’est une minorité de bourgeois.es et de dirigeant.e.s. Elleux sont responsables de la plus grosse part des dégats écologiques. Il ne faut pas l’oublier. C’est trop facile de pointer du doigt l’individu, pour éviter toute remise en question du mode de production capitaliste et laisser par la même occasion les plus grand.e.s pollueur.euse.s tout détruire. La catastrophe en cours et à venir est le résultat direct de ce mode de production, il ne peut être considéré comme un « symptôme » à part, il ne peut être traité séparément du capitalisme en lui-même.

Les manifs non plus

Comme on peut donc le constater, celleux qui ont le pouvoir ne font rien face à l’urgence écologistes. Iels sont bien trop occupé.e.s à engranger du profit. Iels ne feront rien ou si peu qui iraient à l’encontre de leurs intérêts économiques. Il n’y a donc rien à attendre de leur part. Rien à leurs demander.

Les manifs autorisée et négociée ne suffisent pas. Manifester en espérant être entendu par les dirigeant.e.s, en espérant qu’iels agissent, non plus.

On a jamais rien obtenu en demandant gentiment au pouvoir. Il faut instaurer un rapport de force qui puisse le faire plier. C’est comme ça qu’on été obtenus nos soit-disant « acquis » sociaux que le gouvernement s’applique par ailleurs à démanteler.

L’histoire le prouve, seul la lutte paye. On a pu le voir à Plogoff, à Couvin et plus récement à Notre-Dame-Des-Landes. On peut faire reculer les décideur.euse.s et les grosses entreprises en bloquant, en occupant, en luttant directement et sans concession contre elleux, contre leurs projets destructeurs et plus largement contre leur monde de merde.

Lutter sans intermédiaire, c’est ce qu’on appelle l’action directe. Celle-ci est à l’opposée de l’action parlementaire et peut prendre de nombreuses formes. Légale ou illégale, violente ou non, elle peut prendre de nombreuses formes et ces facteurs ne conditionnent pas son efficacité ni sa radicalité.

Pas besoin d’être nombreu.x.ses pour commencer à agir. Distribuer des tracts, coller des affiches, faire des zines, organiser des projections ou imprimer des brochures sont déjà des formes d’actions et conscientisation.

Partout où iels veulent détruire l’environnement pour leurs profits, nous pouvons organiser des blocages de chantiers, des occupations, tenter de ralentir les travaux. Bref, être le grain de sable dans les rouages de la machine capitaliste.

Cela ne veut pas non plus dire que les manifs sont totalement inutile bien sûr. C’est un endroit où se rencontrer, où peuvent se créer des affinités qui nous permettrons d’aller plus loin. C’est aussi bien pour diffuser de l’information, pour organiser des actions sur le parcours. Mais marcher gentiment ne leur fera pas peur, ne les fera pas plier. Ce n’est pas suffisant.

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