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Pairi-daiza: urbanisation, destruction de l’environnement et tourisme de masse

Pairi-daiza: urbanisation, destruction de l’environnement et tourisme de masse

Pairi-daiza c’est la grosse attraction touriste de wallonie, tout le monde connaît au moins de nom. Seulement ce zoo géant a de lourdes conséquences sur l’urbanisation de la région, l’environnement et bien entendu le bien-être des animaux. Avec ses millions de visiteur.euse.s annuel, il représente bien les méfaits du tourisme de masse.

Le parc n’hésite souvent pas à se cacher derrière des arguments pseudo-écologistes et de préservation des espèces tout en détruisant allègrement l’environnement local de par l’afflux de touristes et des projets de logements, de routes et même d’une gare TGV pour les faire venir sur place… Leurs belles paroles et mesures symboliques telle que le bannissement des pailles en plastiques sont là uniquement pour masquer la seul chose qui les intéressent vraiment comme toute bonne entreprise capitaliste: le profit.

Projet de route et d’une gare TGV

Dans le but de désengorger les routes menant actuellement au parc, pairi-daiza demande la construction d’une nouvelle route. Quelques habitant.e.s s’y opposent déjà bien entendu.

Le parc, en voulant la construction de cette route, mise évidement sur une augmentation du trafic automobile. Cela aura évidement des conséquences sur l’environnement et la qualité de l’air dans cette région déjà défigurée par un dense réseau routier.

Ce ne sera pas la seul conséquence. Des terres agricoles vont une fois de plus être détruites pour le bien du grand capital. Parmi les agriculteur.trice.s impacté.e.s, on retrouve un certain nombre de petit.e.s exploitant.e.s qui peinent déjà à survivre face aux grosses exploitation de l’agro-industrie.

Un projet de gare TGV à Brugelette est également à l’étude. S’il se concrétise, ce seront encore d’autres terres agricoles et d’autres espaces naturelles qui seront détruits. Des projets de logements à proximités du parc sont également en cours.

Tout ces projets participent de fait à l’urbanisation des campagnes et à la destruction des milieux ruraux. En cette période où l’on ne cesse de parler de la catastrophe écologique en cours ces projets sont pour le moins aberrant.

Le tourisme de masse est un problème en lui-même. Il suffit de voir à quel point la côte catalane a été défiguré d’immeuble rempli l’été et quasiment à l’abandon hors des saisons touristiques pour s’en rendre compte. A plus forte raison dans un milieu rural où cet afflux massif dans un milieu complètement inapproprié à une tel concentration humaine cause inévitablement de graves dégâts environnementaux. Ceux-ci ne se limitent par ailleurs pas à la pollution de l’air et à l’urbanisation, l’eau est également impactée par cette concentration importantes d’humain.e.s lors des périodes touristiques dans les hôtels.

La terre du froid

Autre ignoble projet du zoo: la terre du froid. Ce projet est présenté comme étant « le plus ambitieux depuis la création du parc ». Il s’agit de 7000m² répartie en 3 biotopes artificiels : une zone arctique où il y aura des morses et des ours polaires, une taïga avec des tigres de Sibérie et une zone antarctique avec des manchots royaux.

Une fois de plus, le parc essaye de se donner une bonne image en se cachant derrière des arguments de protections environnementales alors qu’iels font l’exact contraire…

En effet, le parc prétend vouloir protéger des espèces dont l’habitat naturel est de plus en plus menacé par le réchauffement climatique en menant un projet extrêmement énergivore. De même, l’augmentation du nombre de visiteur.euse.s qui viendrait voir ces animaux rares, provoquera inévitablement une augmentation de la pollution. Celle-là même qui menace les animaux qu’iels prétendent vouloir protéger. En outre, aucune étude d’incidence environnementale n’a été effectué. De même la gestion des eaux usées provenant de cette attraction (appelons un chat, un chat) reste une grande inconnue. Or, celle-ci en produira une quantité considérable.

Il faut dire que les ours polaires, entre autre, sont un bon argument commercial. On en parle beaucoup, la plupart des visiteur.euse.s ont de l’empathie pour eux, iels sont rares, « exotiques » et difficilement observable dans leur milieu naturel. Iels sont un peu un symbole des animaux risquant de disparaître à cause des activités humaines.

Du point de vue de la préservation des espèces, il existe des refuges pour les animaux menacés mais ceux-ci n’ont rien à voir avec une attraction touristique. Il ne font pas venir des millions de visiteur.euse.s et évite au maximum les contacts avec les humain.e.s. Ceux-ci ont pour but de pouvoir réintroduire ces animaux dans leur milieu naturel, ce qui est difficilement envisageable pour des animaux en contact régulier pour ne pas dire quasi-permanent avec des humain.e.s. Quel intérêt de « préserver » des animaux si l’on ne peut pas les réintroduire dans la nature? S’iels sont condamné.e.s à rester enfermer, confiner dans des zones de loisirs?

Il y a aussi un grand problème de bien-être lié au fait de garder des animaux en captivités de manière générale et avec les ours blancs en particuliers.

Des recherches scientifiques ont prouver que les ours blancs deviennent rapidement névrotiques en captivité. Iels développent rapidement un comportement stéréotypé de va-et-vient perpétuel exprimant frustration, ennui et signe de dépression. Iels sont normalement nomade et se déplace sur de très longues distances à la recherche de nourriture. Les enfermer provoque donc nécessairement un mal-être. S’ajoute à cela le stress provenant des nombreu.x.ses visiteur.euse.s. Ces ours névrosés ne pourront pas être réintroduit dans la nature.

La préservation des espèces n’est là que pour servir de justification morale à leur détention afin d’assouvir la soif de profits du parc…

L’argument d’éducation et de sensibilisation est aussi pour le moins douteux, il y a bien des manières de sensibiliser sur le sort des ours qui n’impliquent pas de les enfermer et des les rendre malheureux.

La meilleur façon de préserver les ours blancs et autres espèces menacées c’est d’attaquer le problème du réchauffement climatique, de la pollution et des activités humaines destructrice à sa source. C’est d’en finir avec ces projets énergivores, d’en finir avec le capitalisme et l’industrie qui détruisent tout.

Wallonie Lib

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