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Comment faire son fanzine?

La première étape pour lancer son fanzine est souvent de se trouver un petit groupe de personnes proches motivés partageant une certaine vision du projet mais il est tout à fait possible de le faire tout seul ou à deux.

Petite histoire du fanzine

L’histoire du fanzine est très liée à celle de mouvements contre-culturels et politique.

Les tout premiers fanzine sont apparu dans le milieu des fans de science-fictions à la fin des années 20.

Plus tard, grâce aux avancées dans le domaine de l’impression et plus particulièrement de la photocopie, il va se populariser. Tout le monde peut désormais facilement créé et diffuser son zine. De ce fait les auteur.e.s de BD, de nouvelles et autres artistes undergound vont s’en emparer. Il s’agit d’ailleurs toujours d’un moyen de diffusion très prisée dans le monde de la BD alternative.

A partir de mai 68, ce sera au tour des mouvements contestataires de toute sorte d’idéologie de l’adopter comme moyen d’expression. Un moyen d’expression directe et indépendant de la presse bourgeoise pouvant être créer, copier et distribuer par n’importe qui. Que demander de plus?

Évidement, on ne peux pas faire un historique du fanzine -aussi court et résumé qu’il soit- sans parler du mouvement punk. Le punk a prôné une indépendance totale vis-à-vis de l’industrie du disque -bien que celui-ci a finalement été en partie récupéré-. L’auto-production était de mise tant sur les enregistrements que sur l’organisation de concerts. De ce fait, le Do-It-Yourself a pris une position centrale dans ce mouvement. Dans cet esprit d’indépendance, le fanzine est rapidement devenu plus qu’un moyen d’expression , c’est un symbole du mouvement mêlant articles musicaux, interview de groupes, collages et parfois politique radicale.

Aujourd’hui encore le fanzine vit dans les mouvements anarchistes et contre-culturels (Musique, BD, Photo) .

Trouver du contenu/ Ressources

Ensuite, il s’agira de trouver le contenu que l’on veut mettre dans son fanzine en fonction du/des sujets dont on veux parler. Ce contenu peut être un mélange d’articles que l’on a soi-même écris, de textes que l’on apprécié, d’images/dessins, de BD alternatives, de bon vieux détournements/collages DIY.

Textes

Vous pouvez trouver des textes/ extraits de textes intéressants sur divers sites internet dont :

 Images:

Polices d’écritures :

La mise en page et le traitement d’image

On ne rentrera pas trop dans les détails de la mise en page et du traitement d’image dans cet article mais il existe de très bon logiciel libre avec pas mal de documentation disponible sur le net. Faire une mise en page de style carnet A5 est souvent la solution la plus simple pour pouvoir imprimer depuis chez soi. Néanmoins si vous êtes prêt.e à aller dans un copy shop ou si vous êtes l’heureu.se possesseur.euse d’une imprimante A3, vous pouvez imprimer votre zine en A4 (A3 plié en 2).

Par ailleurs, lorsque vous mettez votre zine en page, n’oubliez pas de laisser une marge d’impression ainsi qu’une marge pour le pliage de vos pages. Il serait dommage qu’une partie du texte se retrouve sur la pliure et nuisent à la lisibilité.

Organiser le contenu

Il est préférable pour faciliter la lecture du zine, que cela ne soit pas trop chaotique. Regrouper, si possible, les contenus similaires par rubrique.

Il est aussi plutôt bien, d’avoir une présentation de votre zine juste après votre couverture suivi d’une table des matières. N’oubliez pas dès lors de numérotez vos pages (la plupart des logiciels de PAO peuvent le faire automatiquement).

La typographie

Qu’est-ce que c’est?

A l’origine la typographie est une technique inventée par Gutenberg, il s’agissait de l’art d’assembler des caractères mobiles en plomb pour composer des mots et des phrases en vue d’imprimer un document.

De nos jour, la typographie désigne plus largement la manière de se servir des caractères.

Il y a le choix d’une taille de fonte de caractères c’est ce qu’on appelle corps typographique.

Elle comprend également le choix d’une police d’écriture.

Il est préférable d’avoir une certaine uniformité dans un même document, ne changez pas de corps et de police entre chaque texte. Heureusement des logiciels de PAO comme Scribus permettent d’assigner des styles de paragraphes à vos textes, rendant plus facile cette uniformisation.


Il va s’agir aussi de choisir l’espacement entre les lettres, l’alignement et l’interlignage. Là aussi, veillez à garder une certaine homogénéité .

Notions de bases sur les polices et la typo

Une police d’écriture c’est une représentation visuelle cohérente d’un ensemble de caractère dont le style est coordonné pour former un alphabet. Une police comprend tout les corps et graisses.

Une fonte, par contre, c’est l’ensemble des caractères ayant les mêmes caractéristique de corps, graisse et italique au sein d’une police.

Clarifions tout ça à l’aide d’exemples.

Une police: Arial

Une fonte: Arial, 14pt, Gras

Le corps

Le corps c’est tout simplement la taille d’une fonte. Elle est généralement exprimé en points typographique mais peut également être exprimé en pixels ou en taille relative (em ou %).

Attention néanmoins, 2 polices avec un corps de 12 points n’auront pas forcément la même taille, ni la même largeur.

Il est conseillé de garder une certaine homogénéité tant sur les polices que sur le corps au sein d’un même document.

La graisse

Non, nous n’allons pas diverger sur la friture. Il s’agit tout simplement de l’épaisseur du trait. Cela permet de mettre en valeurs certains mots, titres ou paragraphes

Graisse fonte
  1. ultra-léger, Ultra Light ;
  2. mince, Thin ;
  3. extra-léger, extra-light  ;
  4. léger, light  ;
  5. normal, régulier ou courant, regular  ;
  6. medium ou moyen, regular ;
  7. demi-gras ou semi-gras, semi-bold
  8. gras, bold ;
  9. extra-gras, extra-bold  ;
  10. noir, black  ;
  11. extra-noir, extra-black.
Casse

La casse c’est tout simplement l’alternative entre capitale (majuscule) et bas de casse (minuscule)

Empattement

L’empattement c’est une petite extension à la terminaison des caractères que l’on retrouve dans certaines polices.

On peux donc faire la distinction entre :

  • Les polices à empattement dites Serif. Ce sont les plus courantes. À l’intérieur de ce groupe, on peux faire la distinction entre différents types d’empattement mais on ne va pas rentrer ici dans les détails.
  • Les polices sans empattement dites Sans Serif (c’est à cela que fait référence le « Sans » que l’on retrouve à la fin du nom de certaines polices) . On les appelles aussi « linéales » ou « caractère bâton » . Bien qu’elles soient moins répandues, elles sont réputées pour être les plus lisibles.
Interlignage

C’est l’espace entre les lignes de bases, généralement exprimé en points.

Sur votre logiciel de PAO, vous pouvez décider soit d’un interlignage automatique soit de la définir manuellement. L’interlignage automatique ne donnera pas toujours le résultat souhaité, dans ce cas, passer en manuel et régler-le à votre guise pour plus ou moins aéré le texte.

Comment installer une police

Sous Linux
Méthode 1
  • Téléchargez la police de votre choix
  • Décompressez-la s’il s’agit d’un fichier compressé
  • Double-clique puis installer
Méthode 2
  • Téléchargez la police de votre choix
  • Décompressez-la s’il s’agit d’un fichier compressé
  • Placez les fichiers dans .local/share/fonts si le dossier n’existe pas créer-le
  • Tapez la commande fc-cache -f -v
Installer de nombreuses polices en une fois sur Ubuntu
  • Dans le terminal tapez: sudo apt-get install gsfonts gsfonts-other gsfonts-x11 ttf-mscorefonts-installer t1-xfree86-nonfree fonts-alee ttf-ancient-fonts fonts-arabeyes fonts-arphic-bkai00mp fonts-arphic-bsmi00lp fonts-arphic-gbsn00lp fonts-arphic-gkai00mp fonts-atarismall fonts-dustin fonts-f500 fonts-sil-gentium ttf-georgewilliams ttf-isabella fonts-larabie-deco fonts-larabie-straight fonts-larabie-uncommon ttf-sjfonts ttf-staypuft ttf-summersby fonts-ubuntu-title ttf-xfree86-nonfree xfonts-intl-european xfonts-jmk xfonts-terminus

Attention: Dans ces paquets figurent de très nombreuses polices qui ne seront pas nécessairement très utiles.

Sous Windows
Méthode 1
  • Téléchargez la police de votre choix
  • Décompressez-la s’il s’agit d’un fichier compressé
  • Clique droit puis installer
Méthode 2
  • Téléchargez la police de votre choix
  • Décompressez-la s’il s’agit d’un fichier compressé ou copier la dans C:\Windows\Fonts

Les polices facile à lire pour les dyslexiques

Toutes les polices d’écritures n’offrent pas la même facilité de lecture pour les personnes dyslexiques. Globalement les polices d’écritures sans empattements offrent une meilleur lisibilité. Il existe également des polices spécialement concue pour être plus lisible comme Open Dyslexic.

Pour améliorer la lisibilité, il est également préférable d’utiliser un corps de police assez grand (14 ou +) et d’aérer votre document en utilisant un interlignage plus élevé. Vous devrez certes utiliser plus de papier mais vous gagnerez en lisibilité non seulement pour les dyslexiques mais également pour les personnes ayant des problèmes de vue. Bien trop de zines et de brochures dans le milieu anarchiste sont écris très petit et avec un texte tassé à l’extrême. Cela les rends peu agréable voir difficile à lire pour un bon nombres de personnes. De ce fait ils ne sont pas des plus accessibles et inclusifs.

Quelques règles de typographie

Espaces et ponctuations
  • On met un espace après un point ou une virgule ;
  • On met un espace avant et après ! ? : ; ;
  • On met des espaces à l’extérieur des parenthèses et des guillemets.
Emphase

La manière la plus courante pour attirer l’attention sur une partie du texte tout en restant lisible est d’utiliser l’italique, on peut aussi utiliser une graisse plus épaisse. L’usage de MAJUSCULE n’est pas trop conseillé, il nuit à la lecture.

Mélanger des polices

Tout d’abord, répétons-le encore : n’utilisez pas trop de polices différentes dans un même documents.

Ensuite, afin de créer un plus grand contraste, il est préférable lorsque vous utilisez plusieurs polices sur un même document (une pour les titres, une autre pour les paragraphes par exemple) d’utiliser des polices qui ne sont pas trop proche visuellement l’une de l’autre. Vous pouvez par exemple mixer des polices sans empattement avec des polices Serif. Autres possibilité mélanger polices romaines (avec empattement) et manuscrites.

Dessins/traitement d’images matricielles

Si vous comptez créez et mettre en page votre fanzine à l’aide d’outils informatiques, il est tout à fait possible d’utiliser uniquement des logiciels libres.

Faire du dessin matriciel et/ou retoucher des photos/images/dessins scannés,… peut s’avérer être d’une grande utilité, votre fanzine n’en sera que plus attrayant visuellement.

Qu’est ce qu’une image matricielle?

Une image matricielle est composée d’un nombre plus ou moins important (en fonction de sa définition et de sa résolution mais nous verrons ça plus bas) de points appellés pixels dans le cas d’un affichage sur écran. Lorsque l’on agrandit ce type d’image, les pixels vont devenir de plus en plus visibles. Il en résultera donc une perte apparente de qualité.

Définition

La définition d’une image correspond au nombre de points ou pixels collés les uns aux autres qui la compose.

Dans le cas d’un affichage sur écran la définition correspond au nombre de pixels en longueur x le nombre de pixels en hauteur.

Elle n’est pas exprimée par son résultat mais bien par son produit.

Par exemple pour une image de 1080 pixels de longueur et 720 pixels de hauteur, on dira qu’elle a une définition de 1080×720.

Une image imprimée est elle aussi composée de petits points d’encres rapprochés les uns des autres, plus ce nombre de points est élevés plus l’image sera nette et précise.

Résolution

La résolution d’une image matricielle c’est le nombre de pixels  (si affichée sur un écran) ou de points (dans le cas d’une impression) par unité de longueur.

Résolution d’affichage

Dans le cas d’un affichage sur écran la résolution correspond au nombre de pixels en longueur / taille de l’image en longueur .

En général on exprimera celle-ci en ppi , Pixels Per Inch ce qui signifie en français Pixels Par Pouce . Elle ne sera que rarement exprimée en Pixels Par Centimètre.

Résolution d’impression

Comme dit plus haut, une image imprimée est composée d’une multitude de petit points d’encres.

Dans le cas d’images imprimées ou destinées à l’impression la résolution s’exprime en dpi, Dot Per Inch ce qui signifie en français Point Par Pouce (ppp).

La précision de l’image imprimé dépend des capacités de l’imprimante. Plus la résolution de l’imprimante sera élevée (c’est à dire plus elle imprimera de points par unité de mesure -pouce ou centimètre-) plus l’image sera précise.

Il est également bon à savoir que la taille maximal d’impression, pour une image de même définition, diminuera quand la résolution augmente.

En générale, la résolution maximal des imprimantes de bureau -et celle mininal des imprimeurs professionels- se situe à 300 dpi.

Définition et résolution dans le cadre d’acquisition d’image

Dans le cas d’une image prise par un appareil photo numérique/ une caméra, la qualité de l’image dépendra surtout de sa définition.

Par contre s’il s’agit d’un scanner, le plus important sera la résolution.

Taille d’images

Les formats d’images

Jpeg, PNG, TIFF, BMP, GIF et j’en passe, les formats d’images sont nombreux et il y a de quoi se perdre. Chacun présente ses avantages et ses inconvénients en fonctions de leur utilisation. Voyons donc cela un peu plus en détails.

BMP

C’est le format original des images bitmap sous Windows. Quelque peu tombé en désuétude. Il offre une bonne qualité du fait qu’il n’utilise aucune compression. Cela a aussi pour conséquence que les fichiers sont très lourds. Ce format est obsolète et cela ne semble pas vraiment être une bonne idée de l’utiliser actuellement.

JPEG

Le JPEG c’est LE format d’image le plus utilisés de nos jours. Il est très léger grâce à ses capacités de compressions. De ce fait il est particulièrement adapté à l’usage sur le web où des images légères vont permettre de ne pas trop ralentir le chargement de la page. Cette compression consiste en un regroupement de zone de couleurs proches au lieu d’enregistrer la couleur de chaque pixel.

Bien évidement (et malheureusement) la compression va dégrader la qualité de l’image. Plus l’image sera compressée, plus elle sera légère mais la qualité s’en fera ressentir. N’hésitez donc pas à choisir une qualité élevée quand vous enregistrez vos images sous ce format. D’autant qu’avoir des images lourdes est nettement moins problématique pour un fanzine que pour l’usage sur une page web.

De même lorsque vous enregistrez une image après l’avoir travaillé sous un logiciel et que vous comptez la retravailler avec un autre, ne l’enregistrez pas en JPG. Chaque réenregistrement va dégrader un plus la qualité d’image. Préferez le TIFF jusqu’à être arrivé à l’image final que vous pourrez enregistrer en JPG.

Autre désavantage, le JPG ne supporte pas la transparence. L’image doit avoir un fond. Cela peut-être embêtant pour les logos par exemple. Si vous avez besoin d’une transparence, utilisez plutôt le PNG.

PNG

C’est aussi format très courant. Il permet une compression efficace et des fichiers de taille raisonnable. Celle-ci permet un bon rendu des nuances de dégradés.

Avantage de taille du PNG, il gère la transparence. L’image ne devra donc pas nécessairement avoir un fond.

Il est recommandé d’utiliser ce format pour les logos, icônes ou dessins si il s’agit d’image matricielle (comme nous allons le voir plus loin, un logo peut aussi prendre la forme d’une image vectorielle)

Dans le cas d’une photographie, préférez l’usage du JPG qui permettra un meilleur rendu des couleurs

TIFF

Ce format restitue les photographies avec une grande qualité d’image. Il peut utiliser ou non une compression avec ou sans perte.

Les fichiers TIFF sont néanmoins généralement assez lourd. Privilégiez ce format pour les photos que vous allez retravailler à plusieurs reprises.

Ensuite une fois arrivé à l’image finale vous pouvez (ou non, a vous de voir si le volume de l’image est un problème) l’enregistrer en JPG.

GIF

C’est un format assez ancien dont le principal avantage est de pouvoir gérer des images animées. (Ce qui ne nous intéresse pas dans le cadre d’un fanzine)

Il gère la transparence mais contrairement au PNG, celle-ci n’est pas progressive. Cela résulte en un contour blanc ou en pixellisation. En dehors de l’animation, ce format tombe aussi en désuétude.

Espaces colorimétriques RVB/ CMJN

Une première bonne chose à savoir c’est que les couleurs que vous verrez affichées à l’écran ne correspondront jamais exactement à celles qui seront imprimé, a plus forte raison si votre écran n’est pas calibré. En fait généralement les couleurs affichées sur votre écran ne correspondront pas non plus exactement à celle vue sur un autre écran. Dans le cas d’impression de photos, cela peut-être un problème mais généralement pour un fanzine ce n’est pas très grave. Qui plus est, ces problèmes de précision des couleurs ne se posent évidement que si vous faites un fanzine… en couleurs. Bien des fanzines se font en noir et blancs entre autre pour des raisons économique, l’impression couleur coûtant bien plus chers. Rien ne vous empêche bien évidement de ne faire que quelques pages couleurs au milieu d’un zine noir & blancs.

Bon rentrons dans le vif du sujet. L’espace colorimétrique RVB (ou plutôt les espaces colorimétriques RVB, mais encore une fois nous n’allons pas rentrer dans les détails), se compose de 3 couleurs: Rouge, Vert et Bleu. (RGB en Anglais, c’est la même chose)

Ce mode est aussi appelé trichromie. Il s’agit d’un mode de couleurs additives. C’est-à-dire que si l’on additionne une lumière bleue, une verte et une rouge, on obtient une lumière blanche. C’est le mode utilisé par les écrans d’ordinateur, TV,….

Les images trouvées sur le web ainsi que les photos prises par votre appareil sont enregistrée en RVB.

Le CMJN (CMYK en Anglais) quant à lui est composé de Cyan, Magenta, Jaune et Noir. C’est le mode utilisé dans toute les impressions. On l’appelle aussi quadrichromie (= 4 couleurs). Il s’agit d’un mode de couleurs soustractives. C’est-à-dire que si l’ont imprime des encres cyan, magenta et jaunes sur une feuille de papier blanche, chaques encres absorbant la lumière sur la page et étant donné que l’on ne voit que la lumière réfléchie par celle-ci, on devrait théoriquement obtenir du noir. Seulement voilà, rien n’est parfait dans le monde de l’impression et du coup dans la pratique on obtient plutôt un brun sombre. C’est pour cela qu’à ces 3 couleurs a été ajouté une encre noir.

Il faut savoir que la gamme de couleurs en impression est bien plus restreinte que celle du RVB. Du coup dès lors le passage du RVB au CMJN va compresser la gamme couleur ce qui aura pour résultat un changement plus ou moins grand des tonalités.

Si vous faites des créations graphiques par ordinateur destinées à l’impression, utilisée autant que possible le CMJN dès le départ (GIMP mais par exemple ne supporte malheureusement toujours pas nativement le CMJN mais il existe des astuces pour convertir vos images, Krita le supporte ainsi que Scribus pour la PAO). Par contre si vous destinez vos créations principalement au web, utiliser le RVB.

Les photos et images acquise par un scanner sont en RVB. Vous pourrez les convertir (au dernier moment de préférence).

Quelques notes sur les photos

Si vous utilisez des photos que vous avez faites vous-même dans votre zine, soyez prudent.e.s, en particulier avec les photos de manifs/actions. N’aidez pas la police, évitez que des gen.te.s soient reconnaissable ou floutez-les.

Logiciels libres et docs

GIMP
gimp fanzine

GIMP est un logiciel libre de manipulation d’image, il permet de créer des graphiques, des logos (préférer néanmoins autant que possible les images vectorielles pour cet usage), retoucher des photos, retravailler des dessins scannées ou encore faire du line art. Depuis la version 2.10, il supporte les images avec une précision de 16 bits/couleurs et 32 bits/couleurs. Ce qui ravira les photographes.

GIMP permet de faire la plupart des choses que l’on peut faire sous photo$hop MAIS attention ce logiciel n’as pas vocation à être une copie libre de Ps, la logique n’y est pas toujours la même.

Tuto et ressources:
Krita
Krita fanzine

Krita est un logiciel d’édition d’images bitmap, comme GIMP. Mais contrairement à GIMP, ce logiciel est plutôt axé sur le dessin/la peinture numérique.

Contrairement à Gimp, Krita supporte l’espace colorimétrique CNJM, vous pouvez donc l’utiliser pour convertir vos images dans cet espace colorimétirque.

Le logiciel est multi-plateforme et tourne sous Linux, Window$ et mac.

Tuto et ressource
Pour les photographes: Rawtherapee et Darktable

Si vous photographier en RAW et que vous souhaitez passer au logiciel libre et/ou cherchez des logiciels utilisables sous Linux, Rawtherapee et Darktable sont fait pour vous!

Dessins vectoriels

Qu’est ce qu’une image vectorielle?

Comme nous l’avons vu, une image matricielle est composé de pixels. Cela a pour résultat que quand on agrandit trop cette image on voit apparaître les disgracieux pixels.

Une image vectorielle est composé de formes géométriques (points, lignes, courbes,..) décrite par des équations mathématiques. Chaque objet vectoriel est lié à une série de paramètre (couleur, transparence, épaisseur du trait). De ce fait l’image au lieu d’être mémoriser sous forme d’un amas de pixels est mémorisée via les opérations géométriques menant à son tracé.

Vectoriel vs matriciel

De ce fait, il est possible d’agrandir une image vectorielle à l’infini sans ne jamais voir apparaître la moindre pixellisation. L’intérêt de cela est assez évident. La taille du fichier pour atteindre de haute résolution est également nettement plus faible que celle d’une image matricielle. Autre avantage, il est possible de sélectionner chaque élément géométrique constituant l’image, facilitant de ce fait l’édition de l’image.

Néanmoins, une photo ou des images complexes ne peuvent être représenté sous formes d’images vectorielles.

Logiciels libres et docs

Inkscape

Inkscape c’est LE logiciel libre de dessin vectorielle. Il est disponible sous Window$, Mac OS et Linux.

Tuto et ressources

PAO

Qu’est ce que la PAO?

La PAO ou Publication Assisté par Ordinateur consiste à préparer les documents à l’impression ou au web. C’est ce qu’on appelle un travail de « pré-presse ». Il ne faut pas la confondre avec la création graphique qui consiste à créer des logos ou des illustrations. Non, la PAO c’est à proprement parler la mise en page c’est-à-dire l’agencement des différents éléments textuelle et graphique entre eux ainsi que la typographie (choix de police,…).

Pour ce faire on va créer une maquette qui vise à juger l’apparence final de l’ébauche du document avant impression.

Logiciels libres et docs

Scribus
scribus fanzine

Le champion incontesté de la PAO libre est sans aucun doute Scribus. C’est un très bon logiciel, assez dévellopé et permettant des mises en pages complexes bien qu’ayant une prise en main un peu moins intuitive que son penchant non-libre QuarkXpress.

Des astuces pour une maquette bonne à l’impression

  • Utiliser le mode CMJN si vous faites une maquette couleurs
  • Éviter autant que possible les images de basse résolution pour éviter la pixelisation (2000x2000px 300dpi)
  • Exporter en PDF avec une qualité maximum d’impression

L’impression

Vient le grand moment de l’impression… Plusieurs questions doivent se poser.

Le nombre de tirage que vous comptez faire, par exemple, influencera le type d’impression que vous choisirez.

Si vous voulez distribuer largement votre fanzine et le tirer à plusieurs milliers d’exemplaires, mieux vaut autant que possible de faire des économies et de réunir les fonds nécessaire dès le départ afin de pouvoir le faire imprimer dans une imprimerie offset. Les coûts par exemplaire seront largement réduit et vous bénéficierez d’une bonne qualité.

Si vous visez plutôt des petits tirages, alors votre imprimante personnel (laser si vous visez un coût/page le plus faible possible ou jets d’encre si vous voulez la meilleur qualité possible) ou un copy shop (pour faire du A3 ou si vous ne possédez qu’une jet d’encre, car l’impression sur une imprimante jet d’encre coûte nettement plus chers).

Une autre question à se poser est bien évidement la qualité d’impression dont vous avez besoin. En effet si votre fanzine contient beaucoup de photos et/ou de gros aplats de noir, les imprimantes laser et photocopieuse ne donneront pas toujours un très bon rendu. Dans certain copy shop néanmoins il est possible d’imprimer sur des photocopieuses de meilleurs qualité avec des noirs profonds mais cela est généralement un peu plus chers.

Si votre fanzine est volumineux, un petit coup d’agrafeuse ne fera pas de tort.

Technique mixte

Faire une partie de votre zine ne vous empêche évidement pas de l’agrémenter de collage que vous scannez, d’une couverture ou de l’une ou l’autre page sérigraphié, linogravé ou autre. Cela prendra plus de temps de réalisation et cela vous coûtera certainement plus chers, mais le résultat sera aussi plus esthétique.

La distribution

Quand on fait un fanzine c’est évidement dans le but de le diffuser! Là aussi les méthodes sont nombreuses. Vous pouvez aller les distribuer dans les squats/ lieux alternatifs/ sur des tables de presses en concerts ou même directement dans la rue.

Il est aussi possible de faire du « dépot sauvage » qui consiste à aller poser des fanzines en douce avec une grosse mention GRATUIT dans les supermarchés, grosses enseignes de ventes de bouquin et autres.

Il arrive aussi de trouver des libraires sympa qui acceptent de diffuser votre fanzine…

Sur internet

Pour élargir la diffusion de votre zine, vous pouvez également créer un blog avec la possibilité pour vos visiteur.euse.s de la télécharger en PDF à lire sur l’écran et/ou à imprimer.

Vous pouvez également vous inscrire, rejoindre le groupe fanzine et le publier dans l’onglet gallery.

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