Archives pour l'étiquette Vottem

Vottem… 17 ans déjà…

Le centre fermé de Vottem près de Liège a été ouvert il y a de cela 17 ans.

17 ans que l’état belge y enferme des gen.te.s qu’il juge indésirable parce qu’ils/elles ne sont pas jugé.e.s rentable, parce qu’ils/elles ne sont pas né.e.s au bon endroit avec les bon papiers…

Vottem, Steenokkerzeel ainsi que tout les centres fermés ne sont ni plus ni moins que des prisons pour celleux qui ont voulu chercher ici une vie meilleur, qui ont voulu fuir la guerre et/ou la misère.

De nos jours, l’europe ressemble de plus en plus à une immense forteresse entourée de barbelés et de gardes frontières.

Les états jouent de plus en plus sur la stigmatisation des migrant.e.s pour détourner l’attention des mesures d’austérités et de la folie sécuritaire qui est en train de s’installer…

Le patronnat profite allégrement de cette répression pour se servir des sans-papiers comme d’une main-d’œuvre bon marché et docile.

Les passeur.euse.s et les marchands de sommeilles font également leurs beurres sur le dos des migrant.e.s pendant que chaque années des gen.te.s meurent en tentant de traverser.

Une manifestation est organisé ce 16 avril à 14h au départ de la place Saint-Lambert à Liège jusqu’au centre fermé de Vottem.

Venons nombreu.x.se.s y exprimer notre rage contre l’enferment, les frontières et leurs monde de morts!

 

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Communication des détenus du centre fermé de Vottem – 19/12/12

Nous, détenus dans le centre fermé de Vottem, voulons dénoncer  l’inhumanité de nos arrestations, enfermements, expulsions.

Nous avons tous été arrêtés à notre domicile ou au travail. Nous vivons tous depuis plusieurs années en Belgique.

Certains de nous ont une femme et des enfants ici.

Certains de nous ont une carte de résidence en règle dans un pays de l’espace Schengen.

Certains de nous sont gravement malades.

Certains de nous sont nés en Belgique.

Certains de nous ont des enfants dans la même école que nos gardiens.

Nous avons tous fait une demande d’asile ou une demande de régularisation selon les règles dictées par la loi.

Et nous sommes traités comme des criminels lors de nos arrestations : menottes, enfermement dans des cellules des postes de police pendant des heures, parfois sans manger, ni boire.

Nous avons été amenés, toujours menottés et enfermés dans une prison nommée centre fermé pour étrangers. Sur les murs de nos prisons, chacun écrit sa petite histoire dans toutes les langues. Un vrai musée où on lit toute la misère du monde.

Certains ont subi des tentatives d’expulsions, parfois 2 en 24 heures et ont été témoins ou ont subi de graves violences policières. Nous sommes mis en isolement et amenés à l’aéroport, menottés et scotchés, sans être prévenus, sans qu’on nous ait laissé la possibilité de prévenir nos avocats ou notre famille.

D’autres sont partis menottés vers un pays où ils ne veulent ou ne peuvent plus vivre, vers un pays qu’ils ne connaissent parfois pas.

Certains ont des avocats qui ne font rien pour les défendre et qui sont incompétents. Ils sont perçus comme des collaborateurs à ces politiques d’enfermement.

L’incompétence, voir l’immobilisme des ces avocats arrangent bien l’Office des Étrangers, qui peut ainsi expulser à sa guise !

Nous comparons les agissements de l’Office des Étrangers aux  agissements du temps des nazis lors des arrestations et expulsions : l’Office peut arrêter, enfermer en toute impunité, sans discernement, la population désignée ici étant l’Étranger.

Nous dénonçons le pouvoir donné à l’Office des Étrangers, qu’on laisse travailler en toute impunité, sans aucun contrôle. Ils enferment, expulsent tout « étranger » parfois dans l’illégalité totale.

Nous dénonçons cet Office des Étrangers qui n’hésite pas à contourner la loi, qui n’hésite pas à utiliser des stratagèmes pervers pour arriver à ses fins, qui passe au dessus des décisions du Conseil du contentieux ou des directives européennes ou internationales.

Nous dénonçons cette politique de rendement aveugle : déportation de tous,  faire tourner la  machine à expulser, faire du chiffre.

 Nous, détenus dans le centre fermé de Vottem, voulons par cet appel montrer  ce visage de la Belgique que le citoyen Belge ne veut pas voir !

  Cet appel sera diffusé lors du rassemblement de Noël autour du centre fermé de Vottem organisé le lundi 24 décembre 2012

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