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La collectivisation des terres chez les anarchistes…

La collectivisation des terres est une idée essentielle de l’anarchisme rural. Il ne s’agit pas ici de collectivisations forcées (pour le producteur.trice) productivistes et bureaucratiques comme celles prônées par les communistes autoritaires.

Bien sûr que non! Ce que nous appelons de tout notre c’est une collectivisation par le bas, par ceux et celles qui utilisent la terre. Ce que nous voulons c’est la fin de l’accaparement des terres agricoles par de riches propriétaires (qui louent bien souvent à des prix plus qu’exorbitant); la fin également de la destruction des terres obtenues à coup d’expropriation pour y faire des projets inutiles, polluants et destructeurs mais générant un max de thunes pour une poignée de capitalistes…

Les terres doivent revenir à celles et ceux qui veulent les cultiver!

Exemples historiques

La collectivisation quand elle n’est pas forcée à ceux et celles qui cultivent par une bureaucratie complétement déconectée de toute réalité rurale (en gros quand elle n’émane pas de régime communistes autoritaires) a su montrer sa réalisabilité et son efficacité dans des expériences historiques de plus ou moins grosses ampleurs et ce malgré le contexte souvent complexe et assez défavorable (guerre d’espagne,..) .

Les Diggers

Les diggers (« piocheurs » en français) sont souvent considéré comme étant le premier collectif squatteur.euse.s. Les diggers ont été fondé en 1649 suite à l’occupation de l’église de Walton On Thames par un groupe de journaliers revendiquant le droit d’utiliser les prés et terres communal (qui étaient auparavant mises en commun par les paysans puis qui avaient été largement privatisé).  Ainsi ielles déclaraient :

« c’est indéniablement affaire de justice que le peuple travailleur puisse bêcher, labourer et habiter sur les communes, sans avoir à louer ni a payer une redevance à quiconque »

« une fois la terre redevenue trésor commun… il adviendra que nul n’osera chercher à dominer les autres, nul n’osera tuer son prochain et ne désirera posséder davantage de terre que son voisin »

« tous les hommes se sont dressés pour conquérir la liberté… et ceux parmi vous qui appartiennent à l’espèce des riches ont peur de la reconnaître car elle s’avance vêtue des habits du rustre… La liberté, c’est l’homme résolu à mettre le monde à l’envers, comment donc s’étonner que des ennemis l’assaillent… »

Ils avaient des idéaux collectivistes chrétiens et sont souvent considérés comme des précurseurs de l’anarchisme

L’ukraine

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Le 29 mars 1917 l’union des paysans est fondée à Gouliaï Polié, cette union regroupe des paysan.e.s refusant de payer le loyer aux proprios.

Cette union prendra la forme d’un conseil des délégués, paysans et travailleurs suite à une assemblée régionale. Ce conseil voulait préparer le terrain à des expropriations par des groupes de paysan.e.s armé.e.s ayant pour beaucoup été influencé.e.s par la pensée de l’anarchiste Nestor Makhno.

Le 25 Septembre 1917 les grands propriétaires sont convoqués et leurs titres de propriétés saisis. C’est le début de l’expropriation des grands propriétaires et de l’aristocratie par les paysan.e.s pauvres.

Les insurgés forment un tas de commune agraire autonome autogérée et émancipé du pouvoir étatique sur une région allant de la mer noir et au Donbass. Ces communes sont basées sur le volontarisme, la solidarité et au minimum une tentative d’horizontalité. Ces paysan.e.s ont pu expérimenter pendant plusieurs mois la vie et l’agriculture sans l’oppression d’un pouvoir politique. Ielles ont également pu pour quelques temps se réapproprier les terres qu’avaient accaparées les riches

Tout cela ne plait pas beaucoup aux bolcheviks…

En 1918, Lénine signe un traité livrant l’Ukraine à l’Allemagne et l’Autriche.

Les anarchistes ukrainien.e.s organisent la résistance par la guérilla principalement dans l’Armée Révolutionnaire Insurrectionnelle.

Parallèlement à cela la répression anti-anarchiste prend de l’ampleur en Russie. La presse anarchiste y est interdite et nombre de militant.e.s sont emprisoné.e.s.

La guérilla combat avec succès les Allemands  ainsi que les armées blanches.  L’armée Rouge qui avait passé des accord tactiques temporaire avec l’armée révolutionnaire insurrectionnelle se retourne contre les anarchistes suite à leur victoire sur les blancs…

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L’Espagne 36-39

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De même pendant le soulèvement social de 36 en Espagne, de nombreuses terres agricoles ont été collectivisés par les paysan.e.s et des communes agraires autogérés ont été formées. Ces collectivisations ont pris diverses formes selon les endroits. Elles ont été très nombreuses en Catalogne (70% des terres y ont été collectivisés) , en Andalousie (50%) et dans l’est de l’Aragon (450 collectivités agricoles).

La guerre contre le franquisme puis le régime dictatorial de Franco mirent fin à ces expériences..

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La collectivisation ici et maintenant?

 

La collectivisation des terres sa se passe aussi ici et maintenant que ce soit dans le cadre de potagers collectifs qui malheureusement sont bien trop souvent exempt de toute revendication que dans l’occupation de terres menacées par des projets capitalistes destructeur. Certaines coopératives ou communautés autogérées collectivisent également leurs terres

Dans le cas des potagers collectifs certain portent tout de même un message politique comme Après la pluie à Namur.

 

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Une bibliothèque anarchiste en ligne…

Une bibliothèque anarchiste en langue française et en ligne a été lancé il y a peu basé sur theanarchistlibrary, un projet similaire en Anglais.

Ca se passe ici

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Il y a une différence entre vivre et survivre…

Traduction d’un texte issus de Crimethinc ex-workers collective: Days of wars, Night of love!

Peu importe ce que la science médicale prétend, il y a une différence entre la vie et la survie. Être vivant c’est plus que juste avoir un pouls et une activité cérébrale. Être vivant, vraiment vivant, c’est quelque chose de bien plus subtile et magnifique. Leurs instruments mesurent la tension artérielle et la température, mais négligent la joie, la passion, l’amour, toutes ces choses qui font que la vie importe vraiment. Pour rendre nos vies à nouveau importantes, pour en tirer le maximum, nous devons redéfinir la vie en elle-même. Nous devons nous passer de leurs définitions cliniques simplistes, pour favoriser celles qui ont plus un rapport avec ce que nous ressentons actuellement.

En partant de cela, combien d’instants vivants avons-nous dans nos vies ? Combien de matin nous réveillons-nous en nous sentant vraiment libre, ravi d’être en vie,à bout de souffle d’anticiper les expériences d’une nouvelle journée ? Combien de nuits nous couchons nous comblé.e.s en repensant avec satisfactions aux évenements des jours précédents ? La plupart d’entre nous se sentent comme si tout avait déjà été décidé sans nous, comme si vivre n’était plus une activité créatrice mais plutôt quelque chose qui nous arrive. Ce n’est pas être vivant, c’est juste survivre : ne pas être mort. (NdT : du moins physiquement). Nous avons des pompes funèbres, mais leurs services ne sont pas souvent nécessaire ; nous avons des morgues, mais nous passons la majorité de notre temps dans bureaux cubiques et des arcades de jeux vidéos, dans des centres commerciaux, en face d’écrans de télévision. Bien entendu, les petit.e.s cadres de banlieues (NdT : Aux états-unis les banlieues sont principalement peuplées par les classes moyennes) sont térrifié.e.s par le risque et le changement ; ils ne peuvent imaginer de choses plus importantes que la sécurité physique. Leurs coeurs peuvent battre, mais ils ne croivent plus en leurs rêves, abandonnant leurs poursuites.

Mais c’est ainsi que la révolution commence : une minorité d’entre nous commence à poursuivre ses rêves, brisant nos vieux modèles, embrassant ce que nous aimons ( et découvrant par la même occasion ce qu’ils/elles détestent), rêvant éveiller, questionnant, agissant en dehors des limites de la routine et de la régularité. Les autres nous voient faire ça, voient des gen.te.s ayant l’audace d’être plus créati.f.ve.s et plus aventureu.x.ses, plus généreu.x.ses et plus ambitieu.x.ses qu’ils/elles ont imaginé.e.s possible, et nous rejoignent l’un après l’autre. Une fois que suffisament de gen.te.s ont embrassé cette nouvelle façon de vivre, un point de masse critique est finalement atteint, et la société elle-même commence à changer. A partir de ce moment le monde commence à subir une transformation, d’un lieu étrange et éffrayant à un lieu fait de possibilités, où nos vies sont entre nos mains et où chaque rêve peut devenir réalité.

Donc faites ce que vous voulez de votre vie, peu importe ce dont il s’agit ! Mais soyez sûr de faire ce que vous voulez, premièrement pensez attentivement à ce dont il s’agit vraiment et comment le réalise. Analysez le monde autour de vous, comme cela vous pourrez savoir qui et quelles forces travaillent contre vos désires, et lesquelles sont de votre côté… ainsi que comment vous pouvez fonctionnez avec nous. Nous sommes là, vivant pleinement nos vies, vous attendant pour – frauder les trains à travers les états-unis, organiser des protestations politiques dans les écoles publiques françaises, écire de jolies lettres au lever du soleil à Bangkok. Nous avons juste fini.e.s de faire l’amour dans la douche de l’entreprise une minute avant que vous n’alliez prendre votre pause midi d’un quart d’heure. Et la vie c’est t’attendre avec nous, sur le sommet de montagne jamais gravies, dans la fumée des feu de camps et d’immeubles brûlants, dans les bras des amoureu.x.ses qui vont détruire votre monde. Rejoins-nous !

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(Ebook) Emile Pouget : Le sabotage

 

Après avoir rappelé les jalons historiques qui ont vu l’apparition du sabotage dans la pratique des ouvriers anglais, puis européens, et énuméré les procédés existants utilisés pour le mettre en œuvre, Emile Pouget souligne que le sabotage ouvrier vise avant tout à frapper le patronat à la caisse, le seul langage qu’il ait jamais compris. Le sabotage patronal, lui, « s’attaque à la vie humaine, ruine la santé, peuple les hôpitaux et les cimetières ». L’un vise à l’émancipation humaine, l’autre à l’extension universelle et mortifère de la marchandise…

Livre en PDF

 

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(Ebook) Kropotkine: La morale anarchiste

Pierre (Piotr) Alekseïevitch Kropotkine, né le 27 novembre du calendrier julien / 9 décembre 1842 à Moscou et mort le 8 février 1921 à Dmitrov près de Moscou, est un géographe, explorateur, zoologiste, anthropologue, géologue1 et théoricien du communisme libertaire.

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Qu’est-ce que l’autonomie?

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Vidéo: Le capitalisme ou le pillage du monde..

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