Archives pour l'étiquette squats

(Bxl): 21 mars: Logement pour toutes et tous!

Vu sur Piratons-Bxl

A Bruxelles comme ailleurs en Belgique, les problématiques liées au logement sont de plus en plus importantes. Les loyers ne cessent d’augmenter poussant les locataires à consacrer une part toujours plus importante de leurs revenus . Le loyer moyen est passé de 346€ en 1992 à 695€ en 2013 et rien qu’ entre 2004 et 2013 le loyer moyen a augmenté de 20 %… Rappelons également que le revenu mensuel d’un.e isolé.e au CPAS est de 860€ tandis que celui d’un.e isolé.e touchant des allocations d’insertion du chômage est de 760€, la recherche d’un logement devient dès lors un véritable parcours du combattant. Sans compter nombres de propriétaires véreu.×.ses qui refusent de louer à des allocataires du CPAS ou du chômage et ceux-celles qui n’hésitent pas à louer des logements complètement insalubre à des prix exorbitants sachant très bien que leurs locataires n’oseront pas se plaindre de peur de ne plus retrouver de logements.

Le nombre de SDF a lui aussi fortement augmenté (on estime cette augmentation à plus de 33 % entre 2010 et 2015 allant jusqu’à atteindre 5.000 personnes. Pendant ce temps le nombre de logements vides serait compris entre 15.000 et 30.000 ce qui représente de 3 à 6 logements laissé à l’abandon par SDF dans la capital. S’il y a des SDF ce n’est donc pas dû à une fatalité mais bien à une volonté politique de mettre la propriété privé au-dessus du droit au logement. La spéculation immobilière joue un rôle prépondérant de ce nombre élevée de bâtiments abandonnés. En effet, en laissant volontairement des logements inoccupés les gros.ses propriétaires rendent l’offre virtuellement plus faible que la demande ce qui engendre… une hausse des loyers !

La situation dans les sociétés de logements sociaux n’est guère meilleurs. La mauvaise gestion et le manque de volonté politique font que bien des logements publiques restent eux aussi à l’abandon pendant que près de 50.000 ménages restent sur des listes d’attentes, parfois pendant de nombreuses années. Dans certains quartiers cette situation désastreuse saute aux yeux comme par exemple à la Roue à Anderlecht où plus de 80 logements sont murés et laissés à pourrir. La cité-jardin du Floréal à Watermael-Boitsforts où le nombre de logements abandonnés atteint le chiffre faramineux de 164. Ces sociétés de logements publiques n’hésitent pas à expulser les locataires qui ne peuvent ou ne veulent plus payer et sont bien souvent plus expéditifs que les propriétaires privés à virer les squats.

Face à cette situation nous n’attendons rien de l’état. Ses réponses restent toujours les mêmes : répressions, contrôle et mesures médiatiques ridicules. Les procédures d’expulsions de squats et de locataires sont de plus en plus expéditives. Des projets de loi visant à criminaliser les plus pauvres en punissant le squat sont régulièrement remis sur le tapis ces dernières années. Autre exemple : la loi Onkelinx de 1993 permettant aux bourgmestres de réquisitionner les logements vides n’a presque jamais été appliquée et ce n’est pas la réquisition avec un but purement médiatique d ’un étage d’immeuble pour en faire des logements qui va y changer grand-chose surtout quand on sait que la ville de Bruxelles elle-même possède de nombreux bâtiments vacants.

Notre réponse aux problématiques de logements se veut directe, autonome de tout parti politique ou syndicat et mise en œuvre par les premier.es concerné.e.s . Nous prônons l’occupation des bâtiments vides tant pour y habiter que pour y mener des activités, y créer des espaces de rencontres, de discutions, de créations. Ces espaces se veulent autogestionnaires, horizontaux et libérés autant que possibles des rapports marchands ainsi que des oppressions racistes, sexistes, homophobes, transphobes et autres dominations qui régissent actuellement la société. Nous ne nous laisserons pas intimider par la répression ! Organisons-nous collectivement pour lutter contre les expulsions de squatteur.euse.s et de locataires ! Un toit pour toutes et tous !

C’est pour défendre ces revendications que nous appelons comme nous l’avions déjà fait l’année dernière à venir manifester en cette date symbolique du début de printemps et du début des expulsions de locataires de logements sociaux ce 21 mars 2017.

Notre combat politique ne se limite pas au logement, nous combattons également tout les rapports de dominations et d’oppressions. Dès lors les comportements oppressifs en tout genre ainsi que les photographes, policiers ou journalistes malintentionnés sont priés de rester à l’écart de la manifestation. Pour des raisons de respect et de sécurité, ne filmez ou prenez personne en photo sans son accord.

Bruxelles : Lieu précis de départ à venir.

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Solidarité Thessalonique!

Vu sur le site de jeluttedoncjesuis


Le 27 juillet 2016, un coup violent a été porté contre le mouvement social et les réfugiés à Thessalonique. En effet, trois des principaux squats de la deuxième ville de Grèce, hébergeant à la fois de nombreux réfugiés et des dizaines de militants, ont été attaqués simultanément. Les conséquences sont lourdes et très coûteuses :
- beaucoup de personnes et de familles à reloger ;
- de nombreux besoins, en raison de la vitesse et de la brutalité des expulsions (destruction d’équipements, stocks alimentaires, matériel médical, vêtements, effets personnels, jouets d’enfants, matériel pédagogique…) ;
- frais judiciaires…

Un appel à la solidarité internationale vient d’être lancé depuis Thessalonique.

Notre collectif de films solidaires Anepos a été chargé de cette tâche en France, Suisse et Belgique, par nos camarades, comme par le passé, lors de nos actions d’urgence communes, notamment pour les réfugiés du camp d’Idomeni durant l’hiver 2015.

Précisons que nous connaissons parfaitement bien les camarades de Thessalonique : nous avons tourné avec eux « Ne vivons plus comme des esclaves » en 2012-2013 et « Je lutte donc je suis » en 2014-2015 (Grigoris Tsilimantos, expulsé du squat Nikis et cofondateur de Mikropolis, est l’un des personnages des deux films) ; nous avons participé à des actions avec eux (pour l’usine autogérée VIO.ME, la ZAD de Chalcidique, la défense de l’eau en tant que bien commun contre la firme française Suez, l’aide aux réfugiés contre l’accord Union européenne-Turquie) ; nous avons participé à leurs assemblées, colloques et festivals ; nous avons également été logés à plusieurs reprises dans ces squats (notamment au squat Nikis qui était notre base quand nous séjournions à Thessalonique).

Cet appel est URGENT, tant pour les réfugiés que pour les membres du mouvement social qui vivaient avec eux et qui, les uns comme les autres, ont presque tout perdu.

Si vous voulez/pouvez les soutenir, trois possibilités très simples :


1- soit par PAYPAL

2- soit par CHÈQUE
à l’ordre de ANEPOS (ne rien ajouter sur l’ordre)
à envoyer à :
ANEPOS
« Urgence Solidarité Thessalonique »
BP 10 – 81540 Sorèze – France

3- soit par VIREMENT
IBAN d’ANEPOS :
FR46 2004 1010 1610 8545 7L03 730
BIC : PSSTFRPPTOU
En mentionnant en objet du virement :
« Urgence Solidarité Thessalonique »

Merci pour eux.

Action coordonnée par AK Thessalonique, collectif solidaire Anepos, espace social libre Mikropolis, notamment Niki Dimitriadi, Maud Youlountas et Grigoris Tsilimantos.

Contact : 06 18 26 84 95 ou maud@jeluttedoncjesuis.net.

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Vidéo: Expulsion de squats à la Roue

Expulsion de la Tanière et du Champi (ndlr: 21 janvier) ce matin sur base d’une magouille entre le bourgmestre et le foyer Anderlechtois basé sur de faux constats d’insalubrité et un faux constat de police qui nous accusait d’avoir fait un trou dans le mur porteur pour circuler entre les deux maisons… Mensonge qu’a pu vérifier un journaliste de la RTBF venu nous interviewé sur la démarche de notre collectif. Nous occupions par nécessité mais aussi par choix politique. Nous refusons de dormir à la rue et nous refusons de laisser ces maisons vides appartenant à de gros prioritaires se murer et se détériorer pendant qu’autant de personnes précarisées sont à la recherche d’une solution pour se loger. Expulsion crapuleuse en pleine hiver, à chaque squat fermé, trois ouverts ! Quinze milles possibilités d’ouverture !

Durant l’occupation nous pouvions lire sur les bannières :  »15000 logements vides, 5000 SDF, 50 maisons murées dans le quartier de la Roue, un toit pour toutes et tous OCCUPONS ! »

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Coups de pressions sur les squats namurois

Dans la nuit de mercredi à jeudi, vers 4h du matin, 6 policiers ont débarqué dans le Caracole, maison occupé depuis 1 mois, en passant par le jardin puis par la porte arrière qui malheureusement avait été mal fermé. A ce moment les occupants les aperçoivent à l’intérieur, leurs demandent de partir en leurs disant qu’ils n’ont pas le droits de rentrer. Les flics tentent sans trop de conviction de forcer la porte du salon où se trouvaient les occupants qui arrivent malgré tout à la maintenir fermée. Ils prétendent d’abord venir pour un tapage nocturne alors qu’il n’y avait qu’un peu musique sur un baffle de pc que l’on ne pouvait que très vaguement entendre devant les fenêtres du squat.
Ensuite les flics ont demandé les tickets de caisses de la bouffe qui était entreposée dans la véranda à l’extérieur et accusent les occupants de “vols de poubelles” (!!!!!). Les flics finissent par partir tout en lâchant “On se retrouvera à l’extérieur!” et ” les vols de poubelles ne resteront pas sans suites”.

Le jour d’avant, des policiers s’étaient pointés à la porte d’un autre squat, avaient abimés le cache de la serrure et menacé les occupants de venir les expulser (illégalement) s’ils n’étaient pas parti le lendemain à 17h. Finalement ce jour-là des gens étaient présents en soutien pour empêcher une éventuelle expulsion, d’autres policiers que ceux de la veille sont venus, ont constaté l’occupation et sont repartis.

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Théâtre à la place (Liège)

Théâtre occupé depuis vendredi, ce soir bouffe pop à prix libre , ça bouge bien, s’organise bien mais faut quand même du soutien et du relai, passe le message à ton voisin et viens boire un godet. Le communiqué : Nous, groupe d’acteurs, occupons les anciens locaux du Théâtre de la Place à Liège. Pour y créer un Théâtre À La Place. Le Théâtre À La Place a pour vocation de devenir un espace autonome de création et de rencontre, de passage autant que d’ancrage, au coeur du quartier d’Outremeuse. Nous occupons depuis le 6 Septembre 2013 les locaux laissés vacants. L’inauguration du Théâtre À La Place se fera Samedi 7 Septembre, lors d’une soirée de présentation à la brasserie du théâtre. Cet espace culturel, au coeur de la ville, n’avait plus de vie depuis le mois de juin 2013 et devait rester fermé jusqu’à sa destruction prévue pour le printemps 2014. Les théâtres appartiennent À TOUS et nous ne pouvons nous résoudre à laisser un si bel outil abandonné. Nous jetons place de l’Yser les bases d’une résurrection possible. Le Théâtre À La Place est ouvert à tous, tous les jours, de 13h à minuit, gracieusement. Des évènements y ont lieu chaque jour : spectacles – concerts – expositions – performances – ateliers ouverts – repas. Le Théâtre À La Place est un espace-temps commun. C’est un lieu vivant, malléable. Chacun peut participer à sa construction. Nous invitons tous ceux qui voudront composer avec les moyens précaires qui sont les nôtres, à venir lui donner vie. Nous souhaitons interroger la nécessité du théâtre et de l’art pour une société. Nous profitons de ce théâtre au centre de la cité pour le rendre utile et nécessaire à tous. Manifeste Nous constatons qu’un théâtre est vide. Nous nous ruons sur l’occasion pour expérimenter une pratique de l’art à coté des contraintes dictées par le marché, la profession, la poursuite d’une carrière, l’exercice d’un métier, la production. Notre action nous est propre, elle est une réponse que nous trouvons aujourd’hui parce-que le terrain est propice, la situation favorable. Au slalom dans l’institution nous préférons une action collective, autonome. L’art contient suffisamment de politique pour ne pas dépendre des politiques, qu’elles soient culturelles, sociales, populaires, en tout cas déterminées par un calendrier électoral. Nous ne voulons pas être les collaborateurs actifs d’un programme politique. Nous ne réclamons rien, nous n’ attendons rien. Notre occupation du théâtre de la place est instinctive et nous l’estimons nécessaire. Nous la défendons parce qu’il n’y a pas mieux à faire dans l’instant. C’est un geste pour dépasser le vide, ce n’est pas le plus radical et nous le croyons juste parce que généreux. Les théâtres sont à nous. Les théâtres sont à tous. Nous voulons fabriquer un rituel qui s’appelle le théâtre, qui fait partie de la vie, et qui à ce titre, a lieu sans être mystifié ni déprécié. Nous voulons fabriquer ce lieu qui s’appelle le théâtre, ouvert au public, au centre, qui est un lieu de passage autant que d’ancrage. Nous n’attendrons pas d’avoir mille fois fait nos preuves pour nous sentir légitimes. Nous avons la volonté de faire les choses simultanément et non plus successivement. Nous ne passerons pas plus de temps à chercher de l’argent qu’à faire du théâtre. Nous voulons faire se percuter art vivant avec art de vivre. Une société a le théâtre qu’elle mérite. Supposons que nous méritons mieux. Le Théâtre de la Place devait rester inoccupé en attendant sa destruction. Nous l’occupons depuis le 6 Septembre. Nous l’ouvrirons tous les jours. Nous y jouerons tous les jours. Gracieusement. Nous invitons quiconque voudra faire avec la situation et les conditions qu’offre le lieu. Nous souhaitons découvrir ce qu’est un théâtre libre et ouvert à tous en permanence à Liège.

 

Vu sur INDY BXL

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