Archives pour l'étiquette pratique

8 choses que vous pouvez faire pour devenir acti.f.ve.s!

Traduction d’un texte du collectif Crimethinc. Cette traduction n’as pas pour vocation d’être un guide tout-en-main du militantisme, ni d’être une marche à suivre mais plutôt d’offrir des pistes…

 

1.

Faites attention à où et comment vous dépensez votre argent. Est-ce que votre argent va soutenir des entreprise qui se fichent de vous ? Sont-elles en train de détruire l’environnement, tuer des animaux, traiter vos ami.e.s qui travaillent pour eux comme de la merde ? Sont-elles en train d’essayer de vous vendre à tout prix un produit qui va vous donner le cancer ? Leurs publicités sont-elles conçues pour vous manipuler, vous donner l’impression d’être dans l’insécurité ou pour vous montrer leur produit ressemblant à ce qu’il est réelement ? Vous n’avez pas besoin de donner votre argents à ces crapules ! Pour ce qui est important- achetez vous plein de choses dont vous n’avez pas besoin ? Des sodas et de la junk food à l’épicerie, par exemple ? Arrêtez vous de dépenser plein d’argent chaque fois que vous voulez vous relaxer et passer un bon moment ? Il y des milliers de choses que vous et vos ami.e.s pouvez faire qui sont amusantes,créative, et ne coutent absolument rien (avoir une discussion intense, explorer des coins inconnus de votre ville, faire de la musique – au lieu d’aller boire au bar, d’aller au cinéma ou dans des restaurants) tout comme il y a des milliers de façon pour manger et vivre en dépensant moins (Food Not Bombs, fabriquer des meubles plutôt que les acheter, vivre dans de grandes maisons avec des amis). Une fois que vous aurez un peu expérimenter, vous allez probablement découvrir que vous profiter bien plus de votre vie quand vous ne devez pas toujours dépenser de l’argent.

2.

Maintenant que vous dépensez moins, vous pouvez aussi travailler moins ! Pensez à tout ce temps supplémentaire que vous pourrez utiliser pour faire d’autres choses. Non seulement cela sera plus façile de faire des choses qui vous aide à dépenser moins, comme vous investir dans un Food Not Bombs (moins vous travailliez, plus vous avez de temps pour être sûr que vous n’en avez pas besoin), vous aurez aussi la possibilité de faire toutes ces choses pour lesquels vous n’aviez pas le temps auparavant : vous pouvez voyager, faire de l’exercice, passez plus de temps avec vos ami.e.s et amoureu.x.ses. Quand il fait ensoleilé et beau dehors, vous pouvez sortir et profiter !

3.

Et vous aurez du temps pour faire les autres choses dont vous avez besoin pour reprendre le contrôle de votre vie et votre monde. Premièrement, commencer à lire. Peu importe ce dont il s’agit, du moment que cela vous fait réfléchir et que cela vous donne de nouvelles idées par vos propres réflections. Lisez des romans parlant d’humain.e.s luttant contre leur propre société, tel que L’Attrape-coeurs de J.D. Salinger, 1984 de George Orwell ou Catch 22 de Joseph Heller ; lisez les belles et rêveuses proses de Jeanette Winterson ou Henry Miller. Lisez l’histoire : apprenez sur la révolution espagnole des années 30, quand des villes entières étaient plus au mains des gen.te.s qui y habitaient que des gouvernements ; apprenez à propos des luttes syndicales aux USA, ou du mouvement pour la liberté d’expression à Berkeley dans les années 60. Lisez la philosophie, lisez à propos des problèmes environementaux, lisez des livres de cuisine vegan, des fanzines, des bd et tout ce que vous pourrez avoir entre vos mains. Il y a une astuce : s’il y a une université dans votre ville, vous pouvez probablement devenir membres -de la bibliothèque- pour à peu près 10$ / an – et la plupart des bibliothèques ont aussi des vidéos !

4.

Lire n’est pas la seul façon pour élargir vos horizons et clarifier vos idées. Parler aux gen.te.s de ce qui vous intéresses, débatter quand vous n’êtes pas d’accord, comme cela vous connaitrez mieux vos propre croyances. Ecrivez aux gen.te.s qui font les zines que vous aimez, discutez et débatez de sujets avec eux, demander leur de vous orienter pour décrouvrir plus sur ce qui vous intéresse. Essayez d’écrire sur vos propres idées, et partagez-les avec d’autres, à partir du moment où vous vous sentez assez confiant.e pour le faire. Voyagez dans divers lieux, essayer d’apprendre sur les autres cultures et communautés, comme cela vous aurez plus d’une perspective dans le monde et vous pourrez commencer à imaginer à quoi ressemble le monde à travers les yeux de quelqu’un.e.s d’autres.

5.

Maintenant vous savez ce que vous voulez, et vous pourrez chercher à l’obtenir. Rechercher d’autres gen.te.s et groupes avec des buts similaires, et arriver à comprendre comment les soutenirs ou participer à ce qu’ils/elles font. Peut-être pourriez vous photocopier des tracts et les distribuer lors d’événements ; peut-être voudrez vous organiser vos propres concerts en soutient d’organisations que vous voulez aider ( refuge pour femmes battues, librairie radicale, groupes locaux protestant contre l’exécution de Mumia Abu-Jamal ou combattant pour la défense de l’environnement). Peut être qu’il y a des rassemblements publiques et des manifestations qui vont se déroulé auxquels vous aimeriez prendre part. Essayez d’aider à trouver des façons de rendre celles-ci plus amusantes et stimulantes que juste un groupe de gen.te.s qui portent des calicots. Tout le monde trouve cela si ennuyeux de faire cela qu’il doit y avoir des façon plus efficaces et excitantes de protester.

6.

Vous pouvez aussi bien démarrer vos propres projets. S’il n’y a pas ( NdT : par exemple) de Food Not Bombs dans votre coins, trouvez un groupe d’ami.e.s et ensemble trouvez des commerces locaux qui vous donneront leurs invendus. S’il y a quelques choses qui déconne à votre université, écoles ou lieu de travail, essayez d’organiser une grève (NdT : ou d’autres actions) pour forcer les « autorités » à faire quelque chose à ce propos… et montrer à tout le monde que ces « autorités » ont seulement le pouvoir qu’on les laisse avoir. Si la rue principal de votre ville manque de vie et d’excitation, essayer d’organiser un festival inattendu au milieu de celle-ci un weekend. Secouer les vies et attentes de tou.te.s, secouer les hors de leur apathie et de leur ennuie comme ça ils/elles commenceront à réflechir. Etablissez des réseaux avec d’autres gen.te.s qui sont aussi intéressé.e.s d’avoir un impact sur le monde qui les entoure, comme cela vous pourrez vous entraider pour le faire.

7.

Au travers de tout cela, n’arrêtez pas de vous questioner vous-même et vos hypothèses. Essayez de voir à travers toute la programmation social que vous avez reçu au long de votre vie : considérez comment les rôles de genre contraignent la façon dont vous agissez, comment vos propres relations reproduisent le même ordre hiérarchique que vous combattez dans la société mainstream. Nous n’allons pas réelement changer quelques choses tant que nous n’aurons pas créer de nouvelles manières de vivre et d’intéragir, de nouvelles valeurs qui montrent d’elles même la façon de nous traiter les un.e.s les autres. Montrez à vos ami.e.s combien vous vous souciez d’elles/eux. Considérez la possibilité de faire des choses que vous pensiez ne jamais devoir ou pouvoir faire : dansez,chantez, admettez des choses que l’on vous a enseigné d’en être honteux.

8.

Maintenant regarder le futur. Comment pouvez vous rester impliqué.e.s dans ces choses en vieillissant ? Comment pouvez vous construire votre vie de façon à être libre et faire ce que vous voulez faire ? Parlez avec des gen.te.s plus agé.e.s que vous qui n’ont pas abandonné.e.s et ne sont pas retourner au train-train quotidien du manger-bosser-dormir-regarder la TV. Avec un peu de leur contribution et beaucoup de résolutions de votre part, vous pouvez maintenir vos activités et votre style de vie aussi longtemps que vous voulez. Idéalisme, aventure et résistance n’ont pas à être réservé aux jeunes . L’histoire est remplie de femmes et d’hommes qui ont refusé.e.s de se compromettre ou de se calmer, qui ont rejeté tout cela du berceau à la tombe. Ils/elles sont les artistes, les leaders, les héroines et héros que même les gen.te.s du mainstream respectent. (NdT : ainsi que tout.e.s ces révolté.e.s inconnu.e.s mais tout aussi important.e.s!) Nous pouvons tous avoir des vies comme les leurs si nous sommes assez courageu.x.ses et idéalistes.

Si chacun d’entre nous veut contrôler ce qu’il/elle fait et ce qu’il se passe autour de nous, si chacun d’entre nous fait ce qu’il peut pour rendre la vie excitante et équitable pour tou.te.s, les choses vont changer. Beaucoup de gen.te.s savent que nous ne vivons pas dans le meilleur des mondes possible mais s’auto-persuadent que c’est sans espoir d’essayer d’améliorer les choses parce qu’elles/ils sont éffrayé.e.s de s’engager elleux-même, de prend quelque risque que ce soit. Mais c’est ce manque d’ambition qui est le plus gros risque de tous – parce que si vous ne faites rien, et que rien n’arrive, nous perdrons toutes chances de faire de ce monde le paradis qu’il devrait être ? Ne soyez pas timide- il n’y a rien de plus excitant qu’avoir un rôle actif dans le monde qui nous entoure, et il n’y a rien de plus digne d’intérêts !

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Bxl: Action du collectif anonyme contre Coca-Cola

 

Voici un petit souvenir de nos vacances. Cette année nous avions choisit un lieu situé en altitude afin d’exercer notre passion commune pour l’escalade et avons décidé d’en profiter pour faire au passage un peu d’arrangement paysager.

Nous avons donc descendu de son piédestal la nouvelle publicité géante de Coca-Cola, installée depuis peu à quelques pas de la bourse (Bruxelles). En dehors du fait que nous entendons par là protester contre la colonisation de nos yeux par la publicité, vous trouverez ci-joint une petite liste des raisons de boycotter, de dénoncer, de détester, de faire disparaître définitivement la boisson non alcoolisée la plus vendue dans le monde :

– Ils s’approprient des nappes phréatiques, installent des pompages illégaux, vendent de l’eau du robinet dans des bouteilles.

Coca-Cola à repris pied en Inde le 23 octobre 1993, et possédait 52 « usines d’embouteillage » qui sont en réalité… des « usines de pompage ». Ils extraient entre 1 million et 1,5 million de litres d’eau par jour. En mars 2000, la multinationale s’est mise à puiser, en toute illégalité, des millions de litres d’eau pure dans plus de six puits forés par ses soins et équipés de pompes électriques ultra puissantes. Le niveau des nappes a terriblement baissé, passant de 45 mètres à 150 mètres de profondeur.
Au Mexique , la firme a privatisé des sources qui appartenaient à des communautés autochtones, des aquifères entiers grâce à la complicité du gouvernement de Vicente Fox (2000-2006) qui était l’ancien président… de Coca-Cola Mexique. Parmi les concessions d’eau acquises par Coca, huit lui permettent de jeter les déchets industriels dans les eaux publiques. Pour donner une idée, une seule usine peut utiliser plus de 100 millions de litres d’eau par an, soit la consommation de plus de 200 000 familles… dans un pays qui manque d’eau potable.
Affaire Dasani : La société Coca-Cola est également le troisième producteur mondial d’eau en bouteilles. Depuis 2004 Coca-Cola vend, en particulier, et seulement dans certains pays, une eau minéralisée sous la marque Dasani, qui a la particularité d’être en fait de l’eau du robinet purifiée à laquelle des minéraux sont ajoutés.

– Publicité massive :
Par exemple au Mexique ou grâce à une fondation, Coca est entré dans les campagnes, finançant des écoles, donnant des bourses aux étudiant.e.s, plaçant son logo partout, traduit parfois en maya. « Pourquoi boire de l’eau quand on a les moyens de s’offrir des boissons qui donnent plus d’énergie ? » peut-on lire ici ou là .

Comme tou.te.s les bruxellois.es le savent, Coca-Cola dispose d’une publicité géante et lumineuse place De Brouckère sur un toit, mais on sait moins qu’elle était en infraction totale avec les règles urbanistiques en rigueur à Bruxelles, jusqu’en 2013 où elle a été mystérieusement régularisée… .

– Haine du syndicalisme et abus divers en matière de droit des travailleuses.rs :
Un exemple clair de l’impitoyable et inhumaine expansion de Coca-Cola se situe au Guatemala où, depuis que le syndicat des travailleuses.rs de Coca-Cola a commencé à se construire, en 1968 jusqu’en 1980, six de ses dirigeants ont été assassinés et quatre portés disparus. Autre méthode criminelle utilisée par l’entreprise : l’occupation militaire d’usines et de sièges syndicaux par des corps armés de la transnationale et, dans ce cas, faisant partie de l’armée guatémaltèque. Durant une de ces occupations, le 21 juin 1980, EDGAR RENE ALDANA RUANO, travailleur de la fabrique occupée, fut torturé et assassiné.
La situation colombienne actuelle représente un autre cas exemplaire du comportement de la transnationale.

– Impact sur la santé
Il est impossible d’écrire toutes les atrocités commises par Coca dans le monde sous peine d’écrire jusqu’au mois prochain, mais comme on dit chez Coca-Cola « The truth is refreshing ! ».

Bisou boycott bisou !

Cocassetoi

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Bruxelles: un camp contre le TTIP du 13 au 17 octobre

Nous décidons de relayer cette appel pour un camp anti-ttip du 13 au 17 Octobre à Bruxelles

A la suite des mesures d’austérité, le cheval de Troie TTIP avance inexorablement. Ce traité menace notre santé, notre environnement et nos libertés.

L’objectif du TTIP : faire triompher la domination du pouvoir financier et des multinationales sur les peuples, avec la complicité de dirigeants politiques.

Mais la lutte s’organise contre ce qui n’est encore qu’un projet ! Des actions sont ainsi prévues à Bruxelles pour bloquer la tenue du conseil européen des 15 et 16 octobre et perturber le bon fonctionnement de la machine capitaliste. Le 17 octobre se déroulera une manifestation internationale.

Afin d’accueillir les militants, un camp libre à proximité des institutions européennes sera mis en place. Ce sera l’occasion de renforcer nos liens et notre unité par le partage d’informations, de moyens d’action et par la solidarité concrète dans la lutte. Nous y préparerons les actions qui perturberont au maximum ce conseil européen et le monde qui va avec !

Rassemblons nous à Bruxelles pour exprimer notre colère et montrer aux dirigeants que nous aussi nous savons nous organiser !

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