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Namur : la lutte des mendiant.e.s et sans-abris contre la répression bourgeoise d’état.

Vu sur Indymedia Bruxelles

La ville de Namur essaye depuis plusieurs années de cacher et de réprimer les pauvres présents dans ses rues. Première tentative en 2014 avec une loi anti-mendicité, interdisant la mendicité dans le centre de Namur et réservant le droit à la Police de confisquer les sous récoltés par les mendiant.e.s si celleux-ci se retrouvaient à tout de même faire la manche. Cette loi fût suspendue par le conseil d’Etat en 2015.

1er juillet 2017, même rengaine, la ville remet cette loi sur le tapis pour une durée de trois mois, c’est-à-dire la durée touristique. Il faut savoir que Namur, capitale de la Wallonie, ne compte scandaleusement qu’un seul abri de nuit avec 33 misérables places qui ferme ses portes annuellement du 22 juillet au 21 août. Il n’y a aucun abri de jour et très peu d’aide mises en place pour les sans-abris.

La Ville ne se cache plus, c’est un fait les pauvres dérangent, les politiques préfèrent investir 600.000 euros dans la construction inutile d’un téléphérique et 50 millions pour de gros travaux sur la gare dans le but de construire un centre commercial obsolète au centre de la ville. Namur veut que sa ville soit bien propre et bien bourgeoise, que les clients et les touristes ne soient pas dérangés par la vue de personnes vivant dans la précarité, que les bourgeois puissent continuer à croire malhonnêtement que la misère n’existe pas, à se voiler la face et à faire leur shopping écœurant pendant que les mendiant.e.s ne pourront peut-être pas s’acheter leurs biens de première nécessité.

Mais dans cette petite ville habituellement si passive, les sans-abris ne se laissent pas faire, un vendredi de début juillet une occupation des mendiant.e.s a eu lieu place d’Armes, leur but était de protester contre la loi anti-mendicité, de sensibiliser les passant.e.s et de rester sur cette place de passage un week-end symbolique. Mais le samedi la place fût évacuée avec la délicatesse policière bien connue, un mendiant ne voulant pas quitter sa tente s’est fait frapper, étranglé et arrêté, seul face à 10 policiers.

La lutte continue et le Collectif Mendiant.e.s D’Humanité, regroupant des mendiant.e.s namurois.e.s, a depuis une semaine ouvert divers squat dans la ville, dont deux occupations a forte symbolique se trouvant dans des anciens commerces abandonnés depuis 4 ans à cause de la construction d’un futur centre commercial à cet endroit, qui détruira également le Parc Léopold et ses plusieurs arbres centenaires. Le désormais « Squat Léopold » héberge chaque soir entre 30 et 40 sans-abris, il répond aux besoins d’hébergement d’urgence que la fermeture de l’unique abri de nuit a causé. Même si celui-ci a réouvert ses portes ce soir, les mendiant.e.s et sans abris occupant les bâtiments sont bien décidé.e.s à ne pas lâcher la lutte et à tout faire pour garder ces lieux ouverts, y faire des activités, créer un Centre Associatif Précaire et de nouveau sensibiliser la population. L’autogestion est déjà mise en place, un règlement de base a été écrit par les occupant.e.s, pas de drogues, pas d’alcool, pas de cigarette dans les lieux et le bien-être collectif prévaut sur le bien-être individuel. Par ce biais iels dénoncent également les causes de la précarité, les loyers beaucoup trop élevés et le nombre de logements vides. Ce lieu permet aussi aux personnes sans-abris de pouvoir être au calme pour faire leurs papiers administratifs ou autre, ce qu’iels ne peuvent faire dans l’abri de nuit qu’iels doivent quitter pour 7h30 chaque matin.

Le combat n’est pas fini car la Ville de Namur fait circuler des flyers abjectes avec un plan de la ville disant dans quelles rues la mendicité est interdite jusqu’au 30 septembre, ces rues englobent la quasi-totalité des rues du centre. La description de celui-ci montre à quel point les autorités et politiciens sont décomplexés et n’ont plus aucun mal à dire clairement que les pauvres les dérangent. Ils nous disent que Namur est une ville agréable pour se promener, où les habitants et touristes aiment apprécier le centre-ville en été et s’y balader paisiblement mais qu’ils sont infortunés par des personnes les interpellant pour leur argent … Les pauvres petits riches qui ne peuvent même plus marcher avec leurs fringues de marques sans qu’un vrai pauvre vienne leur faire les poches !

Le « Squat Léopold » est ouvert toute la journée, toute personne en soutien est la bienvenue pour venir discuter et rencontrer les occupant.e.s, tout soutien physique ou matériel est bon à prendre, iels sont à la recherche de personnes pouvant rendre des services tels que : vétérinaire, infermier.e, mais aussi d’une série de matériel de première nécessité : du savon, des serviettes hygiéniques, des rasoirs, de la mousse à raser, du matériel et des produits de nettoyage, des essuis, des brosses à dents, du dentifrice, des croquettes pour chiens, des couvertures, matelas, coussins, des sous-vêtements neufs, chaussettes … Le Square Léopold est à deux pas de la gare de Namur.

Soutien pour tout.e.s les mendiant.e.s et sans abris !
Les pauvres ne sont pas des déchets !
Partage des richesses, la précarité et son monde sont à abolir !

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La collectivisation des terres chez les anarchistes…

La collectivisation des terres est une idée essentielle de l’anarchisme rural. Il ne s’agit pas ici de collectivisations forcées (pour le producteur.trice) productivistes et bureaucratiques comme celles prônées par les communistes autoritaires.

Bien sûr que non! Ce que nous appelons de tout notre c’est une collectivisation par le bas, par ceux et celles qui utilisent la terre. Ce que nous voulons c’est la fin de l’accaparement des terres agricoles par de riches propriétaires (qui louent bien souvent à des prix plus qu’exorbitant); la fin également de la destruction des terres obtenues à coup d’expropriation pour y faire des projets inutiles, polluants et destructeurs mais générant un max de thunes pour une poignée de capitalistes…

Les terres doivent revenir à celles et ceux qui veulent les cultiver!

Exemples historiques

La collectivisation quand elle n’est pas forcée à ceux et celles qui cultivent par une bureaucratie complétement déconectée de toute réalité rurale (en gros quand elle n’émane pas de régime communistes autoritaires) a su montrer sa réalisabilité et son efficacité dans des expériences historiques de plus ou moins grosses ampleurs et ce malgré le contexte souvent complexe et assez défavorable (guerre d’espagne,..) .

Les Diggers

Les diggers (« piocheurs » en français) sont souvent considéré comme étant le premier collectif squatteur.euse.s. Les diggers ont été fondé en 1649 suite à l’occupation de l’église de Walton On Thames par un groupe de journaliers revendiquant le droit d’utiliser les prés et terres communal (qui étaient auparavant mises en commun par les paysans puis qui avaient été largement privatisé).  Ainsi ielles déclaraient :

« c’est indéniablement affaire de justice que le peuple travailleur puisse bêcher, labourer et habiter sur les communes, sans avoir à louer ni a payer une redevance à quiconque »

« une fois la terre redevenue trésor commun… il adviendra que nul n’osera chercher à dominer les autres, nul n’osera tuer son prochain et ne désirera posséder davantage de terre que son voisin »

« tous les hommes se sont dressés pour conquérir la liberté… et ceux parmi vous qui appartiennent à l’espèce des riches ont peur de la reconnaître car elle s’avance vêtue des habits du rustre… La liberté, c’est l’homme résolu à mettre le monde à l’envers, comment donc s’étonner que des ennemis l’assaillent… »

Ils avaient des idéaux collectivistes chrétiens et sont souvent considérés comme des précurseurs de l’anarchisme

L’ukraine

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Le 29 mars 1917 l’union des paysans est fondée à Gouliaï Polié, cette union regroupe des paysan.e.s refusant de payer le loyer aux proprios.

Cette union prendra la forme d’un conseil des délégués, paysans et travailleurs suite à une assemblée régionale. Ce conseil voulait préparer le terrain à des expropriations par des groupes de paysan.e.s armé.e.s ayant pour beaucoup été influencé.e.s par la pensée de l’anarchiste Nestor Makhno.

Le 25 Septembre 1917 les grands propriétaires sont convoqués et leurs titres de propriétés saisis. C’est le début de l’expropriation des grands propriétaires et de l’aristocratie par les paysan.e.s pauvres.

Les insurgés forment un tas de commune agraire autonome autogérée et émancipé du pouvoir étatique sur une région allant de la mer noir et au Donbass. Ces communes sont basées sur le volontarisme, la solidarité et au minimum une tentative d’horizontalité. Ces paysan.e.s ont pu expérimenter pendant plusieurs mois la vie et l’agriculture sans l’oppression d’un pouvoir politique. Ielles ont également pu pour quelques temps se réapproprier les terres qu’avaient accaparées les riches

Tout cela ne plait pas beaucoup aux bolcheviks…

En 1918, Lénine signe un traité livrant l’Ukraine à l’Allemagne et l’Autriche.

Les anarchistes ukrainien.e.s organisent la résistance par la guérilla principalement dans l’Armée Révolutionnaire Insurrectionnelle.

Parallèlement à cela la répression anti-anarchiste prend de l’ampleur en Russie. La presse anarchiste y est interdite et nombre de militant.e.s sont emprisoné.e.s.

La guérilla combat avec succès les Allemands  ainsi que les armées blanches.  L’armée Rouge qui avait passé des accord tactiques temporaire avec l’armée révolutionnaire insurrectionnelle se retourne contre les anarchistes suite à leur victoire sur les blancs…

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L’Espagne 36-39

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De même pendant le soulèvement social de 36 en Espagne, de nombreuses terres agricoles ont été collectivisés par les paysan.e.s et des communes agraires autogérés ont été formées. Ces collectivisations ont pris diverses formes selon les endroits. Elles ont été très nombreuses en Catalogne (70% des terres y ont été collectivisés) , en Andalousie (50%) et dans l’est de l’Aragon (450 collectivités agricoles).

La guerre contre le franquisme puis le régime dictatorial de Franco mirent fin à ces expériences..

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La collectivisation ici et maintenant?

 

La collectivisation des terres sa se passe aussi ici et maintenant que ce soit dans le cadre de potagers collectifs qui malheureusement sont bien trop souvent exempt de toute revendication que dans l’occupation de terres menacées par des projets capitalistes destructeur. Certaines coopératives ou communautés autogérées collectivisent également leurs terres

Dans le cas des potagers collectifs certain portent tout de même un message politique comme Après la pluie à Namur.

 

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[NAMUR]: Fête au potager collectif « Après la pluie »

Oyez Oyez
Grande fête ce dimanche 26 juin à partir de 11h au potager collectif Après la pluie !
Auberge espagnole, échanges musicaux (jam), atelier linogravure, infothèque l’Arrosoir
et bien sur… travail de la terre !
Ce sera aussi l’occasion de faire une bourse aux échanges de graines..
Alors kamarade cultivateur, musicien, gourmands, ami de l’autogestion et des potagers bios ou simple sympathisant…

Ramène ta fraise (et tes salades) ! (adr: Quaie de l’Ecluse n°22 5000 Namur)

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Affiche de la manif du 18 Octobre à Namur

Trouvé sur indymedia Bxl.

Affiche A3 noir et blanc

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Namur : Capitale de l’urbanisation…

Une nouvelle gare multimodale immense,un nouveau centre commercial, un nouveau palais d’exposition, l’extension de nombreux zonings de la région… Les politiciens rêvent de voir la ville se « développer » et devenir « digne » d’une capitale. Il est clair que cette urbanisation à tout-va ne profitera pas à la population, elle profitera aux plus riches et détruira par la même occasion un parc (pour ce qui est du projet de centre commercial) et des terres cultivables (en ce qui concernent les zonings). Sans compter la probabilité de voir la gentrification s’opérer avec cette nouvelle gare classe et ce nouveau centre commercial qui pourraient provoquer une augmentation des loyers et donc un éloignement de plus en plus important des pauvres du centre-ville, le tout renforcé par la chasse au plus démunis qui s’annonce avec les nouveaux règlements anti-mendicités…

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Tentative d’incendie au Caracole Neur

Pendant la nuit du 12 au 13 avril vers 3h30 du matin au Caracole Neur, squat autogéré à Namur, on a été réveillé par le bruit de quelqu’un qui tapait sur la porte , l’un de nous s’est levé et a aperçu le dessous de la porte en feu, beaucoup de fumée ainsi qu’une forte odeur d’essence. La personne qui tapait sur la porte avait vu 2 autres personnes mettrent le feu sous notre porte et est venue éteindre le feu et nous prévenir de ce qui se passait. Il a appelé les pompiers et la police qui sont venus constaté peu de temps après.

Nous suspectons l’extrême-droite d’être à l’origine de cet incendie. Nous nous étions déjà fait arraché des banderoles (notamment une banderole en solidarité avec les squatteurs de calais) dans les semaines passées et nous avons aussi déjà aperçu des membres de NATION tournant en voiture en klaxonnant devant chez nous.

Des faits similaires se sont déjà produits à Namur, en 2012 plusieurs squats ont brûlé dans des circonstances peu claires et plus récemment en mars un incendie criminel a ravagé un bâtiment squatté à Saint Servais…

http://caracole.noblogs.org/post/2014/04/13/tentative-dincendie-au-caracole/

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Coups de pressions sur les squats namurois

Dans la nuit de mercredi à jeudi, vers 4h du matin, 6 policiers ont débarqué dans le Caracole, maison occupé depuis 1 mois, en passant par le jardin puis par la porte arrière qui malheureusement avait été mal fermé. A ce moment les occupants les aperçoivent à l’intérieur, leurs demandent de partir en leurs disant qu’ils n’ont pas le droits de rentrer. Les flics tentent sans trop de conviction de forcer la porte du salon où se trouvaient les occupants qui arrivent malgré tout à la maintenir fermée. Ils prétendent d’abord venir pour un tapage nocturne alors qu’il n’y avait qu’un peu musique sur un baffle de pc que l’on ne pouvait que très vaguement entendre devant les fenêtres du squat.
Ensuite les flics ont demandé les tickets de caisses de la bouffe qui était entreposée dans la véranda à l’extérieur et accusent les occupants de “vols de poubelles” (!!!!!). Les flics finissent par partir tout en lâchant “On se retrouvera à l’extérieur!” et ” les vols de poubelles ne resteront pas sans suites”.

Le jour d’avant, des policiers s’étaient pointés à la porte d’un autre squat, avaient abimés le cache de la serrure et menacé les occupants de venir les expulser (illégalement) s’ils n’étaient pas parti le lendemain à 17h. Finalement ce jour-là des gens étaient présents en soutien pour empêcher une éventuelle expulsion, d’autres policiers que ceux de la veille sont venus, ont constaté l’occupation et sont repartis.

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Action logement à l’hôtel de ville de Namur

Vu sur le site du caracole

Ce Vendredi 28 février une bande de joyeux énervés a perturbé le train-train administratif l’hôtel de ville sous le coup de midi, équipés de banderole et mégaphone. Tout de suite, deux ou trois comparses se sont engouffrés dans ces bureaux horribles, et ont lancés leurs tracts dans tous les coins.
Dans le même temps, plusieurs employés ont tentés mollement et en vain de rétablir la routine morbide de l’autorité  et du travail  !

A Namur comme ailleurs «la crise du logement» ne fait qu’empirer de jours en jours, les loyers et les charges ne cessent d’augmenter, les expulsions s’enchaînent et la précarité touchent des couches de plus en plus larges de la population. De plus en plus de gens ne peuvent plus vivre une vie décente ou pire sont condamnés à vivre dans des taudis voire à la rue, car ils n’arrivent plus à payer leurs loyers.
Et encore, même dans la rue, la société rejette toutes traces de misère, les s.d.f. sont traqués, chassés ou refoulés des centres villes comme à Charleroi, Liège, Andenne mais aussi Namur. La croix rouge ne peut que constater et reste impuissante face a l’extrême précarité des mal-logés qui, de plus en plus, se résignent à leurs conditions, parfois jusqu’à se laisser mourir.
Les propriétaires, aidés de la police, avec la loi et les huissiers, n’hésitent pas à expulser en plein milieu de l’hiver, des squats ou des familles en bail précaire. Pourtant, à Namur, des centaines de logements restent vides. Souvent pour des raisons spéculatives (maintenir les loyers chers en faussant l’offre et la demande), mais aussi pour des raisons commerciales et égoïstes (à Namur la plupart des étages de la rue de fer sont inoccupés par exemple).

Pourtant la riposte est possible ! Partout en Belgique et dans le monde des gens refusent ces conditions de domination et décident de reprendre leurs vies en main. Ensemble, ils occupent maisons, terres, usines et écoles. En effet, partout, l’autogestion est possible, sans chefs ! Nous n’attendons rien de l’état, nous savons que nous n’auront que ce que nous leurs reprendront.
Nous sommes également convaincus qu’on ne pourra réellement mettre fin à la précarité qu’en nous débarrassant du capitalisme, qui ne profite qu’aux riches !
Dès lors nous conseillons à tous les mal-logés, sdf et autres précaires à s’organiser contre l’oppression et la répression, d’occuper les bâtiments vides et les friches industrielles et à défendre ces occupations.

Aussi vous pouvez envoyer au collectif du caracole neur
(caracole-neur@riseup.net) vos avis et suggestion,vos projet, les adresses des bâtiments vides, des friches industrielles cultivables…
Et ensemble organisons nous !

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