Archives pour l'étiquette loi travail

(Paris) Grosse manif contre la loi travail et son monde fortement réprimé

Voilà 3 mois qu’a commencé un vaste mouvement de contestation contre le projet de loi travail (loi visant à « fléxibiliser » les travailleurs comme la loi peeters en Belgique) en France. Depuis lors le mouvement ne faiblit pas et se caractérise par une intensité d’affrontement et une radicalité plus vu depuis longtemps. Grèves, blocages d’unifs, d’usines ou de raffinerie, manifs sauvages, sabotages ne cessent de s’enchainer. Ce 14 juin s’est déroulé une manifestation de grande envergure à Paris durant laquel eu lieu de nombreux affrontements. La répression policière a été fortes. Il y aurait au moins 4 blessé.e.s graves et 58 interpellé.e.s

Suivi de la journée sur Paris-luttes.info :

  • 21h00 : Un appel à se rassembler à République pour poursuivre cette journée d’action circule. Déjà du monde sur place, la situation est tendue.
  • 20h30 : Une quarantaine de personnes devant le Sénat. Tout le monde est le bienvenu malgrè le fait qu’il y a pleins de keufs.
  • 20h15 : La manif s’est dispersée rue mouffetard. Le quartier latin est en état de siège. Des CRS place de la Sorbonne, rue Soufflot, rue St Jacques.
  • 19h 45 : Les Gendarmes mobiles poursuivent la manif sauvage dans le quartier Latin
  • 19h 30 : environ 500 personnes sont parties en manifestation sauvage vers le Sénat.
  • 19h 10 : La préfecture évoque maintenant 58 interpellations et 40 blessés (29 membres des forces de l’ordre et 11 manifestants). Les taxis ferment le cortège et défilent encore.
  • 18h40 : aujourd’hui, 1 million de personnes ont défilé à Paris, 1,3 millon dans toute la France. Des manifestants continuent de marcher dans Paris la queue de cortège est encore à Montparnasse, tandis que d’autres rendez-vous ont déjà commencé pour la suite de la soirée : à République ainsi qu’à Luxembourg pour un apéro foot contre la Loi travail notamment. La nasse rue de Tourville est toujours en cours et les manifestants de la CGT cherchent à en sortir pour rejoindre les bus. Les flics empêchent les manifestants qui arrivent encore de rentrer sur l’esplanade. Toutes les sorties des invalides sont bloquées.

  • 18h30 : De nombreux manifestant·es défilent encore. Les street medics font état de 4 blessés grave. Près des bus, place Vauban, les dockers s’affrontent avec la police. Des dizaines d’interpellations sont à déplorer, pas de bilan définitif pour le moment. Les flics n’hésitent pas à embarquer même les médics.

  • 18h : des manifestant·es ont réussi à partir en manif sauvage vers les quais et ont été bloqués. Nasse et gazage en cours sur les quais.

  • 17h40 : rassemblement de soutien aux 4 camarades mises en GAV au comico du 4e (rue de l’Arsenal Metro Bastille) pendant la manif (2 mineurs et 2 adultes). Témoignages sur les interpellations bienvenus.
  • 17h30 : 2 autres arrestations au moins aux Invalides. Un deuxième canon à eau arrive par l’avenue de la Motte-Picquet. Des petits groupes de baqueux chargent les manifestant·es. Rue de Tourville, une nasse retient des syndicalistes de la CGT. Nombreuses interpellations violentes aux Invalides.
  • 17h20 : le SO de la CGT incite les manifestant.e.s à ne pas continuer jusqu’aux Invalides et à tourner au niveau de l’avenue de Tourville, où sont garés les cars. Tout le monde ne suit pas pour autant. 15 interpellations et 26 blessés pour le moment (d’après la pref’ relayée par l’AFP). Nombreuses interpellations violentes aux Invalides. Utilisation régulière de grenades de désencerclement.
  • 17h10 : Grande tension aux Invalides et grosses provocations policières. Une personne blessée a été interpellée. Gazage général d’une bonne moitié de l’esplanade. Le canon à eau arrose le cortège qui continue d’arriver sur la place. Charge des manifestants sur le canon à eau. Des voltigeurs rodent aux alentours. Un hélicoptère survole l’esplanade. Les stations de métro du coin sont fermées sauf celle d’Invalides où on peut sortir après une fouille.


  • 16h55 : les flics prennent position rue de Grenelle avec le canon à eau avant de rentrer sur la place des Invalides. La manif est de nouveau réunie. Après de petites charges gratuites des flics, puis gazage des Invalides.La tête de cortège arrive petit à petit sur Invalides, plusieurs charges et contre offensive des manifestants. Les grilles anti-émeutes ferment entièrement la place des Invalides. Le canon à eau arrose la place des Invalides.
    Pas mal de provocations policières. Sortie encore possible avec fouille. Un flic aurait été touché par une grenade de désencerclement lancée par ses collègues…
  • 16h45 : la CGT a annoncé plus de 600 bus venus à Paris (à quoi il faut rajouter les trains, les covoiturages, etc.). 1 million de manifestant.e.s à Paris d’après les syndicats.
  • 16h30 : La première partie du cortège de tête est escortée à l’arrière par le canon à eau au niveau de Saint François Xavier. Utilisation simultanée de gaz et du canon à eau. Le reste de la manif suit au plus près et s’est fait charger. Création d’une « zone tampon » par les flics entre un bout de cortège de tête et le cortège syndical. La police recule sous la pression de la foule.
  • A l’autre bout, des manifestant-es sont encore Place d’Italie.
  • 16h15 : gazage du cortège étudiant. Des personnes qui se sont mis devant le canon à eau se sont fait balayer violemment. Les manifestant-es ont répliqué en attaquant le canon à eau qui s’est mis à rentrer dans le cortège. Une grenade de désencerclement a été lancée sur des photographes. La manif est fractionnée, la police essaye de dissuader les syndicalistes de finir le parcours. De nombreux blessés. La tête de manif arrive à Invalides, pendant que d’autres ne sont pas encore parti-es, les flics cartonnent sur l’arrière de la tête. La première partie de la manif est nassée sur le Boulevard des Invalides.
  • 16h05 : des nouvelles des Banderoles Games
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  • 16 h : la queue de cortège est toujours Place d’Italie. Au niveau du métro Duroc et du Boulevard des Invalides c’est plutôt le statu quo pour l’instant. Beaucop de tension. Le passage au carrefour rue de Sèvres/Bd du Montparnasse reste compliqué. Un canon à eau rentre en action.
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  • 15h30 : nouvelle attaque policière du cortège de tête avec grenades lacrymogènes, charges, etc. Des affrontements en plusieurs endroits. Répliques à coups de pétards, et de slogans « Tout le monde déteste la police ! » La police tente de rester devant. 13 interpellations d’après la préfecture. De nouveaux blessé-es nous sont signalé-es. Les flics tirent sur les medics prenant en charge les blessés.
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  • 15h05 : Encore une charge devant Montparnasse. Par ailleurs, un Starbuck s’est fait attaquer. A l’avant, la situation est assez chaotique. Un hélico vient d’arriver au-dessus de la manifestation. Gros caillassage sur la police et gazage. Plus loin, la manif suit son cours plutôt dans le calme.
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  • 14h55 : Au moins deux blessés graves. L’un d’entre eux est au sol. Attroupement et médics autour au niveau de Raspail/Port Royal.
  • 14h50 : Le reste de la manif n’est pas en reste. Enormément de chants en mode « tifosi », batucada et fanfares.
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  • 14h35 : au niveau de Boulevard Raspail la manif tente d’avancer. Ligne de flics devant et nouveau gazage. Le cortège a quand même gardé une certaine diversité.
  • 14h30 : les flics continuent de harceler le début de la manif dans une stratégie très agressive. Ils n’arrivent pas pour l’instant à contrôler le cortège à l’avant de la manifestation. Gros gazage au niveau de Port-Royal. Pas mal de gens embarqués, au moins 3 arrestations confirmées.
  • 14h15 : affrontement sur les trottoirs. Les flics essayent d’attaquer le cortège. Ils sont très violents. En face, les manifestant-es répondent avec des pierres, des bouteilles, des fumigènes et des feux d’artifices. Une voiture a été renversée. La Préfecture et le gouvernement ont très clairement choisi la provocation. Les manifestent-es ne se laissent pas faire. Nouvelle charge et gazage au niveau de Port-Royal.
  • 14h00 : première charge totalement disproportionnée sur le boulevards de Port-Royal. Une manifestante a été blessée. La foule compacte a du reculer mais semble vouloir repartir.
    Premier gazage dans la foulée. Les flics semblent de nouveaux vouloir tenter de nasser une partie des manifestant-es. Gare au syndrome du 1er mai !
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  • 13h40 : départ de la manif. En tête de manif ça avance en chantant « (A), Anti, Anticapitaliste ! » Sur les côtés les manifestant-es ont déployés des banderolles. Au moins dix mille personnes devant le carré de tête officiel. Des syndicalistes, des non-encarté·es. Toujours une grosse ambiance. Plus loin, les dockers sont vraiment chauds ! A noter que les pubs ont été enlevées et certaines banques se sont complétement barricadées.
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  • 13h15 : le RER ne s’arrête plus à Port-Royal. La station Les Gobelins est fermée. L’avenue du même nom est noire de monde. Beaucoup de fumigènes dans les cortèges syndicaux. Les manifestant-es scandent « Tous ensemble, grève générale ! » Le cortège s’apprête à partir.
  • Plus haut, le cortège de tête est énorme. Il y a déjà plusieurs milliers de personnes avec pas mal de syndicalistes notamment des cheminots. L’ambiance est superbe avec beaucoup de chants, des slogans et des fumigènes. Sur les trottoirs les flics, par centaines s’équipent déjà.
    Quelques banderoles : « Soyons ingouvernables » ; « Ce que le peuple obtient il le prend » (Louise Michel) ; « Inverser l’irréversible »
  • 12h45 : Des camions de GM et de CRS à Vavin. Camions et grilles sur toutes les rues débouchant sur le Boulevard du Montparnasse. Ils sont en train de barricader complément Port-Royal avec grilles et blocs de béton. Une 20aines de camions présents. De même vers la rue Monge où il y a encore un très fort dispositif. Des contrôles sont signalés rue Pascal.
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  • Les manifestant-es de tous horizons arrivent place d’Italie par toutes les avenues et boulevards. La manifestation s’annonce énorme. L’Avenue des Gobelins est déjà remplie.
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  • Groupe de dockers et de portuaires CGT sur la place. Les premiers fumigènes sont en action pendant que les manifestants mangent des sandwichs et font des selfies. Pas de flics sur la place même, ni à proximitée immédiate du moins côté Boulevard Blanqui et Avenue de de Choisy.
  • 12h20 : si vous voulez rejoindre le cortège de tête il faut se retrouver au début du Boulevard de Port-Royal. Par ailleurs on nous signales un paquet de flics sur le Boulevard de Port-Royale ainsi que vers Montparnasse. Pas de contrôles à 12h15.
  • Au niveau de la Place d’Italie, pas mal de flics aux sorties de métros. Pas de contrôles constatés pour l’instant. La foule grossit sur la place.
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  • 11h50 : une 20aine de camions de flics sur le boulevard de l’Hôpital. Pas de fouilles pour l’instant. La circulation ne semble pas encore coupée et il y a déjà pas mal de monde arrivé en bus (au moins 5000 personnes). On trouve des gendarmes mobiles et des CRS dans toutes les rues perpendiculaires Avenue des Gobelins. Vers le métro « Gobelins », de très nombreux cars de CRS. Pendant que les flics installent des grilles anti-émeutes sur le boulevard St-Marcel et l’avenue des Gobelins, le SO de la CGT tape la causette avec la BAC.
  • 11h40 : occupation du siège du SPD à Berlin (le « parti socialiste » allemand) en solidarité.
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  • 11h 25 : énorme dispositif policier autour de Place d’Italie. Tous les mobiliers urbains ont été enlevés hier. Sirènes et hélicoptères depuis ce matin. Concentration extrême des flics au niveau des Gobelins / début du boulevard Port Royal, avec présence de « camions prisons ». Présence policière aux abords des stations de métro Place d’Italie, Corvisart, Glacière, Campo-Formio, Nationale, Olympiades et Tolbiac.
Les banques ont un look bizarre - 35.5 ko
Les banques ont un look bizarre
Les banques ont un look bizarre
Les fourbes sont cachés dans les buissons - 49.4 ko
Les fourbes sont cachés dans les buissons
  • 11h10 : perturbations dans le secteur de l’énergie. Des lignes haute tension (400 000 volts) ont été coupées en région parisienne. Sur Paris, 350 000 foyers ont été basculés en tarif heures creuses. La CGT annonce une baisse de production de 5 000 megawatts en métropole.
  • 10h45 : à Lille, le bus de la CNT arrêté 300m après son départ, fouille minutieuse depuis plus d’1h, contrôles d’identité, fumigènes confisqués…
  • 10h15 : du côté de Bologne en Italie, les syndicats de base en actions pour des raisons assez similaires soutiennent les grèvistes français.
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    Bologne Italie 14 juin
  • 9h50 : côté force obscure, la pref’ annonce 1200 flics pour surveiller la manif. De son côté, la CGT annonce qu’elle a prévu 500 personnes pour son SO…
  • 8h30 : depuis 5 heures du matin, des grévistes bloquent la plateforme courrier de Villeneuve-la-Garenne en soutien aux postier.e.s en grève reconductible depuis plus 1 mois.
  • 7h30 : la CGT a recensé plus de 600 cars affrétés dans toute la France pour venir à la manifestation à Paris. Une cinquantaine de manifestations sont également prévues dans le reste du pays aujourd’hui.
  • 6h30 : une centaine de chauffeurs de taxi sont rassemblés porte Maillot pour rejoindre la porte d’Italie par le périphérique extérieur.
  • Le lundi 13 à 17h, la Préfecture de police de Paris avait pondu environ 130 arrêtés d’interdiction de manifester en vue de la journée nationale du mardi 14 juin :
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(France): Jeudi 9 juin : suivi de la mobilisation contre la loi Travail et son monde

Vu sur Paris-Luttes.info

La grève et les blocages se poursuivent dans plusieurs secteurs et de nombreuses actions continuent à mobiliser contre la loi Travail. De nombreux appels circulent également pour perturber l’Euro 2016 ainsi que pour la journée de mobilisation du 14 juin.

  • 8h : Pendant l’action de blocage du grand marché de Rungis, 100 000 foyers ont été basculés en « heures creuses ».
  • 7h : Au environ de 7h et alors que le jour s’est levé, le blocage est semble t-il terminé. D’énormes bouchons se sont constitué autour de Rungis ce matin.
  • 3h : Un millier de personnes sont en train de bloquer le MIN (Marché d’Intérêt National) de Rungis. Feu de poubelles et ambiance déterminée mais tranquille. L’action est portée pas des syndicalistes de différentes organisations.
    Retrouvez dans cet article le suivi des mobilisations et les prochains rendez-vous contre la loi Travail en région parisienne.
Contact groupe de défense collective : 07 53 82 19 10
Contact Streets Medics : 07 51 30 64 57 / street.medic75@gmail.com
Les grèves, blocages et actions touchant toute la région, et Paris Luttes étant un site participatif, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos sur : greveloitravail@riseup.net

À venir

Jeudi 9 : 13h Manifestation interprofessionnelle – convergence des luttes. C’est place d’Italie.
Jeudi 9 : 14h30 manifestation des retraités, avec appel à former un cortège inter-générationnel par les grévistes cheminots et la RATP.
Vendredi 10 : 17h Opération Fan Zone Euro Football
Vendredi 10 : 18h Manifestation « L’Euro pas sur notre dos ! »
Samedi 11 et dimanche 12 : Appel pour une coordination nationale de lutte les 11 et 12 juin à Paris
Mardi 14 : Jour de manifestation nationale à Paris contre la loi Travail !

Jeudi 9 juin

  • 8h : Pendant l’action de blocage du grand marché de Rungis, 100 000 foyers ont été basculés en « heures creuses ».
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  • 7h : Au environ de 7h et alors que le jour s’est levé, le blocage est semble t-il terminé. D’énormes bouchons se sont constitués autour de Rungis ce matin.
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  • 3h : 700 personnes sont en train de bloquer le MIN (Marché d’Intérêt National) de Rungis. Feu de poubelles et ambiance déterminée mais tranquille. L’action est portée pas des syndicalistes de différentes organisations.

    Après avoir inauguré, à leur façon, les nouveaux locaux du Médef 94 le 31 mai dernier, la CGT et l’UNEF ont décidé de retourner à Rungis déclarer tout le mal qu’ils pensaient du projet de loi Travail.
    À 3h ce matin, 700 manifestant.e.s membres de la CGT, de l’UNEF et du MJCF se sont donnés rendez-vous au Centre Commercial Belle-Épine pour rejoindre le péage d’entrée au MIN de Rungis (Marché d’Intérêt National) qu’ils.elles ont bloqué pendant près de deux heures.

    Communiqué de la CGT 94

Mercredi 8 juin

  • 23h : Le rassemblement contre le meeting du PS en soutien à la loi Travail a rassemblé un bon millier de personnes. Une manif sauvage est partie sur la voie express Georges Pompidou pour ensuite bloquer les rails entre Bercy et gare de Lyon. Une fois sortie des rails, la manif sauvage a continué jusqu’à l’avenue de St-Mandé dans une bonne ambiance. Un récit est arrivé !
  • 13h20 : Le rassemblement de soutien au camarade arrêté hier lors de l’action au Medef a lieu en ce moment devant le comico du 2 bis rue Fabert, dans le VIIe (métro Invalides).
  • 13h : Dispersion à gare de l’Est.
  • 12h45 : Une centaine de cheminots de la gare de Lyon sont arrivés à la gare de l’Est et ont rejoint ce qui restait de manifestant.e.s. Alors que l’ambiance était retombée, c’est reparti en manif dans la gare, et une petite occupation des voies avec fumigènes a complètement bloqué le trafic pendant une vingtaine de minutes. Les cheminots, masqués pour éviter une éventuelle répression interne à la SNCF, ont demandé aux caméras d’arrêter de filmer.
  • 12h15 : 200 personnes environ en manif sauvage dans la gare de l’Est. Quelques slogans : « Hollande, Valls et Macron : on n’sera jamais de la chair à patrons », « Ça va péter ! », etc.
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  • 12h05 : Ça part en manif dehors, direction gare de l’Est ! Surtout des cheminots, fumigènes et drapeaux syndicaux.
  • 11h40 : Après un envahissement des quais de l’Eurostar (les deux trains ont été tagués de l’extérieur), ça repart en manif sauvage dans la gare. Les manifestant.e.s sont toujours dans la gare et il est toujours possible de rejoindre l’action.
 - 2.6 Mo
  • 11h20 : Petite auto-réduction de ballons de foot dans le magasin de l’Euro 2016 à l’entrée de la gare du Nord. La manif continue dans la gare du Nord, et ça joue au foot en fin de cortège.
  • 11h05 : La manif commence à sortir bruyamment de la gare du Nord (toujours plusieurs centaines de personnes).
  • 11h : Ça repart en manif sauvage dans la gare du Nord.
  • 10h40 : Tout monde est sur la mezzanine qui mène à l’Eurostar, ça gueule « Résistance ». Des banderoles sont accrochées : « Taclons la loi Travail et son monde », notamment.
 - 1.3 Mo
  • 10h30 : Après avoir été bloqué par les CRS, le train du trophée de l’Euro est fermé. Les installations/structures d’accueil sont rangées, l’animation qui devait durer de 9h à 18h est annulée.
  • 10h20 : Manif sauvage dans la gare du Nord ! Quelques centaines de personnes mettent de l’ambiance dans tout le hall : fumigènes, slogans et quelques banderoles, dont une « Tous supporters de la grève générale ». Ça crie « Grève Blocage Sabotage » et ça diffe l’appel à perturber l’Euro 2016.
 - 2.7 Mo
  • 9h35 : Face à l’afflux visible de gens hostiles à la loi Travail et à l’Euro 2016, le train du trophée de l’Euro est désormais complètement bloqué… par les CRS !
  • 9h25 : Voie 11, à gare du Nord, quelques personnes redécorent l’intérieur du train du trophée de l’Euro 2016 (tracts, stickers, etc.), mais devant le désintérêt total des gens pour cet événement (il n’y a personne, que des vigiles et des stewards !) en ressortent rapidement.
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  • 8h40 : Action devant le domicile de la ministre du travail.
  • 7h30 : Une dizaine de cars de CRS sont venus à l’incinérateur d’Ivry tôt ce matin, et viennent de repartir bredouille.

Mardi 7 juin

  • 21h : Rassemblement en cours devant le commissariat du 7e, rue Fabert. La personne en garde-à-vue a été emmenée menottée chez un médecin et il sera très certainement ramené après cela dans ce commissariat. Toutes les personnes (73 a priori) en contrôle d’identité au commissariat de l’évangile sont maintenant sorties.
  • 19h05 : Du monde se retrouve devant le commissariat rue Fabert (métro Invalides) pour soutenir un camarade mis en GAV après l’occupation du Medef de cet après midi.
  • 18h05 : Des personnes commencent à sortir du commissariat, une soixantaine de soutien sont présents rue de l’Evangile.
  • 15h45 : Appel se rassembler devant le commissariat rue de l’Évangile (paris 18) en solidarité avec les embarqué-e-s de l’occup’ du Medef.
  • 14h50 : Le MEDEF a été brièvement occupé (55 avenue Bosquet, 7e). Evacuation en cours. Une 50aine de personnes interpellées.
  • 10h30 : Manif dans l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle et blocage des voies d’accès routières

Lundi 6 juin

  • Les Gare Montparnasse et Gare du Nord ont été bloquées suite aux manifestations de cheminots en grève et à l’envahissement des voies.
  • 4 des 6 garages de véhicules de ramassages d’ordures de Paris sont bloqués.
  • Le bureau de poste de Malakoff a été bloqué ce matin. Compte-rendu à venir.
  • Des manifestant-e-s sont venu-e-s accueillir Macron en visite à Montreuil qui devait inaugurer un timbre pour les 80 ans du Front Populaire !
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(France) Paris 5 avril: blocus et manifs contre la loi travail

Petit compte rendu publié sur Paris-luttes.info de la mobilisation de ce 5 avril à Paris contre la loi travail.

  • 02h : L’ambiance s’est calmée. Les flics aussi…
  • 01h30 : Les flics gazent. La plupart des gens sont nassés.
  • 01h25 : Les baqueux se sont faits dégager. Bonne ambiance, les barricades sont fortifiées mais les CRS sont arrivés sur la place Maubert, et commencent à encercler sérieusement le rassemblement.
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  • 01h : Beaucoup de monde devant le comico. Le deuxième groupe à forcé le barrage policier. Beaucoup de bruit, ça tape sur les poubelles aux cris de « Libérez nos camarades ». La BAC commence à prendre position autour du rassemblement. Des barricades de barrières et de palettes sur tout le boulevard. Il y a 2 lignes de CRS devant les barricades.
  • 00h35 : « Zyed, Bouna, on n’oublie pas ». Le carrefour est toujours bloqué. Au moins 200 personnes supplémentaires sont arrivées mais sont bloqués par les flics.
  • 00h20 : Une compagnie de CRS est arrivée, positionnée a priori au niveau de la rue des écoles.
  • minuit : « Pas de circulation avant libération », « Libérez nos camarades ». Le bd St Germain est à nouveau bloqué. La BAC est arrivée massivement.
  • 23h45 : Des petits groupes continuent à arriver devant le commissariat du 5e arrondissement (métro Maubert Mutualité) pour la libération des personnes arrêtées à la manifestation lycéenne de ce matin. Près de 300 personnes ! Ça crie « Police nationale, milice du Capital », « État d’urgence, État policier ». Les personnes nassées sur le parvis de Notre-Dame ont été relâchées.
  • 23h35 : Plus de 200 personnes devant le commissariat, d’autres arrivent.
  • 23h20 : Un peu de monde devant le comico. « Libérez nos camarades ».
  • 23h : 40 à 50 personnes sont nassées sur le parvis de Notre-Dame.
  • 22h45 : Suite à l’arrivée des flics, la manif est partie en ballade sauvage en direction des quais de Seine au cris de « Grève, blocage, manif sauvage » !
  • 22h30 : La police arrive en force à proximité du blocage et les barricades grossissent.
  • 22h : Blocage du boulevard St Germain à proximité du commissariat du 5e pour soutenir la libération du camarade lycéen en garde à vue.
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    "Pas de libération, pas de circulation", bd St Germain - 132 ko
    « Pas de libération, pas de circulation », bd St Germain
  • 21h30 : 400 personnes sont parties de la place de la République et se dirigent vers le commissariat du 5e (rue de la Montagne Ste Geneviève) pour la liberation des personnes en garde-à-vue.
  • 21h : le point à 19h30 sur la répression des manifestations dur 5 avril, par le groupe de défense collective.
  • 20h50 : Le rassemblement devant le commissariat de l’évangile s’est terminé vers 20h, suite à la libération de la majorité des personnes enfermées. Des gardes-à-vue sont confirmées, pour un nombre encore indéfini.
  • 20h00 : De plus en plus de monde converge vers République après cette journée mouvementée. Il fait beau et super ambiance sur la place !
  • 19h40 : Aux environ de 17 heures, il y a eu une nasse d’environ 40 personnes rue de Condé à proximité du Sénat qui nous avait échappée. Cela fait suite à une manif sauvage au départ de Denfert qui a terminé dans le sixième arrondissement. Du coup 22 personnes ont été emmenées au commissariat de l’évangile. Apparemment tout ceux de la nasse de ce matin sont sortis à l’exception d’au moins 3 personnes qui passent en garde à vue. Toujours un gros rassemblement de 150 personnes devant le comico. Il y a eu un apport de gens qui venaient de la place de la république tout à l’heure.
  • 19h30 : Toujours du monde devant le commissariat rue de l’Évangile. Besoin de monde.
  • 17h18 : Des gens sortent, sous les applaudissements !
  • 17h10 : Intervention des CRS pour bloquer le rassemblement, de 300 personnes de soutien, rue de l’Evangile
  • 16h : Un appel circule en fin de manif à rejoindre le commissariat de l’évangile (métro Marx Dormoy) où sont encore enfermés des dizaines de manifestant.e.s de ce matin. Plusieurs garde-à-vue confirmées au commissariat du 5e.
  • 15h45 : La manif arrive tranquillement place Denfert-Rochereau. Beaucoup de flics aux alentours mais ambiance détendue.
  • 15h20 : Une arrestation par la BAC au sein du cortège. La tentative d’empêcher l’arrestation a provoqué la charge des CRS l’utilisation de lacrymo. La manif est au niveau de la rue de la Santé.
  • 15h : La banderole « face à l’état policier, légitime défiance » a dépassé le « carré de tête » (tous les petits bureaucrates en herbe ou confirmés) qui tentait de faire la course devant. La présence policière est très forte, et très rapprochée, ce qui provoque quelques réactions de la part de la manif (projectiles par ci par là).
  • On note quelques changements tactiques au niveau de la répression :
    - Sur le site de la Coordination des Intermittents et Précaires :

    Aujourd’hui la pref a choisi de changer de tactique. Après le grand nombre de blessés de la semaine derniere (voir ce bilan, partiel : #OuEstLaViolence ? Compte-rendu subjectif d’un médic’ sur la manifestation du jeudi 31 mars) on aura voulu surprendre et éviter de trop grands risques de blessures graves et d’actions potentiellement mortelles (éviter autant que faire se peu les scénarios type Rémi Fraisse, Malik Oussekine, Vital Michalon,…).
    Pour l’instant (?), pas de tirs de grenades lacrymos, alors qu’elles ont été utilisées en masse ces dernières semaines ; pas de grenades OF balancées dans la foule, pas de tirs de flash ball, alors que tous ces moyens furent employées le 31 mars. Au risque de tuer. Ce 5 avril, c’est gazeuse manuelle, charges répétées, coups de matraques et de tonfas qui s’abattent sur les manifestants. Autant de blessés qui pourront ensuite être accusés de « violences à agents de la force publique » et « rébellion » en raison même de leur état.

    - Le Mouvement Inter Luttes indépendant (MILI) :

    Le niveau de répression a atteint un stade impressionnant. La bac qui débloque des lycées, des contrôles sur la place avant la manifestation, des insultes de la part des flics de manière continue, les cortèges scindés en deux, des coups de matraque, des gaz lacrymogènes utilisés de manière récurrente, des crânes ouverts, des mains cassés et plus de cent personnes interpellées dans des camions de CRS, pendant qu’une autre partie de la manifestation était forcée d’avancer.
    La stratégie de la tension est passé à la stratégie de la peur. L’objectif est clair : toujours plus de répression et de violence, face aux jeunes qui s’expriment, mais également face aux professeurs, dont certains ont été embarqués. La police défend un ordre et sera toujours entre nous pour qu’on ne puisse réaliser nos rêves.

  • 14h40 : 130 interpellations d’après les médias. Au commissariat de l’évangile (dit « de la police ferroviaire »), près d’une centaine de personnes sont « entreposées » dans la cour. La manif continue, et était au niveau du boulevard St Marcel : « Hollande, Valls, Macron, on ne sera jamais de la chair à patron ».
  • 14h10 : Un imposant et joyeux cortège lycéen-étudiant a pris la tête de la manif.
  • 14h : Un bus de personnes arrêtées à la manif vient d’arriver au commissariat de la rue de l’évangile (métro Marx Dormoy). La manif étudiants-travailleurs-lycéens part en ce moment de Bastille.
  • 13h55 : Une centaine d’arrestations sur la manif lycéenne. Certain.es ont été transféré au commissariat du 5e, rue de la montage Ste Geneviève.
Une arrestation ce matin - 258 ko
Une arrestation ce matin
  • 13h10 : Les flics ont procédé à des arrestations a priori ciblées et ont embarqué les personnes dans des petites fourgonettes. Les autres personnes de la nasse ont été embarquées dans deux cars. Une partie de la manifestation est repartie vers Bastille sous grosse escorte policière.
  • 12h30 : Au moins 5 manifestants blessés avec plaies ouvertes. Les flics sont ultras violents. Il n’y a plus qu’une nasse de 50 à 60 personnes. Le reste de la manif se fait refouler plus loin sur le boulevard.
  • 12h20 : Une troisième personne soignée par la medical team, là aussi avec d’importants saignements.
  • 12h05 : Les deux cortèges lycéens sont nassés au niveau de l’hôpital St Antoine. Il y a de nombreux blessés.
  • 12h : Une centaine de travailleuses et travailleurs du Campanile Tour Eiffel en grève illimitée depuis le 18 mars, et d’autres travailleu.r.ses de l’hôtellerie sont rassemblés devant le Campanile La Villette, 153 rue de Flandres, métro Corentin Cariou.
  • 12h : La tête de cortège s’est faite nassée.
  • 11h50 : La manif est à nouveau coupée en deux, après charges et gaz lacrymos.
  • 11h45 : Une deuxième personne sérieusement blessée à la tête par des coups de tonfa. Au moins 1 arrestation confirmée pendant l’affrontement. Le cortège est bloqué au niveau du croisement.
  • 11h40 : Le cortège s’est reformé. Au moins une personne blessée à la tête. La manif est au niveau du métro Reuilly-Diderot.
  • 11h35 : Les flics ont chargé et gazé. Le cortège est coupé en deux avec des flics au milieu qui se prennent des projectiles.
  • 11h30 : Ambiance sympa dans la manif. Des slogans (« Grève générale »), des pétards et des percus. Les flics encadrent de manière assez serrée. Plus de 1000 personnes.
  • 11h20 : Le cortège (au moins 600 personnes) a essayé de partir en manifestation par le faubourg St Antoine, mais a été bloqué par les flics. La manif part finalement par le boulevard Diderot.
  • 11h15 : Ça commence à se rassembler place de la Nation. À peu près 500 personnes, mais ça arrive encore.
  • 11h : fouille des sacs à la sortie du métro Nation
  • 10h30 : De nombreux lycées bloqués à Paris, mais aussi à Gagny, Clichy, Levallois-Perret, Athis-Mons, aux Ulis…
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(France) Trente ans après la mort de Malik Oussekine, le retour des voltigeurs à Toulouse

Vu sur iaata.info

En décembre 1986, Malik Oussekine est matraqué à mort par des flics d’une brigade à motos, le Peloton des Voltigeurs Motoportés. Quelques jours plus tard, cette brigade est dissoute. Jeudi 31 mars 2016, trente ans après, les voltigeurs font leur réapparition à Toulouse, traquent et matraquent en toute illégalité.

Le 6 décembre 1986 à Paris, après une manifestation étudiante contre le projet de réforme universitaire Devaquet, Malik Oussekine est tabassé à mort par deux policiers de la BAC à moto (Brigade Anti Criminalité). Un témoin décrit la scène : « Deux policiers s’engouffrent dans le hall, ils se sont précipités sur le type réfugié au fond et l’ont frappé avec une violence incroyable. Il est tombé, ils ont continué à frapper à coups de matraque et de pieds dans le ventre et dans le dos. »

Malik meurt suite aux coups.

Le lendemain, Devaquet démissionne ; étudiants et lycéens défilent en silence dans toutes les villes portant des pancartes « Ils ont tué Malik ». Lundi 8 décembre, Chirac, 1er ministre, annonce le retrait du texte de la loi Devaquet. Jean Schmitt et Christophe Garcia, les deux auteurs du matraquage mortel ont comparu trois ans plus tard devant la cour d’assises de Paris pour « coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Ils sont condamnés le 28 janvier 1990 respectivement à cinq ans et deux ans de prison avec sursis. Leur administration n’a pris aucune sanction notable : l’un a vu sa retraite avancée, l’autre a changé de poste.

Le PVM – Peloton de Voltigeurs Motoportés – ce sont des policiers montés à deux sur une moto tout-terrain ; l’un conduit, l’autre est armé d’une matraque. Ils ont comme mission de « nettoyer » les rues après les manifestations en pourchassant les « casseurs ». Le PVM est mis en service lorsque Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur, en 1986. Pasqua souhaite entre autres rétablir la peine de mort et « protéger les fonctionnaires de sécurité ».

Ce corps de police fut dissous à la suite de cette affaire. 

Et pourtant, 30 ans après, le PVM traque et matraque en toute illégalité.

Jeudi 31 mars 2016, Toulouse. Les manifestants contre la Loi Travail et les passants se font gazé abondamment, sur la place Saint Cyprien et autour. Les grenades pleuvent. Je suis les tambours de la batucada, on se retrouve à 40 bloqués entre deux murs de CRS, devant une école. Après négociations, ils nous relâchent par petits groupes de dix, sans contrôle, et sans broncher. On a à peine fait 50 mètres qu’on est de nouveau chargés par les flics. Les motos de la BAC nous traquent et nous matraquent sur tout le chemin des Allées Charles de Fitte à la rue Laganne, le long de la Prairie des Filtres. Brassards sur le bras, le motard de devant conduit, celui de derrière a la gazeuse dans une main, le doigt sur la détente, et la matraque dans l’autre. Ils nous pourchassent pendant une demi-heure en donnant des coups d’accélérateurs et en frappant les gens sur la tête, le dos, avec leur matraque. Ils s’acharnent sur les gens seuls, malgré les cris, et parviennent à casser des instruments de la batucada en donnant de gros coups de matraque. Nous avons dû nous réfugier dans une cage d’escalier, essoufflés, traumatisés, séparés, et pour certains en sang.

  • POUR LA DISSOLUTION TOTALE DE LA BAC

Le 24 mars, aux abords du Théatre National de Toulouse une moto de voltigeurs et le commissaire divisionnaire Laurent Syndic

Il ya aussi une moto bleue et blanche le 5 avril Photographie prise dans l'après-midi du 5 avril devant les Beaux-Arts

Pour la manif du 5 avril leurs plaques d’immatriculations sont :
832 CKP 31
840 CKP 31


Photographie prise dans l’après-midi du 5 avril devant les Beaux-Arts lors du passage du cortège du Mirail

P.-S.

Si l’unE d’entre vous a réussi à photographier ces motards, nous sommes intéresséEs… contact.iaata@riseup.net

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