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L’insurrection de Mars 1886 en wallonie.

L’insurrection de mars 1886 fût certainement l’un des événements les plus marquants dans l’histoire des luttes sociales et du mouvement anarchiste en wallonie. Pourtant cet événement majeur reste souvent peu connu (y compris dans le milieu libertaire) et bien souvent absent des manuels scolaires d’histoire. On se doute bien de la raison de cette absence sur les bancs de la machine à formater de bon.ne.s citoyen.ne.s qu’est l’école. Parler de luttes et d’insurrection, sa fait mauvais genre et sait-on jamais que cela pourrait donner des envies de révoltes…  Et puis ne dit-on pas que l’histoire est écrit par les vainqueurs…

Il est aussi intéressant d’observé le côté extrêmement spontané, très imprévisible et non-cadré tant par les partis politiques (Bien que le  jeune POB récupérera en partie les événements à son compte, mais cela après leur déroulement)  que par les syndicats encore peu puissant à l’époque de ce qui fût l’une des premières et des plus marquantes révolte ouvrière du pays.

Elle fût également très violemment réprimé.

Le contexte de 1886

La « révolution industrielle » avait commencé très tôt en wallonie  (dès 1770).  Entre 1850 et 1875, c’est le boom de l’industrialisation, la production est multiplié par plus de 3.

Une part immense dans la population travaille dans les secteurs industriels de la houille, du fers et de l’industrie textile (principalement  à Verviers pour cette dernière).

Cette industrialisation provoque des changements assez brutaux dans le paysage wallon voyant apparaître massivement terrils, haut-fourneaux, corons et carrières.

Ce développement économique fulgurants enrichira une bourgeoisie francophone et majoritairement Bruxelloise. A l’époques, les ouvrièr.e.s ne parlent que rarement français. Ielles s’expriment en wallon, picard, gaumais ou flamand. Le français, qui est une langue très codifié sert de signe de ralliement et d’identité commune à la bourgeoisie qu’elle soit flamande, wallonne ou bruxelloise.

Cette forte et rapide industrialisation créera un besoin important de chair-à-patrons pour les bourgeois. Ces travailleur.euse.s viendront d’abord des milieux ruraux wallons puis de la paysannerie flamande.  Grâce à l’exploitation de celleux-ci, la belgique deviendra la deuxième puissance industrielle mondiale.

Cette puissance de l’industrie profitait bien évidement uniquement à la bourgeoisie. La condition sociale des ouvrièr.e.s de l’époque était pour le moins épouvantable… Journée de travail durant de 12 à 14h,  aucune forme de protection, travail des enfants y compris à bas âge… L’abondance de main-d-oeuvre permettait aux patrons de maintenir des salaires très bas. Seul une partie du salaire était payé en argent, le restant étant payé en bon pouvant uniquement être utilisé dans des boutiques appartenant… au patron bien entendu. L’utilisation obligatoire du livret de travail permettait également un contrôle important sur celleux-ci. Ce carnet comprenait des notes sur le comportement de l’ouvrièr.e, permettant aux patrons d’identifier les plus récalcitrant.e.s et contestataires… L’alcoolisme était omniprésent.

Ces conditions s’était encore empiré suite à une crise économique qui débuta dans les années 1880.

Malgré cette misère, les pauvres s’étaient jusqu’à présent montré.e.s de manière générale relativement docile. Le POB (ancêtre du PS) était né en 1885 et faisait lui bien attention de rester dans la légalité… Même si les grèves générales qu’il lancera entre 1890 et 1913 échapperont parfois de son contrôle.

Mais ce calme n’allait pas durer…

A Liège…

Le 18 Mars 1886, un groupe anarchiste liégeois lance un appel pour une manifestation Place Saint-Lambert et un meeting à l’occasion des 15 ans de la Commune de Paris (qui dura du 18 Mars 1871 jusqu’à la Semaine Sanglante du 21-28 Mai 1871).

Les affiches montraient déjà un ton très combatif, on pouvait y lire: « Que chacun apporte un revolver. Alors en avant ! ».

Personne ne s’attendait à l’ampleur qu’allait prendre cette manifestation. Le Bourgmestre-sénateur de Liège décide avec l’avis du commissaire en chef, des 7 commissaires de police de quartiers et des chefs d’industries que la manifestation ne serait pas interdite. En effet, selon-eux, la classe ouvrière liégeoise était d’esprit et le groupe anarchiste de faible importance.

Les anarchistes, elleux-même ne s’attendaient pas à voir plus d’une centaine de personnes.

Pourtant le jours même, ce sont 2 à 3.000 personnes qui se trouvent rassemblé sur la Place.  De classique slogans anti-cléricaux tel que  » A bas la calotte! »,  se mêlaient à d’autres beaucoup plus offensifs :  » A bas les capitalistes ! A bas les bourgeois ! » , « Massacre, massacre ! Révolution ! « ,  » A bas la propriété ! « ,  » A bas les riches !  » et de bon vieux « Vive l’anarchie! ».

Un orateur se met sur les épaules d’autres manifestant.e.s et lance au milieu du bruit de la foule:  « Toutes les marchandises dans les magasins, vous les faites et vous n’en jouissez pas ! Vous mourez de faim avec vos femmes et vos enfants et vous laissez là toutes ces richesses… Vous n’êtes que des lâches. » . La suite des événements nous montrera que son appel aura été entendu….

La foule s’élance et lorsqu’elle arrive dans les quartiers riches de la ville, elle y exprime joyeusement sa colère. Les vitres des magasins, honteux étalage de l’opulence de la bourgeoisie volent en éclat et sont allègrement pillés.

La manifestation arrive ensuite au Café nationale où est prévu le meeting. La salle du café est bien trop petite pour accueillir tout ce monde, seul 400 personnes arrivent à rentrer. Le reste de la foule, restée à l’extérieur brise des vitres et des réverbères à l’aide de pierre.

Des orateurs aux intentions diverses appellent à tour de rôle à l’accalmie ou à l’insurection… Les gen.te.s présent.e.s à l’intérieur sortent ensuite du café. Un anarchiste liégeois, Edouard Wagener, hurle « C’est la dynamite qui doit avoir raison des propriétaires. Ventre affamé n’a pas d’oreilles. Celui qui crève de faim, nom de dieu, doit le prendre où il le trouve… la faim justifie le vol et le pillage !« .

La foule repasse la Meuse harcelée par la police, la gendarmerie et les charges de la cavalerie. Des pavés brisent de nouveau les devantures de magasins, les pillages reprennent de plus belles et du pétrole enflammé est lancé sur les gendarmes à cheval. Des coups de feu sont échangés.

Affrontements et pillages se prolongent durant la nuit jusqu’à 3h du matin. Bilan: 17 blessés, dont 6 du service d’ordre, une cinquantaine d’arrestations, 104 immeubles endommagés.

Le lendemain, les mineurs du Charbonnage de la Concorde à Jemeppe-sur-meuse se mettent en grève. Les vitres de la maison du Directeur volent en éclats.

Le 20 mars la grève s’étend sur tout le bassin liégeois. C’est l’effervescence. Les autorités ramènent une véritable petite armée de policiers, gendarmes, chasseurs-éclaireurs de la garde civique. Des renforts sont appelés des 4 coins du pays. Le bassin de Seraing est en état de siège.  A Liège même une agitation sporadique persiste. Dans la banlieue les symboles de l’autorité et de la prospérité bourgeoise sont pris à parti. Les piquets de grèves collectent des vivres au près des paysans locaux solidaires. Les socialistes tentent, en vain, dans des meetings d’appeler au calme.

Le 22 Mars à Tilleur, des officiers ordonnent d’ouvrir le feu. Trois personnes sont tuées et de nombreuses autres blessées.

Les cellules regorgent de prisonnier.e.s et le 24 Mars, le tribunal correctionnel de liège faisant son sale travail répressif condamne une quarantaine de prévenu.e.s à 4 à 16 mois de prisons pour avoir pris part aux événements du 18 Mars.  En tout 77 condamnations seront prononcées pour cette affaire.

Dans les jours qui suivent le mouvement finit par s’essouffler de lui même dans la région liégeoise.

Mais ce n’en n’est pas fini pour autant…

Dans le Hainaut

Le 25 Mars, la grève gagne les bassins houillères du Hainaut. D’abord les mineurs de Fleurus se mettent en grève. Ensuite ils formeront des cortèges allant de mine en mine pour faire débrayer leurs collègues.

Le lendemain, des piquets volant s’organisent  t arrêtent les laminoirs, les fonderies et les verreries de la région.

La grève devient générale dans les 3 principaux pôles industrielles du Hainaut: Charleroi, le borinage et le centre.

Les verreries seront les cibles privilégiées des insurgé.e.s hennuyer.e.s.

A la glacerie Monseu à Roux, 5.000 mètres de glaces sont fracassées. Le bureau central est incendié.

A Lodelinsart, les verreries Baudoux flambent. Tandis qu’à Jumet, c’est le château du patron (Eugène Baudoux) qui est d’abord pillé par la foule puis lui aussi incendié.

Dès le 27 Mars, la répression s’abat là aussi. 22 000 réservistes de l’armée sont appelés en renfort et le lieutenant-général van der Smissen est chargé de rétablir l’ordre (sa ne s’invente pas… Pour celleux qui ont eu le malheur d’avoir côtoyer son homonyme…) . Sous ses ordres, une vingtaine d’insurgé.e.s sont tué.e.s dont 12 dans la tristement célèbre fusillade de Roux (près de Charleroi) le 29 mars 1886…

Le 30 Mars, comme un dernier soubresaut de l’insurrection, les carrières d’Antoing, Lessines et Ecaussines se lancent dans une courte grève.

Au cours des mois qui suivent, la répression judiciaire continuera à s’abattre sur des centaines d’ouvrièr.e.s. Les peines de prisons pleuvent.

Deux membres très actifs de l’Union Verrière Oscar Falleur et Xavier Schmidt serviront d’exemples et seront condamnés lors du procès des incendies de la verrerie et du château Baudoux à 20 ans de travaux forcés.

Une nouvelle grève éclatera dans le Hainaut et à Liège en mai 1887 pour réclamer le suffrage universelle et la libération des prisonnier.e.s de 1886. Ielles obtiendront la libération de celleux-ci un mois plus tard.

S’en était finit de l’insurrection de 1886 mais son souvenir marquera les mémoires pour longtemps. Sous la législature de 1886-1887 apparaîtront les premières lois sociales. Gouvernements et patrons se sont sentis obligés de lâcher quelques miettes de pains pour calmer les esprits…

 

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Petit suivi de la mobilisation pour la grève générale du 24 Juin

Petit suivi (non-exhaustif) de la mobilisation d’aujourd’hui pour la grève générale. Des mises à jour seront probablement effectué. Si vous avez des infos intéressantes à partager sur des piquets/actions n’hésiter pas à laisser un commentaire!

Province de Hainaut

Nombreux barrages filtrants/bloquants dans la région.

Barrages filtrants à la frontière entre Mons et Valencienne.

Frameries:  Barrage au niveau du PASS. Deux automobilistes ont tentés de forcé le barrage vers 8h. Un gréviste a été blessé au genoux suite à cette tentative de passage en force. Peu avant 9h un autre automobiliste est sorti avec une arme de son véhicule et a menacé les grévistes.

frameries

Charleroi: Mouvement de grève bien suivi notamment dans la sidérurgie et le secteur publique. Peu de bus roulent. Des piquets de grève sont en place dans les zonings.

Charleroi24

Région Centre: Bloquage presque complet dans tout les secteurs. Les entreprises des zonings de Strépy-Bracquegnies, Manage, Feluy et Seneffe sont à l’arrêt

Province de Liège

Peu de bus circule. Les secteurs industrielles et les grosses enseignes de commerce sont a l’arrêt.

Piquets de grèves devant le décathlon à Alleur ainsi que devant Ikea, Makro, la Fnac et les galleries Saint-Lambert.

Un piquet de métallurgiste est entré dans l’aéroport de Liège. Un vol a dût être dévié vers Zaventem

Liège: L’union des bloqueur.euse.s fait un tour des piquets à vélo

Liege

Piquet devant le CPAS.

Blocage du rond-point de Belle-ile

Flémalle: Piquet devant l’hypermarché Carrefour. La direction tente de démoraliser les grévistes en prétendant qu’ils/elles sont le seul grand magasin à fermer (sic).

flemalle

Province de Namur

Bouge: Piquet devant le Delhaize.

Piquet filtrant devant l’Hopital Saint-Luc, qui a été levé suite à une menace d’astreinte de 1000€ par personnes freinées.

Jambes: Piquet devant le Delhaize. Piquet devant le Colruyt pour protester contre le licenciement d’une déléguée syndicale

 

Province du Brabant-Wallon

Piquet de sensibilisation devant Walibi

walibi

Province de Luxembourg

Région de Bruxelles

Manifestation contre les 45h, à l’initiative de l’union des bloqueur.euse.s

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Métro,tram,bus à l’arrêt.

Province d’Anvers

Intervention brutale de la police ce matin pour débloquer des piquets de grèves installés sur des gros axes routier menant aux port d’anvers. La police a fait usage de canons à eau. Au moins 2 personnes arrêtées.

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Province de Flandre-Orientale

Gand: Piquet au port de Gand.

Province de Flandre-Occidentale

Province du Limbourg

Province du Brabant-Flamand

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Le MR fait proposition de loi pour casser les grèves..

Sous l’appellation de « droit au travail » et de « liberté de travailler » (liberté d’être traité comme du bétail, liberté d’être exploité devrait-on plutôt dire…), le MR a fait une proposition de loi visant clairement à casser les grèves et à les dénuer de toute efficacité..

« la liberté de travail et le droit à la poursuite de ses activités impliquent pour chaque travailleur le droit de pouvoir accéder librement à son lieu de travail, d’y circuler, d’y accomplir ses activités et d’assurer les nécessités fondamentales liées à l’infrastructure. »

A quoi sert une grève qui ne bloque rien? A quoi sert une grève qui ne fait pas perdre d’argent au patron? Qui ne créer aucun rapport de force?

A RIEN!

Si cette loi passe, nous espérons que les travailleurs ne seront pas dupes et n’hésiterons pas à l’enfreindre!

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Bpost casse la grève à coup d’intérimaire…

Bpost a recruté 43 intérimaires pour remplacer des grévistes du centre de tri de Charleroi X.

Les grévistes avaient installé un piquet de grève non-bloquant et étaient menacés d’une astreinte de 500€ en cas de blocage…

Les bureaux de postes de Soignies et Ath sont parti en grève par solidarité!

Cette technique d’employé de la main-d’œuvre jetable pour contrer une grève est aussi vieille que la grève elle-même.

Cela montre bien que seul des blocages (ou des sabotages) peuvent réellement stopper la production. Y compris si ces blocages sont rendu illégaux (en raison de leur efficacité justement). Protester en restant bien dans les clous ne mène à rien…

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(Tract) Contre l’austérité, l’état et le capitalisme!

Une version tract à imprimer de ce texte précedement publié sur Wallonie Libertaire.

Tract en PDF

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Blocages et arrêts de travail dans la région de Herstal/ Verviers

Quelques actions anti-austérité ont eu lieu dans la région de Herstal et Verviers.

A Herstal l’autoroute E25 ainsi que le port pétrolier de Wandre ont été bloqué pendant 1H30.

Parallélement, dans la région de Verviers, des arrêts de travail d’une heure ont été observé dans plusieurs entreprises.

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Nous ne voulons pas de votre paix sociale!

La direction de la CSC et de la CGSLB ont signés l’accord interprofessionel avec le gouvernement. Cet accord vise à imposé la paix sociale suite aux larges mouvements sociaux qui ont eu lieu en novembre et décembre 2014. Seul la FGTB s’est abstenu de signé..

Celui-ci vise clairement à limiter les mouvements de grèves (et à notre avis particulièrement contre les bases syndicales qui ont utilisés la grève spontanée). Le ministre de l’emploi Kris Peeters ainsi que la député N-VA Zuha Demir ont d’ailleurs rappelé à ces syndicats qu’ils ne devaient pas faire grève (sic).

Il s’agit là clairement d’une trahison de plus de la part des directions syndicales envers leurs bases militantes…

Il ne faut plus se voiler la face, les directions syndicales sont visiblement pour le maintient du statut-quo, pour les intérêts du patronat et du gouvernement. Ils jouent le rôle de médiateurs, ils veulent calmer les ardeurs de leurs militants… Ils ont peur de se faire déborder…

On ne peut prétendre lutter contre l’austérité et le plan de casse social  du gouvernement tout en signant un accord fait de quelques concessions insignifiantes de la part du gouvernement contre l’assurance de la « paix sociale ».

Il ne peut pas et ne doit pas avoir de paix sociale tant qu’il n’y aura pas la justice sociale!

Nous ne voulons pas la paix.

Nous voulons la fin de l’austérité!

Nous voulons la fin du système qui engendre depuis trop longtemps misère, inégalités sociales et exploitations!

Nous voulons la fin du capitalisme et de l’état!

Vive les grèves sauvages et les actions spontanées!

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Contre l’austérité, l’état et le capitalisme!

Le précédent et l’actuel gouvernement en bon défenseur  du patronat ont lancés une série de mesures d’austérités et de chasse aux pauvres tant au niveau fédérale (exclusions des chômeurs, pensions,…), régional que local (règlements anti-mendicités, gentrification,…).

Cette politique est déjà appliqué depuis plusieurs années dans de nombreux pays d’Europe (Grèce, Portugal, Espagne…)

Elle n’a fait qu’accroitre la pauvreté…

Ces mesures visent à détruire les « acquis  » sociaux que les exploités ont obtenue suite à de longues et importantes luttes sociales.

Celles-ci n’ont rien de surprenante, les gouvernement sont depuis toujours là pour défendre les  intérêts exploiteurs.

La mobilisation contre ces mesures s’est relever être l’une des plus massives depuis de nombreuses années en Belgique, néanmoins il s’agit bientôt un mois après la journée de grève générale du 15 Décembre de ne pas se laisser endormir par de vaines promesses, de vaines négociations ou encore quelques petites concessions sans importances.

Il est important de maintenir un rapport de force et de se montrer déterminer à travers des initiatives individuelles et collectives contre l’austérité mais aussi plus largement contre l’état et le capitalisme.

Grèves spontanées, grève générale illimitée, occupations (d’usines, de bureaux de partis politiques ou de l’ONEM, d’organisations patronales,…), blocages, tractages, collages, manifestations sont autant de moyens luttes possible contre l’état et ses politiques d’austérités!

En tant qu’anarchistes notre lutte contre l’austérité se place dans un combat plus large pour la liberté de tous, pour la suppressions des inégalités de classe et contre toute forme d’oppression (capitaliste, étatique, sexiste,…)!

Cela parce que nous savons que l’austérité et la crise font intégralement parti de ce système qui fait prospérer la misère au profits d’une minorité qui ne cesse de s’engraisser! ( Rappelons que les 85 personnes les plus riches du monde possède autant de richesses que les 50% les plus pauvres de la planète!).

Finissons-en avec leur austérité.

Débarrassons-nous du capitalisme!

Reprenons nos vies en main!

 

 

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2015: l’année de l’exclusion sociale et de l’austérité?

N’oublions pas qu’en cette période de nouvelle année plus de 16 000 personnes viennent de perdre leur droit aux allocations de chômage et que beaucoup de familles et d’individus se retrouvent donc dans une situation encore plus précaire qu’auparavant.  Cela alors même qu’il n’y aurait qu’une offre d’emploi pour 60 chômeurs en Belgique !!

Cette politique d’exclusion sociale et de chasse aux pauvres ne se limite bien entendu pas aux chômeurs : les pensionnés, les travailleurs et les sans-abris seront aussi touchés par les nouvelles mesures antisociales de la coalition suédoise!

On peut néanmoins espérer que le mouvement de grogne sociale que l’on a vu se développer ces derniers mois ne se laissera pas endormir par de petites concessions, par la répression ou par le désespoir.

Courage et bonne continuation à tout ceux qui luttent contre l’austérité, l’exclusion, le capitalisme et toutes formes d’oppressions !

Que 2015 soit une année de rencontres, de luttes, de contestations!

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Pourquoi faut-il fermer les magasins pendant une grève?

Depuis la grève générale du 15 Décembre, on a pu constater un emballement médiatique autour de la question des piquets de grèves ( rappelons que certains anti-grèves ont foncés avec leurs voitures sur des grévistes et que cela a fait beaucoup moins de bruits que « l’affaire Raymonde »), des fermetures de magasins et du tout nouveau terme à la mode du « droit au travail ».

Tout d’abord, il nous semble important de rappeler qu’actuellement le gouvernement poursuit une politique d’austérité clairement offensive envers les pauvres qui a été commencé par le précédent gouvernement socialiste.

Dès lors la grève général du 15 Décembre se place dans le contexte d’un conflit opposant les populations pauvres (travailleurs et non-travailleurs) au gouvernement. Il s’agit d’obtenir un rapport de force permettant de faire reculer le gouvernement.

Ce rapport de force face au gouvernement lors d’une grève ne peut avoir du poids que si l’économie du pays est paralysé.

Les « acquis » sociaux que le gouvernement attaque actuellement (pension, chômage, droits sociaux,…) n’ont pas été obtenue en lançant des fleurs ou en allant voter. Ils ont été obtenus par des luttes sociales longues et difficiles.

En partant de ce constat, si des grosses enseignes tel que H&M, L&L, McDo,… restent ouvertes elles participent à « casser » la grève, elles participent à rendre le rapport de force moins favorable aux grévistes.

Elles profitent même de la grève puisque la plupart des autres magasins sont fermés…

Qui plus est, ces grosses enseignes font très souvent appelle à des intérimaires ou à des CDD et n’hésitent donc pas à faire pression sur leurs employés pour les  empêcher de faire grève (ou les forces à utiliser un de leurs jours de congés).

Il est donc nécessaire pour tenter d’avoir un rapport de force favorable et pour permettre aux employés qui voudraient faire grève mais qui ont trop peur des conséquences (de par leur condition d’intérimaire ou CDD) de le faire, de faire fermer ces grosses enseignes…

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