Archives pour l'étiquette charleroi

Assemblées et actions contre la semaine de 45h (MàJ 4 Mai)

La mobilisation contre la loi Peeters se lance tout doucement…

Voilà quelques actions et assemblées prévu dans l’avenir:

Bruxelles

4 Mai 18h30: Assemblée local de Saint-Gilles. Carrée de Moscou

7 Mai 15h: Assemblée local de Ixelles. Place sainte-croix

15 Mai 14h: Manif contre la journée de 9h, Bruxelles Gare Central

24 mai 14h: Manifestation intersyndicale, Bruxelles Gare du Nord

24 juin: Grève générale!

7 octobre: Grève générale!

 

Liège

5 Mai 19h: Assemblée de l’union des bloqueur.euse.s des 45h

au CPCR Rue jonruelle 11 à 4000 Liège

Charleroi

10 Mai à 18h: Assemblée des bloqueur.euse.s, Maison du Peuple de Dampremy, 11 rue Jules Destrée, 6020 Dampremy . Plus d’infos: stop45hcharleroi@gmail.com .

45h

 

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Bpost casse la grève à coup d’intérimaire…

Bpost a recruté 43 intérimaires pour remplacer des grévistes du centre de tri de Charleroi X.

Les grévistes avaient installé un piquet de grève non-bloquant et étaient menacés d’une astreinte de 500€ en cas de blocage…

Les bureaux de postes de Soignies et Ath sont parti en grève par solidarité!

Cette technique d’employé de la main-d’œuvre jetable pour contrer une grève est aussi vieille que la grève elle-même.

Cela montre bien que seul des blocages (ou des sabotages) peuvent réellement stopper la production. Y compris si ces blocages sont rendu illégaux (en raison de leur efficacité justement). Protester en restant bien dans les clous ne mène à rien…

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Prochaines actions contre l’austérité…

Quelques actions à venir contre l’austérité:

Le 29 Mars:

Bruxelles  à 13h, gare du Nord. La parade partira de la gare du nord à 14h pour terminer à 16h place de l’Albertin

Le 30 Mars:

A Bruxelles manifestation « Tous ensemble! » départ à 10h30 Place du Luxembourg en face de la gare de Bruxelles-Luxembourg.

Le 1er Avril:

Manifestation contre l’austérité

A Liège rendez-vous à 11h au kiosque du Parc d’Avroy

A Charleroi rendez-vous à 10h à l’esplanade de la gare de Charleroi-Sud.

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Des caméras parlantes à Charleroi

Cela fait plusieurs année que la ville de Charleroi voulait installer des caméras parlantes. C’est maintenant chose faite… Des caméras munies de haut-parleur utilisable par les policiers qui sont derrière l’écran de contrôle sont désormais en place dans 5 endroits du centre-ville.

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1886 : Flambée insurrectionelle en Wallonie

Vu sur le site de René Binamé :

En 1886, une flambée insurrectionnelle se répand de Liège à Charleroi pendant près d’une semaine, résultat d’une rage confusément accumulée pendant des années.

Ce mouvement obtiendra deux  » réponses « . D’une part, une implacable répression étatique (la troupe charge, sabre, tire et tue; les magistrats ont la main lourde). D’autre part, l’encadrement politique et social par le tout jeune Parti Ouvrier Belge (futur Parti Socialiste), fondé l’année précédente.

De la répression, le mouvement ouvrier aurait pu se relever. Dans la foulée, envers et contre le POB, il connaîtra d’ailleurs encore plusieurs soubresauts qui ne seront maîtrisés que de justesse (1893, 1902, 1912…). Par contre, constatons qu’il ne s’est pas encore relevé de son intégration progressive par l’appareil socialiste (et dans une moindre mesure, catholique). Jusqu’à nouveau désordre ouvre-chef et boute-feu?



18 mars 1886, 15e anniversaire de la Commune de Paris. Une poignée d’anarchistes liégeois décide de commémorer l’événement par un meeting qui va déborder au-delà de leurs espérances. (Voir tract)

Bien sûr, un tract ne produit pas un soulèvement, mais il peut comme ici en exprimer, en clarifier, en attiser les motivations. Les émeutes qui s’étendent pendant près d’une semaine depuis Liège jusqu’au bassin de Charleroi témoignent d’une colère qui grondait souterrainement. Le radicalisme des mots d’ordre, les destructions perpétrées sur l’appareil de production et sur les biens de leurs propriétaires (comme aux verreries Baudoux à Jumet), la violence des affrontements avec les forces de répression sont autant d’indices qui témoignent de la virulence de la flambée insurrectionnelle. Les autorités craignent même que la contagion ne gagne la troupe envoyée rétablir l’ordre. Le danger devenait en effet bien réel et que l’on passe ainsi de l’émeute et de l’insurrection au mouvement révolutionnaire. Cela ne s’est pas produit. L’histoire a des leçons à donner, pas à recevoir.

 » La répression n’a eu d’égale que la crainte éprouvée par les possédants. Dès le 24 mars, les sanctions pleuvent. presque toutes les peines prononcées atteignent le maximum. (…) Au lendemain des troubles de Liège, l’opinion conservatrice et le gouvernement, d’une seule voix, en avaient attribué la cause à des agitateurs, à un complot de l’étranger. alertées, les chancelleries n’en ont découvert aucune trace, si ce n’est des mouvements analogues en France, en Angleterre ou aux Etats-Unis d’Amérique » (René Van Santbergen, La grève de 1886).

Le retour au travail, la mise au pas des prolétaires sous l’égide de leur représentants politiques ne se fera pas sans heurts.  » Le POB voulait faire peur à la bourgeoisie en lui disant: Attention, je vais lâcher les chiens, mais la vraie peur du POB, c’était de devoir vraiment les lâcher  » (Robert Devleeshouwer, cité par JP. Schreiber, in La Wallonie née de la Grève?, édition Labor, 1990). Et puisque régulièrement certains amnésiques accusent le Parti socialiste de trahison, voire même de chanter faux l’Internationale, il est bon de rappeler qu’il n’a résolument jamais rien fait d’autre.

 

Un autre texte intéressant:

Les faits:

« Sans souci ! Telle doit être la position des milieux bourgeois en cette journée du 18 mars 1886 à Liège. La police, sourde aux rumeurs, conclut que la manifestation et le meeting projetés par le groupe anarchiste de Liège ne dépasseront pas l’ampleur des précédentes manifestations, au contraire. Des mesures de sécurité de routine sont prises au dernier moment dans l’après-midi. Déjà cependant, la physionomie de la ville a changé. Dès l’heure de midi, il y règne une animation inusitée. On y respire comme un air de fête, mais on y remarque des rumeurs curieuses : «Louise Michel, l’héroïne de la Commune sera présente ! ».

Des camelots vendent le Catéchisme du Peuple d’Alfred Defuisseaux. Au sortir des ateliers, des travailleurs traînent sur les trottoirs, l’air innocent dans le soir qui s’allonge. De la banlieue, dès l’après-midi, des bandes ont pris la route de la Cité. Un témoin dénonce leurs « chansons lugubres », des mineurs crient « Vive la République ! ». On n’escomptait plus de 250 à 300 participants, mais dès 19 heures, la foule est compacte. Edouard Wagener et Jean Joseph Rutters sont surpris par l’affluence : plusieurs milliers de personnes, imprimeront les journaux. Beaucoup de jeunes « gamins », des femmes en grand nombre, une atmosphère bon enfant. Deux bannières, sommées du bonnet phrygien, donnent la départ à deux cortèges dont le premier s’ébranle vers le Pont-des-Arches par la rue Léopold, mais dont une partie dévie vers le Quai-sur-Meuse pour rejoindre en Vinâve d’Ile un second cortège guidé par Edouard Wagener vers le centre commercial de la Cité où peuvent se contempler les fruits, défendus aux manifestants, de l’abondance bourgeoise.

Aux cris de « Vive l’anarchie ! » répondent les vociférations : « Massacre, massacre ! Révolution ! », « A bas la propriété ! », « A bas les riches ! », « A bas les capitalistes ! », et le traditionnel « A bas la calotte ! ». Les volets des commerces s’abattent à grands fracas, tandis que des vitrines, déjà, volent en éclats. La Place du Théâtre et bientôt, la Place du Marché et les environs de l’Hôtel de Ville sont envahis par la meute hurlante : « A manger ! A manger ! Du pain ! ». Une boulangerie est défoncée, les pains roulent. Le torrent populaire traverse la Meuse, déferle en Outre-Meuse, jusqu’à la Place Delcour où l’arrière salle du Café national, lieu du meeting, est déjà comble. Devant 400 auditeurs alternent des orateurs aux intentions diverses, apaisantes pour les uns, subversives pour les autres, qui entraînent la foule vers l’extérieur où le cortège tourne à l’émeute. Des coups de feu sont tirés. Wagener s’époumonne : « C’est la dynamite qui doit avoir raison des propriétaires. Ventre affamé n’a pas d’oreilles. Celui qui crève de faim, nom de dieu ,doit le prendre où il le trouve… la faim justifie le vol et le pillage ! » La foule crie : « Vive la République ! », « Vive la Commune », « Vive l’ouvrier ! », tandis que se gonflent les accents de la Marseillaise.

Trois à quatre mille personnes tourbillonnent sur cette place aiguë. Elles repassent la Meuse, harcelées par la police, la gendarmerie, la garde civique, les charges de cavalerie. Tout le centre, depuis l’entrée de St Gilles jusqu’à la Place St Lambert, frémit sous le maelström. Des pavés brisent les devantures, du mobilier de café vole dans tous les sens, les fiacres s’enfuient au galop de leurs chevaux. On pille les boutiques. Du pétrole enflammé est projeté sur les gendarmes à cheval. Des coups de feu sont échangés. Rassemblée à la hâte, la troupe descend de la Citadelle sur la ville. Toutes les autorités sont sur les dents : 17 blessés, dont 6 du service d’ordre, une cinquantaine d’arrestations, 104 immeubles endommagés, tel est le bilan au moment où, vers trois heures du matin, les derniers fuyards s’enfoncent dans la nuit. Rien, toutefois, n’est terminé. Bien au contraire.

La grève part du Charbonnage de la Concorde, à Jemeppe-sur-Meuse, dont un porion, Léon Lignon, est resté entre les mains de la maréchaussée à Liège. Le mouvement se propage comme l’éclair dès l’aube du 19 mars. Les vitres de la maison du directeur volent en miettes. Pour la patronat, c’est « Non ! » à toute revendication, ni sur la salaire, ni sur le temps de travail. A 8 heures du matin, la grève est générale dans la bassin investi par la gendarmerie, les lanciers, la ligne. La Société Cokerill, toutefois, se félicite du calme de ses ouvriers.

A Liège, police et chasseurs-éclaireurs de la garde civique protègent les abords de la ville, mais l’agitation, sporadique, persiste, menée par des « gamins » tandis que la foule se presse autour du Palais de Justice où les prisonniers sont amenés à grands renforts de moulinets de sabre. Dans la banlieue, la situation s’empire tandis que la pluie disperse les citadins. On brise, on tire, on lance des boulons contre tout ce qui évoque la prospérité. Tilleur, Saint-Nicolas, Jemeppe sont en effervescence. On lapide les trams, saccage les abris, démolit l’éclairage public. La troupe s’installe partout à Seraing, à Flémalle, à Jemeppe, à Ougrée, à Montegnée, à Glons, à Grâce-Berleur. Le lieutenant général baron van der Smissen prend le haut commandement des unités militaires rassemblées en hâte et des réservistes dare-dare rappelés. La nervosité suscitée par la peur et les bobards provoquent des échauffourées ; il y a des morts, des blessés, des hommes, des femmes, des adolescents. Dans les campagnes s’allongent les longues files de quémandeurs et de mendiants, traqués par la gendarmerie et la troupe. Des piquets de grève collectent dans les fermes au grand émoi des paysans.

Dans les meetings, les socialistes tentent de ramener le calme et de privilégier l’organisation du dialogue démocratique. Mais de forts piquets de grève continuent à entraver le travail, les jeunes « hiercheurs » sont les plus acharnés, les femmes ont l’esprit plus monté que les hommes, témoignent les journaux. On réclame la journée de travail à 4 francs, soit un de plus, mais les patrons refusent, arguant des armuriers qui ne se font que 1,50 franc par jour.

En ville, la bourgeoisie est sur pied de guerre. Les cellules regorgent de prisonniers que l’on aiguille vers Louvain, Huy, Namur, Raikem. Les esprits s’échauffent, à Bruxelles et ailleurs. Tandis qu’à Liège, le mouvement s’essouffle, le voici qui déferle soudain sur le pays de Charleroi où, le 25 mars, la paye des mineurs est réduite. Le 26 mars, la fermentation gagne les verreries malgré les réquisitions de troupes, insuffisantes en cet endroit. A Lodelinsart, aux magnifiques verreries Baudoux, c’est l’Apocalypse. Tout flambe, tout explose sous la violence des grévistes. A Jumet, le château du patron subit le même sort. Le 27 mars, à Roux, c’est la tragédie. La troupe tire, on relève neuf morts. Les correspondants de presse évoquent Germinal. Jean Volders proclame dans le Peuple : « Ils l’ont eu nos gouvernants le sang qu’ils désiraient, la sang dont ils avaient soif. Mais il faut que ce sang-là féconde la moisson que la socialisme prépare… ».

Partout, les revendications des travailleurs exigent d’abord plus de considération. Il est fait trop peu de cas de la vie du mineur. Maladies de poitrine, pleurésies lui sont fréquentes. Il est traité comme une bête de somme, évincé par des ouvriers étrangers plus malheureux encore. L’emploi est précaire. S’il se présente à la fosse, il ne descend qu’une fois sur deux. Il ne s’aperçoit des baisses de salaire qu’au moment de la paie. La patron retient indûment le carnet de travail. Tels sont les griefs. On demande l’amélioration des caisses de pension et de secours. Mais la patronat excelle dans l’art de semer la division, de jouer de l’embauche et du renvoi, de recourir à l’importation de houille étrangère. On note cependant quelques concessions. Les pouvoirs publics s’entremettent et, dès le début avril, les esprits se refroidissent. La bourrasque retombe, l’émeute n’a pas engendré l’insurrection. Les travailleurs qui en trouvent retournent au travail, vaincus, mais fiers de leur force soudain révélée. »

Extraits de : « 1886 La Wallonie née de la grève » , M. Bruwier, N. Caulier-Mathy, C. Desama, P.Gérin, éd Labor, Bruxelles, 1990, p.45 à 47

 

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Charleroi fait la guerre aux pauvres: nouveau réglement anti-mendicité.

CHARLEROI – Le conseil communal carolo a adopté lundi soir le nouveau règlement mendicité. Ecolo et le PTB + dans l’opposition ont voté contre les nouvelles dispositions qui imposeront aux mendiants de circuler au fil de la semaine entre les différentes localités carolos.

Sofie Merckx, la mandataire du PTB, a dénoncé le nouveau règlement. Le caractère inapplicable du texte ne fait pas de doutes d’après elle. Après avoir interdit aux gens de nourrir les pigeons, «va-t-on les punir de donner une pièce aux mendiants», s’est interrogée l’élue.

Xavier Desgain, mandataire Ecolo a quant à lui fustigé les politiques sociales mises en place à Charleroi. La majorité se livre à une chasse aux pauvres, selon lui, pour les exclure du centre-ville. Or, elle devrait faire, vu les conditions actuelles, de la pauvreté sa priorité numéro 1, a affirmé l’élu Ecolo.

Paul Magnette, le bourgmestre socialiste, a rappelé pour sa part les raisons du nouveau règlement: réduire les problèmes de cohabitation dans certains quartiers et favoriser l’émancipation des «mancheurs», obligés selon lui désormais de se déplacer entre les différentes localités.

Source : lavenir.net

Le nouveau règlement anti-mendicité (disons les choses telles qu’elles sont…) imposera aux mendiants d’aller dans certains quartiers, en fonction du jour, pour faire la manche. Le mendiant peut même se voir saisir sa manche s’il enfreint ce règlement.. Bref un mendiant se trouvant au mauvais endroit se fera prendre, généralement le peu qu’il a pour survivre.. C’est lui enlever le pain de la bouche comme on dit.

« Paul Magnette, le bourgmestre socialiste, a rappelé pour sa part les raisons du nouveau règlement: réduire les problèmes de cohabitations dans certains quartiers et favoriser l’émancipation des «mancheurs»…  » Favoriser l’émancipation des mancheurs? C’est bizarre mais je ne vois pas en quoi les forcer à faire de long trajets à pied ou en fraudant les transports en commun (compliqué pour un sdf de payer la TEC tout les jours pour aller faire la manche…) les émanciperaient. Je ne vois pas non plus le côté émancipateur d’être persona non grata dans certains quartiers certains jours ni dans le fait, d’entasser la misère chaque jour dans un quartier..

Ce règlement est une attaque de plus contre les plus pauvres et n’a qu’un seul but réel : chasser les pauvres du centre-ville pour y attirer les commerçants, les touristes, les classes moyennes supérieurs, les artistes bobos, bref faire venir ceux qui ont la thune et pour ce faire, jeter plus loin ceux qui n’en n’ont pas…

Il ne vise pas à aider les mendiants de quelques manières que se soit, ni d’atténué cette misère. Non, non, non, ce réglement est juste pour rendre la misère moins visible, donné une meilleur image de la ville auprès des friqués…

Certains habitants de Charleroi se plaignaient dans une pétition de «la manière dont nous, citoyens carolos, avons été désignés comme les demandeurs de la «désédentarisation» des «mendiants». Qui donc a été consulté ? Qui s’est prononcé ? Nous avons, par ces termes, l’impression d’avoir été instrumentalisés».  Très bien mais n’avez-vous pas l’impression que c’est toujours le cas?  Que les politiciens de quelques partis que ce soit et à quelque niveau que ce soit (communal, régional, fédéral, européen) ne nous consultent jamais? Et que même dans les rares (très très très rare) cas où ils nous consultent, il s’agit soit de sujets d’intérêts très mineurs, soit ils consultent mais quand sa ne leurs plait pas, ils font quand même ce qu’ils veulent ( un bel exemple fut la constitution européenne..). Sur quels règlements, quelles loi avez-vous donc déjà été consulté? Avez-vous déjà une seule fois  eu un mot à dire dans les décisions prises par les politiciens que ce soit une loi, un grand projet ou même un budget? Pensez- vous que parce que ce système , où l’on a l’immense privilège de pouvoir choisir son maitre, s’autoproclame démocrate, que pour autant c’est le peuple qui décide?

 

LA RUE EST A NOUS, PAS AUX POLITICIENS!

 

 

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