Petite histoire de la cibi.

La cibi ou Citizen-band est une bande de fréquence libre d’usage (n’importe qui peut posséder et utiliser un émetteur) comprise entre 26,965Mhz et 27,405Mhz. Il existe des postes fixes ainsi que portable (style talki-walkie). C’est un outil assez efficace pour communiquer de manière directe et fiable sur de courte ou moyenne distance (jusqu’à 50Km) et il peut arriver de manière assez aléatoire de faire de très longue distance (jusqu’à l’autre bout de la planète).

La cibi est surtout utilisé par les routier.e.s et a très souvent servi à prévenir de présence de radar ou de contrôle de flics.

L’histoire de la cibi porte indéniablement une part de subversion tant par son non-soucis de législation que par sa liberté d’expression. En effet, elle est apparu dans les années 50 aux USA de manière tout à fait illégale. Quelques bidouilleur.euse.s suivi par des camioneur.euse.s se sont rendu compte que cette bande de fréquences était inutilisés or le spectre radio est très contrôlé (surtout à l’époque mais c’est encore le cas aujourd’hui) et les autorités ne voyait pas ça d’un très bon oeil. La cibi est apparu en Europe dans les années 60 grâce à l’arrivé de matériel US professionnel (émetteur de taxi,…) importé sous le manteau. Là aussi la pratique de ce loisir est totalement interdite. Les pirates se doivent d’être prudent.e.s pour éviter la saisi du matériel et les poursuites judiciaires.

Suite au boom de la cibi et des radios libres (toutes pirates à l’époque), les ondes sont « libéralisé ». La bande FM s’ouvrent à certaines radios libres (principalement celles à vocations commerciales mais pas que) moyennant des demandes d’autorisations et le payement de redevances. La cibi quant à elle devient légale d’abord sur 22 canaux puis 40 avec une puissance de 4W.

Les cibistes n’ont pas pour autant perdu le goût de la rébellion. Encore aujourd’hui rare sont les cibistes qui respectent la réglementation tant au niveau des fréquences utilisées que de la puissance. Chacun.e fait encore un peu ce qu’ielle veux dans ce microcosme de liberté radiophonique….

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De nouveaux sabotages sur le chantier du contournement!

Décidément certain.e.s voient d’un très mauvais oeil le chantier du contournement de Couvin et semblent décidé.e.s à ne pas laisser faire…

En effet, on apprend par la presse mainstream que près de 220 pneus ont été crevées sur les engins du chantiers. Précédemment des vitres de véhicules avaient été brisées sur ce même chantier.

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La prison tue!

On ne rappellera jamais assez l’horreur qu’est cette institution étatique nommée prison.  Entre 2009 et 2015 301 prisonnier.e.s sont mort.e.s dans les geôles de l’état belge dont 92 par suicide (officiellement). Et ces chiffres ne comprennent pas les centres fermés…

La prison sert à broyer, écraser, détruire physiquement et psychologiquement les gen.te.s que l’état considère comme nuisible.

Bien souvent ces gen.te.s y sont parce qu’ielles ne supportaient pas/plus l’exploitation et la misère économique et ont voulu trouvé d’autre moyen d’engranger du pognons. Ce n’est pas pour rien que la majorité des prisonnièr.e.s sont issue des classes sociales les plus défavorisées. On fait miroiter aux pauvres que la réussite c’est d’avoir une grosse voiture, une grosse télé et une grosse maison puis on les condamnes à galérer dans des boulots de merde sous-payés, dans les bureaux du forem ou du CPAS…

La prison n’arrange rien, elle n’est jamais la solution.

A bas l’enfermement! A bas toutes les prisons!

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(Vidéo) A bas l’austérité!

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Un poulailler industriel de 40.000 poules à Familleureux et 150.000 à Huy?

Selon la presse mainstream un projet de poulailler industriel de 40.000 poules a vu le jour à Familleureux (Seneffe) . Une enquête publique a été lancée par la commune le 13 septembre et s’achèvera le 28 septembre.Ce genre d’horrible projet n’est que l’expression extrême du spécisme. On ne voit les poules que comme des machines, des outils de productions a entassé toutes leurs vies dans de sombres hangars pour faire de la thune… Les poules n’y sont vu que comme des objets de rentabilités qui se feront tuées quand elles ne seront plus rentable. De même pour les poussins mâles…

N’oublions pas qu’il s’agira de 40.000 êtres vivants condamnés à la souffrance pour le bien de l’industrie agro-alimentaire…

De même à la Solières près de Huy, un projet de 3 poulaillers pour en tout 150.000 poules (!!!) a vu le jour…

 

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La collectivisation des terres chez les anarchistes…

La collectivisation des terres est une idée essentielle de l’anarchisme rural. Il ne s’agit pas ici de collectivisations forcées (pour le producteur.trice) productivistes et bureaucratiques comme celles prônées par les communistes autoritaires.

Bien sûr que non! Ce que nous appelons de tout notre c’est une collectivisation par le bas, par ceux et celles qui utilisent la terre. Ce que nous voulons c’est la fin de l’accaparement des terres agricoles par de riches propriétaires (qui louent bien souvent à des prix plus qu’exorbitant); la fin également de la destruction des terres obtenues à coup d’expropriation pour y faire des projets inutiles, polluants et destructeurs mais générant un max de thunes pour une poignée de capitalistes…

Les terres doivent revenir à celles et ceux qui veulent les cultiver!

Exemples historiques

La collectivisation quand elle n’est pas forcée à ceux et celles qui cultivent par une bureaucratie complétement déconectée de toute réalité rurale (en gros quand elle n’émane pas de régime communistes autoritaires) a su montrer sa réalisabilité et son efficacité dans des expériences historiques de plus ou moins grosses ampleurs et ce malgré le contexte souvent complexe et assez défavorable (guerre d’espagne,..) .

Les Diggers

Les diggers (« piocheurs » en français) sont souvent considéré comme étant le premier collectif squatteur.euse.s. Les diggers ont été fondé en 1649 suite à l’occupation de l’église de Walton On Thames par un groupe de journaliers revendiquant le droit d’utiliser les prés et terres communal (qui étaient auparavant mises en commun par les paysans puis qui avaient été largement privatisé).  Ainsi ielles déclaraient :

« c’est indéniablement affaire de justice que le peuple travailleur puisse bêcher, labourer et habiter sur les communes, sans avoir à louer ni a payer une redevance à quiconque »

« une fois la terre redevenue trésor commun… il adviendra que nul n’osera chercher à dominer les autres, nul n’osera tuer son prochain et ne désirera posséder davantage de terre que son voisin »

« tous les hommes se sont dressés pour conquérir la liberté… et ceux parmi vous qui appartiennent à l’espèce des riches ont peur de la reconnaître car elle s’avance vêtue des habits du rustre… La liberté, c’est l’homme résolu à mettre le monde à l’envers, comment donc s’étonner que des ennemis l’assaillent… »

Ils avaient des idéaux collectivistes chrétiens et sont souvent considérés comme des précurseurs de l’anarchisme

L’ukraine

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Le 29 mars 1917 l’union des paysans est fondée à Gouliaï Polié, cette union regroupe des paysan.e.s refusant de payer le loyer aux proprios.

Cette union prendra la forme d’un conseil des délégués, paysans et travailleurs suite à une assemblée régionale. Ce conseil voulait préparer le terrain à des expropriations par des groupes de paysan.e.s armé.e.s ayant pour beaucoup été influencé.e.s par la pensée de l’anarchiste Nestor Makhno.

Le 25 Septembre 1917 les grands propriétaires sont convoqués et leurs titres de propriétés saisis. C’est le début de l’expropriation des grands propriétaires et de l’aristocratie par les paysan.e.s pauvres.

Les insurgés forment un tas de commune agraire autonome autogérée et émancipé du pouvoir étatique sur une région allant de la mer noir et au Donbass. Ces communes sont basées sur le volontarisme, la solidarité et au minimum une tentative d’horizontalité. Ces paysan.e.s ont pu expérimenter pendant plusieurs mois la vie et l’agriculture sans l’oppression d’un pouvoir politique. Ielles ont également pu pour quelques temps se réapproprier les terres qu’avaient accaparées les riches

Tout cela ne plait pas beaucoup aux bolcheviks…

En 1918, Lénine signe un traité livrant l’Ukraine à l’Allemagne et l’Autriche.

Les anarchistes ukrainien.e.s organisent la résistance par la guérilla principalement dans l’Armée Révolutionnaire Insurrectionnelle.

Parallèlement à cela la répression anti-anarchiste prend de l’ampleur en Russie. La presse anarchiste y est interdite et nombre de militant.e.s sont emprisoné.e.s.

La guérilla combat avec succès les Allemands  ainsi que les armées blanches.  L’armée Rouge qui avait passé des accord tactiques temporaire avec l’armée révolutionnaire insurrectionnelle se retourne contre les anarchistes suite à leur victoire sur les blancs…

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L’Espagne 36-39

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De même pendant le soulèvement social de 36 en Espagne, de nombreuses terres agricoles ont été collectivisés par les paysan.e.s et des communes agraires autogérés ont été formées. Ces collectivisations ont pris diverses formes selon les endroits. Elles ont été très nombreuses en Catalogne (70% des terres y ont été collectivisés) , en Andalousie (50%) et dans l’est de l’Aragon (450 collectivités agricoles).

La guerre contre le franquisme puis le régime dictatorial de Franco mirent fin à ces expériences..

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La collectivisation ici et maintenant?

 

La collectivisation des terres sa se passe aussi ici et maintenant que ce soit dans le cadre de potagers collectifs qui malheureusement sont bien trop souvent exempt de toute revendication que dans l’occupation de terres menacées par des projets capitalistes destructeur. Certaines coopératives ou communautés autogérées collectivisent également leurs terres

Dans le cas des potagers collectifs certain portent tout de même un message politique comme Après la pluie à Namur.

 

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Une bibliothèque anarchiste en ligne…

Une bibliothèque anarchiste en langue française et en ligne a été lancé il y a peu basé sur theanarchistlibrary, un projet similaire en Anglais.

Ca se passe ici

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Le nucléaire un danger permanent…

Entre les centrales nucléaires aux réacteurs fissurées dont on prolonge la durée de vie encore et encore,  et les déchets dont on ne sait que faire et qui seront toujours dangereux dans des plusieurs centaines d’années; le nucléaire fait peser un danger permanent sur nos têtes.

De récentes études viennent une fois de plus renforcer ces dires. En effet, il y aurait trois fois plus de cas de leucémie chez les enfant.e.s vivant à moins de 15Km du centre de traitement de déchets nucléaires de Mol ,  et des cas plus nombreux qu’ailleurs de cancers de la thyroïdes chez les enfants habitant.e.s aux environs de l’institut des radio-éléments à Fleurus.

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[FANZINE] Partout et nulle part N°2

 

 

Fanzine anarchiste wallon.

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Solidarité Thessalonique!

Vu sur le site de jeluttedoncjesuis


Le 27 juillet 2016, un coup violent a été porté contre le mouvement social et les réfugiés à Thessalonique. En effet, trois des principaux squats de la deuxième ville de Grèce, hébergeant à la fois de nombreux réfugiés et des dizaines de militants, ont été attaqués simultanément. Les conséquences sont lourdes et très coûteuses :
- beaucoup de personnes et de familles à reloger ;
- de nombreux besoins, en raison de la vitesse et de la brutalité des expulsions (destruction d’équipements, stocks alimentaires, matériel médical, vêtements, effets personnels, jouets d’enfants, matériel pédagogique…) ;
- frais judiciaires…

Un appel à la solidarité internationale vient d’être lancé depuis Thessalonique.

Notre collectif de films solidaires Anepos a été chargé de cette tâche en France, Suisse et Belgique, par nos camarades, comme par le passé, lors de nos actions d’urgence communes, notamment pour les réfugiés du camp d’Idomeni durant l’hiver 2015.

Précisons que nous connaissons parfaitement bien les camarades de Thessalonique : nous avons tourné avec eux « Ne vivons plus comme des esclaves » en 2012-2013 et « Je lutte donc je suis » en 2014-2015 (Grigoris Tsilimantos, expulsé du squat Nikis et cofondateur de Mikropolis, est l’un des personnages des deux films) ; nous avons participé à des actions avec eux (pour l’usine autogérée VIO.ME, la ZAD de Chalcidique, la défense de l’eau en tant que bien commun contre la firme française Suez, l’aide aux réfugiés contre l’accord Union européenne-Turquie) ; nous avons participé à leurs assemblées, colloques et festivals ; nous avons également été logés à plusieurs reprises dans ces squats (notamment au squat Nikis qui était notre base quand nous séjournions à Thessalonique).

Cet appel est URGENT, tant pour les réfugiés que pour les membres du mouvement social qui vivaient avec eux et qui, les uns comme les autres, ont presque tout perdu.

Si vous voulez/pouvez les soutenir, trois possibilités très simples :


1- soit par PAYPAL

2- soit par CHÈQUE
à l’ordre de ANEPOS (ne rien ajouter sur l’ordre)
à envoyer à :
ANEPOS
« Urgence Solidarité Thessalonique »
BP 10 – 81540 Sorèze – France

3- soit par VIREMENT
IBAN d’ANEPOS :
FR46 2004 1010 1610 8545 7L03 730
BIC : PSSTFRPPTOU
En mentionnant en objet du virement :
« Urgence Solidarité Thessalonique »

Merci pour eux.

Action coordonnée par AK Thessalonique, collectif solidaire Anepos, espace social libre Mikropolis, notamment Niki Dimitriadi, Maud Youlountas et Grigoris Tsilimantos.

Contact : 06 18 26 84 95 ou maud@jeluttedoncjesuis.net.

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Luttes sociales en wallonie