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(Bxl) Soirée de soutien au collectif Piratons-bxl

Vu sur Piratons-Bxl

Nous vous invitons à notre soirée de soutien le samedi 4 mars au 123 Rue Royale à Bruxelles!

 

Entrée prix libre!

  • Cerna (rap)
  • Mise En Scène (Ska-Punk)
  • René Binamé (Punk)
  • Dj Pioupiou
  • + Autres à confirmer

Affiche à venir.

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(Bxl) 9 décembre: concert de soutien à la formation street-medics

Concert de soutien
09/12/16

CERNA (rap bout de course)
CIZIF (rap antinational)
CISTEM FAILURE (anarko-feminist band)
ROOM NOCTE (textured live electronic)
LES LAPINS ELECTRIQUES (live from rabbitland)

à partir de 18h, à la cheminée, 39 rue bempt à forest/bruxelles
tram 82, 32, 97, N12

Prix libre

!!! Cette soirée est organisée en soutien à une formation en Street Medic !!!

Les équipes de Street Medics, c’est quoi ?

Les Street Medics sont apparu.e.s aux États-Unis durant les mouvements des années ’60 (mouvements afro-américains, mouvements anti-guerre, etc.) : il s’agissait de groupes de premiers secours tenus par des individus étant parties prenantes de ces luttes. Par la suite, dans pas mal de pays, des groupes révolutionnaires et des mouvements activistes ont développé le soutien médical en manif ou lors d’actions directes, et perpétuent cette pratique encore aujourd’hui. Les équipes de Street Medics assument donc un parti pris dans le soutien apporté aux camarades de lutte et revendiquent un rôle actif dans celle-ci.

Plus d’autonomie en terme de premiers secours, pourquoi ?

L’engagement dans des luttes politiques amène très souvent à rencontrer la violence d’État (entre autre), et expose à des risques de blessures tant physiques que psychiques. Il s’agit donc de se donner collectivement les moyens de réduire ces conséquences, en se regroupant pour partager des connaissances (médicales mais pas que) et développer une autonomie face aux atteintes à nos chairs et dans nos gueules lors de violences policières.

Être capables de prendre soins les un.e.s des autres peut non seulement aider voire sauver des personnes blessé.e.s avant l’arrivée d’une ambulance, mais peut aussi permettre d’éviter les risques juridiques liés au recours aux secours officiels dans certaines situations (par exemple : contrôles d’identité, arrestations de personnes sans papiers, recherchées, ou suspectées parce que blessées, …)

En outre, il s’agit aussi d’appréhender au mieux les mécanismes de domination, d’administration et de dépossession qu’exerce l’institution médicale, pour chercher à les démonter un maximum afin de ne pas les reconduire dans nos pratiques.

Et concrètement, la formation ?

La formation est donnée par un groupe qui s’est constitué autour d’auto-formations aux premiers secours, composé majoritairement de non-professionnel.le.s de la médecine inscrit.e.s dans des luttes sociales et ne se reconnaissant pas dans une pratique humanitaire telle que celle de la Croix-Rouge.

On pourra y aborder, entre autre : le secourisme à l’occidentale et son vocabulaire technique ; les premiers soins dans l’urgence ; comment évaluer l’état d’une personne blessée, l’écouter, la conseiller et prendre soin d’elle ; les blessures, les « décompensations » et les atteintes psychiques possibles en situation de manif ou d’émeute ; l’armement du « maintien de l’ordre » ; comment acquérir des bons réflexes, gérer son stress face à la situation ; la réduction des risques liés aux pratiques sexuelles et à la prise de drogue ; les situations d’agressions sexuelles et de violences conjugales ; …

Cette formation se veut donc être un outil pour améliorer notre capacité à assurer notre auto-défense, tout en contribuant à faire exister et se multiplier les équipes de Street Medics – et ainsi soutenir activement les luttes en cours.

Alors toi aussi, viens soutenir la formation Street Medics ce vendredi 9/12/16 !!!

… le racisme, le sexisme, l’homophobie et la trans-phobie nous mutilent, persécutent et assassinent tous les jours… en plus de nous coller la haine !Prend soin des autres, laisse ça dehors, ou… ne viens pas !

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La ville de Mons déclare la guerre aux SDF…

La ville de Mons continue  visiblement sur sa lancée dans la guerre aux pauvres. Déjà en 2014, la ville avait fait passer un arrêté interdisant la mendicité. Désormais la ville a déclaré un renforcement des patrouilles… Cela a pour conséquence que les mendiants et SDF se font chasser de manière de plus en plus systématique du centre-ville.

Le but est clair: donner une image « propre » et sans pauvreté du centre-ville afin que les touristes aillent y dépenser leurs pognons.

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Occupation/réquisition d’un terrain à Namur le 16 et le 17.05

Dans le cadre des journées internationales des luttes paysannes, nous proposons l’occupation/réquisition d’un terrain abandonné proche du centre de la capitale wallonne dans le but d’en faire un potager collectif accessible à tous et aux habitants du quartier en particulier.

Donc rendez-vous le samedi 16 avril à 12h au parc Léopold. Ensuite à 14h après avoir participé à l’action symbolique au parc organisé avec d’autres associations, nous nous dirigerons vers le terrain réquisitionné se situant non loin du parc. Que les retardataires se rassurent, il restera un personne contact au parc pour informer ces derniers de la situation géographique du terrain !

Le samedi 16, on travaillera la terre (àpd de 14h) et le dimanche 17 avril de 10 à 15h on aménagera le terrain (balisage des sentiers, construction de panneaux explicatifs…).

Tout se décidera et peut encore se redécider en assemblée horizontale. La démocratie est directe ou elle n’est pas… démocratique. Par ailleurs si nous voulons libérer la terre de la domination du fric ce n’est pas pour laisser la domination patriarcale, le sexisme et le nationalisme perdurer. Non à toutes les formes de dominations, la terre ne sera libre que lorsque nous le serons tous.

Si vous savez amener du matériel de jardinage (bèches, gants, houes, rateaux, brouette…), c’est fort bienvenu car on ne saura pas en prêter à tout le monde. Cette occupation est également l’occasion de faire une bourse aux échanges de semences, donc apportez vos graines !

ZAD PARTOUT // PAS DE PAYSANS SANS TERRE, PAS DE TERRE SANS PAYSANS // DES LEGUMES, PAS DU BITUMES // TERRES ET LIBERTé !

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Le carnage et son monde

Vu sur indymedia bxl

La langue est un révélateur. Il arrive que l’on veuille dissimuler la vérité derrière un flot de paroles. Mais la langue ne ment pas. Il arrive que l’on veuille dire la vérité. Mais la langue est plus vraie que celui qui la parle. Contre la vérité de la langue, il n’y a pas de remède… Les philologues et les poètes reconnaissent la nature de la langue. Mais ils ne peuvent empêcher la langue de dire la vérité.
Victor Klemperer

Il a souvent été dit que la première victime des guerres, c’est le sens des mots. Au moment de guerre, toute parole devient propagande, derrière tout mot se cache un appel bien précis et un effet recherché, toute réflexion vise à l’élimination du sens critique de l’homme. Pourtant, comme dit le philosophe allemand qui s’attache dès 1933 à l’étude de la novlangue nazi, la langue ne ment pas : elle exprime une vérité, elle exprime, dans toute sa manipulation, toute sa déformation, toute son instrumentalisation, l’essence réel de la domination.

Aujourd’hui, deux jours après les attentats jihadistes à Bruxelles, on parle de « carnage ». A juste titre, sans doute, mais la qualification se vide de sens quand un autre carnage n’est pas appelé « carnage ». Quand le régime d’Assad a balancé des barils de sarin sur les faubourgs de Ghouta, on n’a pas vu les différents fabriques d’opinion employé le mot « carnage » pour qualifier le massacre industriel de presque deux mille personnes. Quand l’État Islamique décapite des opposants, on parle de « exécutions atroces », ce que ces actes commis par un État au nom de ses valeurs sont effectivement sans le moindre doute, tandis que quand les attaques de drones au Pakistan, au Yemen, en Somalie, en Afghanistan et ailleurs ont tué depuis 2006 plus de six mille personnes, ont les qualifie « frappes chirurgicales ». Quand des centaines de personnes périssent dans l’incendie d’une usine de vêtements au Bangladesh, produisant les vêtements de marque en vente partout dans le monde, on parle d’une « tragédie », induisant le public à croire qu’il s’agit d’un accident et non pas d’une conséquence évidente du mode de production capitaliste, tandis que les bombardements de villes et villages kurde par l’État turque, un allié de l’Union Européenne et membre de l’OTAN, sont des « opérations de maintien d’ordre ». Le mots employés, le sens qui y est attribué, trahit une vision du monde.

Le sang que des jihadistes ont fait couler dans le métro de Bruxelles et dans le hall d’entrée de l’aéroport nous rappelle aussi l’acharnement des jihadistes contre ceux qui se sont soulevés au cris de liberté et de dignité ces dernières années, en Syrie comme ailleurs. Il rappelle les révolutionnaires enlevés, emprisonnés, torturés et massacrés par les jihadistes dans les zones qui sont désormais sous leur contrôle. Il rappelle le régime atroce et sanguinaire qu’ils cherchent à imposer à tant de personnes, en Syrie et ailleurs. Il rappelle comment, sur le cadavre d’un soulèvement libérateur, la réaction qui vient est toujours extrême et impitoyable. Il vient confirmer combien difficile il serait dans les temps à venir de parler et de lutter pour la liberté, à distinguer clairement les ennemis de la liberté (tout Etat, tout autoritaire, tout chef) sans aménager aucun d’entre eux dans la guerre qu’ils se livrent.

Comme désormais tout le monde pourra comprendre, aucun mesure anti-terroriste, aucune bataillon de militaires postée dans les rues des métropoles, aucun réseau de vidéosurveillance, ne pourra empêcher celui qui veut tuer un maximum de personnes, et en plus, y laisser soi-même la vie, d’agir et de massacrer. L’État est incapable de mettre fin à la guerre qui, malgré les apparences d’États « pacifiques », fait partie de son raison d’être, qui est son raison d’être. Arrêter la guerre n’est possible par ceux qui refusent toute guerre. Et refuser toute guerre n’est possible qu’en rejetant toute autorité qui veut, comme c’est dans son essence, s’imposer (c’est-à-dire, faire la guerre). Pour donner un exemple assez concret, on parle aujourd’hui beaucoup des « soutiens » dont bénéficieraient les jihadistes dans les quartiers populaires de Bruxelles. Si ce serait le cas, si des gens des quartiers savent qui prêche la guerre sainte, si quelqu’un a des informations concernant la préparation d’un carnage dans les rues de la ville où il habite, s’ils savent qui recrute des jeunes sans plus aucune référence et en proie à l’idéologie réactionnaire du jihadisme, est-ce qu’il devrait aller en parler à la police pour que l’État s’en occupe ? Cet même État qui laisse noyer des milliers de réfugiés, qui participe à des bombardements dans différents zones de la planète, qui enferme et torture pour faire régner son ordre, qui manœuvre, à l’instar des dictatures comme celle d’Assad, ces mêmes mouvements jihadistes (on se rappelle que le type qui a arrangé les voyages, les passeports, les contacts de dizaines de jeunes partis en Syrie était… un infiltré de la Police Fédérale) ? Non. Ils devraient agir par eux-mêmes. Ils savent probablement mieux que quiconque où et comment frapper. Si l’État ne nous avait pas rendu moutons, dépendants et impuissants à un tel point qu’on ne sait à peine encore se défendre, on serait sans doute plus nombreux à mettre fin aux agissements d’un courant jihadiste dans les quartiers où on vit.

Mais ce raisonnement vaut aussi pour tous les autres prêcheurs de guerre et défenseurs du cannibalisme capitaliste. C’est sur le cadavre du combat pour la liberté qui fleurit la continuation de la domination. Comment vivre paisible à deux rues d’un chercheur qui développe des nouvelles armes ? Comment tolérer sans rien faire un homme d’État qui met en œuvre la politique des « push backs », un autre de ces expressions pour ne pas dire « noyade massif et délibéré » ? Comment ne pas casser la figure de celui qui parle de « liberté » quand il veut dire exploitation de milliards de personnes ? Avec chaque pas qu’on a mis en arrière – tous, sans exception – la réaction dévore à chaque fois plus d’espace où lutter pour l’émancipation humaine, la liberté des hommes et la fin de l’exploitation.

On nous dira qu’il faut « parler de religion » aujourd’hui. D’accord, mais pas seulement parce les auteurs des carnages à Bruxelles sont mus par des croyances religieuses. On en parlera, parce que c’est le jihadisme (l’autorité religieuse) qui, ensemble avec le régime d’Assad (l’autorité laïque), qui a massacré la révolution en Syrie. On en parlera, mais pas seulement dans sa version islamique, mais aussi dans sa version scientifique et étatique. Les massacres commis au nom d’Allah sont répugnants comme le sont les massacres commis au nom de la Science, du Progrès et de l’Argent. On critiquera les religions, toutes les religions, parce qu’elles veulent imposer une autorité aux individus, parce qu’elles sont la négation de la liberté. La vision apocalyptique des partisans de l’État islamique n’est pas sans rappeler que cela fait longtemps que des Etats se sont munis des instruments de l’apocalypse (bombes atomiques, centrales nucléaires) afin d’assurer leur règne.

La situation d’aujourd’hui n’est pas sans précédent dans l’histoire, en tout cas, en ce qui concerne l’espace pour agir de révolutionnaires et d’anarchistes. Si les premiers jours de la Première Guerre Mondiale avait fait fondre les espoirs internationalistes, l’écrasement de la révolution sociale en Espagne en 1936 inaugurait les années noires à venir qui allaient décimer et déchirer les révolutionnaires. Et la « fin des hostilités » déclarée par des protagonistes de la lutte armée en Italie dans les années 80, a achevé, en concordance avec l’État, les espaces de subversion ouvert par tant d’années de lutte et de combat. Et quoi dire de l’action des révolutionnaires lors d’innombrables guerres qui ont déchirés des pays au monde entier ? Les espaces pour la subversion anti-autoritaire se réduisent aujourd’hui sensiblement, on approche maintenant, dans certaines contrées, leur disparition pure et simple. Cette tendance est double : elle rend particulièrement compliqué l’agir subversif par l’occupation répressive de l’espace par l’État et elle semble rendre incompréhensible aux yeux des autres cet agir. Le dégoût totale pourrait alors nous amener à se réfugier dans quelque forêt obscure, en espérant de pouvoir rester en dehors et que le rouge du sang ne vient pas maculer les feuilles verdâtres. Si un tel forêt existe, c’est de là aussi que pourrait repartir les assauts contre ce monde d’autorité. Prendre conscience de notre quasi-disparition du tableau ne doit pas forcément vouloir dire abandonner. Elle peut constituer un point de départ pour multiplier, à nouveau, les points de ralliements des déserteurs de la guerre des puissants. Inverser la tendance sera très difficile, n’empêche qu’on peut au moins essayer de se donner les moyens et les capacités pour se défendre et attaquer en tant que révolutionnaires et anarchistes, et de trouver à nouveau des façons pour briser la propagande des États (démocratiques, islamiques ou autres) qui aveugle les esprits et les sensibilités. Une telle tentative de renouveau de l’anarchisme combatif nécessitera une bonne dose de courage et d’audace, une éthique non-négociable, une lucidité théorique quant aux conditions de l’affrontement révolutionnaire. Et elle ne saurait se cantonner aux frontières des Etats, tout comme elle se doit de refuser n’importe quelle tranchée déjà creusée, aujourd’hui invariablement toutes infâmes.

Affûter la critique de l’État, de tous les États (démocraties comme califats), de toutes les autorités, est ce qui est à faire. Et cela, dans des conditions toujours plus défavorables, tellement la perspective d’une révolution sociale, est poussé dans la marge. Mais il est aussi grand temps d’ouvrir des débats profondes sur cette perspective révolutionnaire, et les révolutionnaires qui sont supposés la défendre. Aux anarchistes notamment d’analyser les nouvelles conditions de la lutte anti-autoritaire, de prendre acte du fait que l’État ne manquera pas de tenter d’éliminer toute voix qui dérange et tout acte qui s’oppose à lui, de s’interroger sur les méthodes d’intervention et les projets de lutte qu’on a développé ces dernières années, de réfléchir sur comment se placer dans une perspective qui se projette dans les années à venir. Refuser les camps des autoritaires ne peut qu’être le premier pas.

Des anarchistes
24 mars 2016

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Bart De Wever souhaite une europe où l’asile ne sera plus possible…

Bart De Wever, le président de la N-VA, a déclaré sur la VRT qu’il souhaitait « évoluer vers une Europe au sein de laquelle l’asile ne sera plus possible.« . Cette déclaration s’inscrit dans une politique belge (et européenne) de plus en plus répressive envers les migrants. Peu à peu l’europe se construit une forteresse (presque) infranchissable pour les humains… Les marchandises et le capital eux ont bien entendu la libre circulation…

Alors que la précarité touche des couches de plus en plus large de la population, les dirigeants et les médias montrent les migrants du doigt afin de diviser les plus pauvres et détourner l’attention des problèmes du capitalisme.

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Contre Daesh, notre solidarité va aux combattant-e-s kurdes !

Communiqué de l’OCL suite aux attentats du 13 novembre , insiste sur l’hypocrisie du gouvernement francais qui préfère se rendre au G20 en Turquie pour négocier avec Erdogan, le président turc qui a mené tout cet été une guerre sans merci contre les Kurdes et leur révolution. Ce gouvernant vend aussi des armes à différents pays et groupes du Proche-Orient, ce qui poursuit une déstabilisation de la région déjà largement due aux menées impérialistes et colonialistes des « grandes puissances ».

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Attentats paris 13 novembre
Communiqué de l’Organisation Communiste Libertaire

Contre Daesh, notre solidarité va aux combattant-e-s kurdes !

Alors que le gouvernement veut nous mettre en ordre de marche pour la guerre contre le djihadisme et Daesh [1] à coups d’unité nationale et d’état d’urgence – ce qui, au passage, rogne considérablement et toujours davantage nos libertés individuelles et politiques (des manifestations de soutien aux migrants/réfugiés, ainsi qu’aux Kurdes pour dénoncer la répression en Turquie, ont déjà été interdites) –, nous apportons notre entière solidarité et notre soutien à la résistance active et révolutionnaire des Kurdes, qui combattent jour après jour des fascistes désireux de leur imposer la charia, le patriarcat et le capitalisme sauvage le plus abject [2].

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Depuis la victoire de Kobané en janvier dernier, le Rojava (Kurdistan syrien) mais aussi une partie du Kurdistan turc s’organisent sur un nouveau modèle social – antiétatique, féministe et collectiviste ; et les milices de combattant-e-s kurdes YPG et YPJ [3] réussissent à faire reculer efficacement Daesh. Mais, de cela, les gouvernants français ne parlent pas ; ils préfèrent se rendre au G20 en Turquie pour négocier avec Erdogan, le Président turc qui a mené tout cet été une guerre sans merci contre les Kurdes et leur révolution [4]. Ces gouvernants vendent aussi des armes à différents pays et groupes du Proche-Orient, ce qui poursuit une déstabilisation de la région déjà largement due aux menées impérialistes et colonialistes des « grandes puissances » [5].

Car le capitalisme, ce n’est pas seulement le réchauffement climatique. C’est également vendre des Airbus, des Rafale, des blindés et des équipements électroniques. Et c’est encore, pour renflouer des grands groupes capitalistes français défaillants, aller chercher des capitaux dans les régimes totalitaires des monarchies religieuses et intégristes du golfe Arabo-Persique – ces régimes qui soutiennent, financent et arment des mouvements djihadistes composés de dizaines de milliers de combattants, afin qu’ils mènent une guerre par procuration pour la conquête de l’hégémonie régionale au Proche-Orient !

Alors, c’est sûr, quand la guerre arrive sur le territoire français, tout le monde a la gueule de bois… mais quand l’armée française se bat (directement ou non) loin de ses frontières, n’est-ce pas déjà la guerre ?

Si, bien sûr, nous sommes écœuré-e-s par la mort et les blessures d’innombrables innocent-e-s dans les attentats qui ont été menés aveuglément en plein cœur de Paris le 13 novembre, nous n’acceptons pas et sommes indigné-e-s par la récupération – tout comme le 10 janvier avec les attentats à Charlie et l’Hyper Cacher – de l’émotion qu’ils ont suscitée. Ces attentats ne doivent pas nous faire oublier l’hypocrisie du gouvernement « socialiste » sur toutes ces questions.

Non à l’unité nationale et à l’état d’urgence – aujourd’hui comme en 2005 dans les banlieues !

Solidarité avec les combattant-es kurdes !

P.-S.

Organisation communiste libertaire

Notes

[1Voir les déclarations de Valls : http://www.humanite.fr/valls-sen-va-t-en-guerre-589708

[2Pour comprendre un peu plus la domination politique et économique de Daesh en Syrie et en Irak : http://www.lemonde.fr/proche-orient/video/2015/06/26/comprendre-la-domination-de-l-etat-islamique-en-sept-minutes_4662905_3218.html

[3Voir ce reportage sur l’entraînement des YPJ (sections combattantes uniquement féminines) : https://www.youtube.com/watch?v=ZmNlG_nmqEo

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Diviser pour mieux régner..

Le ministre N-VA Jan Jambon veut que chaque réfugié qui s’inscrit dans un centre d’accueil reçoive un badge d’identification avec photo, nom et adresse du centre… Il s’agit bien d’une mesure de plus pour pointer du doigt les migrants et diviser les opprimés.

La  banalisation des propos racistes fait également partie de cette logique de division. Montrer du doigts les migrants pour empêcher les opprimés de se réunir, de s’organiser et de combattre ensemble contre les vrais responsables: l’état et le patronat.

Hier comme aujourd’hui, la maxime diviser pour mieux régner prend tout son sens…

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Aux USA comme en Europe l’extrême-droite est le bras armé du capital !

L’actualité récente nous démontre une fois plus que l’extrême-droite est intrinsèquement violentes envers les populations racisées et les migrants bref envers les franges de la population montrée constamment du doigt par les médias et les politiciens afin de diviser les pauvres, afin de les empêcher de voir qui sont les vrais responsables de la misère : le capitalisme et les dirigeants politiques.

Par ailleurs on peut voir le deux poids-deux mesures appliqués par une grande partie des médias : quand il s’agit d’islamistes les médias hurlent directement au terrorisme tandis que un suprémaciste blanc d’extrême-droite admirateur des régimes d’apartheid d’Afrique du Sud et de l’ex-Rhodésie abat 9 personnes dans une église noire de Charleston ils semblent pour beaucoup préférer le mot « forcené » à celui de « terroriste ».

Pourtant selon une étude parue dans le New York Times : « le nombre de complots terroristes islamiques liés à Al-Qaida ou à l’Etat Islamique s’établit à six par an depuis le 11-Septembre aux Etats-Unis, avec un bilan de 50 morts.
A contrario , les extrémistes d’extrême-droit ont été responsables de 337 attaques en moyenne par an, tuant 254 personnes depuis le 11-Septembre. »
L’Europe et la Belgique ne sont bien entendu pas épargnés par la violence et la haine de l’extrême-droite.

Ces dernières semaines plusieurs migrants ont été agressé à coup de barres de fers à Calais.
Ce n’est pas la première fois que cela arrive, un squat avait aussi été assiégé pendant plusieurs jours par des fascistes.

En Belgique aussi les actes violents de l’extrême-droite n’ont cessé de croître ces dernières années notamment de la part du groupe « Nation » fondé en 1999 entre autre par d’anciens membres du « Front National », du « Front Nouveau de Belgique » et du groupusucule néo-nazi « L’Assault » (qui lui même était issu de la section Bruxelloise de la milice VMO responsable de nombreuses attaques violentes contre des gauchistes, des wallons et des étrangers qui firent plusieurs blessés graves et au moins 1 mort). L’un des fondateurs, Hervé Van Laethem était par ailleurs auparavant dirigeant du groupuscule « L’Assault » et n’hésitait pas à l’époque à rendre hommage au dirigeant nazi Rudolf Hess sur sa tombe ainsi qu’à Léon Degrelle.

Parmis les faits d’armes de ces fascistes on peut citer l’agression récente à 6 contre 1 d’un SDF place du luxembourg lors d’un de leur rassemblement contre une manif de sans-papiers, l’attaque pas vraiment réussi contre un rassemblement antifasciste qui s’opposait à un meeting du Vlaams Belang, l’agression raciste d’une personne qui a eu le malheur de passé devant leur local le 1 mai 2014. Ils sont également responsables de plusieurs attaques contre le squat Caracole-Neur à Namur où ils ont à plusieurs reprises brisés des vitres, volé des banderoles et tournés en voiture autour du squat. Ils sont également suspecté d’être responsable du début d’incendie volontaire qui avait touché ce même squat.

Par ailleurs Nation n’as jamais cessé d’entretenir des liens avec des groupes ouvertement néonazis comme Blood & Honour Vlandereen ( avec qui ils ont participé à plusieurs manifestations dont celles du 8 octobre 2013 à Lille) ou encore les « Autonome Nationalisten » (composés en grande part de boneheads néonazis avec qui plusieurs membres de nations défilèrent à Brugges en février 2012).

Ce groupe n’as pas hésité non plus à se comparer à « l’Aube Doréé » (Article de mai 2012 sur leur site). Rappelons que ce partie utilise allégrement des symboliques néonazies (saluts fascistes, croix gammés légèrement modifiées…), tient des discours pour le moins haineux sur le sort à réservé selon-eux aux immigrés et aux gauchistes ( comme cette déclaration de leur candidat : « Nous sommes prêts à ouvrir les fours (…), nous en ferons des savons pour laver les voitures et les trottoirs (…), on fabriquera des abat­jour avec leur peau »), les membres de ce partie sont également responsable de nombreuses violences xénophobes en Grèces (les attaques contre les immigrés sont quotidiennes) ainsi que du meurtre du rappeur antifasciste Pavlov Fyssas.

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Manifestation tous les mercredis à Verviers et Eupen contre les mesures d’austérités

Nous apprenons  que désormais chaque premier mercredi du mois à partir du 18 mars aura lieu une manifestation à Eupen devant le siège du PFF (équivalent germanophone du MR) ainsi que tout les autres mercredi à Verviers de 12h30 à 13h près de la fontaine David sur la place verte.

Cette initiative vient des syndicats (CSC et FGTB) mais nous espérons que d’autres gens seront également présent pour porter une vision anticapitaliste de la lutte contre l’austérité.

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