Archives pour la catégorie Squats/Occupations

Okupa: Chronique d’une lutte sociale

Analyse et réflexions sur les Occupations à Barcelone.
Le film commence avec l’expulsion du Centre Social Occupé Cine Princesa en 1996 pour continuer jusqu’en 2008…​

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Docu: Trainsquatting VOSTFR

Petit docu sur des squatteur.euse.s en Slovénie.

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Communiqué de presse des résistant.e.s du CSA. Le centre social anarchiste expulsé : Une résistance réprimée par la violence.

Communiqué de presse des résistant.e.s du CSA.
Le centre social anarchiste expulsé : Une résistance réprimée par la violence.

Le Centre Social Anarchiste

En un peu moins de deux mois, le nombre d’ateliers et d’initiatives n’ont fait qu’augmenter dans le Centre Social Anarchiste de Bruxelles. Les différentes tables d’hôte ont permis d’aider différentes luttes tout en partageant chaque semaine un délicieux repas préparé dans une atmosphère familiale à côté des ateliers de cirque ou de tattoo dans la cour certaines après-midi de soleil.
Plusieurs collectifs autonomes ont pu s’y organiser comme s’y détendre pendant des soirées jeux, des chorales anarchistes, des arpentages et lectures de texte, d’autres activités dans un espace en mixité choisie supercosy ou dans l’espace commun pour des projections sur différents thèmes tel que celui de la Palestine. De plus, des personnes de différents milieux ont pu partager ou apprendre parfois pour la première fois, aussi bien dans la soudure, l’auto-défense, le bricolage, l’art ou l’informatique. Par ailleurs, le lieu a permis à pas mal de personnes d’y trouver un toit tout en vivant en communauté avec des règles qui sont discutées ou remises en cause collectivement et d’héberger un groupe de sans-papier dans le bâtiment voisin également laissé à l’abandon par les mêmes nouveaux propriétaires en attendant d’obtenir un permis de démolition. Le centre social autogéré était (et sera) avant tout un espace d’échange de savoir et de pratique où chacun.e se réappropriait le lieu tout en rencontrant de nouvelles personnes en recherche de liberté, d’autonomie et de convergence.

 

L’alerte

Cela faisait environ une semaine que le Centre Social Anarchiste était en alerte d’expulsion suite aux pressions des renseignements généraux sur les propriétaires pour qu’ils entament au plus vite la procédure judiciaire et unilatérale en première instance afin de « se débarrasser des dangereux terroristes qui risquaient de mettre en danger la venue de Trump et le sommet de l’OTAN ».

Mais malgré la menace qui pesait sur nous, la dynamique du centre social n’a pas faibli, et les activités ont continuées à tourner dans une ambiance électrique et solidaire. Durant plusieurs jours, nous vivions dans l’incertitude, avec l’idée qu’une bande de brutes décérébrées pouvait débarquer à tout moment pour nous dégager de force ou de …force. Car aucun papier officiel ne nous est jamais parvenu. Jamais la justice ou la police ne comptait nous prévenir. Aucun huissier n’est venu ne fut-ce que déposer un papier sur la porte 24 ou 12 heures avant comme c’est le cas généralement pour n’importe quelle occupation. Alliés, la justice et les autorités avaient prévues de réprimer violemment les anarchistes et de les frapper par surprise.

Heureusement, des personnes anonymes ont finalement transmis l’information permettant aux différents groupes de s’organiser en urgence, la police « manquant d’effectifs pour attaquer mardi ont prévu d’expulser ce vendredi. ». Après de nombreuses discussions entre les occupant.es, le soutien et nos voisins sans-papier, certain.e.s ont décidé.e.s de résister à l’expulsion tandis que d’autres préféraient venir en soutien moral ou logistique. Pour nos frères de GSPR, ils n’avaient pas à partir de leur bâtiment avant une simple injonction de la police comme ça avait toujours été le cas pour eux.
En solidarité avec les sans-papier, les occupant.e.s du numéro 21 ont donc décidé de n’avoir aucun papier d’identité sur ell-eux. Comme tous les matins de la semaine, un petit-déjeuner anti-expulsion s’est tenu devant l’enseigne dès 6h. Malgré la fatigue et le stress dans lequel l’entièreté du groupe était plongé, la solidarité et les liens entre les personnes n’ont fait qu’augmenter en intensité.

L’expulsion 

Tandis que nous étions en train de nous demander si l’expulsion aurait réellement lieu en ce jour, l’alerte fût donnée à 13H20 : la police est là ! Au même moment, on pouvait déjà entendre résonner les bruits sourds et réguliers des béliers qui faisaient trembler tout l’immeuble. Pendant que des policiers essayaient en vain de s’acharner sur la porte d’entrée, de la peinture, des fruits pourris et de l’eau ont été lancées par la fenêtre par quelques personnes dans le but de ralentir l’ascension des forces de l’ordre et, il faut le dire, de décorer leurs sales cuirasses qui manquent un peu de couleurs.
Après de longs efforts, un groupe de robocops a finalement réussi à percer une brèche par une des vitrines du rez-de-chaussée et s’immiscer dans les escaliers, galérant à travers les barricades. Vers 14H30, l’ignoble et tristement connu commissaire Vandersmissen accompagné de sa bande de cerbères encasqués, armés de matraques et de gazeuses, pénètrent dans la dernière pièce du sommet du centre social et embarquent les 25 résistant.e.s qui s’y étaient regroupé.e.s.

Nous sommes alors colsonné.e.s et amené.e.s un.e à un.e dans les fourgons qui remplissent la rue, sous les regards des voisin.e.s et de 3 personnes venues en soutien qui seront violemment embarquées avec les autres. Sur le chemin du sommet du CSA jusqu’aux fourgons de police, plusieurs résistant.e.s seront violemment tiré.e.s dans les escaliers, jeté.e.s sur les murs et traité.e.s de « fils de putes » et d’autres douceurs du genre dont la flicaille a le secret.

La détention

Arrivé.e.s à la caserne de la police fédérale de la rue Royale, la fête peut commencer pour les flics. Ielles ricanent, chacun.e.s y va de son petit commentaire, ielles sont content.e.s, on est sur leur territoire, leur terrain d’ultime impunité et ielles le savent.
Nous sommes alors assis.e.s dans le hangar en deux files distinctes divisant filles et garçons (ou ce que la police interprète comme tel) collé.es les un.e.s contre les autres dans des positions volontairement inconfortables, en « colonne », le tout encadré d’une dizaine de policiers qui roulent des mécaniques. Nous nous verront tout.e.s refuser d’aller aux toilettes ou d’avoir à boire.
Après une longue attente, les premières personnes sont emmené.e.s individuellement. Sous la pression des arrêté-es qui, solidairement, hurlent « LAISSEZ-LE/LA PISSER ! » à répétition, la police commence par cell-eux qui demandent d’aller uriner. Toutefois, chacun.e sera reconduit.e dans le hangar plusieurs minutes après, les keufs prétextant que tant que les personnes refuseront de donner leur identité, elles ne pourront pas aller aux toilettes.
Tout cela dure un bon moment, plus de 3h pour les dernières personnes, les moqueries et les commentaires consternants fusent. Certains flics trouveront même amusant de déclencher des bruits de chasse d’eau sur leur smartphone face à une personne tremblant d’envie d’uriner. On a l’humour qu’on mérite, à la police fédérale.

Nous tenons bon, on rigole entre nous et on ne prête pas attention à la flicaille décérébrée qui nous entoure. Lassée par le refus général de donner son identité, la police entame les contrôles individuels. L’un des premiers camarade emmené, s’étant vu refuser d’aller aux toilettes comme aux autres, est finalement intimidé et menacé en salle de fouille où les deux flics, face à son refus de donner son identité, le traite de « fils de pute », le bouscule au sol, esquissent de le frapper au point que ce dernier défèque au sol. Il craque et donne son nom. Il est finalement à nouveau humilié, insulté et jeté en cellule sans pouvoir se nettoyer.

Un autre camarade emmené à la fouille, s’est fait frapper tout en se faisant insulter à nouveau de « fils de pute » par le même policier aux allures de facho pendant que le deuxième flics coupait volontairement dans les chaussures afin de les détruire définitivement tout en assurant que « c’était la procédure ». Environ cinq minutes après que cette même personne fut remise en cellule collective, huit policiers sont venus le chercher et l’on plaqué au sol tout en le ruant de coups avant d’être emmené en cellule individuelle où il passera tout le reste de sa détention. Le chef des molosses s’écria « Et si y’en a encore un qui fait le malin, c’est à son tour ! »

Ce petit manège continue pendant plusieurs heures, certain.e.s résistant.e.s rencontrant plus de violence, d’insultes, d’humiliation ou de coups que d’autres. Certains keufs humilient un camarade SDF handicapé, après lui avoir refuser de lui donner ses médicaments, ils lui rappellent qu’à sa sortie de cellule « il retournera crever dans la rue ». Certaines finissent par pouvoir aller au toilette mais en revanche toujours aucun verre d’eau n’est servi. Il sera même dit à l’une des personnes que, en cas de crise d’asthme, son inhalateur ne lui sera rendu que si elle accepte de donner son identité. La plupart des personnes ne craquent pas et restent anonymes.

Plusieurs heures sont déjà passée, nous ne savons toujours pas de quoi nous sommes concrètement inculpées, aucun document, aucun droit ne nous a été présenté. Certains keufs lâchent des informations, parfois contradictoires.
Malgré leur petit jeu de pouvoir et leur mépris total des règles stupides qu’ils sont sensé devoir suivre, la police est lassée de toujours autant ramer à obtenir ce qu’elle veut après des heures d’intimidation. Et ça n’ira pas en s’arrangeant. Les chants, les slogans, les cris fusent constamment des trois cellules. Leur arrogance est constamment tournée en dérision. Les grilles des cellules tremblent, la rage et la bonne humeur est palpable dans la sale caserne souterraine de la rue Royale et les officiers finissent par se replier de leur côté pour élaborer une autre stratégie. Ils finissent alors par réembarquer les scellés contenant nos affaires, qui étaient disposés devant les cellules, afin d’aller les ouvrir et les fouiller, ce qui est totalement illégal, à l’abris des regards.

L’une des filles est finalement emmenée de force afin de donner ses empreintes, face à son refus, les policiers la violente et obtiennent empreintes et photos, toujours sans la moindre preuve justifiant une procédure judiciaire. On hurle pour qu’ils la lâche et on montre qu’on est pas prêts de nous laisser faire de la sorte, ce qui annonce un travail laborieux pour les flicards.

Toujours sans le moindre élément compromettant, le commissaire de la caserne fini par rappliquer devant les trois cellules. Il est calme et mielleux, à l’opposé de ses laquets, il « s’étonne de pouvoir dialoguer avec des individus qu’on lui avait présentés comme étant des violents anarchistes », il tente de nous amadouer avec du blabla administratif contradictoire afin de nous convaincre de donner notre identité. « Soit les personnes obtempèrent en donnant identité et empreintes, soit elles resteront jusqu’au lendemain 14h et passeront immédiatement devant le magistrat pour une procédure judiciaire ».

Il nous est également communiqué qu’un groupe d’individus en soutien s’est rassemblé devant la caserne de police fédérale, réclamant la libération de leurs camarades. On se réjouit du geste de solidarité. « Tant qu’ils sont là, vous ne sortez pas » nous précise le commissaire.

Finalement tout le monde sera emmené de force en cellule individuelle afin de casser la cohésion, la solidarité de groupe et d’empêcher une concertation générale.
Après de longues heures, certain.e.s auront finalement droit à un verre d’eau. Toutes les demandes par les parlophone des cellules, par les cris ou les coups contre la porte resteront ignorées. Une alarme incendie se déclenche même à un moment dans les couloirs dans l’indifférence générale…

Un.e à un.e, face à l’épuisement, les mensonges et la pression, nous finissons par lâcher notre identité puis finalement nos empreintes, convaincus pour beaucoup de ne pouvoir être légalement entraîné.e.s dans une charge judiciaire. Beaucoup ne sortiront que le lendemain matin. La majorité sortiront au bout de 13 à 15h de garde à vue.
La toute dernière personne refusant catégoriquement de donner ses empreintes et soulignant qu’elle a été interpellée dans la rue et qu’elle se trouve par conséquent en procédure administrative (permettant de refuser la prise d’empreintes et de photos) verra aux environs de 10h du matin du lendemain trois policiers entrer dans sa cellule, la plaquer au sol, lui ligoter les pieds et lui bâillonner la bouche avec du tissus afin de prendre ses empreintes et photo de force. Elle est finalement relâchée après 20h de détention avec une interdiction de séjour sur le territoire.

 

La Suite

A ce jour, nous n’avons pas encore de nouvelles de l’affaire et du procès à venir. Nous tenons à préciser que si il nous semble important de relater les violences et « illégalités » de cette affaire répressive, c’est avant tout pour permettre une plus grande transparence objective sur toute l’histoire et faire réaliser au citoyen lambda la violence évidente et quotidienne de l’appareil d’État. Car il est évident que nous n’aspirons pas à un comportement différent de la part de l’armée du capital. La police a procédé là d’une manière justifiée par rapport à ce qu’elle perçoit comme une menace pour la paix sociale et la perpétuation de l’exploitation des pauvres et des opprimé.e.s par le pouvoir et le capitalisme. Tant qu’il ne sera pas clair et évident pour tout le monde que le rôle de la police est d’écraser avec la violence nécessaire toute initiative de prise de liberté ou d’autogestion, leur monde continuera de gangrener la planète et nos vies.

Tout cette histoire n’est qu’une faible anecdote dans la violence quotidienne de la machine que nous nous évertuons à enrailler. Nous n’aspirons pas à une gentille police qui respecte les lois ou à un « processus politique plus démocratique ». Nous souhaitons la fin de cette incarcération quotidienne que nous subissons, de ce massacre perpétuel que les populations exploitées subissent pour notre mode de vie occidental factice et putride, nous voulons la liberté pour toutes et tous.

Nous rappelons finalement que ce lamentable épisode ne donnera pas raison à l’État et sa flicaille et qu’elle n’aura fait que renforcer notre désir ardent de ne pas se laisser écraser sans se battre.

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Besoin matos cuisine pour le CSA

Une petite liste de matos dont auraient besoin le nouveau Centre Social Anarchiste (21-23 Rue Godecharles) pour la cuisine collective (Une autre liste de besoin matériel existe et sera diffusé dès que possible) :

- Un brûleur à gaz

- Un détendeur

- Des grandes casseroles

- Grandes Poeles

- Grande passoir

- Louche

- Cuillières en bois

- Bac à vaisselle

- Palettes,bois,vis

- Bonbonne de gaz

- Essuis

- Couteaux

- Râpe

- Assiettes, bols et couverts.

Vous pouvez les amener sur places ou nous contacter : csabxl@riseup.net

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Un nouveau centre social anarchiste à Bruxelle

Vu sur indy Bxl

Ce 21 mars 2017, en cette fin de trêve de pseudo-trêve hivernale, a eu lieu pour la deuxième année consécutive la manifestation « Un logement pour toutes et tous » à Bruxelles. Cette manifestation autonome s’est déroulée dans une atmosphère conviviale et déterminée, sans être perturbée par la police. Tout au long du trajet, les murs tristes de la ville se sont vus recouvrir de messages en couleurs dénonçant l’austérité et la répression. Tandis que dans les rues résonnaient des chants et des slogans contre la loi anti-squat, pour la liberté de squatter, d’être et de circuler, au rythme d’une batoukada effrénnée. Au bout de deux heures de marche, la masse a prit d’assaut la rue godecharles, tandis qu’aux fenêtres d’un bâtiment se laissait échapper une fumée colorée et qu’une banderole au message « C’est vide donc j’occupe. Non à la loi anti-squat. Leek, dus ik kraak » s’est vue déployée. Après un moment de frénésie collective, le collectif PiratonsBxl invita la manifestation à les rejoindre à l’intérieur de cette nouvelle occupation, bâtiment qui comme des dizaines de milliers d’autres était laissé à l’abandon. Les nouveaux.elles résistant.e.s se retrouvèrent autour d’un chaleureux repas et d’un petit concert humoristique de George Le Pigeon – le squatteur énervé. Ensuite, une assemblée horizontale prit place pour discuter collectivement de ce qu’adviendrait du lieu. Beaucoup d’énergie et de motivation étaient présentes, les idées, projets et propositions fusaient de toute part. Très vite l’envie collective semblait s’orienter vers la création d’un Centre Social. Au fur et à mesure de la discussion cette envie devenait de plus en plus concrète, jusqu’à finir par être actée. Tout le monde s’organisait alors pour essayer de mettre en place une logistique d’occupation, de résistance et de survie pour l’organisation des prochains jours.
Dès le lendemain, une nouvelle assemblée plus décisionnelle et organisationnelle s’est tenue en soirée. Les occupant.e.s semblaient être une nouvelle fois sur la même longueur d’onde dans les grandes lignes et les premiers groupes de travail ont commencés à se former :

Un nouveau Centre Social Anarchiste a vu le jour à Bruxelles !
21-23 rue godecharles à Ixelles

Parmi toutes les idées et envies partagées, certaines activités sont programmées d’autres sont encore en court de construction.

Voici les prochaines activités programmées au CSA :
- Dimanche 26 mars 15h : Café Vie Privée à propos de la surveillance, des luttes et de l’anonymat
- Lundi 27 mars 19h : Soirée jeux de rôles et de société (Amenez vos jeux ! )
- Mercredi 29 mars 14h : Atelier d’initiation au cirque
- Mercredi 29 mars 18h : Table d’hôte
- Mercredi 29 mars 19h : Boxe Antifa
- Vendredi 31 mars 19h : Coiffure
- Lundi 3 avril 11h : Session Tattoo

Dans ce qui est dans les projets en court de formation et qui demandent de l’aide et du soutien :
- Garderie pour enfants
- Ecole de devoirs
- Atelier de soudure
- Radio Pirate avec la Coordination des Sans-Papiers et le soutien de Radio Paniek
- Journal du Centre Social Anarchiste
- Activités en lien avec les personnes sans-papier
- Salle informatique
- Cryptoparty
- Création d’une bibliothèque et d’un infokiosque
- Ecrivain public : aider personnes avec et sans-papiers, épprouvant des difficultés dans l’administration.
- Création d’un atelier d’art
- Création d’un atelier d’une permanence construction
Et d’autres à venir !!!

Continuez de vous informez en venant sur place ou en nous contactant ! N’hésitez pas également si vous avez du soutien logistique à nous apporter, des choses à nous donner.

CSO : 21-23 rue godecharles à Ixelles
Contact : occuponsbxl@riseup.net (bientôt des outils de communication propre au Centre Social seront à disposition : adresse mail, blog)

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(Bxl): 21 mars: Logement pour toutes et tous!

Vu sur Piratons-Bxl

A Bruxelles comme ailleurs en Belgique, les problématiques liées au logement sont de plus en plus importantes. Les loyers ne cessent d’augmenter poussant les locataires à consacrer une part toujours plus importante de leurs revenus . Le loyer moyen est passé de 346€ en 1992 à 695€ en 2013 et rien qu’ entre 2004 et 2013 le loyer moyen a augmenté de 20 %… Rappelons également que le revenu mensuel d’un.e isolé.e au CPAS est de 860€ tandis que celui d’un.e isolé.e touchant des allocations d’insertion du chômage est de 760€, la recherche d’un logement devient dès lors un véritable parcours du combattant. Sans compter nombres de propriétaires véreu.×.ses qui refusent de louer à des allocataires du CPAS ou du chômage et ceux-celles qui n’hésitent pas à louer des logements complètement insalubre à des prix exorbitants sachant très bien que leurs locataires n’oseront pas se plaindre de peur de ne plus retrouver de logements.

Le nombre de SDF a lui aussi fortement augmenté (on estime cette augmentation à plus de 33 % entre 2010 et 2015 allant jusqu’à atteindre 5.000 personnes. Pendant ce temps le nombre de logements vides serait compris entre 15.000 et 30.000 ce qui représente de 3 à 6 logements laissé à l’abandon par SDF dans la capital. S’il y a des SDF ce n’est donc pas dû à une fatalité mais bien à une volonté politique de mettre la propriété privé au-dessus du droit au logement. La spéculation immobilière joue un rôle prépondérant de ce nombre élevée de bâtiments abandonnés. En effet, en laissant volontairement des logements inoccupés les gros.ses propriétaires rendent l’offre virtuellement plus faible que la demande ce qui engendre… une hausse des loyers !

La situation dans les sociétés de logements sociaux n’est guère meilleurs. La mauvaise gestion et le manque de volonté politique font que bien des logements publiques restent eux aussi à l’abandon pendant que près de 50.000 ménages restent sur des listes d’attentes, parfois pendant de nombreuses années. Dans certains quartiers cette situation désastreuse saute aux yeux comme par exemple à la Roue à Anderlecht où plus de 80 logements sont murés et laissés à pourrir. La cité-jardin du Floréal à Watermael-Boitsforts où le nombre de logements abandonnés atteint le chiffre faramineux de 164. Ces sociétés de logements publiques n’hésitent pas à expulser les locataires qui ne peuvent ou ne veulent plus payer et sont bien souvent plus expéditifs que les propriétaires privés à virer les squats.

Face à cette situation nous n’attendons rien de l’état. Ses réponses restent toujours les mêmes : répressions, contrôle et mesures médiatiques ridicules. Les procédures d’expulsions de squats et de locataires sont de plus en plus expéditives. Des projets de loi visant à criminaliser les plus pauvres en punissant le squat sont régulièrement remis sur le tapis ces dernières années. Autre exemple : la loi Onkelinx de 1993 permettant aux bourgmestres de réquisitionner les logements vides n’a presque jamais été appliquée et ce n’est pas la réquisition avec un but purement médiatique d ’un étage d’immeuble pour en faire des logements qui va y changer grand-chose surtout quand on sait que la ville de Bruxelles elle-même possède de nombreux bâtiments vacants.

Notre réponse aux problématiques de logements se veut directe, autonome de tout parti politique ou syndicat et mise en œuvre par les premier.es concerné.e.s . Nous prônons l’occupation des bâtiments vides tant pour y habiter que pour y mener des activités, y créer des espaces de rencontres, de discutions, de créations. Ces espaces se veulent autogestionnaires, horizontaux et libérés autant que possibles des rapports marchands ainsi que des oppressions racistes, sexistes, homophobes, transphobes et autres dominations qui régissent actuellement la société. Nous ne nous laisserons pas intimider par la répression ! Organisons-nous collectivement pour lutter contre les expulsions de squatteur.euse.s et de locataires ! Un toit pour toutes et tous !

C’est pour défendre ces revendications que nous appelons comme nous l’avions déjà fait l’année dernière à venir manifester en cette date symbolique du début de printemps et du début des expulsions de locataires de logements sociaux ce 21 mars 2017.

Notre combat politique ne se limite pas au logement, nous combattons également tout les rapports de dominations et d’oppressions. Dès lors les comportements oppressifs en tout genre ainsi que les photographes, policiers ou journalistes malintentionnés sont priés de rester à l’écart de la manifestation. Pour des raisons de respect et de sécurité, ne filmez ou prenez personne en photo sans son accord.

Bruxelles : Lieu précis de départ à venir.

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La collectivisation des terres chez les anarchistes…

La collectivisation des terres est une idée essentielle de l’anarchisme rural. Il ne s’agit pas ici de collectivisations forcées (pour le producteur.trice) productivistes et bureaucratiques comme celles prônées par les communistes autoritaires.

Bien sûr que non! Ce que nous appelons de tout notre c’est une collectivisation par le bas, par ceux et celles qui utilisent la terre. Ce que nous voulons c’est la fin de l’accaparement des terres agricoles par de riches propriétaires (qui louent bien souvent à des prix plus qu’exorbitant); la fin également de la destruction des terres obtenues à coup d’expropriation pour y faire des projets inutiles, polluants et destructeurs mais générant un max de thunes pour une poignée de capitalistes…

Les terres doivent revenir à celles et ceux qui veulent les cultiver!

Exemples historiques

La collectivisation quand elle n’est pas forcée à ceux et celles qui cultivent par une bureaucratie complétement déconectée de toute réalité rurale (en gros quand elle n’émane pas de régime communistes autoritaires) a su montrer sa réalisabilité et son efficacité dans des expériences historiques de plus ou moins grosses ampleurs et ce malgré le contexte souvent complexe et assez défavorable (guerre d’espagne,..) .

Les Diggers

Les diggers (« piocheurs » en français) sont souvent considéré comme étant le premier collectif squatteur.euse.s. Les diggers ont été fondé en 1649 suite à l’occupation de l’église de Walton On Thames par un groupe de journaliers revendiquant le droit d’utiliser les prés et terres communal (qui étaient auparavant mises en commun par les paysans puis qui avaient été largement privatisé).  Ainsi ielles déclaraient :

« c’est indéniablement affaire de justice que le peuple travailleur puisse bêcher, labourer et habiter sur les communes, sans avoir à louer ni a payer une redevance à quiconque »

« une fois la terre redevenue trésor commun… il adviendra que nul n’osera chercher à dominer les autres, nul n’osera tuer son prochain et ne désirera posséder davantage de terre que son voisin »

« tous les hommes se sont dressés pour conquérir la liberté… et ceux parmi vous qui appartiennent à l’espèce des riches ont peur de la reconnaître car elle s’avance vêtue des habits du rustre… La liberté, c’est l’homme résolu à mettre le monde à l’envers, comment donc s’étonner que des ennemis l’assaillent… »

Ils avaient des idéaux collectivistes chrétiens et sont souvent considérés comme des précurseurs de l’anarchisme

L’ukraine

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Le 29 mars 1917 l’union des paysans est fondée à Gouliaï Polié, cette union regroupe des paysan.e.s refusant de payer le loyer aux proprios.

Cette union prendra la forme d’un conseil des délégués, paysans et travailleurs suite à une assemblée régionale. Ce conseil voulait préparer le terrain à des expropriations par des groupes de paysan.e.s armé.e.s ayant pour beaucoup été influencé.e.s par la pensée de l’anarchiste Nestor Makhno.

Le 25 Septembre 1917 les grands propriétaires sont convoqués et leurs titres de propriétés saisis. C’est le début de l’expropriation des grands propriétaires et de l’aristocratie par les paysan.e.s pauvres.

Les insurgés forment un tas de commune agraire autonome autogérée et émancipé du pouvoir étatique sur une région allant de la mer noir et au Donbass. Ces communes sont basées sur le volontarisme, la solidarité et au minimum une tentative d’horizontalité. Ces paysan.e.s ont pu expérimenter pendant plusieurs mois la vie et l’agriculture sans l’oppression d’un pouvoir politique. Ielles ont également pu pour quelques temps se réapproprier les terres qu’avaient accaparées les riches

Tout cela ne plait pas beaucoup aux bolcheviks…

En 1918, Lénine signe un traité livrant l’Ukraine à l’Allemagne et l’Autriche.

Les anarchistes ukrainien.e.s organisent la résistance par la guérilla principalement dans l’Armée Révolutionnaire Insurrectionnelle.

Parallèlement à cela la répression anti-anarchiste prend de l’ampleur en Russie. La presse anarchiste y est interdite et nombre de militant.e.s sont emprisoné.e.s.

La guérilla combat avec succès les Allemands  ainsi que les armées blanches.  L’armée Rouge qui avait passé des accord tactiques temporaire avec l’armée révolutionnaire insurrectionnelle se retourne contre les anarchistes suite à leur victoire sur les blancs…

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L’Espagne 36-39

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De même pendant le soulèvement social de 36 en Espagne, de nombreuses terres agricoles ont été collectivisés par les paysan.e.s et des communes agraires autogérés ont été formées. Ces collectivisations ont pris diverses formes selon les endroits. Elles ont été très nombreuses en Catalogne (70% des terres y ont été collectivisés) , en Andalousie (50%) et dans l’est de l’Aragon (450 collectivités agricoles).

La guerre contre le franquisme puis le régime dictatorial de Franco mirent fin à ces expériences..

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La collectivisation ici et maintenant?

 

La collectivisation des terres sa se passe aussi ici et maintenant que ce soit dans le cadre de potagers collectifs qui malheureusement sont bien trop souvent exempt de toute revendication que dans l’occupation de terres menacées par des projets capitalistes destructeur. Certaines coopératives ou communautés autogérées collectivisent également leurs terres

Dans le cas des potagers collectifs certain portent tout de même un message politique comme Après la pluie à Namur.

 

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Solidarité Thessalonique!

Vu sur le site de jeluttedoncjesuis


Le 27 juillet 2016, un coup violent a été porté contre le mouvement social et les réfugiés à Thessalonique. En effet, trois des principaux squats de la deuxième ville de Grèce, hébergeant à la fois de nombreux réfugiés et des dizaines de militants, ont été attaqués simultanément. Les conséquences sont lourdes et très coûteuses :
- beaucoup de personnes et de familles à reloger ;
- de nombreux besoins, en raison de la vitesse et de la brutalité des expulsions (destruction d’équipements, stocks alimentaires, matériel médical, vêtements, effets personnels, jouets d’enfants, matériel pédagogique…) ;
- frais judiciaires…

Un appel à la solidarité internationale vient d’être lancé depuis Thessalonique.

Notre collectif de films solidaires Anepos a été chargé de cette tâche en France, Suisse et Belgique, par nos camarades, comme par le passé, lors de nos actions d’urgence communes, notamment pour les réfugiés du camp d’Idomeni durant l’hiver 2015.

Précisons que nous connaissons parfaitement bien les camarades de Thessalonique : nous avons tourné avec eux « Ne vivons plus comme des esclaves » en 2012-2013 et « Je lutte donc je suis » en 2014-2015 (Grigoris Tsilimantos, expulsé du squat Nikis et cofondateur de Mikropolis, est l’un des personnages des deux films) ; nous avons participé à des actions avec eux (pour l’usine autogérée VIO.ME, la ZAD de Chalcidique, la défense de l’eau en tant que bien commun contre la firme française Suez, l’aide aux réfugiés contre l’accord Union européenne-Turquie) ; nous avons participé à leurs assemblées, colloques et festivals ; nous avons également été logés à plusieurs reprises dans ces squats (notamment au squat Nikis qui était notre base quand nous séjournions à Thessalonique).

Cet appel est URGENT, tant pour les réfugiés que pour les membres du mouvement social qui vivaient avec eux et qui, les uns comme les autres, ont presque tout perdu.

Si vous voulez/pouvez les soutenir, trois possibilités très simples :


1- soit par PAYPAL

2- soit par CHÈQUE
à l’ordre de ANEPOS (ne rien ajouter sur l’ordre)
à envoyer à :
ANEPOS
« Urgence Solidarité Thessalonique »
BP 10 – 81540 Sorèze – France

3- soit par VIREMENT
IBAN d’ANEPOS :
FR46 2004 1010 1610 8545 7L03 730
BIC : PSSTFRPPTOU
En mentionnant en objet du virement :
« Urgence Solidarité Thessalonique »

Merci pour eux.

Action coordonnée par AK Thessalonique, collectif solidaire Anepos, espace social libre Mikropolis, notamment Niki Dimitriadi, Maud Youlountas et Grigoris Tsilimantos.

Contact : 06 18 26 84 95 ou maud@jeluttedoncjesuis.net.

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[NAMUR]: Fête au potager collectif « Après la pluie »

Oyez Oyez
Grande fête ce dimanche 26 juin à partir de 11h au potager collectif Après la pluie !
Auberge espagnole, échanges musicaux (jam), atelier linogravure, infothèque l’Arrosoir
et bien sur… travail de la terre !
Ce sera aussi l’occasion de faire une bourse aux échanges de graines..
Alors kamarade cultivateur, musicien, gourmands, ami de l’autogestion et des potagers bios ou simple sympathisant…

Ramène ta fraise (et tes salades) ! (adr: Quaie de l’Ecluse n°22 5000 Namur)

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Occupation/réquisition d’un terrain à Namur le 16 et le 17.05

Dans le cadre des journées internationales des luttes paysannes, nous proposons l’occupation/réquisition d’un terrain abandonné proche du centre de la capitale wallonne dans le but d’en faire un potager collectif accessible à tous et aux habitants du quartier en particulier.

Donc rendez-vous le samedi 16 avril à 12h au parc Léopold. Ensuite à 14h après avoir participé à l’action symbolique au parc organisé avec d’autres associations, nous nous dirigerons vers le terrain réquisitionné se situant non loin du parc. Que les retardataires se rassurent, il restera un personne contact au parc pour informer ces derniers de la situation géographique du terrain !

Le samedi 16, on travaillera la terre (àpd de 14h) et le dimanche 17 avril de 10 à 15h on aménagera le terrain (balisage des sentiers, construction de panneaux explicatifs…).

Tout se décidera et peut encore se redécider en assemblée horizontale. La démocratie est directe ou elle n’est pas… démocratique. Par ailleurs si nous voulons libérer la terre de la domination du fric ce n’est pas pour laisser la domination patriarcale, le sexisme et le nationalisme perdurer. Non à toutes les formes de dominations, la terre ne sera libre que lorsque nous le serons tous.

Si vous savez amener du matériel de jardinage (bèches, gants, houes, rateaux, brouette…), c’est fort bienvenu car on ne saura pas en prêter à tout le monde. Cette occupation est également l’occasion de faire une bourse aux échanges de semences, donc apportez vos graines !

ZAD PARTOUT // PAS DE PAYSANS SANS TERRE, PAS DE TERRE SANS PAYSANS // DES LEGUMES, PAS DU BITUMES // TERRES ET LIBERTé !

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