Archives pour la catégorie Répression

Solidarité avec tous les camarades emprisonnés !

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Ciney : des caméras pour …. des mégots et des crottes de chiens…

Une nouvelle absurdité de l’ambiance tout-sécuritaire poussée à l’extrême: l’installation de caméra de vidéo-surveillance à Ciney pour … des mégots et des crottes de chiens! A quand les caméras dans toutes les chiottes publiques? Après tout, toute sortes de choses illégales peuvent se dérouler dans l’un des rares endroits encore à l’abri du regard oppressant de l’état….

La Ville de Ciney va mener dès la semaine prochaine une nouvelle action répressive pour sanctionner ceux qui ne respecteront pas la propreté des espaces publics. Un agent constatateur, aidé par les caméras de surveillance, pourra infliger des amendes administratives.

Vous l’aurez peut-être remarqué, à Ciney, trois ouvriers communaux mènent une opération de nettoyage depuis le début de cette première semaine de vacances de Pâques. Ils sont à la chasse aux déchets en tout genre. Le but est de rendre le centre-ville accueillant. Les autorités communales comptent bien le garder propre.

 

Dès la semaine prochaine, un agent constatateur pourra verbaliser tous ceux qui ne respecteront pas la propreté des espaces publics. Cet agent sera aidé par la vingtaine de caméras de surveillance présentes dans la ville. « Concrètement, l’agent sera dans le centre-ville, et un policier sera au commissariat de Police de Ciney, derrière les écrans de caméras. Lorsqu’il repérera une incivilité, il en fera part à l’agent constatateur par gsm ou par talkie-walkie. Il pourra alors verbaliser la personne qui a commis une incivilité et lui mettre une amende administrative. On veut pouvoir marquer le coup et marquer l’esprit des gens », explique Frédéric Deville, échevin de l’environnement.

 

Les autorités communales se défendent de vouloir surveiller la population : « Je pense que les gens qui n’ont rien à se reprocher, ainsi que les commerçants, seront contents de cette mesure. Les gens qui laissent leurs chiens faire leurs besoins dans la rue ou qui lancent des cannettes ou des mégots de cigarettes ont quelque chose à se reprocher. Ce sont ces personnes que nous visons particulièrement », dit Frédéric Deville.

La commune précise que cette action de répression s’effectuera de manière ponctuelle. Cela reste une étape de plus dans la chasse aux incivilités menées par la majorité depuis sont arrivée au pouvoir fin 2012

Source: matélé, leurs presses…

 

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La délation mise à l’honneur à Battice

Dans quelques semaine un « partenariat local de prévention » va être mis en place à Battice, petit village du pays de Herve. Ce partenariat consistera à confier la surveillance du village (de 2500 habitants!) à 38 bon citoyens délateurs. Car il s’agit bien de cela, de la bonne vieille délation, comme cela s’est déjà fait à de sombres époques (de l’Allemagne nazie en passant à l’union soviétique) ainsi que plus récemment en Angleterre (le « neighboor watching »). Ce genre de méthode ne peut que diviser les habitants du village, créer la méfiance envers ces éventuels auxiliaires de polices et dégrader considérablement le tissu social…

STOP A LA SURVEILLANCE
ARRÊTONS LA POLITIQUE DU TOUT SÉCURITAIRE !

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Coups de pressions sur les squats namurois

Dans la nuit de mercredi à jeudi, vers 4h du matin, 6 policiers ont débarqué dans le Caracole, maison occupé depuis 1 mois, en passant par le jardin puis par la porte arrière qui malheureusement avait été mal fermé. A ce moment les occupants les aperçoivent à l’intérieur, leurs demandent de partir en leurs disant qu’ils n’ont pas le droits de rentrer. Les flics tentent sans trop de conviction de forcer la porte du salon où se trouvaient les occupants qui arrivent malgré tout à la maintenir fermée. Ils prétendent d’abord venir pour un tapage nocturne alors qu’il n’y avait qu’un peu musique sur un baffle de pc que l’on ne pouvait que très vaguement entendre devant les fenêtres du squat.
Ensuite les flics ont demandé les tickets de caisses de la bouffe qui était entreposée dans la véranda à l’extérieur et accusent les occupants de “vols de poubelles” (!!!!!). Les flics finissent par partir tout en lâchant “On se retrouvera à l’extérieur!” et ” les vols de poubelles ne resteront pas sans suites”.

Le jour d’avant, des policiers s’étaient pointés à la porte d’un autre squat, avaient abimés le cache de la serrure et menacé les occupants de venir les expulser (illégalement) s’ils n’étaient pas parti le lendemain à 17h. Finalement ce jour-là des gens étaient présents en soutien pour empêcher une éventuelle expulsion, d’autres policiers que ceux de la veille sont venus, ont constaté l’occupation et sont repartis.

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Andenne aussi se lance aussi à la chasse aux pauvres!

A Andenne, il était déjà interdit de faire la manche à certaines heures dans le centre-ville.  Désormais, la chasse aux pauvres va plus loin. La commune d’Andenne a en effet décidé que la police pourrait confisquer l’argent des mendiants qui se montreraient  » agressifs ou intimidants ». Bien entendu cette notion d’agressivité n’est absolument pas définie et laissée aux jugement des policiers…

Rappelons que Charleroi et Liège ont déjà eux aussi instauré des règlements répressifs contre la mendicité…

 

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(Vidéo) Violence policière à Anderlecht

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Charleroi fait la guerre aux pauvres: nouveau réglement anti-mendicité.

CHARLEROI – Le conseil communal carolo a adopté lundi soir le nouveau règlement mendicité. Ecolo et le PTB + dans l’opposition ont voté contre les nouvelles dispositions qui imposeront aux mendiants de circuler au fil de la semaine entre les différentes localités carolos.

Sofie Merckx, la mandataire du PTB, a dénoncé le nouveau règlement. Le caractère inapplicable du texte ne fait pas de doutes d’après elle. Après avoir interdit aux gens de nourrir les pigeons, «va-t-on les punir de donner une pièce aux mendiants», s’est interrogée l’élue.

Xavier Desgain, mandataire Ecolo a quant à lui fustigé les politiques sociales mises en place à Charleroi. La majorité se livre à une chasse aux pauvres, selon lui, pour les exclure du centre-ville. Or, elle devrait faire, vu les conditions actuelles, de la pauvreté sa priorité numéro 1, a affirmé l’élu Ecolo.

Paul Magnette, le bourgmestre socialiste, a rappelé pour sa part les raisons du nouveau règlement: réduire les problèmes de cohabitation dans certains quartiers et favoriser l’émancipation des «mancheurs», obligés selon lui désormais de se déplacer entre les différentes localités.

Source : lavenir.net

Le nouveau règlement anti-mendicité (disons les choses telles qu’elles sont…) imposera aux mendiants d’aller dans certains quartiers, en fonction du jour, pour faire la manche. Le mendiant peut même se voir saisir sa manche s’il enfreint ce règlement.. Bref un mendiant se trouvant au mauvais endroit se fera prendre, généralement le peu qu’il a pour survivre.. C’est lui enlever le pain de la bouche comme on dit.

« Paul Magnette, le bourgmestre socialiste, a rappelé pour sa part les raisons du nouveau règlement: réduire les problèmes de cohabitations dans certains quartiers et favoriser l’émancipation des «mancheurs»…  » Favoriser l’émancipation des mancheurs? C’est bizarre mais je ne vois pas en quoi les forcer à faire de long trajets à pied ou en fraudant les transports en commun (compliqué pour un sdf de payer la TEC tout les jours pour aller faire la manche…) les émanciperaient. Je ne vois pas non plus le côté émancipateur d’être persona non grata dans certains quartiers certains jours ni dans le fait, d’entasser la misère chaque jour dans un quartier..

Ce règlement est une attaque de plus contre les plus pauvres et n’a qu’un seul but réel : chasser les pauvres du centre-ville pour y attirer les commerçants, les touristes, les classes moyennes supérieurs, les artistes bobos, bref faire venir ceux qui ont la thune et pour ce faire, jeter plus loin ceux qui n’en n’ont pas…

Il ne vise pas à aider les mendiants de quelques manières que se soit, ni d’atténué cette misère. Non, non, non, ce réglement est juste pour rendre la misère moins visible, donné une meilleur image de la ville auprès des friqués…

Certains habitants de Charleroi se plaignaient dans une pétition de «la manière dont nous, citoyens carolos, avons été désignés comme les demandeurs de la «désédentarisation» des «mendiants». Qui donc a été consulté ? Qui s’est prononcé ? Nous avons, par ces termes, l’impression d’avoir été instrumentalisés».  Très bien mais n’avez-vous pas l’impression que c’est toujours le cas?  Que les politiciens de quelques partis que ce soit et à quelque niveau que ce soit (communal, régional, fédéral, européen) ne nous consultent jamais? Et que même dans les rares (très très très rare) cas où ils nous consultent, il s’agit soit de sujets d’intérêts très mineurs, soit ils consultent mais quand sa ne leurs plait pas, ils font quand même ce qu’ils veulent ( un bel exemple fut la constitution européenne..). Sur quels règlements, quelles loi avez-vous donc déjà été consulté? Avez-vous déjà une seule fois  eu un mot à dire dans les décisions prises par les politiciens que ce soit une loi, un grand projet ou même un budget? Pensez- vous que parce que ce système , où l’on a l’immense privilège de pouvoir choisir son maitre, s’autoproclame démocrate, que pour autant c’est le peuple qui décide?

 

LA RUE EST A NOUS, PAS AUX POLITICIENS!

 

 

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Bruxelles : « Opération Cendres ». Perquisitions chez des compagnons

Bruxelles – Le 22 mai 2013 vers 6h du matin, des dizaines de policiers de
la section anti-terroriste de la police fédérale judiciaire investissent
et perquisitionnent 3 domiciles où habitent notamment des compagnons
anarchistes et anti-autoritaires ainsi que la bibliothèque anarchiste
Acrata. Toutes les personnes présentes (11) sont arrêtées et emmenées aux
bureaux de la police fédérale.

Les accusations sont : appartenance à une organisation terroriste,
association de malfaiteurs et incendie(s) volontaire(s). L’opération est
baptisée « cendres » et est dirigée par la juge d’instruction Isabelle
PANOU, tristement célèbre pour sa longue carrière au service de l’Etat.

Les policiers emportent de nombreux documents, des effets personnels, les
ordinateurs et tout ce qui a trait à l’informatique, les GSM’s (téléphones
portables), du matériel d’agitation, etc. Pendant les auditions,
auxquelles tout le monde refuse de collaborer, il apparaît que l’enquête
porte sur des luttes, révoltes et activités allant de 2008 jusqu’à
aujourd’hui notamment contre les prisons, la construction du nouveau
centre fermé de Steenokkerzeel, les transports en commun (STIB), les
institutions européennes et les eurocrates, la construction d’un RER à
Bruxelles, l’OTAN, la machine à expulser, les huissiers et la construction
d’une maxi-prison à Bruxelles. Sont aussi épinglées des publications
telles que Hors-service ou encore plus généralement des écrits, affiches,
etc. diffusés par des anarchistes et anti-autoritaires.
Vers 13h, tout le monde est relâché sans avoir eu à comparaître devant la
juge d’instruction.

Face à ces accusations de terrorisme et à leur lot d’intimidations et de
harcèlements, il n’y a pas à abandonner les idées et les actes visant la
destruction de toute autorité et la joie que procure cette bataille.

Continuons à lutter pour la liberté, à abattre ce monde mortifère qui
opprime et exploite.

Rien n’est fini, tout continue
Attaquons ce qui nous opprime

Bruxelles, 23 mai 2013

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L’imprévu

D’une manif à une attaque en règle contre les keufs
Plusieurs organisations, politiques et syndicales, avaient lancé l’appel à une manifestation « contre les violences policières » pour le 15 mars. Avant de vous raconter comment cette initiative leur a heureusement quelque peu échappé, nous aimerions nous attarder quelque peu sur le contenu que ces organisations avançaient dans le cadre de cette « action ».
S’ils avaient pour but de dénoncer les « abus » policiers, ils revendiquent, au fond, une « meilleure » police, une police moins brutale. Or, non seulement il s’agirait de quelque chose contraire à la nature même de toute institution policière, dont la fonction est justement le contrôle et la coercition, qui produisent toujours leur lot de tortionnaires, tabasseurs, violeurs et racketteurs, mais, surtout, revendiquer une police moins brutale revient à légitimer l’existence de la police, à la renforcer… Et donc, à dire que la liberté n’est pas possible hors du cadre d’un Etat, avec ses lois et ses sbires.
Quant à nous, si nous nous battons pour la liberté, c’est parce que nous pensons qu’après avoir supprimé les sources de l’oppression et de l’exploitation, les êtres humains seront capables de vivre en liberté, c’est-à-dire, de vivre leur vie à leur guise et de faire des accords entre eux quand cela leur semble nécessaire. L’Etat, c’est la négation de la liberté, une négation qui, pour se maintenir, a recours à la police, à l’armée, à la prison… ainsi qu’à l’intégration de ses possibles opposants via le dialogue, la participation, les élections et tout ces choses-là. Le système réussit à se maintenir autant grâce à la police qui le protège que grâce à la collaboration de ceux qui le subissent ou l’acceptent.
De fait, dès le début de la manifestation, les organisations qui l’avaient appelée ont montré de quel monde ils rêvent : tout le monde devait marcher derrière un camion-sono qui crachait leurs slogans tandis qu’une petite armée de service d’ordre, spécialement recrutée pour l’occasion, encadrait les « manifestants ». Si les organisateurs prétendaient dénoncer les abus de la police, ils se montraient déjà prêts à la remplacer eux-mêmes.
Fort heureusement, l’imprévu vient souvent bouleverser les plans de ces apprentis-chefs. Ainsi, vers la fin de la manifestation, l’encadrement a été débordé par des dizaines de personnes ne voulant ni se plier aux mots d’ordre officiels, ni se courber devant les vigiles des organisations. Une patrouille de police a été attaquée et quatre flics en civils (d’ailleurs, des types bien connus pour leurs interventions musclées) ont été coincés et ont bien ramassé. Une demi-heure plus tard, tandis que les révoltés narguaient une rangée d’anti-émeute, les vigiles du service d’ordre ont été pris à partie quand ils tentaient une fois de plus d’endiguer la rage émeutière. Les vigiles et les prêcheurs semaient la confusion, ce qui faisait grandir la méfiance et l’agressivité vis-à-vis de tout ce qui constituait un obstacle (réel ou non) pour les révoltés. Cela amena la situation à un tel point que pas tout le monde ne savait plus distinguer entre complices et délateurs. Les organisations politiques, à travers leur but de tout incorporer dans leurs desseins, sont en grande partie responsables de cet état de fait.
D’ailleurs, pour éviter d’écorner la « bonne image » qu’elles voulaient donner aux médias et aux institutions, elles ont totalement omis d’évoquer ces événements et ces affrontements dans les communiqués qu’elles ont diffusé après la manif’. Alors, une fois de plus, pour quoi se battent-elles, si ce n’est pour remplacer elles-mêmes la police et pour mentir, à l’image des politiciens de toutes obédiences ?
Bien que ce ne soit pas dans nos habitudes, nous voulons bien aider ces organisations politiques et syndicales à en tirer au moins une leçon : ceux qui se battent contre toute autorité et ceux qui se révoltent ne respecteront pas leurs mots d’ordre et ne se laisseront pas effrayer par leurs services d’ordre ou par leur collaboration avec les keufs. Et face à la police, face aux tortures dans les commissariats et aux tabassages dans la rue, face aux chasses à l’homme et aux enfermements, nous ne revendiquerons nullement une meilleure police, nous ne ferons pas des sketches politiques pour gagner de l’influence auprès des institutions. Notre approche, elle est fort simple : dans la mesure du possible, nous leur ferons payer coup pour coup et nous frapperons là où ils ne nous attendront pas, surtout contre ce que la police cherche à défendre. Ingouvernables.
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A Mortsel, la police assassine!

Le 6 Janvier 2010, Jonathan Jacob, 26 ans, meurt dans une cellule du commissariat de Mortsel suite à une intervention de l’équipe d’assistance spéciale d’Anvers qui a lancé une grenade lumineuse avant de le ruer de coups afin de lui injecter un calmant. Peu de temps après il meurt d’une hémorragie interne..

Nous ne croyons pas en la justice de l’état car nous savons que généralement elle protège ses larbins (flics,matons,…) et que même si pour se sauver la face d’un scandale médiatique, elle condamne les policiers responsables de ce meurtre, elle reste une institution pourrie et violente qui sert principalement à défendre les intérêts du capitalisme. De même nous ne voulons envoyer personne en prison, nous voulons la destruction de ces geôles.

Nous savons aussi que partout où elle existe et tant qu’elle existera, la police tabasse, humilie et assassine. Nous n’oublions pas ces meurtres policiers  beaucoup moins médiatisés comme ce jeune de 25 ans mort l’année passée dans d’étranges circonstances à Tamines, noyé dans la Sambre en tentant de fuir un contrôle de police.

NO JUSTICE NO PEACE !

Vidéo du meurtre de Jonathan Jacob :

Articles de la presse bourgeoise sur le sans papiers qui a tenté d’échapper à la police.

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