Archives pour la catégorie Répression

(France) Loi travail : liberté pour Kara Wild !

Vu sur Paris-Luttes.info

Kara est une artiste trans arrêtée le 26 mai dans le cadre de l’incendie d’un véhicule de police lors de la manifestation du 18 mai. Premier chef d’accusation : « tentative d’homicide volontaire sur un agent de police », suivi de « destruction de propriété et participation dans un groupe de personnes armées et masquées ». Le dossier est (quasi) vide mais Kara est détenue depuis plus d’un mois et demi… dans une prison pour hommes ! Liberté pour Kara et tout-es les prisonnièr-es de tous les mouvements sociaux !

Kara Wild est une artiste, une camarade et une force de la nature résistante, étant actuellement détenue en France pour sa participation supposée à une manifestation contre des réformes draconiennes concernant le travail [« Loi Travail »] et la répression policière. Elle est une femme trans et est actuellement détenue dans une prison pour hommes et n’a pas accès à des hormones. Elle est également une citoyenne des Etats-Unis et son transfert a été refusé parce que les autorités françaises pensent qu’elle pourrait tenter une évasion lors de celui-ci.

Le 18 mai, des milliers de personnes ont convergé à Paris pour défier le maintien de violence policière et s’opposer à une nouvelle réforme néo-libérale du code du travail. Pendant l’une de ces manifestations une voiture de police à été attaquée et incendiée. Kara à été brutalement arrêtée par rapport à cet incident plus d’une semaine plus tard, le 26 mai, lors d’un autre événement près de la Place de la Nation. En dépit d’un manque de preuve évident, elle a été accusée d’avoir brisé le pare-brise d’une voiture de police quelques instants avant que celle-ci soit incendiée. Les accusations dont elle fait l’objet sont « tentative d’homicide volontaire sur une personne dépositaire de l’autorité publique, destruction de bien, violence de groupe et participation dans un groupe armé et masqué. »

Kara fait partie des 6 personnes étant actuellement accusées par rapport à cet incident. Pour faire empirer les choses, le premier ministre français, Manuel Valls promet d’appliquer une « sanction implacable », de manière à en faire un exemple et à démobiliser les manifestations.

En dépit des attaques de l’état, les mouvements globaux contre le capitalisme, la suprématie blanche, le patriarcat hétéro-sexiste et l’austérité deviennent plus forts chaque jour, de Paris à Oaxaca. Comme les flammes de la résistance se multiplient cet été, ne laissez pas vos amiEs derrière les barreaux ! S’il vous plaît, aidez-nous à soutenir Kara Wild en lui écrivant, en faisant des dons pour son fonds de défense, et faites passer le mot concernant son affaire.

Liberté pour touTEs les prisonnieEs politiques ! Liberté pour touTEs les femmes trans prisonnières ! Liberté pour touTEs les prisonnierEs

Pour écrire à Kara et/ou lui envoyer des brochures/livres : Association Acceptess T 39 bis boulevard Barbès 75018 Paris (ajoutez un post it « Pour Kara »)
com.prison.acceptess-t@@@outlook.fr (Objet : « Pour Kara »
Pour le soutien financier (déjà 6000$ de frais) : https://freekarawild.org
Rappel : http://permisdevisite.noblogs.org

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Manifestation en solidarité avec Andreï Sokolov, antifa disparu en Ukraine depuis le 15 avril

Vu sur Indy Bxl

Andreï Sokolov est un militant révolutionnaire et antifasciste d’origine russe. Le 15 avril dernier, il était libéré par un tribunal ukrainien après avoir été emprisonné dans les prisons secrètes et officielles du pays. A sa sortie du tribunal, Andreï a été capturé par des individus non-identifiés : impossible de savoir si les ravisseurs sont membres des escadrons de la mort fasciste ou de la police secrète ukrainienne. Ce 15 juillet, cela fera trois mois qu’Andreï a disparu.

Manifestation devant l’Ambassade d’Ukraine à Bruxelles (Avenue Lancaster 30, 1180 Uccle, près de la gare de Saint-Job) ce vendredi 15 juillet à 16h30.

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(Paris) Grosse manif contre la loi travail et son monde fortement réprimé

Voilà 3 mois qu’a commencé un vaste mouvement de contestation contre le projet de loi travail (loi visant à « fléxibiliser » les travailleurs comme la loi peeters en Belgique) en France. Depuis lors le mouvement ne faiblit pas et se caractérise par une intensité d’affrontement et une radicalité plus vu depuis longtemps. Grèves, blocages d’unifs, d’usines ou de raffinerie, manifs sauvages, sabotages ne cessent de s’enchainer. Ce 14 juin s’est déroulé une manifestation de grande envergure à Paris durant laquel eu lieu de nombreux affrontements. La répression policière a été fortes. Il y aurait au moins 4 blessé.e.s graves et 58 interpellé.e.s

Suivi de la journée sur Paris-luttes.info :

  • 21h00 : Un appel à se rassembler à République pour poursuivre cette journée d’action circule. Déjà du monde sur place, la situation est tendue.
  • 20h30 : Une quarantaine de personnes devant le Sénat. Tout le monde est le bienvenu malgrè le fait qu’il y a pleins de keufs.
  • 20h15 : La manif s’est dispersée rue mouffetard. Le quartier latin est en état de siège. Des CRS place de la Sorbonne, rue Soufflot, rue St Jacques.
  • 19h 45 : Les Gendarmes mobiles poursuivent la manif sauvage dans le quartier Latin
  • 19h 30 : environ 500 personnes sont parties en manifestation sauvage vers le Sénat.
  • 19h 10 : La préfecture évoque maintenant 58 interpellations et 40 blessés (29 membres des forces de l’ordre et 11 manifestants). Les taxis ferment le cortège et défilent encore.
  • 18h40 : aujourd’hui, 1 million de personnes ont défilé à Paris, 1,3 millon dans toute la France. Des manifestants continuent de marcher dans Paris la queue de cortège est encore à Montparnasse, tandis que d’autres rendez-vous ont déjà commencé pour la suite de la soirée : à République ainsi qu’à Luxembourg pour un apéro foot contre la Loi travail notamment. La nasse rue de Tourville est toujours en cours et les manifestants de la CGT cherchent à en sortir pour rejoindre les bus. Les flics empêchent les manifestants qui arrivent encore de rentrer sur l’esplanade. Toutes les sorties des invalides sont bloquées.

  • 18h30 : De nombreux manifestant·es défilent encore. Les street medics font état de 4 blessés grave. Près des bus, place Vauban, les dockers s’affrontent avec la police. Des dizaines d’interpellations sont à déplorer, pas de bilan définitif pour le moment. Les flics n’hésitent pas à embarquer même les médics.

  • 18h : des manifestant·es ont réussi à partir en manif sauvage vers les quais et ont été bloqués. Nasse et gazage en cours sur les quais.

  • 17h40 : rassemblement de soutien aux 4 camarades mises en GAV au comico du 4e (rue de l’Arsenal Metro Bastille) pendant la manif (2 mineurs et 2 adultes). Témoignages sur les interpellations bienvenus.
  • 17h30 : 2 autres arrestations au moins aux Invalides. Un deuxième canon à eau arrive par l’avenue de la Motte-Picquet. Des petits groupes de baqueux chargent les manifestant·es. Rue de Tourville, une nasse retient des syndicalistes de la CGT. Nombreuses interpellations violentes aux Invalides.
  • 17h20 : le SO de la CGT incite les manifestant.e.s à ne pas continuer jusqu’aux Invalides et à tourner au niveau de l’avenue de Tourville, où sont garés les cars. Tout le monde ne suit pas pour autant. 15 interpellations et 26 blessés pour le moment (d’après la pref’ relayée par l’AFP). Nombreuses interpellations violentes aux Invalides. Utilisation régulière de grenades de désencerclement.
  • 17h10 : Grande tension aux Invalides et grosses provocations policières. Une personne blessée a été interpellée. Gazage général d’une bonne moitié de l’esplanade. Le canon à eau arrose le cortège qui continue d’arriver sur la place. Charge des manifestants sur le canon à eau. Des voltigeurs rodent aux alentours. Un hélicoptère survole l’esplanade. Les stations de métro du coin sont fermées sauf celle d’Invalides où on peut sortir après une fouille.


  • 16h55 : les flics prennent position rue de Grenelle avec le canon à eau avant de rentrer sur la place des Invalides. La manif est de nouveau réunie. Après de petites charges gratuites des flics, puis gazage des Invalides.La tête de cortège arrive petit à petit sur Invalides, plusieurs charges et contre offensive des manifestants. Les grilles anti-émeutes ferment entièrement la place des Invalides. Le canon à eau arrose la place des Invalides.
    Pas mal de provocations policières. Sortie encore possible avec fouille. Un flic aurait été touché par une grenade de désencerclement lancée par ses collègues…
  • 16h45 : la CGT a annoncé plus de 600 bus venus à Paris (à quoi il faut rajouter les trains, les covoiturages, etc.). 1 million de manifestant.e.s à Paris d’après les syndicats.
  • 16h30 : La première partie du cortège de tête est escortée à l’arrière par le canon à eau au niveau de Saint François Xavier. Utilisation simultanée de gaz et du canon à eau. Le reste de la manif suit au plus près et s’est fait charger. Création d’une « zone tampon » par les flics entre un bout de cortège de tête et le cortège syndical. La police recule sous la pression de la foule.
  • A l’autre bout, des manifestant-es sont encore Place d’Italie.
  • 16h15 : gazage du cortège étudiant. Des personnes qui se sont mis devant le canon à eau se sont fait balayer violemment. Les manifestant-es ont répliqué en attaquant le canon à eau qui s’est mis à rentrer dans le cortège. Une grenade de désencerclement a été lancée sur des photographes. La manif est fractionnée, la police essaye de dissuader les syndicalistes de finir le parcours. De nombreux blessés. La tête de manif arrive à Invalides, pendant que d’autres ne sont pas encore parti-es, les flics cartonnent sur l’arrière de la tête. La première partie de la manif est nassée sur le Boulevard des Invalides.
  • 16h05 : des nouvelles des Banderoles Games
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  • 16 h : la queue de cortège est toujours Place d’Italie. Au niveau du métro Duroc et du Boulevard des Invalides c’est plutôt le statu quo pour l’instant. Beaucop de tension. Le passage au carrefour rue de Sèvres/Bd du Montparnasse reste compliqué. Un canon à eau rentre en action.
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  • 15h30 : nouvelle attaque policière du cortège de tête avec grenades lacrymogènes, charges, etc. Des affrontements en plusieurs endroits. Répliques à coups de pétards, et de slogans « Tout le monde déteste la police ! » La police tente de rester devant. 13 interpellations d’après la préfecture. De nouveaux blessé-es nous sont signalé-es. Les flics tirent sur les medics prenant en charge les blessés.
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  • 15h05 : Encore une charge devant Montparnasse. Par ailleurs, un Starbuck s’est fait attaquer. A l’avant, la situation est assez chaotique. Un hélico vient d’arriver au-dessus de la manifestation. Gros caillassage sur la police et gazage. Plus loin, la manif suit son cours plutôt dans le calme.
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  • 14h55 : Au moins deux blessés graves. L’un d’entre eux est au sol. Attroupement et médics autour au niveau de Raspail/Port Royal.
  • 14h50 : Le reste de la manif n’est pas en reste. Enormément de chants en mode « tifosi », batucada et fanfares.
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  • 14h35 : au niveau de Boulevard Raspail la manif tente d’avancer. Ligne de flics devant et nouveau gazage. Le cortège a quand même gardé une certaine diversité.
  • 14h30 : les flics continuent de harceler le début de la manif dans une stratégie très agressive. Ils n’arrivent pas pour l’instant à contrôler le cortège à l’avant de la manifestation. Gros gazage au niveau de Port-Royal. Pas mal de gens embarqués, au moins 3 arrestations confirmées.
  • 14h15 : affrontement sur les trottoirs. Les flics essayent d’attaquer le cortège. Ils sont très violents. En face, les manifestant-es répondent avec des pierres, des bouteilles, des fumigènes et des feux d’artifices. Une voiture a été renversée. La Préfecture et le gouvernement ont très clairement choisi la provocation. Les manifestent-es ne se laissent pas faire. Nouvelle charge et gazage au niveau de Port-Royal.
  • 14h00 : première charge totalement disproportionnée sur le boulevards de Port-Royal. Une manifestante a été blessée. La foule compacte a du reculer mais semble vouloir repartir.
    Premier gazage dans la foulée. Les flics semblent de nouveaux vouloir tenter de nasser une partie des manifestant-es. Gare au syndrome du 1er mai !
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  • 13h40 : départ de la manif. En tête de manif ça avance en chantant « (A), Anti, Anticapitaliste ! » Sur les côtés les manifestant-es ont déployés des banderolles. Au moins dix mille personnes devant le carré de tête officiel. Des syndicalistes, des non-encarté·es. Toujours une grosse ambiance. Plus loin, les dockers sont vraiment chauds ! A noter que les pubs ont été enlevées et certaines banques se sont complétement barricadées.
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  • 13h15 : le RER ne s’arrête plus à Port-Royal. La station Les Gobelins est fermée. L’avenue du même nom est noire de monde. Beaucoup de fumigènes dans les cortèges syndicaux. Les manifestant-es scandent « Tous ensemble, grève générale ! » Le cortège s’apprête à partir.
  • Plus haut, le cortège de tête est énorme. Il y a déjà plusieurs milliers de personnes avec pas mal de syndicalistes notamment des cheminots. L’ambiance est superbe avec beaucoup de chants, des slogans et des fumigènes. Sur les trottoirs les flics, par centaines s’équipent déjà.
    Quelques banderoles : « Soyons ingouvernables » ; « Ce que le peuple obtient il le prend » (Louise Michel) ; « Inverser l’irréversible »
  • 12h45 : Des camions de GM et de CRS à Vavin. Camions et grilles sur toutes les rues débouchant sur le Boulevard du Montparnasse. Ils sont en train de barricader complément Port-Royal avec grilles et blocs de béton. Une 20aines de camions présents. De même vers la rue Monge où il y a encore un très fort dispositif. Des contrôles sont signalés rue Pascal.
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  • Les manifestant-es de tous horizons arrivent place d’Italie par toutes les avenues et boulevards. La manifestation s’annonce énorme. L’Avenue des Gobelins est déjà remplie.
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  • Groupe de dockers et de portuaires CGT sur la place. Les premiers fumigènes sont en action pendant que les manifestants mangent des sandwichs et font des selfies. Pas de flics sur la place même, ni à proximitée immédiate du moins côté Boulevard Blanqui et Avenue de de Choisy.
  • 12h20 : si vous voulez rejoindre le cortège de tête il faut se retrouver au début du Boulevard de Port-Royal. Par ailleurs on nous signales un paquet de flics sur le Boulevard de Port-Royale ainsi que vers Montparnasse. Pas de contrôles à 12h15.
  • Au niveau de la Place d’Italie, pas mal de flics aux sorties de métros. Pas de contrôles constatés pour l’instant. La foule grossit sur la place.
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  • 11h50 : une 20aine de camions de flics sur le boulevard de l’Hôpital. Pas de fouilles pour l’instant. La circulation ne semble pas encore coupée et il y a déjà pas mal de monde arrivé en bus (au moins 5000 personnes). On trouve des gendarmes mobiles et des CRS dans toutes les rues perpendiculaires Avenue des Gobelins. Vers le métro « Gobelins », de très nombreux cars de CRS. Pendant que les flics installent des grilles anti-émeutes sur le boulevard St-Marcel et l’avenue des Gobelins, le SO de la CGT tape la causette avec la BAC.
  • 11h40 : occupation du siège du SPD à Berlin (le « parti socialiste » allemand) en solidarité.
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  • 11h 25 : énorme dispositif policier autour de Place d’Italie. Tous les mobiliers urbains ont été enlevés hier. Sirènes et hélicoptères depuis ce matin. Concentration extrême des flics au niveau des Gobelins / début du boulevard Port Royal, avec présence de « camions prisons ». Présence policière aux abords des stations de métro Place d’Italie, Corvisart, Glacière, Campo-Formio, Nationale, Olympiades et Tolbiac.
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Les banques ont un look bizarre
Les banques ont un look bizarre
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Les fourbes sont cachés dans les buissons
  • 11h10 : perturbations dans le secteur de l’énergie. Des lignes haute tension (400 000 volts) ont été coupées en région parisienne. Sur Paris, 350 000 foyers ont été basculés en tarif heures creuses. La CGT annonce une baisse de production de 5 000 megawatts en métropole.
  • 10h45 : à Lille, le bus de la CNT arrêté 300m après son départ, fouille minutieuse depuis plus d’1h, contrôles d’identité, fumigènes confisqués…
  • 10h15 : du côté de Bologne en Italie, les syndicats de base en actions pour des raisons assez similaires soutiennent les grèvistes français.
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    Bologne Italie 14 juin
  • 9h50 : côté force obscure, la pref’ annonce 1200 flics pour surveiller la manif. De son côté, la CGT annonce qu’elle a prévu 500 personnes pour son SO…
  • 8h30 : depuis 5 heures du matin, des grévistes bloquent la plateforme courrier de Villeneuve-la-Garenne en soutien aux postier.e.s en grève reconductible depuis plus 1 mois.
  • 7h30 : la CGT a recensé plus de 600 cars affrétés dans toute la France pour venir à la manifestation à Paris. Une cinquantaine de manifestations sont également prévues dans le reste du pays aujourd’hui.
  • 6h30 : une centaine de chauffeurs de taxi sont rassemblés porte Maillot pour rejoindre la porte d’Italie par le périphérique extérieur.
  • Le lundi 13 à 17h, la Préfecture de police de Paris avait pondu environ 130 arrêtés d’interdiction de manifester en vue de la journée nationale du mardi 14 juin :
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Solidarité pour les anarchistes d’Azerbaïdjan

vu sur kedistan

 

Nous relayons par solidarité avec les militants anarchistes arrêtés, emprisonnés et torturés en Azerbaïdjan, un appel international à « faire du bruit » pour eux entre le 28 mai et le  5 juin, devant consulats ou ambassades.

 


Les anarchistes azerbaïdjanais lancent un appel à la solidarité pour Bayram Mammadov et Qiyas Ibrahimov, des militants anarchistes détenus par les autorités azerbaïdjanaises pour avoir peint un graffiti, disant « Fuck le système» et «Joyeux jour des esclaves », sur le monument dédié à l’ancien président défunt Heydar Aliyev, en guise de protestation contre les injustices incessantes perpétrées par les élites dirigeantes.

Cela a été fait la veille de l’anniversaire de la mort de Heydar Aliyev le 10 mai 2016, annuellement célébré par le gouvernement de manière ostentatoire. Compte tenu du culte de la personnalité absolue de Aliyev, un tel acte a été sévèrement condamné par le gouvernement (sous la direction de son fils Ilham Aliyev) et les militants ont été arrêtés immédiatement. La police a placé sur eux de la drogue, évitant ainsi l’accusation pour simple motif de hooliganisme.

Ce dernier est passible d’une peine d’emprisonnement allant jusqu’à un an maximum (ce qui, pour le régime Aliyev est une peine « trop légère »), tandis que les charges relatives à la possession illégale d’héroïne sont passibles d’un maximum de douze ans d’emprisonnement. Le fait même que la police ait « découvert » près de trois kilos d’héroïne en possession de chacun des détenus au moment de l’arrestation atteste le fait que l’affaire a été inventée de toutes pièces (penseriez-vous qu’une personne saine d’esprit se promènerait en ville avec une telle quantité d’héroïne cachée dans les poches ?).

Le 12 mai, un tribunal a ordonné leur détention pour une période de quatre mois. Toutefois, s’ils sont reconnus coupables, ils risquent jusqu’à douze années d’emprisonnement. Bayram et Qiyas ont été sévèrement torturés avant et après l’audience au tribunal. Leur avocat Elchin Sadigov a partagé via Facebook, l’exposé détaillé de Bayram sur les tortures qu’il a endurées au 12ème Département de police de Bakou et au Centre de police de la Ville de Bakou.

Ci-dessous, la traduction de la déclaration de Bayram:

Le 10 mai 2016, aux environs de 14-15 heures, 3 personnes en tenue civile, m’ont forcé à monter à bord d’une voiture blanche du type Jeep et m’ont emmené au 12ème Département de police. On m’a amené au bureau de l’Officier en Chef. Il y avait 7-8 officiers en civil. Ils ont immédiatement commencé à me frapper à coups de poings, me gifler et me ruer de coups de pieds. Ils me demandaient pourquoi j’avais pris en photo le graffiti, qui était mon associé, et ainsi de suite. Cependant, je n’étais pas en mesure de répondre à leurs questions car j’ai perdu connaissance. On m’a amené au Centre de police de la Ville de Baku dans une voiture inconnue. J’ai été battu à nouveau et forcé de reconnaître les chefs d’accusation en matière de stupéfiants. Je leur ai dit que je n’avais jamais vu de stupéfiants de ma vie et qu’on ne peut pas m’arrêter pour avoir pris une photo. Cela les a amenés à me battre encore plus fort et exiger de moi d’accepter les charges. Ils m’ont couvert d’injures et insulté. Ils ont baissé mon pantalon et m’ont menacé avec une matraque collée à moi de façon « immorale ». Voilà pourquoi je devais accepter les charges. Et j’ai du « avouer » un témoignage tel qu’ils le voulaient.

Ensuite, on m’a emmené au bureau d’un général et on m’a dit que «si tu déposes des fleurs devant l’État et parle à AzTV, présentes tes excuses à la statue, tu seras libéré ».

J’ai refusé ça, alors ils m’ont battu à nouveau. On m’a amené au Centre de détention provisoire de Narimanov. Le 11 mai au matin, l’Officier en chef m’a ordonné de nettoyer la cour, ramasser les mégots de cigarettes. J’ai refusé et il a commencé à me frapper à coups de poing et me gifler. Je refusais toujours alors il a ordonné à ses hommes de prendre une matraque et de l’enfoncer en moi et a pris une photo. Je devais accepter à nouveau. On m’a donné un balai et une pelle, ils ont pris ma photo. Le tabassage est devenu quotidien.

Après l’audition à la cour du 12 mai, ils m’ont emmené au bureau du chef du Centre de détention provisoire. Il y avait deux personnes en civil. On m’a dit de révéler certains noms et de les rendre coupable de travailler avec moi. On m’a dit de mettre des fleurs en face de la statue, de parler à AzTV et qu’ils me libéreraient avant qu’il ne soit trop tard. Je refusais cela et ils ont téléphoné à quelqu’un à qui ils ont dit «prends soin de lui pendant quelques temps ». Ils m’ont fait descendre plusieurs étages. J’étais menotté pendant qu’ils me battaient à coups de poing, coups de pied et de matraque.

Ils ont même enchaîné mes pieds, ils ont neutralisé ma bouche pour que personne ne m’entende quand ils me battaient.

Ils ont vu que les menottes et les chaînes laissaient des marques de torture sur moi, ils m’ont alors scotché les mains et les jambes dans mon dos. Ils m’ont mis contre le sol, l’un d’entre eux m’a tenu un pieds tandis que l’autre le bastonnait. Puis ils m’ont relevé pour me relâcher d’un coup, me laissant retomber à plusieurs reprises. Après 4 ou 5 fois, les bandes ont été déchirées et cette fois ils ont commencé à m’écraser les mains avec leurs jambes. L’autre continuait de me fouetter le pied. Ensuite, ils m’ont frappé la poitrine et les genoux avec le manche d’une matraque. Je perdais connaissance et ils m’ont laissé à terre. Eux aussi étaient fatigués. Ils ont mis une feuille de papier blanc sur moi et m’ont dit que s’ils la voyait tomber, ils me battraient à nouveau. Ils l’ont fait par la suite.

Après un certain temps, ils ont exigé de moi de nettoyer les toilettes. Quand j’ai refusé ça ils ont commencé à me battre plus fort, cette fois en me filmant avec une caméra.

J’ai perdu connaissance après ça, ils m’ont réveillé en versant de l’eau sur moi. Ils m’ont emmené à ma cellule alors que j’étais pieds nus. En ce moment j’ai beaucoup d’ecchymoses sur les bras, les jambes et les genoux à cause de la torture. Des contusions ouvertes sur les mains et les poignets. J’ai toujours un traumatisme crânien. J’ai des plaies ouvertes sur les jambes aussi. La plupart du temps mon urine est sanguinolente, j’ai d’atroces douleurs à la bouche quand que je mange, ma poitrine, mes côtes, mes bras, mes jambes … chaque partie de moi me fait souffrir.

Ce n’est pas la première fois que les autorités exigent des militants en Azerbaïdjan de présenter des excuses pour leurs actes devant des monuments de Heydar Aliyev et d’y déposer des fleurs. Comme James C. Scott l’a mentionné, « Le remord, les excuses, demander pardon, et globalement, effectuer des amendes symboliques, sont un aspect bien plus fondamental dans presque tous les processus de domination, que la punition elle-même. Ce qu’offrent tous ces acteurs (à travers les excuses) est une démonstration de l’affirmation discursive par le bas, ce qui est d’autant plus utile, car elle contribue à l’impression que l’ordre symbolique est volontiers accepté par ses membres les moins favorisés. »

Les Aliyev ont appauvri la nation et exploité des personnes, ainsi que les ressources du pays pour leur propre bénéfice pendant plus de deux décennies. Pendant ce temps, ils ont été intolérants à toute dissidence politique, et ont sévèrement opprimé les dissidents, usant de leur dispositif de sécurité massif.

Nous appelons à la solidarité de nos camarades d’Europe et d’ailleurs pour Bayram et Qiyas et à protester contre leur détention illégale et la torture, devant les ambassades et consulats azerbaïdjanais de vos pays, exigeant leur libération immédiate.

S’il vous plaît, diffusez également cet appel parmi autant de personnes que possible.

> Amnesty International a également publié un rapport sur le sujet.

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Dans la file et en silence…

Vu sur indymedia BXL

DANS LA FILE ET EN SILENCE
Se lever à 7 heures pour se retrouver en avance devant les portes encore fermées, faire sa place dans la queue déjà longue en prévision des heures qui suivront, attente, avec chacun sa préoccupation (tu vas pas te plaindre hein ? T’es chômeur quand même !).
Une file qui s’étend jusque sur le trottoir les deux seuls jours ouvrables, en attente d’accéder aux deux seuls guichets qui font de « l’accueil », distribuant réponses et numéros pour cette attente, plus longue encore, qui suivra celle de la file, assis dans la salle d’attente. Ces petits tickets numérotés qu’on serre anxieusement comme les numéros gagnants d’un Loto imaginaire, chargés des possibles résolutions à nos problèmes, loyer, factures, ou de nos possibles déceptions.
Personne ne s’adresse la parole, ou presque, surveillant sa place dans le rang. Silence d’attente.
Pourtant ce matin, dans les heures bourdonnantes s’élèvent tout à coup des voix, qui gueulent, que « ça fait déjà des heures qu’on attend ! Que c’est pas possible ! Que faites votre boulot putain ! Que…pourquoi ya tellement de guichets vides là en bas et seulement deux personnes à l’accueil ? Que…je suis chômeur oui, mais je ne suis pas là pour justifier votre salaire… »
Des voix en écho qui accueillent, soutiennent, ou approuvent en silence ; les émotions que ça remue ; et les responsables, plus ou moins gradés qui se succèdent pour appeler au calme, au dialogue, au silence…à s’en aller ; rien n’y fait la voix persiste et continue de gueuler et se fera emmener ailleurs par les uniformes, les keufs !!, avec leurs gilets pare-balles. Et la gueule que ça lui fait au service public d’assurer sa permanence avec un flic de chaque côté du bureau.
Qu’on sache bien quelle est notre place, en file et en silence ;
Comme en taule où, quand une grève de matons aboutit à une situation encore plus insupportable que la détention jugée « normale », sans sortie, ni douche, ni même nourriture, ceux qui optent pour la révolte et la destruction brutale et immédiate des infrastructures seront rapidement ramenés au calme par la présence de l’armée…la jolie gueule d’humanitaire que ça lui fait au service public des prisons tenues par les uniformes militaires. Gueule d’ordre, à se taire, à rester calme…pas de questions sur la légitimité d’un ordre qui a besoin de tellement d’uniformes pour se défendre. Il doit être bon, doit être sans doute le seul possible ? Le problème c’est forcément ceux qui critiquent, qui gueulent ; eux les violents ; ou eux les indésirables, ces réfugiés dont on ne sait que faire et qu’on repousse toujours plus loin de nos frontières ou dans ces toutes nouvelles taules et camps sécurisés, là non plus pas de critique sur ce maintien de l’ordre qui multiplie murs et barbelés aux quatre coins du territoire.
Et quand de nouveau des voix s’élèvent et des actes de révolte se multiplient, éclatant les silences imposés et se déchaînant contre tous les acteurs, responsables et entrepreneurs de l’ordre public, en destructions matérielles, manifestations, journaux, tracts, tags, etc la sanction judiciaire tombe, comme dans le cas du procès contre douze anarchistes et antiautoritaires, accusés, entre autres, de participation à une association terroriste et différents actes de vandalisme dans le cadre de luttes contre les frontières et les prisons.
Terroristes, ceux qui gueulent quand la vie étouffe, quand l’humiliation les réduit, quand la misère leur est imposée ? Terroristes ceux qui se joignent à eux en solidarité ? Terroristes ceux qui refusent patiemment leur tour à la place qui leur est assignée, qui refusent d’accepter que « c’est normal et on devrait déjà être bien content ! Ça pourrait être pire… » ?
Non ; c’est cette mise sous silence le véritable terrorisme.
En solidarité avec les révoltes contre cet ordre et ses structures, dans la rue, les taules ou ailleurs

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Rompons les rangs ! Rassemblement 9 avril pl.stalingrad

Vu sur indymedia Bxl

pour l’imprimer, le faire tourner, le pdf est dans l’article.

Rassemblement place Stalingrad
Samedi 9 avril 17h

Rompons les rangs !

Contre la militarisation et le flicage de nos vies

pour gueuler contre l’omniprésence de l’Etat dans le rues et dans les têtes

Contre l’obligation de choisir un camp

qui voudrait nous imposer la soumission et la terreur,
qu’il s’appelle Etat Islamique ou Etat belge

Contre tous les oppresseurs

nos ennemis seront toujours ceux qui détiennent le pouvoir
et se font du fric sur notre dos

Pour la liberté

partout, tout le temps

sans journaflics, ni partis, ni drapeaux

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(France) Trente ans après la mort de Malik Oussekine, le retour des voltigeurs à Toulouse

Vu sur iaata.info

En décembre 1986, Malik Oussekine est matraqué à mort par des flics d’une brigade à motos, le Peloton des Voltigeurs Motoportés. Quelques jours plus tard, cette brigade est dissoute. Jeudi 31 mars 2016, trente ans après, les voltigeurs font leur réapparition à Toulouse, traquent et matraquent en toute illégalité.

Le 6 décembre 1986 à Paris, après une manifestation étudiante contre le projet de réforme universitaire Devaquet, Malik Oussekine est tabassé à mort par deux policiers de la BAC à moto (Brigade Anti Criminalité). Un témoin décrit la scène : « Deux policiers s’engouffrent dans le hall, ils se sont précipités sur le type réfugié au fond et l’ont frappé avec une violence incroyable. Il est tombé, ils ont continué à frapper à coups de matraque et de pieds dans le ventre et dans le dos. »

Malik meurt suite aux coups.

Le lendemain, Devaquet démissionne ; étudiants et lycéens défilent en silence dans toutes les villes portant des pancartes « Ils ont tué Malik ». Lundi 8 décembre, Chirac, 1er ministre, annonce le retrait du texte de la loi Devaquet. Jean Schmitt et Christophe Garcia, les deux auteurs du matraquage mortel ont comparu trois ans plus tard devant la cour d’assises de Paris pour « coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Ils sont condamnés le 28 janvier 1990 respectivement à cinq ans et deux ans de prison avec sursis. Leur administration n’a pris aucune sanction notable : l’un a vu sa retraite avancée, l’autre a changé de poste.

Le PVM – Peloton de Voltigeurs Motoportés – ce sont des policiers montés à deux sur une moto tout-terrain ; l’un conduit, l’autre est armé d’une matraque. Ils ont comme mission de « nettoyer » les rues après les manifestations en pourchassant les « casseurs ». Le PVM est mis en service lorsque Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur, en 1986. Pasqua souhaite entre autres rétablir la peine de mort et « protéger les fonctionnaires de sécurité ».

Ce corps de police fut dissous à la suite de cette affaire. 

Et pourtant, 30 ans après, le PVM traque et matraque en toute illégalité.

Jeudi 31 mars 2016, Toulouse. Les manifestants contre la Loi Travail et les passants se font gazé abondamment, sur la place Saint Cyprien et autour. Les grenades pleuvent. Je suis les tambours de la batucada, on se retrouve à 40 bloqués entre deux murs de CRS, devant une école. Après négociations, ils nous relâchent par petits groupes de dix, sans contrôle, et sans broncher. On a à peine fait 50 mètres qu’on est de nouveau chargés par les flics. Les motos de la BAC nous traquent et nous matraquent sur tout le chemin des Allées Charles de Fitte à la rue Laganne, le long de la Prairie des Filtres. Brassards sur le bras, le motard de devant conduit, celui de derrière a la gazeuse dans une main, le doigt sur la détente, et la matraque dans l’autre. Ils nous pourchassent pendant une demi-heure en donnant des coups d’accélérateurs et en frappant les gens sur la tête, le dos, avec leur matraque. Ils s’acharnent sur les gens seuls, malgré les cris, et parviennent à casser des instruments de la batucada en donnant de gros coups de matraque. Nous avons dû nous réfugier dans une cage d’escalier, essoufflés, traumatisés, séparés, et pour certains en sang.

  • POUR LA DISSOLUTION TOTALE DE LA BAC

Le 24 mars, aux abords du Théatre National de Toulouse une moto de voltigeurs et le commissaire divisionnaire Laurent Syndic

Il ya aussi une moto bleue et blanche le 5 avril Photographie prise dans l'après-midi du 5 avril devant les Beaux-Arts

Pour la manif du 5 avril leurs plaques d’immatriculations sont :
832 CKP 31
840 CKP 31


Photographie prise dans l’après-midi du 5 avril devant les Beaux-Arts lors du passage du cortège du Mirail

P.-S.

Si l’unE d’entre vous a réussi à photographier ces motards, nous sommes intéresséEs… contact.iaata@riseup.net

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Fin de l’anonymat des cartes pré-payés

Vu sur le site du Secours Rouge

Acheter une carte prépayée sous le couvert de l’anonymat, c’est (bientôt) fini. Au terme d’une longue saga qui aura vu s’affronter les cabinets des Télécoms et de la Justice, de l’Intérieur et de l’Economie, un nouveau texte a finalement fait l’objet d’un consensus en réunion intercabinets, les attentats ayant donné un nouveau coup d’accélérateur au projet. L’identification se fera via le numéro du Registre national. Dans le cas d’un enfant, ce sont les parents qui s’identifieront.

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(Italie) Répression contre le mouvement pour le droit au logement à Padoue

Vu sur le site du Secours Rouge

Une lourde opération policière a eu lieu le 18 février dernier à Padoue contre le mouvement pour le droit au logement. De nombreuses perquisitions ont eu lieu et ont résulté en 11 mesures de contrôle, en la saisie du siège de l’association « Nicola Pasian ». Les principaux accusés sont issus du « Comité de Lutte pour la Casa », identifié comme une « association de malfaiteurs » après avoir empêché 32 expulsions de logements et avoir soutenu 8 occupations de bâtiments. Les crimes qui leur sont reprochés sont « résistance », « refus d’obtempérer » et « interruption d’un service public ». La web-radio « Radiazione » est elle aussi désignée comme une association criminelle. Des manifestations de soutien ont eu lieu le 27 février dernier sous la banderolle « La lutte pour la Casa ne s’arrête pas ».

La Lutte pour la Casa ne s'arrête pas. La Lutte pour la Casa ne s’arrête pas.

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PROCÈS DES « QUATRE » DE HAREN LA JUSTICE PRISE EN FLAGRANT DÉLIRE

Vu sur indymedia Bxl

NdlR: Nous reproduisons cet article d’indymedia en solidarité avec les inculpé.e.s de Haren néanmoins nous ne sommes pas en total accord avec le ton de l’article. Pour notre part, nous laissons les notions d’innocents/ coupables pour la justice bourgeoise et peu importe les preuves et/ou le manque de preuve, nous sommes solidaire de tout ceux et toutes celles qui luttent contre l’état, la prison et toutes formes d’oppressions.

PROCÈS DES « QUATRE » DE HAREN
LA JUSTICE PRISE EN FLAGRANT DÉLIRE

Ce vendredi 19 février, les juges de la 47ème Chambre du Tribunal correctionnel de Bruxelles ont rendu leur verdict dans le procès intenté par la Justice contre quatre militants opposés à la construction de la maxi-prison de Haren.

En cause ? Une manifestation « surprise » qui, le 20 mai 2015, avait déboulé dans le hall de la Régie des Bâtiments (située avenue de la Toison d’Or), manifestation au cours de laquelle la maquette de la future prison avait été transformée en un monceau de petit bois…

Lors de l’audience principale du 22 janvier dernier, les quatre prévenus (seules personnes identifiées par des caméras, alors que les manifestants étaient une bonne vingtaine) avaient certes reconnu avoir pénétré dans le hall d’entrée et y avoir lancé des slogans. Mais soumis à un interrogatoire individuel par la Présidente du Tribunal, chacun(e) des quatre avait nié toute participation à l’action « destructrice ». La Procureure du Roi avait cependant plaidé, devant la Chambre à trois juges, leur incontestable responsabilité. « Preuve confondante » à sa disposition ? Le seul témoignage du huissier (acté dans un procès-verbal policier) qui, ce jour-là, avait pourtant précisé n’avoir pu voir « qui exactement » avait perpétré les faits, la maquette se trouvant dans une autre salle… Qu’à cela ne tienne. Pour le ministère public, il restait avéré que « les quatre » devaient être tenus responsables et qualifiés d’« auteurs » qui, « en bande », ont commis « destruction et dégradations de biens mobiliers »… Pour ces incriminations, la procureure réclamait, per capita, 150 heures de travail d’intérêt général.

Ce 19 février, la Présidente de la Chambre correctionnelle a donc rendu son jugement. Alors que rien, absolument rien ne vient accréditer la participation effective et matérielle de quelque prévenu que ce soit, la jeune femme et les trois jeunes gens ont été frappés de la même peine –le seul élément à charge étant constitué (selon le Tribunal) par leur refus de s’excuser d’une quelconque manière. Sanction pénale administrée à chacun des inculpés : « Dix mois d’emprisonnement, avec un sursis de trois ans. Une amende de 600 euros [à multiplier par six, NDLR] ou –en cas de non paiement– dix jours de prison fermes »…

Tout laisse évidemment à penser que les camarades, ainsi condamnés, ne se laisseront pas faire et iront en appel.

Mais cette condamnation en première instance permet à la Régie des Bâtiments de porter plainte au civil contre les auteurs des dégradations. Pour ces faits, cette institution d’Etat réclame des dommages et intérêts à hauteur de 40.000 euros…

Jean FLINKER

Plus d’infos :
Compte-rendu de l’audience du 22 janvier 2015
Appel à solidarité des 4 inculpé.e.s

Pour soutenir « les Quatre de Haren »
et les aider à payer les frais de justice,
un numéro de compte bancaire :
BE66 5230 4745 8943
avec en communication « Solidarité Haren »

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