Archives pour la catégorie Répression

Le corps du camarade Santiago Maldonado retrouvé dans la rivière Chubut

Le 1er Aout, le camarade anarchiste Santiago Maldonado disparassait suite à une violente intervention de la Gendarmerie Argentine contre une communauté Mapuche (voir ici et ici) .

Sa disparition avait déclenché de nombreuses manifestations et actions directes en Argentine et ailleurs.

Le corps de Santiago a été retrouvé à seulement 300m de l’endroit où il avait été aperçu pour la dernière se faisant frappé et arrêté par  les gendarmes. L’endroit avait pourtant déjà été ratissé à 3 reprises. Ce qui ne laisse que peu de doutes sur le fait qu’il ait été déposé volontairement  là et sur la responsabilité de la gendarmerie dans ce qu’on peux qualifier de meurtre d’état.

Le 20/10 après l’annonce de la découverte du corps de Santiago Maldonado, des manifestant.e.s ont déferlé sur la Plaza de Mayo à Buenos Aires. Des barricades enflammées ont été érigée et l’hôtel de ville a été attaqué.

Ni oubli, ni pardon!

Partout l’état réprime, mutille, assassine!

 

 

 

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Francken Buiten, Prévôt au cachot. Non aux rafles & aux lois anti-pauvres

On relaie cette petite action qu’on nous envoyé.

 » Une banderole a été accroché sur l’E411 où il y était écrit << Francken Buiten, Prévôt au cachot. Non aux rafles & aux lois anti-pauvres >>.

Banderole sur la e411 contre Francken

En effet ces deux sinistres personnages brillent, l’un par sa politique fédérale, l’autre par sa politique locale, comme des chantres des politiques antisociales s’en prenant aux plus dominés et aux plus fragilisés de notre société que ce soit les sans papiers ou les mendiants. L’idée était d’un peu d’inverser les rôles, du moins par écrit car nous doutons fort qu’enfermer quique ce soit ne règle quoique ce soit. »

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Réappropriation de l’espace publicitaire contre la loi anti-squat !


DATE : 27 SEPTEMBRE 2017
CONTACT : nonalaloiantisquat@riseup.net
LIEN PHOTOS HD : https://we.tl/pnndJlCrL4
LIEN SITE : https://squatbelgium.noblogs.org/

 

Ce mercredi 27 septembre, un détournement de dizaines d’espaces
publicitaires a été organisé en signe de protestation contre la loi
anti-squat, visant à criminaliser l’occupation illégale d’un bâtiment,
avec des peines d’amende et/ou de prison à la clé. Au travers des
affiches réalisées, les participant.e.s dénoncent une justice à deux
vitesses : si rapide quand il s’agit de protéger les riches
propriétaires, mais si inapte quand il s’agit de faire respecter à la
région bruxelloise ses engagements. En effet, à ce jour, seuls 1235 des
3500 logements sociaux promis en 2005 ont été construits1.

Nous déplorons également l’instrumentalisation d’un fait divers, à
savoir l’occupation d’un lieu habité, fait exceptionnel et que nous ne soutenons aucunement. Cette loi porte une grave atteinte au droit au logement et, dans un contexte de précarité croissante (un bruxellois.e sur trois a des revenus sous le seuil du risque de pauvreté2), il s’agit d’une nouvelle attaque contre les plus vulnérables, déjà premières victimes des mesures d’austérité. Nous dénonçons également la passivité des autorités de lutter contre la vacance immobilière, on dénombre plus de 15 000 logements vides dans la capitale et pourtant des milliers de personnes sont toujours condamnées à vivre dans la rue. Ce manque de volonté politique n’est pas sans conséquence, cette crise du logement est propice à l’inflation vertigineuse des loyers et attise la pression sur les locataires en recherche de logements. On estime en effet qu’à
Bruxelles, le prix des loyers a grimpé de 20% en l’espace de 5 ans3. Deplus, faute de volonté politique et d’encadrement effectif des loyers,rien ne laisse à penser que cette hausse est sur le point de s’arrêter.

Finalement, Marie, participante à l’action, témoigne de sa lassitude de
voir le terme « squat » constamment utilisée de manière péjorative :
« On nous présente constamment l’occupation comme néfaste pour le bâtiment et le quartier, mais qu’en est-il des nombreux lieux
socioculturels, des tables d’hôte ouvertes à tous et toutes, des
ateliers d’artistes et bien d’autres ? En plus, la majorité des
occupants s’engage à bien entretenir des lieux qui, faute d’une
occupation, se seraient rapidement dégradés au point d’être
insalubres. »


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Le projet de loi anti-squat risque passer bientôt!

Via Piratons-Bxl

Le projet de loi visant à criminaliser les squatteur.euse.s risque de passer bientôt.

En effet une réunion de la commission justice était d’ors et déjà prévu à la chambre ce mardi 19 septembre, elle a été finalement annulé mais le risque est élevé qu’elle soit juste reportée à la semaine suivante…

La semaine d’actions contre la loi anti-squat touche à sa fin mais ce n’est pas le moment de relâché la pression!

Empêchons l’état de poursuivre sa criminalisation des précaires!

Plus d’infos sur la loi anti-squat: https://squatbelgium.noblogs.org

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Non à la loi anti-squat! Non à la richocratie!

Il ne manquait plus que ça. On apprend que la bande à Michel s’apprête à faire voter en septembre une loi, d’ores et déjà approuvée en première lecture, selon laquelle les squatteurs-squatteuses seront désormais passibles de prison ferme.

Ainsi donc, après les expulsions massives du chômage, couplées à de nouveaux contrats d’emploi toujours plus précaires, après les coupes dans les aides aux associations de quartiers et dans les subventions aux soins de santé, après la répression de plus en plus violente de la contestation sociale , après l’intensification de la chasse aux personnes sans papiers, le gouvernement, de mèche avec les parasites privilégiés (spéculateurs immobiliers, big boss, lobbies), parachève en beauté sa criminalisation de la précarité en s’attaquant cyniquement à ceux qui occupent des bâtiments à l’abandon.

Autrement dit, c’est à l’heure même où les pires crapules, après avoir profité de leur mandat public pour puiser à la louche dans les caisses de la communauté, quittant la scène avec des indemnités de départ de 300 000 euros, qu’on décide de punir de peine de prison les sans-abris, à la recherche d’un toit, dans une Bruxelles constellées de logements vides (15 000 selon les dernières estimations).

Les droits sociaux et la lutte qui les a engendrés sont, dans le discours officiel, des éléments dont la Belgique aime se vanter. Force est de constater qu’ils sont en train d’être détricotés un a un pour laisser place à la volonté irresponsable des faiseurs de profit.

Nous appelons donc à une semaine d’action partout en Belgique, contre la loi anti-squat et plus largement contre la criminalisation de la pauvreté et la glorification des entreprises destructrices de vie, de planète et de liberté.

Non à la richocratie ! Cette semaine commencera le 9 septembre 2017 avec un rassemblement à 17 h place du jeu de balle, 1000 BXL

Tout passe, tout lasse sauf la lutte des classes !

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Namur : la lutte des mendiant.e.s et sans-abris contre la répression bourgeoise d’état.

Vu sur Indymedia Bruxelles

La ville de Namur essaye depuis plusieurs années de cacher et de réprimer les pauvres présents dans ses rues. Première tentative en 2014 avec une loi anti-mendicité, interdisant la mendicité dans le centre de Namur et réservant le droit à la Police de confisquer les sous récoltés par les mendiant.e.s si celleux-ci se retrouvaient à tout de même faire la manche. Cette loi fût suspendue par le conseil d’Etat en 2015.

1er juillet 2017, même rengaine, la ville remet cette loi sur le tapis pour une durée de trois mois, c’est-à-dire la durée touristique. Il faut savoir que Namur, capitale de la Wallonie, ne compte scandaleusement qu’un seul abri de nuit avec 33 misérables places qui ferme ses portes annuellement du 22 juillet au 21 août. Il n’y a aucun abri de jour et très peu d’aide mises en place pour les sans-abris.

La Ville ne se cache plus, c’est un fait les pauvres dérangent, les politiques préfèrent investir 600.000 euros dans la construction inutile d’un téléphérique et 50 millions pour de gros travaux sur la gare dans le but de construire un centre commercial obsolète au centre de la ville. Namur veut que sa ville soit bien propre et bien bourgeoise, que les clients et les touristes ne soient pas dérangés par la vue de personnes vivant dans la précarité, que les bourgeois puissent continuer à croire malhonnêtement que la misère n’existe pas, à se voiler la face et à faire leur shopping écœurant pendant que les mendiant.e.s ne pourront peut-être pas s’acheter leurs biens de première nécessité.

Mais dans cette petite ville habituellement si passive, les sans-abris ne se laissent pas faire, un vendredi de début juillet une occupation des mendiant.e.s a eu lieu place d’Armes, leur but était de protester contre la loi anti-mendicité, de sensibiliser les passant.e.s et de rester sur cette place de passage un week-end symbolique. Mais le samedi la place fût évacuée avec la délicatesse policière bien connue, un mendiant ne voulant pas quitter sa tente s’est fait frapper, étranglé et arrêté, seul face à 10 policiers.

La lutte continue et le Collectif Mendiant.e.s D’Humanité, regroupant des mendiant.e.s namurois.e.s, a depuis une semaine ouvert divers squat dans la ville, dont deux occupations a forte symbolique se trouvant dans des anciens commerces abandonnés depuis 4 ans à cause de la construction d’un futur centre commercial à cet endroit, qui détruira également le Parc Léopold et ses plusieurs arbres centenaires. Le désormais « Squat Léopold » héberge chaque soir entre 30 et 40 sans-abris, il répond aux besoins d’hébergement d’urgence que la fermeture de l’unique abri de nuit a causé. Même si celui-ci a réouvert ses portes ce soir, les mendiant.e.s et sans abris occupant les bâtiments sont bien décidé.e.s à ne pas lâcher la lutte et à tout faire pour garder ces lieux ouverts, y faire des activités, créer un Centre Associatif Précaire et de nouveau sensibiliser la population. L’autogestion est déjà mise en place, un règlement de base a été écrit par les occupant.e.s, pas de drogues, pas d’alcool, pas de cigarette dans les lieux et le bien-être collectif prévaut sur le bien-être individuel. Par ce biais iels dénoncent également les causes de la précarité, les loyers beaucoup trop élevés et le nombre de logements vides. Ce lieu permet aussi aux personnes sans-abris de pouvoir être au calme pour faire leurs papiers administratifs ou autre, ce qu’iels ne peuvent faire dans l’abri de nuit qu’iels doivent quitter pour 7h30 chaque matin.

Le combat n’est pas fini car la Ville de Namur fait circuler des flyers abjectes avec un plan de la ville disant dans quelles rues la mendicité est interdite jusqu’au 30 septembre, ces rues englobent la quasi-totalité des rues du centre. La description de celui-ci montre à quel point les autorités et politiciens sont décomplexés et n’ont plus aucun mal à dire clairement que les pauvres les dérangent. Ils nous disent que Namur est une ville agréable pour se promener, où les habitants et touristes aiment apprécier le centre-ville en été et s’y balader paisiblement mais qu’ils sont infortunés par des personnes les interpellant pour leur argent … Les pauvres petits riches qui ne peuvent même plus marcher avec leurs fringues de marques sans qu’un vrai pauvre vienne leur faire les poches !

Le « Squat Léopold » est ouvert toute la journée, toute personne en soutien est la bienvenue pour venir discuter et rencontrer les occupant.e.s, tout soutien physique ou matériel est bon à prendre, iels sont à la recherche de personnes pouvant rendre des services tels que : vétérinaire, infermier.e, mais aussi d’une série de matériel de première nécessité : du savon, des serviettes hygiéniques, des rasoirs, de la mousse à raser, du matériel et des produits de nettoyage, des essuis, des brosses à dents, du dentifrice, des croquettes pour chiens, des couvertures, matelas, coussins, des sous-vêtements neufs, chaussettes … Le Square Léopold est à deux pas de la gare de Namur.

Soutien pour tout.e.s les mendiant.e.s et sans abris !
Les pauvres ne sont pas des déchets !
Partage des richesses, la précarité et son monde sont à abolir !

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(Argentine)Disparition du compagnon Santiago Maldonado suite à l’intervention de la gendarmerie contre la communauté mapuche de Cushamen

Depuis le 1er août notre compagnon anarchiste Santiago Maldonado a disparu à la suite d’une violente intervention de la gendarmerie contre la communauté mapuche Lof en resistencia de Cushamen (province de Chubut).

Le compagnon était venu soutenir la lutte du peuple Mapuche pour récupérer leurs terres. Ce 1er août à 7h du matin une centaine de gendarmes ont débarqué dans la communauté en tirant des balles en caoutchouc, des plombs et des gaz lacrymogènes. Des témoins qui avaient réussi à traverser la rivière ont vu Santiago Maldonado, toujours sur l’autre rive, se faire attraper, frapper et emmener par les gendarmes.

Depuis cette disparition d’état, on n’a aucune nouvelle de lui.

Celle-ci a eu lieu dans un contexte de persécution contre les communautés Mapuche de la part du gouvernement de Mauricio Macri, du pouvoir judiciaire et du cabinet du ministère de la sécurité.

Profitons en pour rappeler le lors de Benetton dans le pillage des terres Mapuches, qui possède un énorme territoire de 900.000 hectares en Patagonie, dont le terrain où se trouve le Lof en resistencia. Ces 900.000 proviennent de la conquête du désert, une violente campagne du gouvernement argentin pour asseoir sa domination sur la Patagonie. Des milliers de Mapuches ont été assassiné.e.s et les terres données à une compagnie anglaise : la Southern Argentinian Land Company. En 1991, elles ont finies entre les mains de Benetton.

Ce n’est pas non plus la première fois qu’une violente répression s’abat contre les Mapuches occupant des terres appartenant officielement à Benetton. Déjà au mois de janvier les forces armées avaient pris d’assaut le Lof en resistencia.

Manifestations et actions directs

Des manifestations pour réclamer sa réapparition en vie, ont eu lieu en Argentine, Uruguay, Colombie,…

Manif à Buenos Aires

A Buenos Aires, ce 4 août les vitres de la maison de la province de Chubut ont volés en éclat.

Espérons que notre compagnon réapparaisse vivant!

A bas l’état et ses sbires!

Solidarité avec le peuple Mapuche en lutte!

 

 

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Réglement anti-mendicité à Namur: écraser les pauvres pour plaire aux touristes

3 ans après le premier règlement anti-mendicité de 2014 qui avait par ailleurs été suspendu par le conseil d’état, un nouveau règlement visant  à interdire la mendicité dans tout les axes commerciaux et touristiques de Namur, Salzinnes, Jambes, Bouge et Saint-Servais.

Ce règlement est en vigueur depuis le 1er Juillet et ce pour une durée de 3 mois. Le but de ce règlement est clair au vue des dates et des zones visées: Faire place net, relégué la misère là où elle ne sera pas visibles de ces touristes qui viennent les poches pleines à craquer pour flâner sur la citadelle et dépenser leurs pognons dans le centre-ville. Pour la ville de Namur, il ne faudrait surtout pas que ces braves touristes ne soient incommodé par la vue de la pauvreté… Dès lors la réaction de la ville n’est on ne peux plus clair: dehors les pauvres, nous on veux du frics à tout prix…

En plus de ce règlement abjecte la ville de Namur va fermé l’abri de nuit du 22 Juillet au 22 août…

Par ailleurs rappelons que pendant que la ville chasse les mendiant.e.s, elle investi également beaucoup d’argent dans la gentrification, le tourisme et le commerce. La ville se dit par exemple prête à dépenser 600.000€ par an pour le projet de téléphérique sur la citadelle… Avec une telle somme, il y aurait sans aucun doute de quoi largement augmenté les places et conditions d’accueils dans l’abri de nuit…

Rappelons également qu’en Wallonie, il y aurait plus de 30.000 logements vides pour près de 8.000 SDF. Bien entendu, tout.e.s les mendiant.e.s ne sont pas SDF et tout.e.s les SDF ne sont pas mendiant.e.s. Mais cela montre une fois de plus, que si une tel misère existe, si des gen.te.s se retrouvent à devoir mendier et/ou dormir dans la rue, ce n’est pas dû à un manque de logements, de nourritures (les poubelles de nos supermarchés regorgent de nourriture encore consommable mais plus d’une fois des gen.te.s se sont retrouvé.e.s accusé.e.s de … vol pour s’être servi de cette nourriture destiné.e à être gaspiller) ou de quoi que ce soit d’autres. Non, nous sommes ici en Europe dans une société de sur-abondance et de gaspillage. La misère elle existe à cause d’une volonté politique, à cause de la logique de profit du capitalisme. Certain.e.s se goinfrent et jettent à tout va pendant que d’autres crèvent la misère.

Mobilisation des mendiant.e.s

Les mendiant.e.s namurois.e.s semblent bien décider à ne pas se laisser faire !  Ielles avaient décidé d’occuper la place d’Armes vendredi soir. Samedi après-midi, ielles en ont été violemment délogé.e.s par la police. Évidement, dans la logique de la Ville, une protestation de mendiant.e.s en plein centre était inacceptable. Cela va complètement à l’encontre de leur but de les invisibilisé.e.s pour donner aux touristes l’image d’une ville bien « propre », bien bourgeoise où la misère n’existe pas… Les mendiant.e.s ont exprimé.e.s leur souhait de maintenir une mobilisation jusqu’à l’abrogation de règlement malgré les miettes de pain jetés par la commune qui a promis de toléré la mendicité pendant… 3 semaines (!!) sur les 3 mois d’interdiction.

Celleux qu’on devrait chasser de Namur ce ne sont pas les mendiant.e.s, c’est plutôt tout.e.s ces politicien.ne.s, promoteurs immobiliers, bourgeois.e.s et autres rapaces du secteur touristique.

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Communiqué de presse des résistant.e.s du CSA. Le centre social anarchiste expulsé : Une résistance réprimée par la violence.

Communiqué de presse des résistant.e.s du CSA.
Le centre social anarchiste expulsé : Une résistance réprimée par la violence.

Le Centre Social Anarchiste

En un peu moins de deux mois, le nombre d’ateliers et d’initiatives n’ont fait qu’augmenter dans le Centre Social Anarchiste de Bruxelles. Les différentes tables d’hôte ont permis d’aider différentes luttes tout en partageant chaque semaine un délicieux repas préparé dans une atmosphère familiale à côté des ateliers de cirque ou de tattoo dans la cour certaines après-midi de soleil.
Plusieurs collectifs autonomes ont pu s’y organiser comme s’y détendre pendant des soirées jeux, des chorales anarchistes, des arpentages et lectures de texte, d’autres activités dans un espace en mixité choisie supercosy ou dans l’espace commun pour des projections sur différents thèmes tel que celui de la Palestine. De plus, des personnes de différents milieux ont pu partager ou apprendre parfois pour la première fois, aussi bien dans la soudure, l’auto-défense, le bricolage, l’art ou l’informatique. Par ailleurs, le lieu a permis à pas mal de personnes d’y trouver un toit tout en vivant en communauté avec des règles qui sont discutées ou remises en cause collectivement et d’héberger un groupe de sans-papier dans le bâtiment voisin également laissé à l’abandon par les mêmes nouveaux propriétaires en attendant d’obtenir un permis de démolition. Le centre social autogéré était (et sera) avant tout un espace d’échange de savoir et de pratique où chacun.e se réappropriait le lieu tout en rencontrant de nouvelles personnes en recherche de liberté, d’autonomie et de convergence.

 

L’alerte

Cela faisait environ une semaine que le Centre Social Anarchiste était en alerte d’expulsion suite aux pressions des renseignements généraux sur les propriétaires pour qu’ils entament au plus vite la procédure judiciaire et unilatérale en première instance afin de « se débarrasser des dangereux terroristes qui risquaient de mettre en danger la venue de Trump et le sommet de l’OTAN ».

Mais malgré la menace qui pesait sur nous, la dynamique du centre social n’a pas faibli, et les activités ont continuées à tourner dans une ambiance électrique et solidaire. Durant plusieurs jours, nous vivions dans l’incertitude, avec l’idée qu’une bande de brutes décérébrées pouvait débarquer à tout moment pour nous dégager de force ou de …force. Car aucun papier officiel ne nous est jamais parvenu. Jamais la justice ou la police ne comptait nous prévenir. Aucun huissier n’est venu ne fut-ce que déposer un papier sur la porte 24 ou 12 heures avant comme c’est le cas généralement pour n’importe quelle occupation. Alliés, la justice et les autorités avaient prévues de réprimer violemment les anarchistes et de les frapper par surprise.

Heureusement, des personnes anonymes ont finalement transmis l’information permettant aux différents groupes de s’organiser en urgence, la police « manquant d’effectifs pour attaquer mardi ont prévu d’expulser ce vendredi. ». Après de nombreuses discussions entre les occupant.es, le soutien et nos voisins sans-papier, certain.e.s ont décidé.e.s de résister à l’expulsion tandis que d’autres préféraient venir en soutien moral ou logistique. Pour nos frères de GSPR, ils n’avaient pas à partir de leur bâtiment avant une simple injonction de la police comme ça avait toujours été le cas pour eux.
En solidarité avec les sans-papier, les occupant.e.s du numéro 21 ont donc décidé de n’avoir aucun papier d’identité sur ell-eux. Comme tous les matins de la semaine, un petit-déjeuner anti-expulsion s’est tenu devant l’enseigne dès 6h. Malgré la fatigue et le stress dans lequel l’entièreté du groupe était plongé, la solidarité et les liens entre les personnes n’ont fait qu’augmenter en intensité.

L’expulsion 

Tandis que nous étions en train de nous demander si l’expulsion aurait réellement lieu en ce jour, l’alerte fût donnée à 13H20 : la police est là ! Au même moment, on pouvait déjà entendre résonner les bruits sourds et réguliers des béliers qui faisaient trembler tout l’immeuble. Pendant que des policiers essayaient en vain de s’acharner sur la porte d’entrée, de la peinture, des fruits pourris et de l’eau ont été lancées par la fenêtre par quelques personnes dans le but de ralentir l’ascension des forces de l’ordre et, il faut le dire, de décorer leurs sales cuirasses qui manquent un peu de couleurs.
Après de longs efforts, un groupe de robocops a finalement réussi à percer une brèche par une des vitrines du rez-de-chaussée et s’immiscer dans les escaliers, galérant à travers les barricades. Vers 14H30, l’ignoble et tristement connu commissaire Vandersmissen accompagné de sa bande de cerbères encasqués, armés de matraques et de gazeuses, pénètrent dans la dernière pièce du sommet du centre social et embarquent les 25 résistant.e.s qui s’y étaient regroupé.e.s.

Nous sommes alors colsonné.e.s et amené.e.s un.e à un.e dans les fourgons qui remplissent la rue, sous les regards des voisin.e.s et de 3 personnes venues en soutien qui seront violemment embarquées avec les autres. Sur le chemin du sommet du CSA jusqu’aux fourgons de police, plusieurs résistant.e.s seront violemment tiré.e.s dans les escaliers, jeté.e.s sur les murs et traité.e.s de « fils de putes » et d’autres douceurs du genre dont la flicaille a le secret.

La détention

Arrivé.e.s à la caserne de la police fédérale de la rue Royale, la fête peut commencer pour les flics. Ielles ricanent, chacun.e.s y va de son petit commentaire, ielles sont content.e.s, on est sur leur territoire, leur terrain d’ultime impunité et ielles le savent.
Nous sommes alors assis.e.s dans le hangar en deux files distinctes divisant filles et garçons (ou ce que la police interprète comme tel) collé.es les un.e.s contre les autres dans des positions volontairement inconfortables, en « colonne », le tout encadré d’une dizaine de policiers qui roulent des mécaniques. Nous nous verront tout.e.s refuser d’aller aux toilettes ou d’avoir à boire.
Après une longue attente, les premières personnes sont emmené.e.s individuellement. Sous la pression des arrêté-es qui, solidairement, hurlent « LAISSEZ-LE/LA PISSER ! » à répétition, la police commence par cell-eux qui demandent d’aller uriner. Toutefois, chacun.e sera reconduit.e dans le hangar plusieurs minutes après, les keufs prétextant que tant que les personnes refuseront de donner leur identité, elles ne pourront pas aller aux toilettes.
Tout cela dure un bon moment, plus de 3h pour les dernières personnes, les moqueries et les commentaires consternants fusent. Certains flics trouveront même amusant de déclencher des bruits de chasse d’eau sur leur smartphone face à une personne tremblant d’envie d’uriner. On a l’humour qu’on mérite, à la police fédérale.

Nous tenons bon, on rigole entre nous et on ne prête pas attention à la flicaille décérébrée qui nous entoure. Lassée par le refus général de donner son identité, la police entame les contrôles individuels. L’un des premiers camarade emmené, s’étant vu refuser d’aller aux toilettes comme aux autres, est finalement intimidé et menacé en salle de fouille où les deux flics, face à son refus de donner son identité, le traite de « fils de pute », le bouscule au sol, esquissent de le frapper au point que ce dernier défèque au sol. Il craque et donne son nom. Il est finalement à nouveau humilié, insulté et jeté en cellule sans pouvoir se nettoyer.

Un autre camarade emmené à la fouille, s’est fait frapper tout en se faisant insulter à nouveau de « fils de pute » par le même policier aux allures de facho pendant que le deuxième flics coupait volontairement dans les chaussures afin de les détruire définitivement tout en assurant que « c’était la procédure ». Environ cinq minutes après que cette même personne fut remise en cellule collective, huit policiers sont venus le chercher et l’on plaqué au sol tout en le ruant de coups avant d’être emmené en cellule individuelle où il passera tout le reste de sa détention. Le chef des molosses s’écria « Et si y’en a encore un qui fait le malin, c’est à son tour ! »

Ce petit manège continue pendant plusieurs heures, certain.e.s résistant.e.s rencontrant plus de violence, d’insultes, d’humiliation ou de coups que d’autres. Certains keufs humilient un camarade SDF handicapé, après lui avoir refuser de lui donner ses médicaments, ils lui rappellent qu’à sa sortie de cellule « il retournera crever dans la rue ». Certaines finissent par pouvoir aller au toilette mais en revanche toujours aucun verre d’eau n’est servi. Il sera même dit à l’une des personnes que, en cas de crise d’asthme, son inhalateur ne lui sera rendu que si elle accepte de donner son identité. La plupart des personnes ne craquent pas et restent anonymes.

Plusieurs heures sont déjà passée, nous ne savons toujours pas de quoi nous sommes concrètement inculpées, aucun document, aucun droit ne nous a été présenté. Certains keufs lâchent des informations, parfois contradictoires.
Malgré leur petit jeu de pouvoir et leur mépris total des règles stupides qu’ils sont sensé devoir suivre, la police est lassée de toujours autant ramer à obtenir ce qu’elle veut après des heures d’intimidation. Et ça n’ira pas en s’arrangeant. Les chants, les slogans, les cris fusent constamment des trois cellules. Leur arrogance est constamment tournée en dérision. Les grilles des cellules tremblent, la rage et la bonne humeur est palpable dans la sale caserne souterraine de la rue Royale et les officiers finissent par se replier de leur côté pour élaborer une autre stratégie. Ils finissent alors par réembarquer les scellés contenant nos affaires, qui étaient disposés devant les cellules, afin d’aller les ouvrir et les fouiller, ce qui est totalement illégal, à l’abris des regards.

L’une des filles est finalement emmenée de force afin de donner ses empreintes, face à son refus, les policiers la violente et obtiennent empreintes et photos, toujours sans la moindre preuve justifiant une procédure judiciaire. On hurle pour qu’ils la lâche et on montre qu’on est pas prêts de nous laisser faire de la sorte, ce qui annonce un travail laborieux pour les flicards.

Toujours sans le moindre élément compromettant, le commissaire de la caserne fini par rappliquer devant les trois cellules. Il est calme et mielleux, à l’opposé de ses laquets, il « s’étonne de pouvoir dialoguer avec des individus qu’on lui avait présentés comme étant des violents anarchistes », il tente de nous amadouer avec du blabla administratif contradictoire afin de nous convaincre de donner notre identité. « Soit les personnes obtempèrent en donnant identité et empreintes, soit elles resteront jusqu’au lendemain 14h et passeront immédiatement devant le magistrat pour une procédure judiciaire ».

Il nous est également communiqué qu’un groupe d’individus en soutien s’est rassemblé devant la caserne de police fédérale, réclamant la libération de leurs camarades. On se réjouit du geste de solidarité. « Tant qu’ils sont là, vous ne sortez pas » nous précise le commissaire.

Finalement tout le monde sera emmené de force en cellule individuelle afin de casser la cohésion, la solidarité de groupe et d’empêcher une concertation générale.
Après de longues heures, certain.e.s auront finalement droit à un verre d’eau. Toutes les demandes par les parlophone des cellules, par les cris ou les coups contre la porte resteront ignorées. Une alarme incendie se déclenche même à un moment dans les couloirs dans l’indifférence générale…

Un.e à un.e, face à l’épuisement, les mensonges et la pression, nous finissons par lâcher notre identité puis finalement nos empreintes, convaincus pour beaucoup de ne pouvoir être légalement entraîné.e.s dans une charge judiciaire. Beaucoup ne sortiront que le lendemain matin. La majorité sortiront au bout de 13 à 15h de garde à vue.
La toute dernière personne refusant catégoriquement de donner ses empreintes et soulignant qu’elle a été interpellée dans la rue et qu’elle se trouve par conséquent en procédure administrative (permettant de refuser la prise d’empreintes et de photos) verra aux environs de 10h du matin du lendemain trois policiers entrer dans sa cellule, la plaquer au sol, lui ligoter les pieds et lui bâillonner la bouche avec du tissus afin de prendre ses empreintes et photo de force. Elle est finalement relâchée après 20h de détention avec une interdiction de séjour sur le territoire.

 

La Suite

A ce jour, nous n’avons pas encore de nouvelles de l’affaire et du procès à venir. Nous tenons à préciser que si il nous semble important de relater les violences et « illégalités » de cette affaire répressive, c’est avant tout pour permettre une plus grande transparence objective sur toute l’histoire et faire réaliser au citoyen lambda la violence évidente et quotidienne de l’appareil d’État. Car il est évident que nous n’aspirons pas à un comportement différent de la part de l’armée du capital. La police a procédé là d’une manière justifiée par rapport à ce qu’elle perçoit comme une menace pour la paix sociale et la perpétuation de l’exploitation des pauvres et des opprimé.e.s par le pouvoir et le capitalisme. Tant qu’il ne sera pas clair et évident pour tout le monde que le rôle de la police est d’écraser avec la violence nécessaire toute initiative de prise de liberté ou d’autogestion, leur monde continuera de gangrener la planète et nos vies.

Tout cette histoire n’est qu’une faible anecdote dans la violence quotidienne de la machine que nous nous évertuons à enrailler. Nous n’aspirons pas à une gentille police qui respecte les lois ou à un « processus politique plus démocratique ». Nous souhaitons la fin de cette incarcération quotidienne que nous subissons, de ce massacre perpétuel que les populations exploitées subissent pour notre mode de vie occidental factice et putride, nous voulons la liberté pour toutes et tous.

Nous rappelons finalement que ce lamentable épisode ne donnera pas raison à l’État et sa flicaille et qu’elle n’aura fait que renforcer notre désir ardent de ne pas se laisser écraser sans se battre.

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Des tasers pour la police montoise courant 2017…

Un pas de plus va être franchi dans la répression et l’armement de la police dans la région montoise.  En effet selon les médias mainstream le ministre de l’intérieur devrait autorisé l’utilisation du taser courant 2017 pour une période test dans les zones de polices volontaires dont la zone Mons-Quévy où Jan Jambon s’était déjà rendu pour assister à une démonstration du taser par la gendarmerie française. Pour l’instant seul les unités spéciales de la police fédérale dispose de ce type d’armes particulièrement dangereuses.

Rappelons que ces armes soit-disant non-létales ont déjà causé plus de 500 mort.e.s à travers le monde. Les personnes cardiaques ou ayant consommé des produits excitant sont particulièrement à risque.

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