Archives pour la catégorie Répression

(Argentine)Disparition du compagnon Santiago Maldonado suite à l’intervention de la gendarmerie contre la communauté mapuche de Cushamen

Depuis le 1er août notre compagnon anarchiste Santiago Maldonado a disparu à la suite d’une violente intervention de la gendarmerie contre la communauté mapuche Lof en resistencia de Cushamen (province de Chubut).

Le compagnon était venu soutenir la lutte du peuple Mapuche pour récupérer leurs terres. Ce 1er août à 7h du matin une centaine de gendarmes ont débarqué dans la communauté en tirant des balles en caoutchouc, des plombs et des gaz lacrymogènes. Des témoins qui avaient réussi à traverser la rivière ont vu Santiago Maldonado, toujours sur l’autre rive, se faire attraper, frapper et emmener par les gendarmes.

Depuis cette disparition d’état, on n’a aucune nouvelle de lui.

Celle-ci a eu lieu dans un contexte de persécution contre les communautés Mapuche de la part du gouvernement de Mauricio Macri, du pouvoir judiciaire et du cabinet du ministère de la sécurité.

Profitons en pour rappeler le lors de Benetton dans le pillage des terres Mapuches, qui possède un énorme territoire de 900.000 hectares en Patagonie, dont le terrain où se trouve le Lof en resistencia. Ces 900.000 proviennent de la conquête du désert, une violente campagne du gouvernement argentin pour asseoir sa domination sur la Patagonie. Des milliers de Mapuches ont été assassiné.e.s et les terres données à une compagnie anglaise : la Southern Argentinian Land Company. En 1991, elles ont finies entre les mains de Benetton.

Ce n’est pas non plus la première fois qu’une violente répression s’abat contre les Mapuches occupant des terres appartenant officielement à Benetton. Déjà au mois de janvier les forces armées avaient pris d’assaut le Lof en resistencia.

Manifestations et actions directs

Des manifestations pour réclamer sa réapparition en vie, ont eu lieu en Argentine, Uruguay, Colombie,…

Manif à Buenos Aires

A Buenos Aires, ce 4 août les vitres de la maison de la province de Chubut ont volés en éclat.

Espérons que notre compagnon réapparaisse vivant!

A bas l’état et ses sbires!

Solidarité avec le peuple Mapuche en lutte!

 

 

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Réglement anti-mendicité à Namur: écraser les pauvres pour plaire aux touristes

3 ans après le premier règlement anti-mendicité de 2014 qui avait par ailleurs été suspendu par le conseil d’état, un nouveau règlement visant  à interdire la mendicité dans tout les axes commerciaux et touristiques de Namur, Salzinnes, Jambes, Bouge et Saint-Servais.

Ce règlement est en vigueur depuis le 1er Juillet et ce pour une durée de 3 mois. Le but de ce règlement est clair au vue des dates et des zones visées: Faire place net, relégué la misère là où elle ne sera pas visibles de ces touristes qui viennent les poches pleines à craquer pour flâner sur la citadelle et dépenser leurs pognons dans le centre-ville. Pour la ville de Namur, il ne faudrait surtout pas que ces braves touristes ne soient incommodé par la vue de la pauvreté… Dès lors la réaction de la ville n’est on ne peux plus clair: dehors les pauvres, nous on veux du frics à tout prix…

En plus de ce règlement abjecte la ville de Namur va fermé l’abri de nuit du 22 Juillet au 22 août…

Par ailleurs rappelons que pendant que la ville chasse les mendiant.e.s, elle investi également beaucoup d’argent dans la gentrification, le tourisme et le commerce. La ville se dit par exemple prête à dépenser 600.000€ par an pour le projet de téléphérique sur la citadelle… Avec une telle somme, il y aurait sans aucun doute de quoi largement augmenté les places et conditions d’accueils dans l’abri de nuit…

Rappelons également qu’en Wallonie, il y aurait plus de 30.000 logements vides pour près de 8.000 SDF. Bien entendu, tout.e.s les mendiant.e.s ne sont pas SDF et tout.e.s les SDF ne sont pas mendiant.e.s. Mais cela montre une fois de plus, que si une tel misère existe, si des gen.te.s se retrouvent à devoir mendier et/ou dormir dans la rue, ce n’est pas dû à un manque de logements, de nourritures (les poubelles de nos supermarchés regorgent de nourriture encore consommable mais plus d’une fois des gen.te.s se sont retrouvé.e.s accusé.e.s de … vol pour s’être servi de cette nourriture destiné.e à être gaspiller) ou de quoi que ce soit d’autres. Non, nous sommes ici en Europe dans une société de sur-abondance et de gaspillage. La misère elle existe à cause d’une volonté politique, à cause de la logique de profit du capitalisme. Certain.e.s se goinfrent et jettent à tout va pendant que d’autres crèvent la misère.

Mobilisation des mendiant.e.s

Les mendiant.e.s namurois.e.s semblent bien décider à ne pas se laisser faire !  Ielles avaient décidé d’occuper la place d’Armes vendredi soir. Samedi après-midi, ielles en ont été violemment délogé.e.s par la police. Évidement, dans la logique de la Ville, une protestation de mendiant.e.s en plein centre était inacceptable. Cela va complètement à l’encontre de leur but de les invisibilisé.e.s pour donner aux touristes l’image d’une ville bien « propre », bien bourgeoise où la misère n’existe pas… Les mendiant.e.s ont exprimé.e.s leur souhait de maintenir une mobilisation jusqu’à l’abrogation de règlement malgré les miettes de pain jetés par la commune qui a promis de toléré la mendicité pendant… 3 semaines (!!) sur les 3 mois d’interdiction.

Celleux qu’on devrait chasser de Namur ce ne sont pas les mendiant.e.s, c’est plutôt tout.e.s ces politicien.ne.s, promoteurs immobiliers, bourgeois.e.s et autres rapaces du secteur touristique.

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Communiqué de presse des résistant.e.s du CSA. Le centre social anarchiste expulsé : Une résistance réprimée par la violence.

Communiqué de presse des résistant.e.s du CSA.
Le centre social anarchiste expulsé : Une résistance réprimée par la violence.

Le Centre Social Anarchiste

En un peu moins de deux mois, le nombre d’ateliers et d’initiatives n’ont fait qu’augmenter dans le Centre Social Anarchiste de Bruxelles. Les différentes tables d’hôte ont permis d’aider différentes luttes tout en partageant chaque semaine un délicieux repas préparé dans une atmosphère familiale à côté des ateliers de cirque ou de tattoo dans la cour certaines après-midi de soleil.
Plusieurs collectifs autonomes ont pu s’y organiser comme s’y détendre pendant des soirées jeux, des chorales anarchistes, des arpentages et lectures de texte, d’autres activités dans un espace en mixité choisie supercosy ou dans l’espace commun pour des projections sur différents thèmes tel que celui de la Palestine. De plus, des personnes de différents milieux ont pu partager ou apprendre parfois pour la première fois, aussi bien dans la soudure, l’auto-défense, le bricolage, l’art ou l’informatique. Par ailleurs, le lieu a permis à pas mal de personnes d’y trouver un toit tout en vivant en communauté avec des règles qui sont discutées ou remises en cause collectivement et d’héberger un groupe de sans-papier dans le bâtiment voisin également laissé à l’abandon par les mêmes nouveaux propriétaires en attendant d’obtenir un permis de démolition. Le centre social autogéré était (et sera) avant tout un espace d’échange de savoir et de pratique où chacun.e se réappropriait le lieu tout en rencontrant de nouvelles personnes en recherche de liberté, d’autonomie et de convergence.

 

L’alerte

Cela faisait environ une semaine que le Centre Social Anarchiste était en alerte d’expulsion suite aux pressions des renseignements généraux sur les propriétaires pour qu’ils entament au plus vite la procédure judiciaire et unilatérale en première instance afin de « se débarrasser des dangereux terroristes qui risquaient de mettre en danger la venue de Trump et le sommet de l’OTAN ».

Mais malgré la menace qui pesait sur nous, la dynamique du centre social n’a pas faibli, et les activités ont continuées à tourner dans une ambiance électrique et solidaire. Durant plusieurs jours, nous vivions dans l’incertitude, avec l’idée qu’une bande de brutes décérébrées pouvait débarquer à tout moment pour nous dégager de force ou de …force. Car aucun papier officiel ne nous est jamais parvenu. Jamais la justice ou la police ne comptait nous prévenir. Aucun huissier n’est venu ne fut-ce que déposer un papier sur la porte 24 ou 12 heures avant comme c’est le cas généralement pour n’importe quelle occupation. Alliés, la justice et les autorités avaient prévues de réprimer violemment les anarchistes et de les frapper par surprise.

Heureusement, des personnes anonymes ont finalement transmis l’information permettant aux différents groupes de s’organiser en urgence, la police « manquant d’effectifs pour attaquer mardi ont prévu d’expulser ce vendredi. ». Après de nombreuses discussions entre les occupant.es, le soutien et nos voisins sans-papier, certain.e.s ont décidé.e.s de résister à l’expulsion tandis que d’autres préféraient venir en soutien moral ou logistique. Pour nos frères de GSPR, ils n’avaient pas à partir de leur bâtiment avant une simple injonction de la police comme ça avait toujours été le cas pour eux.
En solidarité avec les sans-papier, les occupant.e.s du numéro 21 ont donc décidé de n’avoir aucun papier d’identité sur ell-eux. Comme tous les matins de la semaine, un petit-déjeuner anti-expulsion s’est tenu devant l’enseigne dès 6h. Malgré la fatigue et le stress dans lequel l’entièreté du groupe était plongé, la solidarité et les liens entre les personnes n’ont fait qu’augmenter en intensité.

L’expulsion 

Tandis que nous étions en train de nous demander si l’expulsion aurait réellement lieu en ce jour, l’alerte fût donnée à 13H20 : la police est là ! Au même moment, on pouvait déjà entendre résonner les bruits sourds et réguliers des béliers qui faisaient trembler tout l’immeuble. Pendant que des policiers essayaient en vain de s’acharner sur la porte d’entrée, de la peinture, des fruits pourris et de l’eau ont été lancées par la fenêtre par quelques personnes dans le but de ralentir l’ascension des forces de l’ordre et, il faut le dire, de décorer leurs sales cuirasses qui manquent un peu de couleurs.
Après de longs efforts, un groupe de robocops a finalement réussi à percer une brèche par une des vitrines du rez-de-chaussée et s’immiscer dans les escaliers, galérant à travers les barricades. Vers 14H30, l’ignoble et tristement connu commissaire Vandersmissen accompagné de sa bande de cerbères encasqués, armés de matraques et de gazeuses, pénètrent dans la dernière pièce du sommet du centre social et embarquent les 25 résistant.e.s qui s’y étaient regroupé.e.s.

Nous sommes alors colsonné.e.s et amené.e.s un.e à un.e dans les fourgons qui remplissent la rue, sous les regards des voisin.e.s et de 3 personnes venues en soutien qui seront violemment embarquées avec les autres. Sur le chemin du sommet du CSA jusqu’aux fourgons de police, plusieurs résistant.e.s seront violemment tiré.e.s dans les escaliers, jeté.e.s sur les murs et traité.e.s de « fils de putes » et d’autres douceurs du genre dont la flicaille a le secret.

La détention

Arrivé.e.s à la caserne de la police fédérale de la rue Royale, la fête peut commencer pour les flics. Ielles ricanent, chacun.e.s y va de son petit commentaire, ielles sont content.e.s, on est sur leur territoire, leur terrain d’ultime impunité et ielles le savent.
Nous sommes alors assis.e.s dans le hangar en deux files distinctes divisant filles et garçons (ou ce que la police interprète comme tel) collé.es les un.e.s contre les autres dans des positions volontairement inconfortables, en « colonne », le tout encadré d’une dizaine de policiers qui roulent des mécaniques. Nous nous verront tout.e.s refuser d’aller aux toilettes ou d’avoir à boire.
Après une longue attente, les premières personnes sont emmené.e.s individuellement. Sous la pression des arrêté-es qui, solidairement, hurlent « LAISSEZ-LE/LA PISSER ! » à répétition, la police commence par cell-eux qui demandent d’aller uriner. Toutefois, chacun.e sera reconduit.e dans le hangar plusieurs minutes après, les keufs prétextant que tant que les personnes refuseront de donner leur identité, elles ne pourront pas aller aux toilettes.
Tout cela dure un bon moment, plus de 3h pour les dernières personnes, les moqueries et les commentaires consternants fusent. Certains flics trouveront même amusant de déclencher des bruits de chasse d’eau sur leur smartphone face à une personne tremblant d’envie d’uriner. On a l’humour qu’on mérite, à la police fédérale.

Nous tenons bon, on rigole entre nous et on ne prête pas attention à la flicaille décérébrée qui nous entoure. Lassée par le refus général de donner son identité, la police entame les contrôles individuels. L’un des premiers camarade emmené, s’étant vu refuser d’aller aux toilettes comme aux autres, est finalement intimidé et menacé en salle de fouille où les deux flics, face à son refus de donner son identité, le traite de « fils de pute », le bouscule au sol, esquissent de le frapper au point que ce dernier défèque au sol. Il craque et donne son nom. Il est finalement à nouveau humilié, insulté et jeté en cellule sans pouvoir se nettoyer.

Un autre camarade emmené à la fouille, s’est fait frapper tout en se faisant insulter à nouveau de « fils de pute » par le même policier aux allures de facho pendant que le deuxième flics coupait volontairement dans les chaussures afin de les détruire définitivement tout en assurant que « c’était la procédure ». Environ cinq minutes après que cette même personne fut remise en cellule collective, huit policiers sont venus le chercher et l’on plaqué au sol tout en le ruant de coups avant d’être emmené en cellule individuelle où il passera tout le reste de sa détention. Le chef des molosses s’écria « Et si y’en a encore un qui fait le malin, c’est à son tour ! »

Ce petit manège continue pendant plusieurs heures, certain.e.s résistant.e.s rencontrant plus de violence, d’insultes, d’humiliation ou de coups que d’autres. Certains keufs humilient un camarade SDF handicapé, après lui avoir refuser de lui donner ses médicaments, ils lui rappellent qu’à sa sortie de cellule « il retournera crever dans la rue ». Certaines finissent par pouvoir aller au toilette mais en revanche toujours aucun verre d’eau n’est servi. Il sera même dit à l’une des personnes que, en cas de crise d’asthme, son inhalateur ne lui sera rendu que si elle accepte de donner son identité. La plupart des personnes ne craquent pas et restent anonymes.

Plusieurs heures sont déjà passée, nous ne savons toujours pas de quoi nous sommes concrètement inculpées, aucun document, aucun droit ne nous a été présenté. Certains keufs lâchent des informations, parfois contradictoires.
Malgré leur petit jeu de pouvoir et leur mépris total des règles stupides qu’ils sont sensé devoir suivre, la police est lassée de toujours autant ramer à obtenir ce qu’elle veut après des heures d’intimidation. Et ça n’ira pas en s’arrangeant. Les chants, les slogans, les cris fusent constamment des trois cellules. Leur arrogance est constamment tournée en dérision. Les grilles des cellules tremblent, la rage et la bonne humeur est palpable dans la sale caserne souterraine de la rue Royale et les officiers finissent par se replier de leur côté pour élaborer une autre stratégie. Ils finissent alors par réembarquer les scellés contenant nos affaires, qui étaient disposés devant les cellules, afin d’aller les ouvrir et les fouiller, ce qui est totalement illégal, à l’abris des regards.

L’une des filles est finalement emmenée de force afin de donner ses empreintes, face à son refus, les policiers la violente et obtiennent empreintes et photos, toujours sans la moindre preuve justifiant une procédure judiciaire. On hurle pour qu’ils la lâche et on montre qu’on est pas prêts de nous laisser faire de la sorte, ce qui annonce un travail laborieux pour les flicards.

Toujours sans le moindre élément compromettant, le commissaire de la caserne fini par rappliquer devant les trois cellules. Il est calme et mielleux, à l’opposé de ses laquets, il « s’étonne de pouvoir dialoguer avec des individus qu’on lui avait présentés comme étant des violents anarchistes », il tente de nous amadouer avec du blabla administratif contradictoire afin de nous convaincre de donner notre identité. « Soit les personnes obtempèrent en donnant identité et empreintes, soit elles resteront jusqu’au lendemain 14h et passeront immédiatement devant le magistrat pour une procédure judiciaire ».

Il nous est également communiqué qu’un groupe d’individus en soutien s’est rassemblé devant la caserne de police fédérale, réclamant la libération de leurs camarades. On se réjouit du geste de solidarité. « Tant qu’ils sont là, vous ne sortez pas » nous précise le commissaire.

Finalement tout le monde sera emmené de force en cellule individuelle afin de casser la cohésion, la solidarité de groupe et d’empêcher une concertation générale.
Après de longues heures, certain.e.s auront finalement droit à un verre d’eau. Toutes les demandes par les parlophone des cellules, par les cris ou les coups contre la porte resteront ignorées. Une alarme incendie se déclenche même à un moment dans les couloirs dans l’indifférence générale…

Un.e à un.e, face à l’épuisement, les mensonges et la pression, nous finissons par lâcher notre identité puis finalement nos empreintes, convaincus pour beaucoup de ne pouvoir être légalement entraîné.e.s dans une charge judiciaire. Beaucoup ne sortiront que le lendemain matin. La majorité sortiront au bout de 13 à 15h de garde à vue.
La toute dernière personne refusant catégoriquement de donner ses empreintes et soulignant qu’elle a été interpellée dans la rue et qu’elle se trouve par conséquent en procédure administrative (permettant de refuser la prise d’empreintes et de photos) verra aux environs de 10h du matin du lendemain trois policiers entrer dans sa cellule, la plaquer au sol, lui ligoter les pieds et lui bâillonner la bouche avec du tissus afin de prendre ses empreintes et photo de force. Elle est finalement relâchée après 20h de détention avec une interdiction de séjour sur le territoire.

 

La Suite

A ce jour, nous n’avons pas encore de nouvelles de l’affaire et du procès à venir. Nous tenons à préciser que si il nous semble important de relater les violences et « illégalités » de cette affaire répressive, c’est avant tout pour permettre une plus grande transparence objective sur toute l’histoire et faire réaliser au citoyen lambda la violence évidente et quotidienne de l’appareil d’État. Car il est évident que nous n’aspirons pas à un comportement différent de la part de l’armée du capital. La police a procédé là d’une manière justifiée par rapport à ce qu’elle perçoit comme une menace pour la paix sociale et la perpétuation de l’exploitation des pauvres et des opprimé.e.s par le pouvoir et le capitalisme. Tant qu’il ne sera pas clair et évident pour tout le monde que le rôle de la police est d’écraser avec la violence nécessaire toute initiative de prise de liberté ou d’autogestion, leur monde continuera de gangrener la planète et nos vies.

Tout cette histoire n’est qu’une faible anecdote dans la violence quotidienne de la machine que nous nous évertuons à enrailler. Nous n’aspirons pas à une gentille police qui respecte les lois ou à un « processus politique plus démocratique ». Nous souhaitons la fin de cette incarcération quotidienne que nous subissons, de ce massacre perpétuel que les populations exploitées subissent pour notre mode de vie occidental factice et putride, nous voulons la liberté pour toutes et tous.

Nous rappelons finalement que ce lamentable épisode ne donnera pas raison à l’État et sa flicaille et qu’elle n’aura fait que renforcer notre désir ardent de ne pas se laisser écraser sans se battre.

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Des tasers pour la police montoise courant 2017…

Un pas de plus va être franchi dans la répression et l’armement de la police dans la région montoise.  En effet selon les médias mainstream le ministre de l’intérieur devrait autorisé l’utilisation du taser courant 2017 pour une période test dans les zones de polices volontaires dont la zone Mons-Quévy où Jan Jambon s’était déjà rendu pour assister à une démonstration du taser par la gendarmerie française. Pour l’instant seul les unités spéciales de la police fédérale dispose de ce type d’armes particulièrement dangereuses.

Rappelons que ces armes soit-disant non-létales ont déjà causé plus de 500 mort.e.s à travers le monde. Les personnes cardiaques ou ayant consommé des produits excitant sont particulièrement à risque.

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Violente répression contre une free-party à Vilvoord

La traditionelle free-party de nouvel an qui se tenait cette année à Vilvoord a été violement réprimée par un important dispositif policiers.

La police s’est pointé une première fois aux alentours de minuits en cherchant des orgas puis a décidé d’intervenir en force en équipement anti-émeutes aux alentours de 6h30.

Ielles se sont d’abords placés en ligne devant le son. Le public s’est rassemblé en vue de les éjecté.e.s  de la salle.

Plus tard, une vingtaine de policier.e.s sont arrivé.e.s accompagné.e.s de chiens par une porte dérobé à l’arrière. Là ielles ont chargé les participant.e.s à la fête à coup de matraques et de morsures de chiens pour les faires sortir.

Certain.e.s ont répliqué.es au charges à l’aide de bouteilles et de pétards.

Les témoignages présent sur le site dédiée aux free-party basstek ne parle d’arrestation. Néanmoins d’après les médias mainstream néerlandophones des gen.te.s auraient été arreté.e.s et risquerait des peines de prisons fermes.

Toujours d’après les médias mainstream, une partie du dispositif proviendrait de renforts des zones voisines.

Fait amusant, le bourgmestre de Vilvoord Hans Bote accuse les milieux anarchistes d’avoir mis en place la teuf.

Ne nous laissons pas intimider par la répression.

Nous ferrons la fête quand bon nous semble, où bon nous semble sans nous encombrer de vos autorisations et de votre cadre marchand!

 

 

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Seraing: plus de répression contre les mendiants…

La ville de Seraing a décidé de durcir la répression contre les mendiants par le biais de son règlement communal de police. Le nouveau règlement vise à réprimé la mendicité « agressive », l’interdire purement et simplement lors de fêtes locales ainsi que sur le marché de noël -il ne faudrait pas que des pauvres viennent gâcher leur grandes fêtes marchandes- , pire encore le règlement veut également interdire la mendicité aux gen.te.s accompagné.e.s d’un chien « réputé dangereux »-sic-. Par ailleurs le non-sens total de cette notion stupide et uniquement basé sur des stéréotype de « race de chiens dangereux » n’est plus à prouver et va avoir des conséquences désastreuses sur les mendiant.e.s et leurs chiens.

Le bourgmestre, n’ayant visiblement pas peur du ridicule, n’as par ailleurs pas hésité à déclaré : « Ce règlement va donc permettre à la police d’avoir un outil permettant de contraindre ces personnes, dont 99% ne sont pas issues de la commune, à avoir un comportement moins violent ».

Il est évident que ce règlement s’inscrit dans la politique actuel menée par de plus en plus de commune en Wallonie et ailleurs qui vise à écarter les pauvres des centres-villes.

Le bourgmestre connaîtrait-il tout les mendiant.e.s de sa ville pour affirmer que 99% n’en sont pas issue? Bien sûr que non! C’est là du pur j’invente-des-chiffres-pour-mieux-manipuler. Et quand bien même ce serait vrai, qu’est-ce que sa change? Quand on a pas d’argent, on a pas le droit de choisir la ville où on souhaite (sur)vivre? Visiblement pas pour le bourgmestre de Seraing…

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Le centre culturel Kurde de Gilly incendié

Le centre culturel Kurde de Gilly a été victime d’une attaque incendiaire à coup de cocktails molotovs cette nuit. Cette attaque intervient dans un contexte de haine anti-kurdes et de répression accrue contre les minorités et les opposant.e.s au régime d’Erdogan.

Depuis la tentative de coup d’état du 15 juillet la pression s’est accrue contre les populations Kurdes, Alévies,  Arménienne ainsi que contre les féministes,  les LGBTI, les syndicalistes, anarchistes et tout autre opposant.e.s au pouvoir. Ce coup d’état a servi de prétexte pour museler l’opposition. La torture est de plus en plus courante. Des villages et villes kurdes ont été attaquées, incendiées, détruites et des couvres-feu ont été instauré.

Solidarité avec les kurdes et toutes les personnes en luttes contre le pouvoir et les oppressions!

Plus d’infos sur le Kurdistan et les luttes en turquie: http://www.kedistan.net/

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(La Haye) Fight repression!

19-11-2016: Manifestation contre la répression! Stop à la répression contre les anti-fascistes et les anarchistes!

fightrepressiondemoflyerSamedi 19 novembre, il y aura une manifestation à La Haye aux Pays-Bas, contre la vague de répression qui touche les anti-fascistes et les anarchistes locaux. Une attaque contre un(e) de nous est une attaque contre tou(te)s. Solidarité par la lutte.

Pendant toute l’année, la répression contre les anti-fascistes et les anarchistes s’est accentuée, avec La Haye au centre. Dans une tentative de rompre la lutte contre le racisme, les violences et les meutres de la police, une interdiction de terrictoire pour le quartier du Schilderswijk a été émise contre des anarchistes. Après une première interdiction, une deuxième suivit, cette fois contre des anti-fascistes qui luttent lors des manifestations du parti d’extrème droite Pediga. Des dommages pour un montant de 50.000 euros sont reclamés aux quelques anarchistes qui ont résistés lors de l’expulsion du centre social De Vloek, après 13 ans d’occupation. Le maire a aussi essayé de fermer le Centre Autonome local. De plus, des manifestations ont été interdites, des gens ont été intimidés par la police à leur dominile et dans la rue, de nombreuses tentatives d’arrestation se sont produites, et il y a eu plusieurs tentatives de recrutements d’indics.

Ce n’est pas seulement une attaque contre des anti-fascistes et des anarchistes, c’est une attaque contre tous ceux et celles qui se battent contre le racisme, c’est un attaque contre ceux et celles qui se battent pour un monde sans exploitation et sans discrimination, c’est une attaque contre nous tou(te)s. Et cette attaque ne peut rester sans réponse! Ceci est un appel à la solidarité, parce que la solidarité est notre arme contre l’isolement dans lequel la police et la mairie voudraient nous forcer. Nous devons défendre nos espaces et structures autonomes!

Venez à La Haye le 19 novembre. Parce que les chaines de l’État débordent de racisme, l’oppression doit être détruite! Parce que ceux et celles qui ne se battent pas ont déjà perdu.

Contre la répression!

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Le bracelet électronique dès 14 ans en Flandre?

La N-VA veut proposer aux juges flamands l’usage du bracelet électronique dès…14ans!!

Encore une fois l’état et la justice veulent accentuer la répression et le contrôle…

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(NDDL) Appel de la zad face aux menaces d’expulsion !

Vu sur Indymedia Nantes

Depuis l’opération César en 2012 la ZAD est devenue un symbole : de la possibilité d’empêcher leurs projets nuisibles ici et ailleurs comme de celle de déployer des zones d’autonomie face au pouvoir et à l’économie marchande. Après un printemps marqué par un mouvement social bouillonnant, celles et ceux qui entendent nous gouverner vont tout faire pour que la politique ne déborde plus du cadre d’un spectacle électoral auquel plus grand monde ne croit. Nous vivons au coeur d’un désastre environnemental et social sur lequel illes prospèrent et duquel illes sont bien incapables de nous sortir. Depuis la ZAD, entre autres, grandit l’idée que l’on puisse concrètement reprendre en mains nos vies et réinventer le politique. C’est pour cette raison que son existence est aussi insupportable aux gouvernant.e.s et aussi précieuse pour d’innombrables personnes. La ZAD soulève des espoirs tenaces qui la dépassent. Que l’on se sente porté.e par cette lame de fond ou que l’on perçoive au quotidien la joyeuse solidité de ce qui s’est construit ici, il apparaît absolument impensable que la ZAD soit broyée demain sous les coups de la police et les chenilles des tractopelles. Ceci est un appel à la défendre, coûte que coûte.

Ce texte s’adresse à tout.e.s celles et ceux qui voudraient participer à la résistance sur le terrain ou de plus loin. Son objet est d’informer sur ce qui nous semble aujourd’hui crucial pour les mettre en échec, ainsi que sur l’état d’esprit dans lequel nous nous préparons. Nous vous invitons à le diffuser largement.

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## Risques sérieux d’attaque dans les semaines qui viennent

Depuis plusieurs jours des rumeurs d’expulsion plus ou moins imminente bruissent sur la ZAD. Nous savons que les hôtels de la région ont été réservés, plusieurs articles de presse avancent que les « forces de l’ordre » se sont vues interdire de poser des vacances de fin septembre à fin octobre. On parle de matériel militaire pr?té à la gendarmerie. Mercredi 14 septembre, le préfet de Loire-Atlantique a signé deux arrêtés portant sur la destruction du campagnol amphibie, rendant possible à leur sens le début des travaux. Plusieurs sources confirmant des plans d’intervention possible à partir du 27 septembre, sans que cela signifie qu’ils viendront dès cette date là. Sommet d’hypocrisie, cette date est celle où la ville de Nantes accueille plusieurs milliers de participant.e.s, venu.e.s du monde entier, dans la suite de la COP 21 pour faire croire à ses préoccupations quant au dérèglement climatique.

## Appel à la vigilance – on veut des fuites sans prendre la fuite

Il serait sans doute absurde de leur part d’intervenir en plein sommet Climate Chance et avant la grande manifestation du 8 octobre sur la zad, mais nous sommes à l’écoute des diverses infos qui apparaîtraient dans un sens ou dans un autre et sommes prêt.e.s à parer à toute éventualité. Nous appelons en tout cas à une extrême vigilance dans les semaines à venir, et surtout à mettre dès à présent la pression sur le gouvernement pour qu’il renonce à ce projet d’expulsion. Nous vous invitons aussi à vous tenir prêt.e.s à rejoindre la ZAD pour participer à sa défense, dans la diversité de nos pratiques, ou si vous êtes loin, à mener des actions décentralisées contre Vinci, les acteurs du projet et les lieux de pouvoir.

Pour prévenir toute attaque surprise, on sait que l’on peut compter sur la multiplicité des soutiens et sources d’infos un peu partout, jusque dans leurs bureaux et leurs cercles familiaux. Nous vous invitons à nous alerter de fuites sur les entreprises privées qui pourraient être impliquées (défrichage, gardiennage, etc.), d’infos sur les hôtels qui accueilleraient les gendarmes, de circulaires, notes internes et autres bruits de couloir concernant cette opération, ainsi que de mouvements de troupes autour de la ZAD (sans pour autant nous signaler n’importe quel convoi de gendarmes mobiles à des dizaines de kilomètres à la ronde). Nous recouperons et vérifierons toutes ces informations, et nous les publierons sur zad.nadir.org qui, avec le site de l’Acipa, reste la « référence » en la matière (avant de croire et diffuser une information venue des réseaux sociaux ou autres, vérifiez systématiquement qu’elle a été confirmée par ces sites).

## Nous en tout cas on est prêt.e.s !

Toutes les équipes sur place s’organisent en conséquence : cantines, radio, médic, légales, équipes de communication… Les différents lieux de vie se préparent à la résistance et on se coordonne à l’échelle de la ZAD et du mouvement – avec les comités, associations et paysan.ne.s – pour faire obstacle à l’avancée policière.

Ces derniers jours, des rencontres ont eu lieu partout en France entre comités de soutien pour peaufiner les réactions en cas d’attaque ou de débuts des travaux. Des lycéen.ne.s et étudiant.e.s solidaires de la région s’assemblent pour être à même de manifester et bloquer leurs établissements le jour J. Des habitant.e.s proches se préparent à ouvrir leurs maisons et leurs granges, des soignant.e.s, professsionel.e.s ou non, sont prêt.e.s à offrir des soins sur le terrain le moment venu, et des juristes à réagir aux mesures répressives que le gouvernement mettra en place. Des paysan.ne.s de toute la région échafaudent des plans pour mettre en jeu leurs tracteurs, des élagueur.euse.s et grimpeur.euse.s pour monter à la cime des arbres menacés d’être abattus. Des journalistes indépendant.e.s et acteur.trice.s des réseaux sociaux discutent de comment relayer au mieux les infos des opposant.e.s et contrer la propagande du gouvernement. Des soutiens s’organisent à des centaines de kilomètres et même aux quatre coins de l’Europe pour être paré.e.s à nous rejoindre au plus vite.

Il faut bien évaluer que cette fois, et contrairement à 2012, c’est la quasi totalité des lieux de la zone qui est menacée d’expulsion par la force, c’est à dire non seulement les personnes qui s’y sont installées pour y vivre et la défendre ces dernières années, mais aussi les paysan.ne.s et habitant.e.s dit.e.s « historiques ». Ce sont donc plus de 70 lieux de vie, des fermes, des ateliers, des centaines d’habitant.e.s humain.e.s, des troupeaux et autres animaux ou plantes sauvages, 2000ha de forêts, champs et bocages qu’ils voudraient rayer définitivement de la carte dans les prochaines semaines. Qui plus est, leur enjeu annoncé n’est pas seulement d’expulser la zone mais de démarrer dans la foulée les travaux de construction de l’aéroport et du barreau routier, ce qui implique dans un premier temps des travaux de « déplacement d’espèces », de défrichage, de fouilles archéologiques, de construction de ronds points et de protection du site… (Particulièrement au niveau du barreau routier – en rose sur la carte https://zad.nadir.org/spip.php?rubrique70 ). Dans ce contexte de menace totale, la résistance sur le terrain s’organise d’autant plus collectivement. Et quand bien même ils parviendraient à expulser une partie de la zad, nous savons que cela ne signerait pas la fin du mouvement mais le début de mois et d’années de résistance continue pour entraver chaque avancée des travaux. Nous ne les lâcherons pas !

## Il est encore temps de leur faire comprendre qu’ils vont se planter

Rien n’est encore sûr, ni dans le fait qu’ils reviennent, ni dans le fait que l’évacuation de la ZAD ait une chance de réussir. Il est crucial de leur faire comprendre dans les prochaines semaines que ce serait une très mauvaise idée pour eux de tenter une nouvelle opération César. Nous appelons donc des groupes et personnes, depuis des regards et positions variées, à manifester par avance leur solidarité par des textes et actions. Nous appelons à ne pas laisser en paix les élu.e.s lié.e.s à ce gouvernement et à les interpeller partout où illes se trouvent (déplacements, réunions publiques, conseils municipaux) sur les menaces d’expulsion de la ZAD. Nous invitons à rejoindre les initiatives de manifestations organisées à Nantes face au sommet Climate Chance ( https://stopclimatechance.wordpress.com/a-propos/ ). Nous encourageons des groupes nombreux à faire savoir qu’ils seront sur la ZAD, vigilants et actifs en cas de début d’opération.

## Tous.tes sur la zad le 8 octobre pour y planter des bâtons par milliers

Dans ce contexte incertain et en ces temps décisifs, il est d’autant plus important de venir massivement participer à la manifestation du 8 octobre et de marteler le sol du bocage avec des dizaines de milliers de bâtons. Le jour même, des hangars seront construits et le dimanche 9 octobre, il y aura des chantiers dans différents lieux de la ZAD. Des bus sont en train de s’organiser pour le 8 octobre depuis de nombreuses villes. Pour des détails sur le déroulement du week-end : http://zad.nadir.org/spip.php?article3991. Cela peut aussi être un des moments pour amener du matériel d’organisation et de défense sur la zad (voir liste de matériel à la fin)

## S’ils reviennent, agir de toutes manières

On aura besoin d’une présence massive sur place au début d’une opération, mais ça risque de nous compliquer la tâche si trop de monde arrive dès maintenant, et tant qu’on est sûr.e.s de rien. Merci donc d’attendre des signaux plus clairs pour affluer en grand nombre sur le terrain.

Si nous considérons que l’imminence d’une opération policière est confirmée, un appel commun à venir sur la ZAD, autour, et à déclencher des actions de résistance ailleurs sera diffusé sur zad.nadir.org et acipa-ndl.fr.

C’est la mise en commun de différents types d’actions, à plusieurs échelles géographiques et en comptant sur l’inventivité de tous et toutes, qui nous permettra de les faire échouer de nouveau. Voici les plans d’actions issues des disccussions avec les comités de soutien :

Sur la ZAD :

Appel à stopper leurs mouvements, à défendre les lieux de vie et à les harceler. Par « leur » nous entendons aussi bien les troupes policières, que les agences de sécurité, boîtes de travaux qui collaboreront, ou structures qui assureront leur ravitaillement en nourriture et leur couchage (voir à ce propos le site participatif adopte un sous-traitant : https://adopteunsoustraitant.noblogs.org/?cat=26 ). Venez avec vos radios portatives pour écouter Radio Klaxon sur 87.5.

Dans un périmètre proche :

Appel à ce que des groupes s’organisent pour que la ZAD ne se retrouve pas enclavée et encerclée, et à participer à l’organisation des espaces d’accueil. Appel également à ce que les déplacements et check-points policiers soient perturbés le plus possible et à ce que les soutiens et ravitaillements arrivent sur zone.

Dans la région :

Dès le premier jour de l’opération, actions coordonnées de blocages des routes et/ou opérations escargot, sur les points d’accès à la zone ou sur les grands axes et points stratégiques de la région, et/ou à des occupations de lieux du pouvoir. Des actions nocturnes de casserolades et autres manifestations sonores devant les hôtels où seront logés les policiers et gendarmes. Convergence le soir même, à partir des différents points de blocage ou d’actions, pour se rendre à 18h devant la Préfecture à Nantes.Manifestation le samedi à Nantes après une semaine d’opération.

A l’extérieur de la région :

Appel à occupation des lieux de pouvoir ou à des opérations de ralentissement des flux localement, ainsi qu’à venir sur le terrain défendre la ZAD pour ceux et celles qui le peuvent.

## Les bloquer sans se bloquer

Des personnes nous ont déjà prévenues qu’elles viendront en renfort dans les prochaines semaines pour la préparation de la mobilisation du 8-9 octobre et de la résistance à d’éventuelles expulsions. Il nous semble important de dire que l’on souhaite que la zone reste accessible et circulante le plus longtemps possible et tant que l’arrivée imminente des troupes n’est pas confirmée. En gros, on se met en capacité de se barricader très vite, mais on ne barricade pas pour autant la zone maintenant. Cela nous semble nécessaire de ne pas s’enfermer et de maintenir autant que possible une perméabilité avec l’extérieur, car c’est elle qui nous permet depuis des années de nous organiser ensemble et de nous renforcer dans cette lutte.

## En cas d’attaques, on vous accueille !

Nous préparons des espaces d’accueil à l’intérieur et l’extérieur de la ZAD. Ils serviront au couchage, au dépôt de matériel et de ravitaillement, aux cantines, et à nous rassembler. Gardons à l’esprit que des journées de résistance demandent beaucoup d’énergie et de concentration… et souvent des réveils très matinaux. Cela implique une attention collective à ce que les espaces d’accueil soient calmes le soir. Nous vous demandons également expressément d’éviter de venir avec vos compagnon.nes quadrupèdes dans un tel moment : nous faisons aussi en sorte que les nôtres ne soient pas sur zone, d’abord dans l’idée de les protéger des affrontements possibles, mais aussi parce que nous sommes conscient.es que cela peut rendre les choses plus compliquées vis-à-vis de l’accueil.

## Dans quel état d’esprit veut-on défendre la ZAD ?

Depuis 2012, nous avons largement pu faire le bilan de ce qui s’est passé pendant les expulsions et l’occupation policière. On s’attend à ce que l’opération d’expulsion ne soit pas une réplique de celle de 2012, que quoi que l’on prépare collectivement il y aura une grande place pour l’improvisation et l’adapatation. Nous souhaitons tout de même pouvoir anticiper cette fois sur des attitudes, qui ont pu être blessantes pour des personnes et contre-productives. Nous voulons aussi porter quelques idées sur ce qui nous rendra fort.e.s dans ce moment là. Voici certaines réflexions à ce sujet :

– il n’est pas question, sous prétexte d’affrontements, d’accepter parmi nous des comportements sexistes, virilistes, homophobes, racistes, classistes, validistes, que nous combattons au quotidien ;

– il y aura un grand besoin de personnes qui défendent le terrain, mais le rôle de celles et ceux qui assureront la logistique sera tout aussi important : cantines, soin, communication, espace de repos, etc. Et on a envie que ça puisse tourner : qu’il n’y ait pas les spécialistes des barricades d’un côté et celles et ceux qui s’occupent de les nourrir de l’autre ;

– on rappelle que défendre cette zone, c’est aussi défendre les possibilités politiques qu’elle recouvre, et notamment des pratiques telles que l’autogestion, l’organisation collective et tournante des tâches, la culture des assemblées et la recherche de consensus sans taire les conflits ;

– il est clair pour nous qu’en cas d’attaque ce sont eux, et non nous, qui choisiront de déclencher un ensemble de violences et de destructions, sur les êtres vivants, les habitats et espaces naturels de ce bocage. Comme en 2012, on ne se laissera pas faire : la résistance sera physique et déterminée. On veut aussi veiller à rester rejoignables dans la défense de cet espace, à maintenir les possibilités d’un soutien large et ne pas leur donner de raisons trop faciles pour décupler brutalement le niveau de répression à notre encontre. L’un dans l’autre, on souhaiterait qu’il y ait une attention à respecter la diversité des personnes qui viennent défendre la zone, et qu’un large panel de pratiques et de modes d’actions puissent coexister sur le terrain. En 2012 c’est la jonction entre des barricades, des blocages humains ou avec des tracteurs, des sabotages, des projectiles, des cabanes perchées, des blagues, chants et harcèlements divers, le tout concomittament aux actions décentralisées, qui a permis finalement de mettre en déroute leurs troupes. C’est cette force hybride que nous voulons réinvoquer.

– même si tout n’est pas évident d’entrée, on aimerait aussi que les personnes qui viennent défendre la zad prennent en considération les attentions que l’on a pour les manières de résister des différents lieux et personnes vivant ici : le désir par exemple que le camion du laitier puisse continuer à passer dans telle ferme aussi lontemps que possible ou qu’il n’y ait pas de photos et de vidéos prises dans tel autre lieu…

Avant de venir, renseignez-vous au maximum afin de comprendre la situation, et à votre arrivée adressez-vous à l’un des espaces d’accueil, prenez le temps de discuter avec les personnes sur place. Pour accéder à la zone, voir ici : http://zad.nadir.org/spip.php?article7. Prenez aussi le temps de lire les informations mises en ligne par l’équipe légale : https://zad.nadir.org/spip.php?rubrique56.

## Déjouer leur propagande

Quand on est au pouvoir, que l’on est face à une contestation puissante et populaire et que l’on s’apprête à une opération de maintien de l’ordre risquée, on est souvent mauvais joueur. On s’attend à que les pro-aéroport déclenchent de nouvelles opérations de propagande avec leurs lots de fantasmes et mensonges sur les affreux.ses zadistes et autres terroristes du bocage. On est pas non plus à l’abri, à la veille d’une attaque et pendant, de barbouzeries et montages qui viseraient à jeter le trouble, fragiliser le soutien dont on bénéficie et à justifer une montée en puissance de la répression à notre égard. On invite tout le monde à ne pas se laisser berner et à déjouer leur propagande.

## Pour un futur sans aéroport

Pendant que le gouvernement ne pense qu’à détruire ce qu’il ne peut contrôler, la vie continue sur la zone à défendre. En cette fin d’été, une bibliothèque et un espace d’acceuil ont vu le jour, de nouveaux habitats ou un hangar pour le travail du bois et de la terre s’édifient… Les rumeurs et menaces ne nous ont pas coupé l’envie de faire la fête pour la récolte des patates samedi dernier, et la détermination à préparer la défense ne nous empêche en rien de continuer à construire en dur ou à développer les réseaux d’amitiés qui font la richesse de cette lutte. Uni.e.s dans notre diversité, nous préparons ensemble l’après projet !

L’aéroport ne se fera pas – La ZAD de Notre-Dame-des-Landes continuera à fleurir !

 

## Là, on a besoin de sous !

Pour l’instant pour se préparer, on a besoin entre autre assez vite de sous. Les opérations de soutiens et dons divers sont les bienvenues de nouveaux pour un temps. Il est possible pour cela d’envoyer des chèques à l’association des occupant.es, « Vivre sans aéroport », chez la famille Herbin, Liminbout, 44 130, Notre Dame Des Landes ou de faire un virement : La Banque postale Etablissement : 20041Code Guichet : 01011 n° de compte : 1162852D032 Clé RIB : 36 IBAN : FR83 2004 1010 1111 6285 2D03 236BIC : PSSTFRPPNTE

## et de matos

Accueil :

On cherche des barnums et chapiteaux qui pourraient être prêtés et montés rapidement sur des lieux d’accueil hors ZAD, ainsi que de quoi les équiper (tréteaux, plateaux, chaises …). Des tentes carrées « familiales » pour des espaces d’accueil. De grande caravanes pour abriter des structures collectives.

Matos de construction/autonomie/défense :

palettes
cuves/tonnes à eau
pompes à eau (à bras ou thermiques)
structures (type barnums)
visserie
vélos
groupes électrogènes
gasoil
chargeurs
panneaux solaires
régulateurs
transformateurs 12V continu vers 220 alternatif
pneus
batteries (12V)
extincteurs
peinture
conserves/aliments secs
caravanes
cire/bougies
roues de caravane
1km câble acier +ou- 5mm
batteries à décharge lentes

Cantines :

grosses gamelles
brûleurs
trépieds
bouteilles de gaz
gros sacs de céréales et légumineuses

Communication interne/externe :

smartphones
câbles ethernet et routeurs
multiprises
rallonges
ordis (portables)
cahiers
stylos
groupes électrogènes
câble coaxial Haute Fréquence 50Ohms
talky walky
radios portables
piles AAA
chargeurs de piles
CiBi
antennes CB
batteries (12V)
paperboard/grands tableaux
adaptateurs/câbles/bidouilles de son (jacks gros ou petits – xlr – rca – femelle/mâle – usb)
casques audios
oreillettes
toute ressource d’autonomie énergétique

Cette liste n’est pas exhaustive et sera sûrement enrichie dans les jours à venir, au fur et à mesure que les besoins s’organiseront, sur le site de la zad : http://zad.nadir.org/spip.php?article515&lang=fr Pour déposer du matos directement sur zone, vous pouvez passer sur les lieux d’accueil (Bellevue, Wardine, La Grée, La Rolandière, les Fosses Noires) qui redistribueront sur le reste de la zone.

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