Archives pour la catégorie Pratique

Réappropriation de l’espace publicitaire contre la loi anti-squat !


DATE : 27 SEPTEMBRE 2017
CONTACT : nonalaloiantisquat@riseup.net
LIEN PHOTOS HD : https://we.tl/pnndJlCrL4
LIEN SITE : https://squatbelgium.noblogs.org/

 

Ce mercredi 27 septembre, un détournement de dizaines d’espaces
publicitaires a été organisé en signe de protestation contre la loi
anti-squat, visant à criminaliser l’occupation illégale d’un bâtiment,
avec des peines d’amende et/ou de prison à la clé. Au travers des
affiches réalisées, les participant.e.s dénoncent une justice à deux
vitesses : si rapide quand il s’agit de protéger les riches
propriétaires, mais si inapte quand il s’agit de faire respecter à la
région bruxelloise ses engagements. En effet, à ce jour, seuls 1235 des
3500 logements sociaux promis en 2005 ont été construits1.

Nous déplorons également l’instrumentalisation d’un fait divers, à
savoir l’occupation d’un lieu habité, fait exceptionnel et que nous ne soutenons aucunement. Cette loi porte une grave atteinte au droit au logement et, dans un contexte de précarité croissante (un bruxellois.e sur trois a des revenus sous le seuil du risque de pauvreté2), il s’agit d’une nouvelle attaque contre les plus vulnérables, déjà premières victimes des mesures d’austérité. Nous dénonçons également la passivité des autorités de lutter contre la vacance immobilière, on dénombre plus de 15 000 logements vides dans la capitale et pourtant des milliers de personnes sont toujours condamnées à vivre dans la rue. Ce manque de volonté politique n’est pas sans conséquence, cette crise du logement est propice à l’inflation vertigineuse des loyers et attise la pression sur les locataires en recherche de logements. On estime en effet qu’à
Bruxelles, le prix des loyers a grimpé de 20% en l’espace de 5 ans3. Deplus, faute de volonté politique et d’encadrement effectif des loyers,rien ne laisse à penser que cette hausse est sur le point de s’arrêter.

Finalement, Marie, participante à l’action, témoigne de sa lassitude de
voir le terme « squat » constamment utilisée de manière péjorative :
« On nous présente constamment l’occupation comme néfaste pour le bâtiment et le quartier, mais qu’en est-il des nombreux lieux
socioculturels, des tables d’hôte ouvertes à tous et toutes, des
ateliers d’artistes et bien d’autres ? En plus, la majorité des
occupants s’engage à bien entretenir des lieux qui, faute d’une
occupation, se seraient rapidement dégradés au point d’être
insalubres. »


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Opération « Palais royal occupé – Tout pour tous-tes ! »

Via Collectif Anonyme

Parce que la bande à michel veut pénaliser le squat,
Parce qu’il y a des palais vides et tellement de gens qui vivent dans la rue.
Parce qu’alors que 87 millions d’euros ont été réclamés à des allocataires sociaux pour fraude l’année dernière, seuls 8 millions sur les 3,5 milliards d’euros qui disparaissent annuellement dans les paradis fiscaux, ont été réclamés.
Parce que la précarité explose comme les profits des ultras riches , parce que nous voulons reprendre nos vies trop longtemps laissées aux mains des ploutocrates ,

Occupons le palais royal ! Squattons la vie ! Tout pour tous-tes !!

Plus d’infos sur la loi anti squat sur squatbelgium.noblogs.org

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Développons les stratégies médiatiques de nos mouvements

Article de IGD traduit par le réseau Mutu

 

À It’s Going Down (IGD) aux USA, nous parlons beaucoup de stratégie, de la manière de construire nos capacités, et aussi de comment grossir comme une force matérielle au sein de nos communautés. Mais il y a une chose dont nous avons peu parlé, c’est le besoin pour davantage de gens de mettre en place des médias alternatifs et de contre-informations là où ils se trouvent.

Comme nos amis le signalaient dans Puget Sound Anarchists, une plateforme en expansion pour les anarchistes du Pacifique Nord-Ouest, si la croissance de médias comme IGD est importante, il en revient également aux gens à une échelle locale, de construire leur propre média local et autonome ; pour pousser à décentraliser à la fois comment nous obtenons nos informations et qui les relayent.

Par ailleurs, comme nos ami-e-s de Crimethinc l’ont montré, une partie importante du renforcement de nos luttes et de notre force ne relève pas seulement des tactiques et des stratégies que nous déployons dans les rues et dans nos communautés, mais aussi la façon dont nous diffusons nos récits, nos idées, nos visions, et nos arguments dans les luttes, au fur et à mesure qu’elles ont lieu. Ne pas le faire, c’est laisser la place aux libéraux, aux réformistes et aux opportunistes qui n’hésiteront pas à nous balayer, à nous attaquer, et à nous balancer.

En termes d’utilisation de plateformes de médias, nos ennemis d’extrême-droite ont pris une énome avance sur nous, qu’il s’agisse de l’usage de Twitter, des livestreams ou de chaînes Youtube.
Par exemple, alors qu’IGD a eu 700 000 visiteurs uniques en avril 2017, ce qui constitue un nouveau record pour nous, il s’agit d’un chiffre ridicule par rapport aux millions de visiteurs du Daily Stormer, l’un des sites de référence des néo-nazis, sans même parler d’un site comme Infowars.

L’une des raisons pour lesquelles les médias de l’extrême droite et de « l’alt-right » prennent de l’ampleur, c’est que pour chaque événement, ils crééent des médias pour pousser leurs idées dans la discussion, poussant le cadre du débat de plus en plus loin à droite. En résumé, l’un des éléments de leur stratégie médiatique consiste à construire une capacité d’intervention importante au sein du débat public ; et même ils publient régulièrement des « fake news », des informations bidons et des provocations racistes pour arriver à leur fin et cela fonctionne plutôt bien.

En résumé, nous avons besoin de davantage de personnes produisant des médias, et de tous les genres. Nous avons besoin de gens faisant des vidéos anarchistes de santé et de fitness, des points de vue personnels sur les événements en cours, davantage d’analyses et de reportages, et plus de podcats. Mais par dessus tout, nous avons besoin de médias dont l’objectif est d’influencer à la fois la manière de raconter les choses qui impactent nos vies et le débat lui-même ; chercher à discuter avec la population la plus large possible, et pas simplement un petit milieu isolé.

Pour être clair, il ne s’agit pas d’appeler les gens qui se battent dans les rues ou organisent des mouvements à devenir des producteurs d’informations, mais plutôt à ce que la création de médias devienne une partie intégrante de nos stratégies d’organisation quand nous nous lançons dans la lutte, au même titre que l’organisation face à la répression ou le soutien aux prisonniers.

Ce que beaucoup ne comprennent pas

L’une des premières erreurs que font les gens, c’est que souvent leur interface avec le public ne contient quasiment aucune information sur ce que fait leur groupe, son objet, et ce qu’il a réalisé. Les réseaux sociaux sont plein de comptes d’anarchistes, de syndicalistes révolutionnaires, d’antifascistes et d’autres groupes qui se contentent de partager des liens. Or, si nous devons avoir une présence en ligne, c’est pour impliquer les gens dans le travail d’organisation que nous menons. Ça ne signifie pas qu’il ne faut pas partager d’articles, mais si nos espaces d’organisation en ligne se contentent de publier des liens, alors ils ne seront que ça. Nous devons améliorer notre capacité à montrer ce que nous faisons, les événements que nous organisons, et les contenus originaux que nous créons.

Cela nous amène à une deuxième erreur récurrente : la plupart du temps, les gens n’écrivent pas sur toutes les actions trop cool qu’ils mènent ! Et on le comprend, parce qu’écrire peut être extrêmement chronophage, et pour cerain-es, intimidant. On doit d’abord se rappeler qu’il n’y a pas besoin d’être le meilleur auteur au monde pour écrire quelque chose d’intelligent. Et qu’il est très important que le monde sache ce que vous et votre groupe faites. Pour faire court, cela nous permet de savoir que nous ne sommes pas seuls, ça donne de nouvelles idées, ça nous inspire. Mais si tu ne créés pas ce média, si tu ne prends pas 30 minutes pour rendre compte de ton action, pour mener une réflexion, pour monter une vidéo, ça n’aura pas ces effets.

Par ailleurs, beaucoup de groupes ne parviennent pas à sortir leurs histoires dans des délais assez rapides. En tant qu’anarchistes, nous sommes aux premières lignes des émeutes, des grèves, des occupations et des luttes partout dans le monde. Cela signifie que nous sommes souvent au coeur de situations que la plupart des journalistes ne contemplent que de l’extérieur. Cela signifie aussi que nous sommes en position de rapporter certains des témoignages les plus vibrants et excitants. Mais si nous ne nous appliquons pas à sortir cette histoire dans un délai pertinent, l’énorme impact que peut avoir notre analyse et nos idées sur les événements en cours risque d’être rapidement amoindri.

Un autre point qui doit être martelé, c’est qu’il ne suffit pas de publier quelque chose sur internet pour que cette chose se manifeste dans la vraie vie. A IGD, nous voyons souvent (surtout dans le cas de nouveaux groupes ou collectifs) des gens publier des appels pour des actions ou des événements, pensant qu’il suffit que l’appel soit en ligne pour que du monde se pointe. Ce n’est pas si facile. Informer les gens que quelque chose se passe n’est qu’un aspect de la bataille : il faut aussi travailler et s’organiser de manière à ce que les gens viennent aux événéments et aux actions. Il faut aussi prendre en compte qu’une fois l’information publiée, la police et l’extrême-droite sont alertées. Les réseaux sociaux et internet sont des outils, et de bons outils, mais il ne faut pas s’imaginer qu’un post a des effets magiques. Une fois de plus, cela doit s’inscrire dans une statégie sur comment nous mettons en avant et organisons nos actions.

Enfin, nous devons travailler à ce que nos médias soient les plus beaux possible. Si vous n’avez pas les compétences, les connaissances, ou accès à Photoshop, demandez à un·e ami·e, ou trouvez des ressources gratuites en ligne. Gagner la guerre médiatique implique notamment de mettre de l’amour et de soigner les détails dans notre travail.

Développer une stratégie médiatique pour nos manière d’organisation

Quand nous nous organisons, lançons une campagne, démarrons un projet, ou partons mener une action, nous tenons compte de beaucoup de choses. Rencontres, création d’une legal team et d’une équipe médic, nous essayons de tout anticiper. Mais souvent, la question des médias est la dernière sur la liste. Plutôt que de compter sur les médias mainstreams et les journalistes « libéraux » pour qu’ils racontent notre histoire, nous voulons construire notre capacité à parler par nous-mêmes. Si IGD est une ressource, sans personne sur le terrain nous n’aurions rien à publier. Alors à quoi pourrait ressembler une stratégie médiatique ?

Premièrement, nous devons construire des plateformes locales pour atteindre les gens. Cela suppose de créer des comptes sur Twitter et Facebook, et des sites mis à jour régulièrement.

Deuxièmement, nous devons rendre compte et discuter de nos actions et de nos efforts d’organisation, et échanger sur ce qui mène à conduire ces actions. Troisièmement, cela veut dire que nous devons mener nos actions, nos campagnes et nos luttes en sachant comment les gens peuvent s’informer sur ce qui se passe. Est-ce que certain-es feront un livestream, une vidéo, des tweets, des mises à jour régulières ? Comment protéger les personnes qui ne veulent pas être filmées ? Qui peut écrire quelquechose avant ou après ? Comment utiliser les médias pour repousser les attaques des media dominants, … et de l’extrême-droite ?

Enfin, nous devons travailler à contextualiser nos actions, et promouvoir nos visions auprès du grand public. Cela suppose de créer des médias qui peuvent relayer nos arguments au public le plus large possible.

Ne pas avoir peur de se lancer

L’un des aspects les plus intéressants d’un projet comme IGD, c’est qu’il donne à voir la grande diversité d’actions et de projets menés sur le territoire de ce qu’on appelle l’Amérique du Nord. L’organisation des travailleurs, la construction d’infrastructures, la lutte contre les oléoducs et l’écocide, le soutien aux prisonnier-ère-s, la résistance aux expulsions, la lutte antifasciste… Voir tant de gens faire tant de choses est inspirant. Plus nous créons une culture de création de médias autonomes et d’amplification de nos voix, plus les gens feront attention à ce que nous avons à dire et rejoindront la discussion.

Quelques idées pour démarrer :

  • Créez un site de contre-information. Vous ne savez pas trop comment mettre au point un site web ? Blackblogs constitue un bon point de départ.
  • Créez des comptes sur les réseaux sociaux pour votre groupe. Informez les gens de ce que vous faites et des événéments à venir.
  • Produisez une forme de revue, d’émission vidéo, de podcast, pour aller plus loin dans l’analyse et l’expression d’idées.
  • Réalisez des comptes rendus des actions et campagnes menées, et travaillez à écrire des analyses et des critiques sur la situation nationale et locale.
  • Mettez-vous en lien avec d’autres groupes au niveau local et régional. Développez votre capacité à vous unir pour amplifier l’écho du média que vous créez.

Comme le disait une vieille expression d’Indymedia — Faites un média, foutez le bordel !

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(Bxl): 21 mars: Logement pour toutes et tous!

Vu sur Piratons-Bxl

A Bruxelles comme ailleurs en Belgique, les problématiques liées au logement sont de plus en plus importantes. Les loyers ne cessent d’augmenter poussant les locataires à consacrer une part toujours plus importante de leurs revenus . Le loyer moyen est passé de 346€ en 1992 à 695€ en 2013 et rien qu’ entre 2004 et 2013 le loyer moyen a augmenté de 20 %… Rappelons également que le revenu mensuel d’un.e isolé.e au CPAS est de 860€ tandis que celui d’un.e isolé.e touchant des allocations d’insertion du chômage est de 760€, la recherche d’un logement devient dès lors un véritable parcours du combattant. Sans compter nombres de propriétaires véreu.×.ses qui refusent de louer à des allocataires du CPAS ou du chômage et ceux-celles qui n’hésitent pas à louer des logements complètement insalubre à des prix exorbitants sachant très bien que leurs locataires n’oseront pas se plaindre de peur de ne plus retrouver de logements.

Le nombre de SDF a lui aussi fortement augmenté (on estime cette augmentation à plus de 33 % entre 2010 et 2015 allant jusqu’à atteindre 5.000 personnes. Pendant ce temps le nombre de logements vides serait compris entre 15.000 et 30.000 ce qui représente de 3 à 6 logements laissé à l’abandon par SDF dans la capital. S’il y a des SDF ce n’est donc pas dû à une fatalité mais bien à une volonté politique de mettre la propriété privé au-dessus du droit au logement. La spéculation immobilière joue un rôle prépondérant de ce nombre élevée de bâtiments abandonnés. En effet, en laissant volontairement des logements inoccupés les gros.ses propriétaires rendent l’offre virtuellement plus faible que la demande ce qui engendre… une hausse des loyers !

La situation dans les sociétés de logements sociaux n’est guère meilleurs. La mauvaise gestion et le manque de volonté politique font que bien des logements publiques restent eux aussi à l’abandon pendant que près de 50.000 ménages restent sur des listes d’attentes, parfois pendant de nombreuses années. Dans certains quartiers cette situation désastreuse saute aux yeux comme par exemple à la Roue à Anderlecht où plus de 80 logements sont murés et laissés à pourrir. La cité-jardin du Floréal à Watermael-Boitsforts où le nombre de logements abandonnés atteint le chiffre faramineux de 164. Ces sociétés de logements publiques n’hésitent pas à expulser les locataires qui ne peuvent ou ne veulent plus payer et sont bien souvent plus expéditifs que les propriétaires privés à virer les squats.

Face à cette situation nous n’attendons rien de l’état. Ses réponses restent toujours les mêmes : répressions, contrôle et mesures médiatiques ridicules. Les procédures d’expulsions de squats et de locataires sont de plus en plus expéditives. Des projets de loi visant à criminaliser les plus pauvres en punissant le squat sont régulièrement remis sur le tapis ces dernières années. Autre exemple : la loi Onkelinx de 1993 permettant aux bourgmestres de réquisitionner les logements vides n’a presque jamais été appliquée et ce n’est pas la réquisition avec un but purement médiatique d ’un étage d’immeuble pour en faire des logements qui va y changer grand-chose surtout quand on sait que la ville de Bruxelles elle-même possède de nombreux bâtiments vacants.

Notre réponse aux problématiques de logements se veut directe, autonome de tout parti politique ou syndicat et mise en œuvre par les premier.es concerné.e.s . Nous prônons l’occupation des bâtiments vides tant pour y habiter que pour y mener des activités, y créer des espaces de rencontres, de discutions, de créations. Ces espaces se veulent autogestionnaires, horizontaux et libérés autant que possibles des rapports marchands ainsi que des oppressions racistes, sexistes, homophobes, transphobes et autres dominations qui régissent actuellement la société. Nous ne nous laisserons pas intimider par la répression ! Organisons-nous collectivement pour lutter contre les expulsions de squatteur.euse.s et de locataires ! Un toit pour toutes et tous !

C’est pour défendre ces revendications que nous appelons comme nous l’avions déjà fait l’année dernière à venir manifester en cette date symbolique du début de printemps et du début des expulsions de locataires de logements sociaux ce 21 mars 2017.

Notre combat politique ne se limite pas au logement, nous combattons également tout les rapports de dominations et d’oppressions. Dès lors les comportements oppressifs en tout genre ainsi que les photographes, policiers ou journalistes malintentionnés sont priés de rester à l’écart de la manifestation. Pour des raisons de respect et de sécurité, ne filmez ou prenez personne en photo sans son accord.

Bruxelles : Lieu précis de départ à venir.

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Assemblées et actions contre la semaine de 45h (MàJ 4 Mai)

La mobilisation contre la loi Peeters se lance tout doucement…

Voilà quelques actions et assemblées prévu dans l’avenir:

Bruxelles

4 Mai 18h30: Assemblée local de Saint-Gilles. Carrée de Moscou

7 Mai 15h: Assemblée local de Ixelles. Place sainte-croix

15 Mai 14h: Manif contre la journée de 9h, Bruxelles Gare Central

24 mai 14h: Manifestation intersyndicale, Bruxelles Gare du Nord

24 juin: Grève générale!

7 octobre: Grève générale!

 

Liège

5 Mai 19h: Assemblée de l’union des bloqueur.euse.s des 45h

au CPCR Rue jonruelle 11 à 4000 Liège

Charleroi

10 Mai à 18h: Assemblée des bloqueur.euse.s, Maison du Peuple de Dampremy, 11 rue Jules Destrée, 6020 Dampremy . Plus d’infos: stop45hcharleroi@gmail.com .

45h

 

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8 choses que vous pouvez faire pour devenir acti.f.ve.s!

Traduction d’un texte du collectif Crimethinc. Cette traduction n’as pas pour vocation d’être un guide tout-en-main du militantisme, ni d’être une marche à suivre mais plutôt d’offrir des pistes…

 

1.

Faites attention à où et comment vous dépensez votre argent. Est-ce que votre argent va soutenir des entreprise qui se fichent de vous ? Sont-elles en train de détruire l’environnement, tuer des animaux, traiter vos ami.e.s qui travaillent pour eux comme de la merde ? Sont-elles en train d’essayer de vous vendre à tout prix un produit qui va vous donner le cancer ? Leurs publicités sont-elles conçues pour vous manipuler, vous donner l’impression d’être dans l’insécurité ou pour vous montrer leur produit ressemblant à ce qu’il est réelement ? Vous n’avez pas besoin de donner votre argents à ces crapules ! Pour ce qui est important- achetez vous plein de choses dont vous n’avez pas besoin ? Des sodas et de la junk food à l’épicerie, par exemple ? Arrêtez vous de dépenser plein d’argent chaque fois que vous voulez vous relaxer et passer un bon moment ? Il y des milliers de choses que vous et vos ami.e.s pouvez faire qui sont amusantes,créative, et ne coutent absolument rien (avoir une discussion intense, explorer des coins inconnus de votre ville, faire de la musique – au lieu d’aller boire au bar, d’aller au cinéma ou dans des restaurants) tout comme il y a des milliers de façon pour manger et vivre en dépensant moins (Food Not Bombs, fabriquer des meubles plutôt que les acheter, vivre dans de grandes maisons avec des amis). Une fois que vous aurez un peu expérimenter, vous allez probablement découvrir que vous profiter bien plus de votre vie quand vous ne devez pas toujours dépenser de l’argent.

2.

Maintenant que vous dépensez moins, vous pouvez aussi travailler moins ! Pensez à tout ce temps supplémentaire que vous pourrez utiliser pour faire d’autres choses. Non seulement cela sera plus façile de faire des choses qui vous aide à dépenser moins, comme vous investir dans un Food Not Bombs (moins vous travailliez, plus vous avez de temps pour être sûr que vous n’en avez pas besoin), vous aurez aussi la possibilité de faire toutes ces choses pour lesquels vous n’aviez pas le temps auparavant : vous pouvez voyager, faire de l’exercice, passez plus de temps avec vos ami.e.s et amoureu.x.ses. Quand il fait ensoleilé et beau dehors, vous pouvez sortir et profiter !

3.

Et vous aurez du temps pour faire les autres choses dont vous avez besoin pour reprendre le contrôle de votre vie et votre monde. Premièrement, commencer à lire. Peu importe ce dont il s’agit, du moment que cela vous fait réfléchir et que cela vous donne de nouvelles idées par vos propres réflections. Lisez des romans parlant d’humain.e.s luttant contre leur propre société, tel que L’Attrape-coeurs de J.D. Salinger, 1984 de George Orwell ou Catch 22 de Joseph Heller ; lisez les belles et rêveuses proses de Jeanette Winterson ou Henry Miller. Lisez l’histoire : apprenez sur la révolution espagnole des années 30, quand des villes entières étaient plus au mains des gen.te.s qui y habitaient que des gouvernements ; apprenez à propos des luttes syndicales aux USA, ou du mouvement pour la liberté d’expression à Berkeley dans les années 60. Lisez la philosophie, lisez à propos des problèmes environementaux, lisez des livres de cuisine vegan, des fanzines, des bd et tout ce que vous pourrez avoir entre vos mains. Il y a une astuce : s’il y a une université dans votre ville, vous pouvez probablement devenir membres -de la bibliothèque- pour à peu près 10$ / an – et la plupart des bibliothèques ont aussi des vidéos !

4.

Lire n’est pas la seul façon pour élargir vos horizons et clarifier vos idées. Parler aux gen.te.s de ce qui vous intéresses, débatter quand vous n’êtes pas d’accord, comme cela vous connaitrez mieux vos propre croyances. Ecrivez aux gen.te.s qui font les zines que vous aimez, discutez et débatez de sujets avec eux, demander leur de vous orienter pour décrouvrir plus sur ce qui vous intéresse. Essayez d’écrire sur vos propres idées, et partagez-les avec d’autres, à partir du moment où vous vous sentez assez confiant.e pour le faire. Voyagez dans divers lieux, essayer d’apprendre sur les autres cultures et communautés, comme cela vous aurez plus d’une perspective dans le monde et vous pourrez commencer à imaginer à quoi ressemble le monde à travers les yeux de quelqu’un.e.s d’autres.

5.

Maintenant vous savez ce que vous voulez, et vous pourrez chercher à l’obtenir. Rechercher d’autres gen.te.s et groupes avec des buts similaires, et arriver à comprendre comment les soutenirs ou participer à ce qu’ils/elles font. Peut-être pourriez vous photocopier des tracts et les distribuer lors d’événements ; peut-être voudrez vous organiser vos propres concerts en soutient d’organisations que vous voulez aider ( refuge pour femmes battues, librairie radicale, groupes locaux protestant contre l’exécution de Mumia Abu-Jamal ou combattant pour la défense de l’environnement). Peut être qu’il y a des rassemblements publiques et des manifestations qui vont se déroulé auxquels vous aimeriez prendre part. Essayez d’aider à trouver des façons de rendre celles-ci plus amusantes et stimulantes que juste un groupe de gen.te.s qui portent des calicots. Tout le monde trouve cela si ennuyeux de faire cela qu’il doit y avoir des façon plus efficaces et excitantes de protester.

6.

Vous pouvez aussi bien démarrer vos propres projets. S’il n’y a pas ( NdT : par exemple) de Food Not Bombs dans votre coins, trouvez un groupe d’ami.e.s et ensemble trouvez des commerces locaux qui vous donneront leurs invendus. S’il y a quelques choses qui déconne à votre université, écoles ou lieu de travail, essayez d’organiser une grève (NdT : ou d’autres actions) pour forcer les « autorités » à faire quelque chose à ce propos… et montrer à tout le monde que ces « autorités » ont seulement le pouvoir qu’on les laisse avoir. Si la rue principal de votre ville manque de vie et d’excitation, essayer d’organiser un festival inattendu au milieu de celle-ci un weekend. Secouer les vies et attentes de tou.te.s, secouer les hors de leur apathie et de leur ennuie comme ça ils/elles commenceront à réflechir. Etablissez des réseaux avec d’autres gen.te.s qui sont aussi intéressé.e.s d’avoir un impact sur le monde qui les entoure, comme cela vous pourrez vous entraider pour le faire.

7.

Au travers de tout cela, n’arrêtez pas de vous questioner vous-même et vos hypothèses. Essayez de voir à travers toute la programmation social que vous avez reçu au long de votre vie : considérez comment les rôles de genre contraignent la façon dont vous agissez, comment vos propres relations reproduisent le même ordre hiérarchique que vous combattez dans la société mainstream. Nous n’allons pas réelement changer quelques choses tant que nous n’aurons pas créer de nouvelles manières de vivre et d’intéragir, de nouvelles valeurs qui montrent d’elles même la façon de nous traiter les un.e.s les autres. Montrez à vos ami.e.s combien vous vous souciez d’elles/eux. Considérez la possibilité de faire des choses que vous pensiez ne jamais devoir ou pouvoir faire : dansez,chantez, admettez des choses que l’on vous a enseigné d’en être honteux.

8.

Maintenant regarder le futur. Comment pouvez vous rester impliqué.e.s dans ces choses en vieillissant ? Comment pouvez vous construire votre vie de façon à être libre et faire ce que vous voulez faire ? Parlez avec des gen.te.s plus agé.e.s que vous qui n’ont pas abandonné.e.s et ne sont pas retourner au train-train quotidien du manger-bosser-dormir-regarder la TV. Avec un peu de leur contribution et beaucoup de résolutions de votre part, vous pouvez maintenir vos activités et votre style de vie aussi longtemps que vous voulez. Idéalisme, aventure et résistance n’ont pas à être réservé aux jeunes . L’histoire est remplie de femmes et d’hommes qui ont refusé.e.s de se compromettre ou de se calmer, qui ont rejeté tout cela du berceau à la tombe. Ils/elles sont les artistes, les leaders, les héroines et héros que même les gen.te.s du mainstream respectent. (NdT : ainsi que tout.e.s ces révolté.e.s inconnu.e.s mais tout aussi important.e.s!) Nous pouvons tous avoir des vies comme les leurs si nous sommes assez courageu.x.ses et idéalistes.

Si chacun d’entre nous veut contrôler ce qu’il/elle fait et ce qu’il se passe autour de nous, si chacun d’entre nous fait ce qu’il peut pour rendre la vie excitante et équitable pour tou.te.s, les choses vont changer. Beaucoup de gen.te.s savent que nous ne vivons pas dans le meilleur des mondes possible mais s’auto-persuadent que c’est sans espoir d’essayer d’améliorer les choses parce qu’elles/ils sont éffrayé.e.s de s’engager elleux-même, de prend quelque risque que ce soit. Mais c’est ce manque d’ambition qui est le plus gros risque de tous – parce que si vous ne faites rien, et que rien n’arrive, nous perdrons toutes chances de faire de ce monde le paradis qu’il devrait être ? Ne soyez pas timide- il n’y a rien de plus excitant qu’avoir un rôle actif dans le monde qui nous entoure, et il n’y a rien de plus digne d’intérêts !

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Rompons les rangs ! Rassemblement 9 avril pl.stalingrad

Vu sur indymedia Bxl

pour l’imprimer, le faire tourner, le pdf est dans l’article.

Rassemblement place Stalingrad
Samedi 9 avril 17h

Rompons les rangs !

Contre la militarisation et le flicage de nos vies

pour gueuler contre l’omniprésence de l’Etat dans le rues et dans les têtes

Contre l’obligation de choisir un camp

qui voudrait nous imposer la soumission et la terreur,
qu’il s’appelle Etat Islamique ou Etat belge

Contre tous les oppresseurs

nos ennemis seront toujours ceux qui détiennent le pouvoir
et se font du fric sur notre dos

Pour la liberté

partout, tout le temps

sans journaflics, ni partis, ni drapeaux

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(Audio) Manif sauvage pour le squat et un logement pour toutes et tous!

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Manifestation: Un toit pour toutes et tous!

Manifestation à Bruxelles ce 21 Mars à l’initiative du collectif de squatteur.euse.s Piratons Bxl

A Bruxelles, il y a plus de 15.000 logements vides pour 5.000 SDF . En Wallonie, la situation n’est guère meilleure, il y aurait plus de 30.000 logements vides pour 8.000 SDF. Pourtant chaque année des gens meurent de froid dans la rue. Des milliers d’autres gens vivent dans des taudis minuscules aux loyers élevés. Nombre de locataires consacrent la plus grande partie de leur revenus à leurs loyers, d’autres n’ont tout simplement plus la possibilité de les payer et se retrouvent face à des menaces d’expulsions ne pouvant faire qu’empirer leur situation.

Les expulsions de locataires et de squatteur.euse.s s’enchaînent et ce particulièrement à partir du printemps et de la fin de la trêve hivernale dans les sociétés de logements sociaux. Pendant ce temps, nombre de riches propriétaires voient leurs portefeuilles s’engraisser grâce à la spéculation immobilière. Cette spéculation a pour conséquence l’abandon de nombreux logements permettant de rendre virtuellement l’offre moins importante que la demande ce qui fait bien entendu augmenter les loyers déjà très élevés.

Face à cette situation intolérable, la réponse de l’État reste toujours la même : des pouvoirs publics incompétents, le contrôle et bien entendu la répression. Les procédures d’expulsions sont de plus en plus souvent expéditives. Le CD&V a même déposé un projet de loi afin de punir d’emprisonnement le fait de squatter, ce qui revient une fois de plus à criminaliser les pauvres.

Nous ne nous laisserons pas faire !
Nous ne nous laisserons pas intimider par la répression !
Organisons-nous collectivement pour rendre difficile ces expulsions comme cela se fait déjà dans d’autres villes d’Europe. Contre la hausse des loyers et la spéculation immobilière !
Pour la réappropriation et non la détérioration des biens immobiliers ! Occupons les logements vides ! Défendons ces occupations ! Un toit pour toute et pour tous !

C’est pour défendre ces revendications que nous appelons à manifester en cette date symbolique du début du printemps et du début des expulsions de locataires de logements sociaux ce 21 mars 2016 à 17H à Porte de Namur !

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Bxl: Action du collectif anonyme contre Coca-Cola

 

Voici un petit souvenir de nos vacances. Cette année nous avions choisit un lieu situé en altitude afin d’exercer notre passion commune pour l’escalade et avons décidé d’en profiter pour faire au passage un peu d’arrangement paysager.

Nous avons donc descendu de son piédestal la nouvelle publicité géante de Coca-Cola, installée depuis peu à quelques pas de la bourse (Bruxelles). En dehors du fait que nous entendons par là protester contre la colonisation de nos yeux par la publicité, vous trouverez ci-joint une petite liste des raisons de boycotter, de dénoncer, de détester, de faire disparaître définitivement la boisson non alcoolisée la plus vendue dans le monde :

– Ils s’approprient des nappes phréatiques, installent des pompages illégaux, vendent de l’eau du robinet dans des bouteilles.

Coca-Cola à repris pied en Inde le 23 octobre 1993, et possédait 52 « usines d’embouteillage » qui sont en réalité… des « usines de pompage ». Ils extraient entre 1 million et 1,5 million de litres d’eau par jour. En mars 2000, la multinationale s’est mise à puiser, en toute illégalité, des millions de litres d’eau pure dans plus de six puits forés par ses soins et équipés de pompes électriques ultra puissantes. Le niveau des nappes a terriblement baissé, passant de 45 mètres à 150 mètres de profondeur.
Au Mexique , la firme a privatisé des sources qui appartenaient à des communautés autochtones, des aquifères entiers grâce à la complicité du gouvernement de Vicente Fox (2000-2006) qui était l’ancien président… de Coca-Cola Mexique. Parmi les concessions d’eau acquises par Coca, huit lui permettent de jeter les déchets industriels dans les eaux publiques. Pour donner une idée, une seule usine peut utiliser plus de 100 millions de litres d’eau par an, soit la consommation de plus de 200 000 familles… dans un pays qui manque d’eau potable.
Affaire Dasani : La société Coca-Cola est également le troisième producteur mondial d’eau en bouteilles. Depuis 2004 Coca-Cola vend, en particulier, et seulement dans certains pays, une eau minéralisée sous la marque Dasani, qui a la particularité d’être en fait de l’eau du robinet purifiée à laquelle des minéraux sont ajoutés.

– Publicité massive :
Par exemple au Mexique ou grâce à une fondation, Coca est entré dans les campagnes, finançant des écoles, donnant des bourses aux étudiant.e.s, plaçant son logo partout, traduit parfois en maya. « Pourquoi boire de l’eau quand on a les moyens de s’offrir des boissons qui donnent plus d’énergie ? » peut-on lire ici ou là .

Comme tou.te.s les bruxellois.es le savent, Coca-Cola dispose d’une publicité géante et lumineuse place De Brouckère sur un toit, mais on sait moins qu’elle était en infraction totale avec les règles urbanistiques en rigueur à Bruxelles, jusqu’en 2013 où elle a été mystérieusement régularisée… .

– Haine du syndicalisme et abus divers en matière de droit des travailleuses.rs :
Un exemple clair de l’impitoyable et inhumaine expansion de Coca-Cola se situe au Guatemala où, depuis que le syndicat des travailleuses.rs de Coca-Cola a commencé à se construire, en 1968 jusqu’en 1980, six de ses dirigeants ont été assassinés et quatre portés disparus. Autre méthode criminelle utilisée par l’entreprise : l’occupation militaire d’usines et de sièges syndicaux par des corps armés de la transnationale et, dans ce cas, faisant partie de l’armée guatémaltèque. Durant une de ces occupations, le 21 juin 1980, EDGAR RENE ALDANA RUANO, travailleur de la fabrique occupée, fut torturé et assassiné.
La situation colombienne actuelle représente un autre cas exemplaire du comportement de la transnationale.

– Impact sur la santé
Il est impossible d’écrire toutes les atrocités commises par Coca dans le monde sous peine d’écrire jusqu’au mois prochain, mais comme on dit chez Coca-Cola « The truth is refreshing ! ».

Bisou boycott bisou !

Cocassetoi

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