Archives pour la catégorie International

Le centre culturel Kurde de Gilly incendié

Le centre culturel Kurde de Gilly a été victime d’une attaque incendiaire à coup de cocktails molotovs cette nuit. Cette attaque intervient dans un contexte de haine anti-kurdes et de répression accrue contre les minorités et les opposant.e.s au régime d’Erdogan.

Depuis la tentative de coup d’état du 15 juillet la pression s’est accrue contre les populations Kurdes, Alévies,  Arménienne ainsi que contre les féministes,  les LGBTI, les syndicalistes, anarchistes et tout autre opposant.e.s au pouvoir. Ce coup d’état a servi de prétexte pour museler l’opposition. La torture est de plus en plus courante. Des villages et villes kurdes ont été attaquées, incendiées, détruites et des couvres-feu ont été instauré.

Solidarité avec les kurdes et toutes les personnes en luttes contre le pouvoir et les oppressions!

Plus d’infos sur le Kurdistan et les luttes en turquie: http://www.kedistan.net/

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(La Haye) Fight repression!

19-11-2016: Manifestation contre la répression! Stop à la répression contre les anti-fascistes et les anarchistes!

fightrepressiondemoflyerSamedi 19 novembre, il y aura une manifestation à La Haye aux Pays-Bas, contre la vague de répression qui touche les anti-fascistes et les anarchistes locaux. Une attaque contre un(e) de nous est une attaque contre tou(te)s. Solidarité par la lutte.

Pendant toute l’année, la répression contre les anti-fascistes et les anarchistes s’est accentuée, avec La Haye au centre. Dans une tentative de rompre la lutte contre le racisme, les violences et les meutres de la police, une interdiction de terrictoire pour le quartier du Schilderswijk a été émise contre des anarchistes. Après une première interdiction, une deuxième suivit, cette fois contre des anti-fascistes qui luttent lors des manifestations du parti d’extrème droite Pediga. Des dommages pour un montant de 50.000 euros sont reclamés aux quelques anarchistes qui ont résistés lors de l’expulsion du centre social De Vloek, après 13 ans d’occupation. Le maire a aussi essayé de fermer le Centre Autonome local. De plus, des manifestations ont été interdites, des gens ont été intimidés par la police à leur dominile et dans la rue, de nombreuses tentatives d’arrestation se sont produites, et il y a eu plusieurs tentatives de recrutements d’indics.

Ce n’est pas seulement une attaque contre des anti-fascistes et des anarchistes, c’est une attaque contre tous ceux et celles qui se battent contre le racisme, c’est un attaque contre ceux et celles qui se battent pour un monde sans exploitation et sans discrimination, c’est une attaque contre nous tou(te)s. Et cette attaque ne peut rester sans réponse! Ceci est un appel à la solidarité, parce que la solidarité est notre arme contre l’isolement dans lequel la police et la mairie voudraient nous forcer. Nous devons défendre nos espaces et structures autonomes!

Venez à La Haye le 19 novembre. Parce que les chaines de l’État débordent de racisme, l’oppression doit être détruite! Parce que ceux et celles qui ne se battent pas ont déjà perdu.

Contre la répression!

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Solidarité Thessalonique!

Vu sur le site de jeluttedoncjesuis


Le 27 juillet 2016, un coup violent a été porté contre le mouvement social et les réfugiés à Thessalonique. En effet, trois des principaux squats de la deuxième ville de Grèce, hébergeant à la fois de nombreux réfugiés et des dizaines de militants, ont été attaqués simultanément. Les conséquences sont lourdes et très coûteuses :
- beaucoup de personnes et de familles à reloger ;
- de nombreux besoins, en raison de la vitesse et de la brutalité des expulsions (destruction d’équipements, stocks alimentaires, matériel médical, vêtements, effets personnels, jouets d’enfants, matériel pédagogique…) ;
- frais judiciaires…

Un appel à la solidarité internationale vient d’être lancé depuis Thessalonique.

Notre collectif de films solidaires Anepos a été chargé de cette tâche en France, Suisse et Belgique, par nos camarades, comme par le passé, lors de nos actions d’urgence communes, notamment pour les réfugiés du camp d’Idomeni durant l’hiver 2015.

Précisons que nous connaissons parfaitement bien les camarades de Thessalonique : nous avons tourné avec eux « Ne vivons plus comme des esclaves » en 2012-2013 et « Je lutte donc je suis » en 2014-2015 (Grigoris Tsilimantos, expulsé du squat Nikis et cofondateur de Mikropolis, est l’un des personnages des deux films) ; nous avons participé à des actions avec eux (pour l’usine autogérée VIO.ME, la ZAD de Chalcidique, la défense de l’eau en tant que bien commun contre la firme française Suez, l’aide aux réfugiés contre l’accord Union européenne-Turquie) ; nous avons participé à leurs assemblées, colloques et festivals ; nous avons également été logés à plusieurs reprises dans ces squats (notamment au squat Nikis qui était notre base quand nous séjournions à Thessalonique).

Cet appel est URGENT, tant pour les réfugiés que pour les membres du mouvement social qui vivaient avec eux et qui, les uns comme les autres, ont presque tout perdu.

Si vous voulez/pouvez les soutenir, trois possibilités très simples :


1- soit par PAYPAL

2- soit par CHÈQUE
à l’ordre de ANEPOS (ne rien ajouter sur l’ordre)
à envoyer à :
ANEPOS
« Urgence Solidarité Thessalonique »
BP 10 – 81540 Sorèze – France

3- soit par VIREMENT
IBAN d’ANEPOS :
FR46 2004 1010 1610 8545 7L03 730
BIC : PSSTFRPPTOU
En mentionnant en objet du virement :
« Urgence Solidarité Thessalonique »

Merci pour eux.

Action coordonnée par AK Thessalonique, collectif solidaire Anepos, espace social libre Mikropolis, notamment Niki Dimitriadi, Maud Youlountas et Grigoris Tsilimantos.

Contact : 06 18 26 84 95 ou maud@jeluttedoncjesuis.net.

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La stratégie de la tension… Ni daesh, ni fachos!

Ces derniers temps les attentats s’enchaînent de manière plus régulière,  les états en profitent pour faire passer des flopées de loi sécuritaires et restreindre autant que possible la liberté.

Ces attentats sont également du béni pour l’extrême-droite qui va pouvoir jouer sur les émotions et faire monter la tension. Nulle doute que bien des fascistes attendent la même chose daesh, attiser les amalgames, monter les pauvres les un.e.s contre les autres sous fond de « guerre de civilisation » ou de conflits « religieux ».

Mais tout cela n’a pas grand chose à voir avec les religions, il s’agit plutôt d’un conflit de pouvoir. Tout ces bouchers , ne cherchent qu’une seul chose: avoir du pouvoir. N’oublions pas non plus que la majorités des victimes de daesh se situe au Rojava, en Syrie,  en Irak, en Libye. Et parmis celle-ci se trouvent beaucoup de musulman.e.s …

Et quand les nervis d’extrême-droites en appellent à la guerre civile, ils ne font ni plus ni moins que servir les intérêts de daesh qui eux aussi veulent en arriver là.

Ne tombons pas dans les pièges des partisans de la guerre civil et des massacres en tout genre.

Nous ne voulons ni de daesh, ni de l’extrême-droite ni d’aucune forme de pouvoirs, d’autorités ou d’oppressions!

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(France) Loi travail : liberté pour Kara Wild !

Vu sur Paris-Luttes.info

Kara est une artiste trans arrêtée le 26 mai dans le cadre de l’incendie d’un véhicule de police lors de la manifestation du 18 mai. Premier chef d’accusation : « tentative d’homicide volontaire sur un agent de police », suivi de « destruction de propriété et participation dans un groupe de personnes armées et masquées ». Le dossier est (quasi) vide mais Kara est détenue depuis plus d’un mois et demi… dans une prison pour hommes ! Liberté pour Kara et tout-es les prisonnièr-es de tous les mouvements sociaux !

Kara Wild est une artiste, une camarade et une force de la nature résistante, étant actuellement détenue en France pour sa participation supposée à une manifestation contre des réformes draconiennes concernant le travail [« Loi Travail »] et la répression policière. Elle est une femme trans et est actuellement détenue dans une prison pour hommes et n’a pas accès à des hormones. Elle est également une citoyenne des Etats-Unis et son transfert a été refusé parce que les autorités françaises pensent qu’elle pourrait tenter une évasion lors de celui-ci.

Le 18 mai, des milliers de personnes ont convergé à Paris pour défier le maintien de violence policière et s’opposer à une nouvelle réforme néo-libérale du code du travail. Pendant l’une de ces manifestations une voiture de police à été attaquée et incendiée. Kara à été brutalement arrêtée par rapport à cet incident plus d’une semaine plus tard, le 26 mai, lors d’un autre événement près de la Place de la Nation. En dépit d’un manque de preuve évident, elle a été accusée d’avoir brisé le pare-brise d’une voiture de police quelques instants avant que celle-ci soit incendiée. Les accusations dont elle fait l’objet sont « tentative d’homicide volontaire sur une personne dépositaire de l’autorité publique, destruction de bien, violence de groupe et participation dans un groupe armé et masqué. »

Kara fait partie des 6 personnes étant actuellement accusées par rapport à cet incident. Pour faire empirer les choses, le premier ministre français, Manuel Valls promet d’appliquer une « sanction implacable », de manière à en faire un exemple et à démobiliser les manifestations.

En dépit des attaques de l’état, les mouvements globaux contre le capitalisme, la suprématie blanche, le patriarcat hétéro-sexiste et l’austérité deviennent plus forts chaque jour, de Paris à Oaxaca. Comme les flammes de la résistance se multiplient cet été, ne laissez pas vos amiEs derrière les barreaux ! S’il vous plaît, aidez-nous à soutenir Kara Wild en lui écrivant, en faisant des dons pour son fonds de défense, et faites passer le mot concernant son affaire.

Liberté pour touTEs les prisonnieEs politiques ! Liberté pour touTEs les femmes trans prisonnières ! Liberté pour touTEs les prisonnierEs

Pour écrire à Kara et/ou lui envoyer des brochures/livres : Association Acceptess T 39 bis boulevard Barbès 75018 Paris (ajoutez un post it « Pour Kara »)
com.prison.acceptess-t@@@outlook.fr (Objet : « Pour Kara »
Pour le soutien financier (déjà 6000$ de frais) : https://freekarawild.org
Rappel : http://permisdevisite.noblogs.org

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Manifestation en solidarité avec Andreï Sokolov, antifa disparu en Ukraine depuis le 15 avril

Vu sur Indy Bxl

Andreï Sokolov est un militant révolutionnaire et antifasciste d’origine russe. Le 15 avril dernier, il était libéré par un tribunal ukrainien après avoir été emprisonné dans les prisons secrètes et officielles du pays. A sa sortie du tribunal, Andreï a été capturé par des individus non-identifiés : impossible de savoir si les ravisseurs sont membres des escadrons de la mort fasciste ou de la police secrète ukrainienne. Ce 15 juillet, cela fera trois mois qu’Andreï a disparu.

Manifestation devant l’Ambassade d’Ukraine à Bruxelles (Avenue Lancaster 30, 1180 Uccle, près de la gare de Saint-Job) ce vendredi 15 juillet à 16h30.

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(Paris) Grosse manif contre la loi travail et son monde fortement réprimé

Voilà 3 mois qu’a commencé un vaste mouvement de contestation contre le projet de loi travail (loi visant à « fléxibiliser » les travailleurs comme la loi peeters en Belgique) en France. Depuis lors le mouvement ne faiblit pas et se caractérise par une intensité d’affrontement et une radicalité plus vu depuis longtemps. Grèves, blocages d’unifs, d’usines ou de raffinerie, manifs sauvages, sabotages ne cessent de s’enchainer. Ce 14 juin s’est déroulé une manifestation de grande envergure à Paris durant laquel eu lieu de nombreux affrontements. La répression policière a été fortes. Il y aurait au moins 4 blessé.e.s graves et 58 interpellé.e.s

Suivi de la journée sur Paris-luttes.info :

  • 21h00 : Un appel à se rassembler à République pour poursuivre cette journée d’action circule. Déjà du monde sur place, la situation est tendue.
  • 20h30 : Une quarantaine de personnes devant le Sénat. Tout le monde est le bienvenu malgrè le fait qu’il y a pleins de keufs.
  • 20h15 : La manif s’est dispersée rue mouffetard. Le quartier latin est en état de siège. Des CRS place de la Sorbonne, rue Soufflot, rue St Jacques.
  • 19h 45 : Les Gendarmes mobiles poursuivent la manif sauvage dans le quartier Latin
  • 19h 30 : environ 500 personnes sont parties en manifestation sauvage vers le Sénat.
  • 19h 10 : La préfecture évoque maintenant 58 interpellations et 40 blessés (29 membres des forces de l’ordre et 11 manifestants). Les taxis ferment le cortège et défilent encore.
  • 18h40 : aujourd’hui, 1 million de personnes ont défilé à Paris, 1,3 millon dans toute la France. Des manifestants continuent de marcher dans Paris la queue de cortège est encore à Montparnasse, tandis que d’autres rendez-vous ont déjà commencé pour la suite de la soirée : à République ainsi qu’à Luxembourg pour un apéro foot contre la Loi travail notamment. La nasse rue de Tourville est toujours en cours et les manifestants de la CGT cherchent à en sortir pour rejoindre les bus. Les flics empêchent les manifestants qui arrivent encore de rentrer sur l’esplanade. Toutes les sorties des invalides sont bloquées.

  • 18h30 : De nombreux manifestant·es défilent encore. Les street medics font état de 4 blessés grave. Près des bus, place Vauban, les dockers s’affrontent avec la police. Des dizaines d’interpellations sont à déplorer, pas de bilan définitif pour le moment. Les flics n’hésitent pas à embarquer même les médics.

  • 18h : des manifestant·es ont réussi à partir en manif sauvage vers les quais et ont été bloqués. Nasse et gazage en cours sur les quais.

  • 17h40 : rassemblement de soutien aux 4 camarades mises en GAV au comico du 4e (rue de l’Arsenal Metro Bastille) pendant la manif (2 mineurs et 2 adultes). Témoignages sur les interpellations bienvenus.
  • 17h30 : 2 autres arrestations au moins aux Invalides. Un deuxième canon à eau arrive par l’avenue de la Motte-Picquet. Des petits groupes de baqueux chargent les manifestant·es. Rue de Tourville, une nasse retient des syndicalistes de la CGT. Nombreuses interpellations violentes aux Invalides.
  • 17h20 : le SO de la CGT incite les manifestant.e.s à ne pas continuer jusqu’aux Invalides et à tourner au niveau de l’avenue de Tourville, où sont garés les cars. Tout le monde ne suit pas pour autant. 15 interpellations et 26 blessés pour le moment (d’après la pref’ relayée par l’AFP). Nombreuses interpellations violentes aux Invalides. Utilisation régulière de grenades de désencerclement.
  • 17h10 : Grande tension aux Invalides et grosses provocations policières. Une personne blessée a été interpellée. Gazage général d’une bonne moitié de l’esplanade. Le canon à eau arrose le cortège qui continue d’arriver sur la place. Charge des manifestants sur le canon à eau. Des voltigeurs rodent aux alentours. Un hélicoptère survole l’esplanade. Les stations de métro du coin sont fermées sauf celle d’Invalides où on peut sortir après une fouille.


  • 16h55 : les flics prennent position rue de Grenelle avec le canon à eau avant de rentrer sur la place des Invalides. La manif est de nouveau réunie. Après de petites charges gratuites des flics, puis gazage des Invalides.La tête de cortège arrive petit à petit sur Invalides, plusieurs charges et contre offensive des manifestants. Les grilles anti-émeutes ferment entièrement la place des Invalides. Le canon à eau arrose la place des Invalides.
    Pas mal de provocations policières. Sortie encore possible avec fouille. Un flic aurait été touché par une grenade de désencerclement lancée par ses collègues…
  • 16h45 : la CGT a annoncé plus de 600 bus venus à Paris (à quoi il faut rajouter les trains, les covoiturages, etc.). 1 million de manifestant.e.s à Paris d’après les syndicats.
  • 16h30 : La première partie du cortège de tête est escortée à l’arrière par le canon à eau au niveau de Saint François Xavier. Utilisation simultanée de gaz et du canon à eau. Le reste de la manif suit au plus près et s’est fait charger. Création d’une « zone tampon » par les flics entre un bout de cortège de tête et le cortège syndical. La police recule sous la pression de la foule.
  • A l’autre bout, des manifestant-es sont encore Place d’Italie.
  • 16h15 : gazage du cortège étudiant. Des personnes qui se sont mis devant le canon à eau se sont fait balayer violemment. Les manifestant-es ont répliqué en attaquant le canon à eau qui s’est mis à rentrer dans le cortège. Une grenade de désencerclement a été lancée sur des photographes. La manif est fractionnée, la police essaye de dissuader les syndicalistes de finir le parcours. De nombreux blessés. La tête de manif arrive à Invalides, pendant que d’autres ne sont pas encore parti-es, les flics cartonnent sur l’arrière de la tête. La première partie de la manif est nassée sur le Boulevard des Invalides.
  • 16h05 : des nouvelles des Banderoles Games
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  • 16 h : la queue de cortège est toujours Place d’Italie. Au niveau du métro Duroc et du Boulevard des Invalides c’est plutôt le statu quo pour l’instant. Beaucop de tension. Le passage au carrefour rue de Sèvres/Bd du Montparnasse reste compliqué. Un canon à eau rentre en action.
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  • 15h30 : nouvelle attaque policière du cortège de tête avec grenades lacrymogènes, charges, etc. Des affrontements en plusieurs endroits. Répliques à coups de pétards, et de slogans « Tout le monde déteste la police ! » La police tente de rester devant. 13 interpellations d’après la préfecture. De nouveaux blessé-es nous sont signalé-es. Les flics tirent sur les medics prenant en charge les blessés.
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  • 15h05 : Encore une charge devant Montparnasse. Par ailleurs, un Starbuck s’est fait attaquer. A l’avant, la situation est assez chaotique. Un hélico vient d’arriver au-dessus de la manifestation. Gros caillassage sur la police et gazage. Plus loin, la manif suit son cours plutôt dans le calme.
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  • 14h55 : Au moins deux blessés graves. L’un d’entre eux est au sol. Attroupement et médics autour au niveau de Raspail/Port Royal.
  • 14h50 : Le reste de la manif n’est pas en reste. Enormément de chants en mode « tifosi », batucada et fanfares.
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  • 14h35 : au niveau de Boulevard Raspail la manif tente d’avancer. Ligne de flics devant et nouveau gazage. Le cortège a quand même gardé une certaine diversité.
  • 14h30 : les flics continuent de harceler le début de la manif dans une stratégie très agressive. Ils n’arrivent pas pour l’instant à contrôler le cortège à l’avant de la manifestation. Gros gazage au niveau de Port-Royal. Pas mal de gens embarqués, au moins 3 arrestations confirmées.
  • 14h15 : affrontement sur les trottoirs. Les flics essayent d’attaquer le cortège. Ils sont très violents. En face, les manifestant-es répondent avec des pierres, des bouteilles, des fumigènes et des feux d’artifices. Une voiture a été renversée. La Préfecture et le gouvernement ont très clairement choisi la provocation. Les manifestent-es ne se laissent pas faire. Nouvelle charge et gazage au niveau de Port-Royal.
  • 14h00 : première charge totalement disproportionnée sur le boulevards de Port-Royal. Une manifestante a été blessée. La foule compacte a du reculer mais semble vouloir repartir.
    Premier gazage dans la foulée. Les flics semblent de nouveaux vouloir tenter de nasser une partie des manifestant-es. Gare au syndrome du 1er mai !
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  • 13h40 : départ de la manif. En tête de manif ça avance en chantant « (A), Anti, Anticapitaliste ! » Sur les côtés les manifestant-es ont déployés des banderolles. Au moins dix mille personnes devant le carré de tête officiel. Des syndicalistes, des non-encarté·es. Toujours une grosse ambiance. Plus loin, les dockers sont vraiment chauds ! A noter que les pubs ont été enlevées et certaines banques se sont complétement barricadées.
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  • 13h15 : le RER ne s’arrête plus à Port-Royal. La station Les Gobelins est fermée. L’avenue du même nom est noire de monde. Beaucoup de fumigènes dans les cortèges syndicaux. Les manifestant-es scandent « Tous ensemble, grève générale ! » Le cortège s’apprête à partir.
  • Plus haut, le cortège de tête est énorme. Il y a déjà plusieurs milliers de personnes avec pas mal de syndicalistes notamment des cheminots. L’ambiance est superbe avec beaucoup de chants, des slogans et des fumigènes. Sur les trottoirs les flics, par centaines s’équipent déjà.
    Quelques banderoles : « Soyons ingouvernables » ; « Ce que le peuple obtient il le prend » (Louise Michel) ; « Inverser l’irréversible »
  • 12h45 : Des camions de GM et de CRS à Vavin. Camions et grilles sur toutes les rues débouchant sur le Boulevard du Montparnasse. Ils sont en train de barricader complément Port-Royal avec grilles et blocs de béton. Une 20aines de camions présents. De même vers la rue Monge où il y a encore un très fort dispositif. Des contrôles sont signalés rue Pascal.
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  • Les manifestant-es de tous horizons arrivent place d’Italie par toutes les avenues et boulevards. La manifestation s’annonce énorme. L’Avenue des Gobelins est déjà remplie.
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  • Groupe de dockers et de portuaires CGT sur la place. Les premiers fumigènes sont en action pendant que les manifestants mangent des sandwichs et font des selfies. Pas de flics sur la place même, ni à proximitée immédiate du moins côté Boulevard Blanqui et Avenue de de Choisy.
  • 12h20 : si vous voulez rejoindre le cortège de tête il faut se retrouver au début du Boulevard de Port-Royal. Par ailleurs on nous signales un paquet de flics sur le Boulevard de Port-Royale ainsi que vers Montparnasse. Pas de contrôles à 12h15.
  • Au niveau de la Place d’Italie, pas mal de flics aux sorties de métros. Pas de contrôles constatés pour l’instant. La foule grossit sur la place.
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  • 11h50 : une 20aine de camions de flics sur le boulevard de l’Hôpital. Pas de fouilles pour l’instant. La circulation ne semble pas encore coupée et il y a déjà pas mal de monde arrivé en bus (au moins 5000 personnes). On trouve des gendarmes mobiles et des CRS dans toutes les rues perpendiculaires Avenue des Gobelins. Vers le métro « Gobelins », de très nombreux cars de CRS. Pendant que les flics installent des grilles anti-émeutes sur le boulevard St-Marcel et l’avenue des Gobelins, le SO de la CGT tape la causette avec la BAC.
  • 11h40 : occupation du siège du SPD à Berlin (le « parti socialiste » allemand) en solidarité.
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  • 11h 25 : énorme dispositif policier autour de Place d’Italie. Tous les mobiliers urbains ont été enlevés hier. Sirènes et hélicoptères depuis ce matin. Concentration extrême des flics au niveau des Gobelins / début du boulevard Port Royal, avec présence de « camions prisons ». Présence policière aux abords des stations de métro Place d’Italie, Corvisart, Glacière, Campo-Formio, Nationale, Olympiades et Tolbiac.
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Les banques ont un look bizarre
Les banques ont un look bizarre
Les fourbes sont cachés dans les buissons - 49.4 ko
Les fourbes sont cachés dans les buissons
  • 11h10 : perturbations dans le secteur de l’énergie. Des lignes haute tension (400 000 volts) ont été coupées en région parisienne. Sur Paris, 350 000 foyers ont été basculés en tarif heures creuses. La CGT annonce une baisse de production de 5 000 megawatts en métropole.
  • 10h45 : à Lille, le bus de la CNT arrêté 300m après son départ, fouille minutieuse depuis plus d’1h, contrôles d’identité, fumigènes confisqués…
  • 10h15 : du côté de Bologne en Italie, les syndicats de base en actions pour des raisons assez similaires soutiennent les grèvistes français.
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    Bologne Italie 14 juin
  • 9h50 : côté force obscure, la pref’ annonce 1200 flics pour surveiller la manif. De son côté, la CGT annonce qu’elle a prévu 500 personnes pour son SO…
  • 8h30 : depuis 5 heures du matin, des grévistes bloquent la plateforme courrier de Villeneuve-la-Garenne en soutien aux postier.e.s en grève reconductible depuis plus 1 mois.
  • 7h30 : la CGT a recensé plus de 600 cars affrétés dans toute la France pour venir à la manifestation à Paris. Une cinquantaine de manifestations sont également prévues dans le reste du pays aujourd’hui.
  • 6h30 : une centaine de chauffeurs de taxi sont rassemblés porte Maillot pour rejoindre la porte d’Italie par le périphérique extérieur.
  • Le lundi 13 à 17h, la Préfecture de police de Paris avait pondu environ 130 arrêtés d’interdiction de manifester en vue de la journée nationale du mardi 14 juin :
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(France): Jeudi 9 juin : suivi de la mobilisation contre la loi Travail et son monde

Vu sur Paris-Luttes.info

La grève et les blocages se poursuivent dans plusieurs secteurs et de nombreuses actions continuent à mobiliser contre la loi Travail. De nombreux appels circulent également pour perturber l’Euro 2016 ainsi que pour la journée de mobilisation du 14 juin.

  • 8h : Pendant l’action de blocage du grand marché de Rungis, 100 000 foyers ont été basculés en « heures creuses ».
  • 7h : Au environ de 7h et alors que le jour s’est levé, le blocage est semble t-il terminé. D’énormes bouchons se sont constitué autour de Rungis ce matin.
  • 3h : Un millier de personnes sont en train de bloquer le MIN (Marché d’Intérêt National) de Rungis. Feu de poubelles et ambiance déterminée mais tranquille. L’action est portée pas des syndicalistes de différentes organisations.
    Retrouvez dans cet article le suivi des mobilisations et les prochains rendez-vous contre la loi Travail en région parisienne.
Contact groupe de défense collective : 07 53 82 19 10
Contact Streets Medics : 07 51 30 64 57 / street.medic75@gmail.com
Les grèves, blocages et actions touchant toute la région, et Paris Luttes étant un site participatif, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos sur : greveloitravail@riseup.net

À venir

Jeudi 9 : 13h Manifestation interprofessionnelle – convergence des luttes. C’est place d’Italie.
Jeudi 9 : 14h30 manifestation des retraités, avec appel à former un cortège inter-générationnel par les grévistes cheminots et la RATP.
Vendredi 10 : 17h Opération Fan Zone Euro Football
Vendredi 10 : 18h Manifestation « L’Euro pas sur notre dos ! »
Samedi 11 et dimanche 12 : Appel pour une coordination nationale de lutte les 11 et 12 juin à Paris
Mardi 14 : Jour de manifestation nationale à Paris contre la loi Travail !

Jeudi 9 juin

  • 8h : Pendant l’action de blocage du grand marché de Rungis, 100 000 foyers ont été basculés en « heures creuses ».
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  • 7h : Au environ de 7h et alors que le jour s’est levé, le blocage est semble t-il terminé. D’énormes bouchons se sont constitués autour de Rungis ce matin.
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  • 3h : 700 personnes sont en train de bloquer le MIN (Marché d’Intérêt National) de Rungis. Feu de poubelles et ambiance déterminée mais tranquille. L’action est portée pas des syndicalistes de différentes organisations.

    Après avoir inauguré, à leur façon, les nouveaux locaux du Médef 94 le 31 mai dernier, la CGT et l’UNEF ont décidé de retourner à Rungis déclarer tout le mal qu’ils pensaient du projet de loi Travail.
    À 3h ce matin, 700 manifestant.e.s membres de la CGT, de l’UNEF et du MJCF se sont donnés rendez-vous au Centre Commercial Belle-Épine pour rejoindre le péage d’entrée au MIN de Rungis (Marché d’Intérêt National) qu’ils.elles ont bloqué pendant près de deux heures.

    Communiqué de la CGT 94

Mercredi 8 juin

  • 23h : Le rassemblement contre le meeting du PS en soutien à la loi Travail a rassemblé un bon millier de personnes. Une manif sauvage est partie sur la voie express Georges Pompidou pour ensuite bloquer les rails entre Bercy et gare de Lyon. Une fois sortie des rails, la manif sauvage a continué jusqu’à l’avenue de St-Mandé dans une bonne ambiance. Un récit est arrivé !
  • 13h20 : Le rassemblement de soutien au camarade arrêté hier lors de l’action au Medef a lieu en ce moment devant le comico du 2 bis rue Fabert, dans le VIIe (métro Invalides).
  • 13h : Dispersion à gare de l’Est.
  • 12h45 : Une centaine de cheminots de la gare de Lyon sont arrivés à la gare de l’Est et ont rejoint ce qui restait de manifestant.e.s. Alors que l’ambiance était retombée, c’est reparti en manif dans la gare, et une petite occupation des voies avec fumigènes a complètement bloqué le trafic pendant une vingtaine de minutes. Les cheminots, masqués pour éviter une éventuelle répression interne à la SNCF, ont demandé aux caméras d’arrêter de filmer.
  • 12h15 : 200 personnes environ en manif sauvage dans la gare de l’Est. Quelques slogans : « Hollande, Valls et Macron : on n’sera jamais de la chair à patrons », « Ça va péter ! », etc.
 - 2.6 Mo
  • 12h05 : Ça part en manif dehors, direction gare de l’Est ! Surtout des cheminots, fumigènes et drapeaux syndicaux.
  • 11h40 : Après un envahissement des quais de l’Eurostar (les deux trains ont été tagués de l’extérieur), ça repart en manif sauvage dans la gare. Les manifestant.e.s sont toujours dans la gare et il est toujours possible de rejoindre l’action.
 - 2.6 Mo
  • 11h20 : Petite auto-réduction de ballons de foot dans le magasin de l’Euro 2016 à l’entrée de la gare du Nord. La manif continue dans la gare du Nord, et ça joue au foot en fin de cortège.
  • 11h05 : La manif commence à sortir bruyamment de la gare du Nord (toujours plusieurs centaines de personnes).
  • 11h : Ça repart en manif sauvage dans la gare du Nord.
  • 10h40 : Tout monde est sur la mezzanine qui mène à l’Eurostar, ça gueule « Résistance ». Des banderoles sont accrochées : « Taclons la loi Travail et son monde », notamment.
 - 1.3 Mo
  • 10h30 : Après avoir été bloqué par les CRS, le train du trophée de l’Euro est fermé. Les installations/structures d’accueil sont rangées, l’animation qui devait durer de 9h à 18h est annulée.
  • 10h20 : Manif sauvage dans la gare du Nord ! Quelques centaines de personnes mettent de l’ambiance dans tout le hall : fumigènes, slogans et quelques banderoles, dont une « Tous supporters de la grève générale ». Ça crie « Grève Blocage Sabotage » et ça diffe l’appel à perturber l’Euro 2016.
 - 2.7 Mo
  • 9h35 : Face à l’afflux visible de gens hostiles à la loi Travail et à l’Euro 2016, le train du trophée de l’Euro est désormais complètement bloqué… par les CRS !
  • 9h25 : Voie 11, à gare du Nord, quelques personnes redécorent l’intérieur du train du trophée de l’Euro 2016 (tracts, stickers, etc.), mais devant le désintérêt total des gens pour cet événement (il n’y a personne, que des vigiles et des stewards !) en ressortent rapidement.
 - 42 ko
  • 8h40 : Action devant le domicile de la ministre du travail.
  • 7h30 : Une dizaine de cars de CRS sont venus à l’incinérateur d’Ivry tôt ce matin, et viennent de repartir bredouille.

Mardi 7 juin

  • 21h : Rassemblement en cours devant le commissariat du 7e, rue Fabert. La personne en garde-à-vue a été emmenée menottée chez un médecin et il sera très certainement ramené après cela dans ce commissariat. Toutes les personnes (73 a priori) en contrôle d’identité au commissariat de l’évangile sont maintenant sorties.
  • 19h05 : Du monde se retrouve devant le commissariat rue Fabert (métro Invalides) pour soutenir un camarade mis en GAV après l’occupation du Medef de cet après midi.
  • 18h05 : Des personnes commencent à sortir du commissariat, une soixantaine de soutien sont présents rue de l’Evangile.
  • 15h45 : Appel se rassembler devant le commissariat rue de l’Évangile (paris 18) en solidarité avec les embarqué-e-s de l’occup’ du Medef.
  • 14h50 : Le MEDEF a été brièvement occupé (55 avenue Bosquet, 7e). Evacuation en cours. Une 50aine de personnes interpellées.
  • 10h30 : Manif dans l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle et blocage des voies d’accès routières

Lundi 6 juin

  • Les Gare Montparnasse et Gare du Nord ont été bloquées suite aux manifestations de cheminots en grève et à l’envahissement des voies.
  • 4 des 6 garages de véhicules de ramassages d’ordures de Paris sont bloqués.
  • Le bureau de poste de Malakoff a été bloqué ce matin. Compte-rendu à venir.
  • Des manifestant-e-s sont venu-e-s accueillir Macron en visite à Montreuil qui devait inaugurer un timbre pour les 80 ans du Front Populaire !
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Vidéo: Contre le publisexisme (et l’oppression esthétique!) (Catalogne)

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Solidarité pour les anarchistes d’Azerbaïdjan

vu sur kedistan

 

Nous relayons par solidarité avec les militants anarchistes arrêtés, emprisonnés et torturés en Azerbaïdjan, un appel international à « faire du bruit » pour eux entre le 28 mai et le  5 juin, devant consulats ou ambassades.

 


Les anarchistes azerbaïdjanais lancent un appel à la solidarité pour Bayram Mammadov et Qiyas Ibrahimov, des militants anarchistes détenus par les autorités azerbaïdjanaises pour avoir peint un graffiti, disant « Fuck le système» et «Joyeux jour des esclaves », sur le monument dédié à l’ancien président défunt Heydar Aliyev, en guise de protestation contre les injustices incessantes perpétrées par les élites dirigeantes.

Cela a été fait la veille de l’anniversaire de la mort de Heydar Aliyev le 10 mai 2016, annuellement célébré par le gouvernement de manière ostentatoire. Compte tenu du culte de la personnalité absolue de Aliyev, un tel acte a été sévèrement condamné par le gouvernement (sous la direction de son fils Ilham Aliyev) et les militants ont été arrêtés immédiatement. La police a placé sur eux de la drogue, évitant ainsi l’accusation pour simple motif de hooliganisme.

Ce dernier est passible d’une peine d’emprisonnement allant jusqu’à un an maximum (ce qui, pour le régime Aliyev est une peine « trop légère »), tandis que les charges relatives à la possession illégale d’héroïne sont passibles d’un maximum de douze ans d’emprisonnement. Le fait même que la police ait « découvert » près de trois kilos d’héroïne en possession de chacun des détenus au moment de l’arrestation atteste le fait que l’affaire a été inventée de toutes pièces (penseriez-vous qu’une personne saine d’esprit se promènerait en ville avec une telle quantité d’héroïne cachée dans les poches ?).

Le 12 mai, un tribunal a ordonné leur détention pour une période de quatre mois. Toutefois, s’ils sont reconnus coupables, ils risquent jusqu’à douze années d’emprisonnement. Bayram et Qiyas ont été sévèrement torturés avant et après l’audience au tribunal. Leur avocat Elchin Sadigov a partagé via Facebook, l’exposé détaillé de Bayram sur les tortures qu’il a endurées au 12ème Département de police de Bakou et au Centre de police de la Ville de Bakou.

Ci-dessous, la traduction de la déclaration de Bayram:

Le 10 mai 2016, aux environs de 14-15 heures, 3 personnes en tenue civile, m’ont forcé à monter à bord d’une voiture blanche du type Jeep et m’ont emmené au 12ème Département de police. On m’a amené au bureau de l’Officier en Chef. Il y avait 7-8 officiers en civil. Ils ont immédiatement commencé à me frapper à coups de poings, me gifler et me ruer de coups de pieds. Ils me demandaient pourquoi j’avais pris en photo le graffiti, qui était mon associé, et ainsi de suite. Cependant, je n’étais pas en mesure de répondre à leurs questions car j’ai perdu connaissance. On m’a amené au Centre de police de la Ville de Baku dans une voiture inconnue. J’ai été battu à nouveau et forcé de reconnaître les chefs d’accusation en matière de stupéfiants. Je leur ai dit que je n’avais jamais vu de stupéfiants de ma vie et qu’on ne peut pas m’arrêter pour avoir pris une photo. Cela les a amenés à me battre encore plus fort et exiger de moi d’accepter les charges. Ils m’ont couvert d’injures et insulté. Ils ont baissé mon pantalon et m’ont menacé avec une matraque collée à moi de façon « immorale ». Voilà pourquoi je devais accepter les charges. Et j’ai du « avouer » un témoignage tel qu’ils le voulaient.

Ensuite, on m’a emmené au bureau d’un général et on m’a dit que «si tu déposes des fleurs devant l’État et parle à AzTV, présentes tes excuses à la statue, tu seras libéré ».

J’ai refusé ça, alors ils m’ont battu à nouveau. On m’a amené au Centre de détention provisoire de Narimanov. Le 11 mai au matin, l’Officier en chef m’a ordonné de nettoyer la cour, ramasser les mégots de cigarettes. J’ai refusé et il a commencé à me frapper à coups de poing et me gifler. Je refusais toujours alors il a ordonné à ses hommes de prendre une matraque et de l’enfoncer en moi et a pris une photo. Je devais accepter à nouveau. On m’a donné un balai et une pelle, ils ont pris ma photo. Le tabassage est devenu quotidien.

Après l’audition à la cour du 12 mai, ils m’ont emmené au bureau du chef du Centre de détention provisoire. Il y avait deux personnes en civil. On m’a dit de révéler certains noms et de les rendre coupable de travailler avec moi. On m’a dit de mettre des fleurs en face de la statue, de parler à AzTV et qu’ils me libéreraient avant qu’il ne soit trop tard. Je refusais cela et ils ont téléphoné à quelqu’un à qui ils ont dit «prends soin de lui pendant quelques temps ». Ils m’ont fait descendre plusieurs étages. J’étais menotté pendant qu’ils me battaient à coups de poing, coups de pied et de matraque.

Ils ont même enchaîné mes pieds, ils ont neutralisé ma bouche pour que personne ne m’entende quand ils me battaient.

Ils ont vu que les menottes et les chaînes laissaient des marques de torture sur moi, ils m’ont alors scotché les mains et les jambes dans mon dos. Ils m’ont mis contre le sol, l’un d’entre eux m’a tenu un pieds tandis que l’autre le bastonnait. Puis ils m’ont relevé pour me relâcher d’un coup, me laissant retomber à plusieurs reprises. Après 4 ou 5 fois, les bandes ont été déchirées et cette fois ils ont commencé à m’écraser les mains avec leurs jambes. L’autre continuait de me fouetter le pied. Ensuite, ils m’ont frappé la poitrine et les genoux avec le manche d’une matraque. Je perdais connaissance et ils m’ont laissé à terre. Eux aussi étaient fatigués. Ils ont mis une feuille de papier blanc sur moi et m’ont dit que s’ils la voyait tomber, ils me battraient à nouveau. Ils l’ont fait par la suite.

Après un certain temps, ils ont exigé de moi de nettoyer les toilettes. Quand j’ai refusé ça ils ont commencé à me battre plus fort, cette fois en me filmant avec une caméra.

J’ai perdu connaissance après ça, ils m’ont réveillé en versant de l’eau sur moi. Ils m’ont emmené à ma cellule alors que j’étais pieds nus. En ce moment j’ai beaucoup d’ecchymoses sur les bras, les jambes et les genoux à cause de la torture. Des contusions ouvertes sur les mains et les poignets. J’ai toujours un traumatisme crânien. J’ai des plaies ouvertes sur les jambes aussi. La plupart du temps mon urine est sanguinolente, j’ai d’atroces douleurs à la bouche quand que je mange, ma poitrine, mes côtes, mes bras, mes jambes … chaque partie de moi me fait souffrir.

Ce n’est pas la première fois que les autorités exigent des militants en Azerbaïdjan de présenter des excuses pour leurs actes devant des monuments de Heydar Aliyev et d’y déposer des fleurs. Comme James C. Scott l’a mentionné, « Le remord, les excuses, demander pardon, et globalement, effectuer des amendes symboliques, sont un aspect bien plus fondamental dans presque tous les processus de domination, que la punition elle-même. Ce qu’offrent tous ces acteurs (à travers les excuses) est une démonstration de l’affirmation discursive par le bas, ce qui est d’autant plus utile, car elle contribue à l’impression que l’ordre symbolique est volontiers accepté par ses membres les moins favorisés. »

Les Aliyev ont appauvri la nation et exploité des personnes, ainsi que les ressources du pays pour leur propre bénéfice pendant plus de deux décennies. Pendant ce temps, ils ont été intolérants à toute dissidence politique, et ont sévèrement opprimé les dissidents, usant de leur dispositif de sécurité massif.

Nous appelons à la solidarité de nos camarades d’Europe et d’ailleurs pour Bayram et Qiyas et à protester contre leur détention illégale et la torture, devant les ambassades et consulats azerbaïdjanais de vos pays, exigeant leur libération immédiate.

S’il vous plaît, diffusez également cet appel parmi autant de personnes que possible.

> Amnesty International a également publié un rapport sur le sujet.

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