Archives pour la catégorie Autogestion/Autoorganisation

Développons les stratégies médiatiques de nos mouvements

Article de IGD traduit par le réseau Mutu

 

À It’s Going Down (IGD) aux USA, nous parlons beaucoup de stratégie, de la manière de construire nos capacités, et aussi de comment grossir comme une force matérielle au sein de nos communautés. Mais il y a une chose dont nous avons peu parlé, c’est le besoin pour davantage de gens de mettre en place des médias alternatifs et de contre-informations là où ils se trouvent.

Comme nos amis le signalaient dans Puget Sound Anarchists, une plateforme en expansion pour les anarchistes du Pacifique Nord-Ouest, si la croissance de médias comme IGD est importante, il en revient également aux gens à une échelle locale, de construire leur propre média local et autonome ; pour pousser à décentraliser à la fois comment nous obtenons nos informations et qui les relayent.

Par ailleurs, comme nos ami-e-s de Crimethinc l’ont montré, une partie importante du renforcement de nos luttes et de notre force ne relève pas seulement des tactiques et des stratégies que nous déployons dans les rues et dans nos communautés, mais aussi la façon dont nous diffusons nos récits, nos idées, nos visions, et nos arguments dans les luttes, au fur et à mesure qu’elles ont lieu. Ne pas le faire, c’est laisser la place aux libéraux, aux réformistes et aux opportunistes qui n’hésiteront pas à nous balayer, à nous attaquer, et à nous balancer.

En termes d’utilisation de plateformes de médias, nos ennemis d’extrême-droite ont pris une énome avance sur nous, qu’il s’agisse de l’usage de Twitter, des livestreams ou de chaînes Youtube.
Par exemple, alors qu’IGD a eu 700 000 visiteurs uniques en avril 2017, ce qui constitue un nouveau record pour nous, il s’agit d’un chiffre ridicule par rapport aux millions de visiteurs du Daily Stormer, l’un des sites de référence des néo-nazis, sans même parler d’un site comme Infowars.

L’une des raisons pour lesquelles les médias de l’extrême droite et de « l’alt-right » prennent de l’ampleur, c’est que pour chaque événement, ils crééent des médias pour pousser leurs idées dans la discussion, poussant le cadre du débat de plus en plus loin à droite. En résumé, l’un des éléments de leur stratégie médiatique consiste à construire une capacité d’intervention importante au sein du débat public ; et même ils publient régulièrement des « fake news », des informations bidons et des provocations racistes pour arriver à leur fin et cela fonctionne plutôt bien.

En résumé, nous avons besoin de davantage de personnes produisant des médias, et de tous les genres. Nous avons besoin de gens faisant des vidéos anarchistes de santé et de fitness, des points de vue personnels sur les événements en cours, davantage d’analyses et de reportages, et plus de podcats. Mais par dessus tout, nous avons besoin de médias dont l’objectif est d’influencer à la fois la manière de raconter les choses qui impactent nos vies et le débat lui-même ; chercher à discuter avec la population la plus large possible, et pas simplement un petit milieu isolé.

Pour être clair, il ne s’agit pas d’appeler les gens qui se battent dans les rues ou organisent des mouvements à devenir des producteurs d’informations, mais plutôt à ce que la création de médias devienne une partie intégrante de nos stratégies d’organisation quand nous nous lançons dans la lutte, au même titre que l’organisation face à la répression ou le soutien aux prisonniers.

Ce que beaucoup ne comprennent pas

L’une des premières erreurs que font les gens, c’est que souvent leur interface avec le public ne contient quasiment aucune information sur ce que fait leur groupe, son objet, et ce qu’il a réalisé. Les réseaux sociaux sont plein de comptes d’anarchistes, de syndicalistes révolutionnaires, d’antifascistes et d’autres groupes qui se contentent de partager des liens. Or, si nous devons avoir une présence en ligne, c’est pour impliquer les gens dans le travail d’organisation que nous menons. Ça ne signifie pas qu’il ne faut pas partager d’articles, mais si nos espaces d’organisation en ligne se contentent de publier des liens, alors ils ne seront que ça. Nous devons améliorer notre capacité à montrer ce que nous faisons, les événements que nous organisons, et les contenus originaux que nous créons.

Cela nous amène à une deuxième erreur récurrente : la plupart du temps, les gens n’écrivent pas sur toutes les actions trop cool qu’ils mènent ! Et on le comprend, parce qu’écrire peut être extrêmement chronophage, et pour cerain-es, intimidant. On doit d’abord se rappeler qu’il n’y a pas besoin d’être le meilleur auteur au monde pour écrire quelque chose d’intelligent. Et qu’il est très important que le monde sache ce que vous et votre groupe faites. Pour faire court, cela nous permet de savoir que nous ne sommes pas seuls, ça donne de nouvelles idées, ça nous inspire. Mais si tu ne créés pas ce média, si tu ne prends pas 30 minutes pour rendre compte de ton action, pour mener une réflexion, pour monter une vidéo, ça n’aura pas ces effets.

Par ailleurs, beaucoup de groupes ne parviennent pas à sortir leurs histoires dans des délais assez rapides. En tant qu’anarchistes, nous sommes aux premières lignes des émeutes, des grèves, des occupations et des luttes partout dans le monde. Cela signifie que nous sommes souvent au coeur de situations que la plupart des journalistes ne contemplent que de l’extérieur. Cela signifie aussi que nous sommes en position de rapporter certains des témoignages les plus vibrants et excitants. Mais si nous ne nous appliquons pas à sortir cette histoire dans un délai pertinent, l’énorme impact que peut avoir notre analyse et nos idées sur les événements en cours risque d’être rapidement amoindri.

Un autre point qui doit être martelé, c’est qu’il ne suffit pas de publier quelque chose sur internet pour que cette chose se manifeste dans la vraie vie. A IGD, nous voyons souvent (surtout dans le cas de nouveaux groupes ou collectifs) des gens publier des appels pour des actions ou des événements, pensant qu’il suffit que l’appel soit en ligne pour que du monde se pointe. Ce n’est pas si facile. Informer les gens que quelque chose se passe n’est qu’un aspect de la bataille : il faut aussi travailler et s’organiser de manière à ce que les gens viennent aux événéments et aux actions. Il faut aussi prendre en compte qu’une fois l’information publiée, la police et l’extrême-droite sont alertées. Les réseaux sociaux et internet sont des outils, et de bons outils, mais il ne faut pas s’imaginer qu’un post a des effets magiques. Une fois de plus, cela doit s’inscrire dans une statégie sur comment nous mettons en avant et organisons nos actions.

Enfin, nous devons travailler à ce que nos médias soient les plus beaux possible. Si vous n’avez pas les compétences, les connaissances, ou accès à Photoshop, demandez à un·e ami·e, ou trouvez des ressources gratuites en ligne. Gagner la guerre médiatique implique notamment de mettre de l’amour et de soigner les détails dans notre travail.

Développer une stratégie médiatique pour nos manière d’organisation

Quand nous nous organisons, lançons une campagne, démarrons un projet, ou partons mener une action, nous tenons compte de beaucoup de choses. Rencontres, création d’une legal team et d’une équipe médic, nous essayons de tout anticiper. Mais souvent, la question des médias est la dernière sur la liste. Plutôt que de compter sur les médias mainstreams et les journalistes « libéraux » pour qu’ils racontent notre histoire, nous voulons construire notre capacité à parler par nous-mêmes. Si IGD est une ressource, sans personne sur le terrain nous n’aurions rien à publier. Alors à quoi pourrait ressembler une stratégie médiatique ?

Premièrement, nous devons construire des plateformes locales pour atteindre les gens. Cela suppose de créer des comptes sur Twitter et Facebook, et des sites mis à jour régulièrement.

Deuxièmement, nous devons rendre compte et discuter de nos actions et de nos efforts d’organisation, et échanger sur ce qui mène à conduire ces actions. Troisièmement, cela veut dire que nous devons mener nos actions, nos campagnes et nos luttes en sachant comment les gens peuvent s’informer sur ce qui se passe. Est-ce que certain-es feront un livestream, une vidéo, des tweets, des mises à jour régulières ? Comment protéger les personnes qui ne veulent pas être filmées ? Qui peut écrire quelquechose avant ou après ? Comment utiliser les médias pour repousser les attaques des media dominants, … et de l’extrême-droite ?

Enfin, nous devons travailler à contextualiser nos actions, et promouvoir nos visions auprès du grand public. Cela suppose de créer des médias qui peuvent relayer nos arguments au public le plus large possible.

Ne pas avoir peur de se lancer

L’un des aspects les plus intéressants d’un projet comme IGD, c’est qu’il donne à voir la grande diversité d’actions et de projets menés sur le territoire de ce qu’on appelle l’Amérique du Nord. L’organisation des travailleurs, la construction d’infrastructures, la lutte contre les oléoducs et l’écocide, le soutien aux prisonnier-ère-s, la résistance aux expulsions, la lutte antifasciste… Voir tant de gens faire tant de choses est inspirant. Plus nous créons une culture de création de médias autonomes et d’amplification de nos voix, plus les gens feront attention à ce que nous avons à dire et rejoindront la discussion.

Quelques idées pour démarrer :

  • Créez un site de contre-information. Vous ne savez pas trop comment mettre au point un site web ? Blackblogs constitue un bon point de départ.
  • Créez des comptes sur les réseaux sociaux pour votre groupe. Informez les gens de ce que vous faites et des événéments à venir.
  • Produisez une forme de revue, d’émission vidéo, de podcast, pour aller plus loin dans l’analyse et l’expression d’idées.
  • Réalisez des comptes rendus des actions et campagnes menées, et travaillez à écrire des analyses et des critiques sur la situation nationale et locale.
  • Mettez-vous en lien avec d’autres groupes au niveau local et régional. Développez votre capacité à vous unir pour amplifier l’écho du média que vous créez.

Comme le disait une vieille expression d’Indymedia — Faites un média, foutez le bordel !

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[FANZINE] Partout et nulle part N°2

 

 

Fanzine anarchiste wallon.

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(Tract) Qu’est-ce que l’anarchisme?

Tract des JL de Toulouse légerement remanié (PDF en bas de page)

Depuis longtemps les pouvoirs cherchent à modifier le langage à des fins politiques. C’est ce qui s’est passé avec le terme  » Anarchie  » qui a été utilisé comme synonyme de chaos d’une manière très efficace puisque cette définition est maintenant couramment admise.

Pourtant,  » Anarchie  » signifie étymologiquement  » absence d’autorité  » ce que les pouvoirs essaient d’associer à  » désordre  » pour justifier leur existence, pour légitimer le gouvernement. Les anarchistes ne sont évidemment pas des démons qui cherchent à répandre la terreur et le chaos. Simplement nous pensons que personne n’a le droit de diriger d’autres personnes. Nous pensons qu’il est nécessaire que chacun prenne sa vie en main sans remettre sa liberté entre les mains de professionnels de la politique.

Parce que nous plaçons la liberté individuelle et collective au-dessus de tout, nous luttons contre l’État et contre l’autoritarisme (aussi bien dans les familles, à l’école, au travail…). Adversaires de toute forme de domination, nous rejetons le système capitaliste basé sur l’exploitation et la soumission . De même nous rejetons le sexisme, le racisme et toutes formes de fascisme. Nous n’acceptons pas que des millions de personnes vivent dans la précarité pendant que quelques autres s’accaparent les richesses. Nous pensons au contraire que efforts et richesses devraient être répartis égalitairement selon les capacités, les envies, les besoins de chacun.

En définitive nous défendons un ordre social basé sur la liberté, l’égalité, et la solidarité dans lequel chacun puisse participer sans hiérarchie à la prise des décisions qui le concernent. Cela est présenté par le pouvoir comme irréalisable et utopique, cependant (et sans compter les moments historiques où cela a été mis en pratique) nous demandons :
 » Qu’est-ce qui est le plus logique et le plus juste ?  »

Un système basé sur la soumission et la contrainte ou un ordre basé sur la liberté, l’entraide et l’autogestion ?
L’un se fonde sur une hiérarchisation oppressante, l’autre sur l’égalité entre les personnes et les peuples.

N’oublions pas que la société
n’est que ce que les êtres humains en font
et que le pouvoir ne se maintient que grâce à notre passivité.

Le tract en PDF

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Manifestation a Namur contre les expulsions, contre la gentrification et ce sale monde de riche !

Vu sur Indymedia Bxl.

Manifestation a Namur
contre les expulsions, contre la gentrification et ce sale monde de riche !

Parce que tout les jours l’état et les flics traquent des proies à saisir, expulser ou enfermer.
Ils jettent dehors, été comme hiver, les locataires ne pouvant plus payer, les squatteurs ne voulant pas payer.
La police traque, arrête, enfonce les portes de ceux qui ne se soumettent plus, ou simplement ceux qui n’ont pas les bons papiers.

Parce que la bourgeoisie s’empare des villes à grand coup de projets immobiliers, de zoning et de centres commerciales.
La ville, dans sa logique capitaliste, entame des projets inutiles, coûteux et destructeur pour plaire au commerce et aux touristes.
Et dans le même temps ils votent des lois toujours plus sévères contre les pauvres, interdiction de mendier dans le centre par exemple, ou simplement de se réunir ou de manifester

Multiplions les actes de résistance et de solidarité,
prenons la rue, pour gueuler notre rage !

Nous ne leurs demanderons jamais la permission d’exister, ni de manifester !
Partout on est chez nous !

Tous à Namur le samedi 18 octobre, 14h00 devant la gare !

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Programme des projections du mois de septembre au Caracole-Neur

Vu sur le blog du Caracole-Neur

 

Nous avons le plaisir de vous inviter chaque mercredi à 20h30 au Caracole-
Neur, 260 Chaussée de louvain à Namur, pour des projections de qualité!



Mercredi 10 Septembre:

Zéro de conduite
Les vacances se terminent et il est temps pour quelques garçons de revenir au
collège, un lieu sans joie où les professeurs, des adultes obtus, leur
infligent des punitions sévères et les privent de liberté et de créativité.
Quatre d'entre eux, punis avec un « zéro » de conduite, décident de se
rebeller, avec la complicité d'un nouveau surveillant, Huguet (Jean Dasté),
plus proche de la mentalité des jeunes que de celle, rigide, des autres
adultes.




Mercredi 17 Septembre: Le Sel de la terre


Dans les années 50, dans une ville du Nouveau Mexique, la communauté mexicaine
se révolte : les hommes exigent des salaires égaux à celui des blancs et des
conditions de travail décentes, et se mettent en grève, tandis que les femmes
se battent pour l’installation de l’eau courante dans les maisons, afin
qu’elles n’aient plus à couper du bois pour se chauffer.
Mais les autorités locales finissent par interdire aux hommes de continuer les
piquets de grève. Les femmes prennent alors la relève, d’abord en solidarité
avec les hommes, puis pour se défendre face au machisme qu’elles doivent
affronter tous les jours.

Réalisé en 1953 par des personnes sur les listes noires du maccartysme, le
film ne put sortir qu’en 1965. Tourné avec des mineurs ayant réellement
participé à une grève.


Mercredi 24 Septembre: Tongues Untied

C’est à travers la poésie, le témoignage personnel, le slam et la performance
que Tongues Untied décrit l’homophobie et le racisme auxquels sont confrontés
les noirs gays. « Mon combat m’a permis de dépasser ce sentiment de honte et
la stigmatisation liée à mon identité d’homme gay noir. Maintenant que j’ai
franchi cet obstacle, ils ne peuvent plus m’atteindre » ( Marlon T. Riggs).

Briser le silence. Affirmer l’indiscible contre les siens et contre les
autres : aimer d’autres hommes noirs quand on est un homme noir. Comme un acte
révolutionnaire. Au rythme des slams d’Essex Hemphills, tisser la toile entre
la lutte pour les droits civiques et l’activisme SIDA. Agir. Se penser, se
danser, voguer et s’affranchir. SNAP. Que l’on soit Diva ou macho. SNAP. Un
récit biographique, poétique et musical exceptionnel entre documentaire et
performance.
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Au-delà de la grève : Les moyens de luttes en entreprise

La grève est certainement le moyen de lutte le plus utilisé en entreprise pour faire pression sur le patronat. Néanmoins ce moyen peut dans certains cas devenir limité voir inefficace.

Voyons donc quelques pistes à explorer pour dépasser la simple grève :

  • Créer des assemblés hors-syndicats : Il est déjà arrivé (notamment en Espagne) lors de conflits sociaux que des travailleurs créent des assemblées autonomes de tout syndicat et ouverte à tous (travailleurs et non-travailleurs!) pour discuter des actions à faire, de comment continuer la lutte… Ce genre d’assemblée a l’avantage d’être une ouverture à d’autres mouvements sociaux et parfois facilite une indispensable convergence des luttes
  • L ‘occupation d’usines : L’occupation et la reprise d’usines en autogestion, sans patron, a aussi déjà été testé en de nombreux cas (en Argentine par exemple, il y a eu un gros mouvement de reprise d’usine après la crise de 2001). Ce genre d’occupation ont plus souvent lieu dans des usines qui vont fermé. Ce genre de mouvement nécessite une participation élevé de la part de tous les travailleurs de l’usine et ont bien évidemment de meilleure chance de réussite avec un fort soutien à l’extérieur. Parfois ces occupations sont temporaires lors d’un conflit sociale tandis que dans d’autres situations l’usine est occupée à long terme.
  • Grève du zèle: Vieille méthode du XIXe siècle qui consiste à continuer (ou reprendre) le travail mais à le ralentir (en respectant les règles de sécurités à la lettre,…) au point parfois de ne rien produire du tout, tout en continuant à être payés… Cela peut-être un moyen intéressant quand la grève devient trop couteuse.
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Face à la spéculation des terres : Réquisition!

La spéculation de la part des gros propriétaires de terres agricoles est phénomène courant et de plus en plus répandu en Wallonie qui prive et va priver de plus en plus d’agriculteurs et paysans de leur ressource principal, leur outil de travail : la terre.

Cette spéculation peut prendre des proportions effarantes comme l’illustre un exemple donné dans un article de la RTBF qui parle de terrain racheté par de gros propriétaire puis loué trois à quatre fois le prix normal sur le marché:

Partons d’un cas précis pour illustrer le phénomène : nous sommes à Meslin l’évêque, dans la région athoise, le propriétaire de 150 hectares de terres agricoles vient de décéder, les fermiers qui cultivent ces terres, neuf au total, proposent dès lors de les racheter pour la somme de 25.000€ l’hectare.

Insuffisant ! estiment les héritiers qui se tournent alors vers une société d’investissements basée à Courtrai, société elle-même active dans le monde agricole.

Selon Philippe Duvivier, président de la FUGEA l’une des principales fédérations d’agriculteurs, « cette société d’investissements parle maintenant d’un montant de 40.000€ par Hectare avec des conditions qui permettraient justement aux agriculteurs de louer les terres mais…à trois fois le prix du montant du fermage actuel« .

Face à ce genre d’agissement, nous ne pouvons bien évidement qu’encourager les occupations sans droit ni titre, la réquisition de la terre par ceux qui la travail ou veulent la travailler.

Des expériences agricoles collectives autogérés ont déjà eu lieu (Espagne 36,..) et ont encore lieu de nos jours ( dans des communautés autogérés, dans des zones en luttes,…).

Face à la spéculation : Réquisition et collectivisation!

 

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[Argentine] Les voix du peuple: Radios populaires, alternatives, communautaires,…

Les voix du peuple: Radios populaires, alternatives, communautaires, citoyennes… from Utopias project on Vimeo.

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Action logement à l’hôtel de ville de Namur

Vu sur le site du caracole

Ce Vendredi 28 février une bande de joyeux énervés a perturbé le train-train administratif l’hôtel de ville sous le coup de midi, équipés de banderole et mégaphone. Tout de suite, deux ou trois comparses se sont engouffrés dans ces bureaux horribles, et ont lancés leurs tracts dans tous les coins.
Dans le même temps, plusieurs employés ont tentés mollement et en vain de rétablir la routine morbide de l’autorité  et du travail  !

A Namur comme ailleurs «la crise du logement» ne fait qu’empirer de jours en jours, les loyers et les charges ne cessent d’augmenter, les expulsions s’enchaînent et la précarité touchent des couches de plus en plus larges de la population. De plus en plus de gens ne peuvent plus vivre une vie décente ou pire sont condamnés à vivre dans des taudis voire à la rue, car ils n’arrivent plus à payer leurs loyers.
Et encore, même dans la rue, la société rejette toutes traces de misère, les s.d.f. sont traqués, chassés ou refoulés des centres villes comme à Charleroi, Liège, Andenne mais aussi Namur. La croix rouge ne peut que constater et reste impuissante face a l’extrême précarité des mal-logés qui, de plus en plus, se résignent à leurs conditions, parfois jusqu’à se laisser mourir.
Les propriétaires, aidés de la police, avec la loi et les huissiers, n’hésitent pas à expulser en plein milieu de l’hiver, des squats ou des familles en bail précaire. Pourtant, à Namur, des centaines de logements restent vides. Souvent pour des raisons spéculatives (maintenir les loyers chers en faussant l’offre et la demande), mais aussi pour des raisons commerciales et égoïstes (à Namur la plupart des étages de la rue de fer sont inoccupés par exemple).

Pourtant la riposte est possible ! Partout en Belgique et dans le monde des gens refusent ces conditions de domination et décident de reprendre leurs vies en main. Ensemble, ils occupent maisons, terres, usines et écoles. En effet, partout, l’autogestion est possible, sans chefs ! Nous n’attendons rien de l’état, nous savons que nous n’auront que ce que nous leurs reprendront.
Nous sommes également convaincus qu’on ne pourra réellement mettre fin à la précarité qu’en nous débarrassant du capitalisme, qui ne profite qu’aux riches !
Dès lors nous conseillons à tous les mal-logés, sdf et autres précaires à s’organiser contre l’oppression et la répression, d’occuper les bâtiments vides et les friches industrielles et à défendre ces occupations.

Aussi vous pouvez envoyer au collectif du caracole neur
(caracole-neur@riseup.net) vos avis et suggestion,vos projet, les adresses des bâtiments vides, des friches industrielles cultivables…
Et ensemble organisons nous !

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Qu’est ce que l’autogestion?

Autogestion signifie «autonomie dans la gestion » (des moyens de productions, peut importe qu’il s’agisse d’industrie ou de coopérative agricole), elle est basé principalement sur le faite que chaque membres  a le même « pouvoir » de décision (toutes les décisions concernant la coopérative sont prise par l’ensemble de celle ci). Il  est évident que dans une société anarchiste l’ensemble des industries et coopérative agricole fonctionneront en autogestion, néanmoins il existe également des expériences d’autogestions à l’intérieur de la société actuel.

Exemple concret d’autogestions:

–         En 1871 lors de la commune de Paris

–         En 1919-1920 en Italie, conseils et occupations d’usines.

–         En Catalogne et en Aragon entre 1936 et 1939, ces expériences d’inspirations  anarchistes furent en générale un sucés dans l’agriculture et un échec dans l’industrie (principalement à cause du fait que les matières premières et les débouchés commerciaux se trouvaient en Espagne nationaliste). Les staliniens mirent fin à certaines de ces expériences (!!!) notamment afin de réduire l’influence des anarchistes et les dernières expériences prirent fin à la victoire de Franco.

–         En France, entre 1970 et 1973, Lip une usine qui fabriquait des horloges à Besançon, fut autogérée après une tentative des actionnaires de fermer l’usine. Les travailleurs en grève reprirent les moyens de production avec l’aide du syndicaliste de la CFDT,    Charles Piaget.

–         En 1973, fondation de la première coopérative Longo Maï à Limans

–         Depuis 2001 suite à la crise en Argentine, de nombreuses usines ont été réapproprié par les travailleurs, entre 8000 et 10 000 personnes y travaillent.

Nous croyons qu’il est possible actuellement, en voyant a quoi le monopole de l’industrie   du profit en est arrivé, de créer dans les différents secteurs de marché une forme alternative.   En basant l’ensemble de l’industrie sur le principe de l’autogestion nous pourrions arriver allègrement a fournir les différents biens  nécessaire l’ensemble de la population mondiale.  Surtout que nous savons de nos jours, que nous avons les possibilités de combler le besoin le plus essentiel de l’humanité «  l’alimentation »  mais qu’en raison de marge bénéficiaire presque 1 milliard de personne souffrent de famine encore et toujours…

source : le Groupe anarchiste du Hainaut

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