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Action logement à l’hôtel de ville de Namur

Vu sur le site du caracole

Ce Vendredi 28 février une bande de joyeux énervés a perturbé le train-train administratif l’hôtel de ville sous le coup de midi, équipés de banderole et mégaphone. Tout de suite, deux ou trois comparses se sont engouffrés dans ces bureaux horribles, et ont lancés leurs tracts dans tous les coins.
Dans le même temps, plusieurs employés ont tentés mollement et en vain de rétablir la routine morbide de l’autorité  et du travail  !

A Namur comme ailleurs «la crise du logement» ne fait qu’empirer de jours en jours, les loyers et les charges ne cessent d’augmenter, les expulsions s’enchaînent et la précarité touchent des couches de plus en plus larges de la population. De plus en plus de gens ne peuvent plus vivre une vie décente ou pire sont condamnés à vivre dans des taudis voire à la rue, car ils n’arrivent plus à payer leurs loyers.
Et encore, même dans la rue, la société rejette toutes traces de misère, les s.d.f. sont traqués, chassés ou refoulés des centres villes comme à Charleroi, Liège, Andenne mais aussi Namur. La croix rouge ne peut que constater et reste impuissante face a l’extrême précarité des mal-logés qui, de plus en plus, se résignent à leurs conditions, parfois jusqu’à se laisser mourir.
Les propriétaires, aidés de la police, avec la loi et les huissiers, n’hésitent pas à expulser en plein milieu de l’hiver, des squats ou des familles en bail précaire. Pourtant, à Namur, des centaines de logements restent vides. Souvent pour des raisons spéculatives (maintenir les loyers chers en faussant l’offre et la demande), mais aussi pour des raisons commerciales et égoïstes (à Namur la plupart des étages de la rue de fer sont inoccupés par exemple).

Pourtant la riposte est possible ! Partout en Belgique et dans le monde des gens refusent ces conditions de domination et décident de reprendre leurs vies en main. Ensemble, ils occupent maisons, terres, usines et écoles. En effet, partout, l’autogestion est possible, sans chefs ! Nous n’attendons rien de l’état, nous savons que nous n’auront que ce que nous leurs reprendront.
Nous sommes également convaincus qu’on ne pourra réellement mettre fin à la précarité qu’en nous débarrassant du capitalisme, qui ne profite qu’aux riches !
Dès lors nous conseillons à tous les mal-logés, sdf et autres précaires à s’organiser contre l’oppression et la répression, d’occuper les bâtiments vides et les friches industrielles et à défendre ces occupations.

Aussi vous pouvez envoyer au collectif du caracole neur
(caracole-neur@riseup.net) vos avis et suggestion,vos projet, les adresses des bâtiments vides, des friches industrielles cultivables…
Et ensemble organisons nous !

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Une nouvelle loi réactionaire sur l’avortement en Espagne.

Une nouvelle loi puante, réactionnaire et extrêmement machiste (une vieille promesse de campagne du chef conservateur Mariano Rajoy ) a vu le jour en Espagne. Celle-ci marque un grave retour en arrière, annulant la loi de 2010 qui autorise l’avortement jusqu’à 14 semaines (22 en cas de malformation du fœtus). Désormais, si cette loi est votée, il ne sera plus possible en Espagne d’avorter qu’en cas de viol (et ce seulement si la victime a précédemment portée plainte !!!) ou en raison d’un grave danger physique ou psychique pour la femme. Pour pouvoir invoquer le grave danger psychologique, il faudra l’avis de 2 médecins différents et extérieur à l’établissement.

Cette loi poussera de très nombreuses femmes souhaitant avorter (et qui auparavant pouvait le faire en sécurité) à soit partir se faire avorter à l’étranger (pour peu qu’elles en aient les moyens (sic)) soit se faire avorté clandestinement avec des risques sanitaires accrus.

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Une vingtaine d’ogives nucléaires à Kleine-Brogel

Selon un article vu sur le site de rtbf info , il y aurait une vingtaine d’ogives B61 sur la base militaire américaine. Ces bombes déjà extrêmement destructrice seront progressivement remplacé par un nouveau modèle d’ogives (B61-12) qui sera « plus précis et plus sûr » ( Traduction: plus destructeur et mortelle).

Nous ne voulons pas plus des nouvelles bombes que des anciennes.

Arrêt immédiat du nucléaire civil et militaire!

 

P.s.: Il serait judicieux de la part des pronucléaires de signer un déclaration comme quoi il s’engage en tant que liquidateurs en cas d’incidents nucléaires.

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Andenne aussi se lance aussi à la chasse aux pauvres!

A Andenne, il était déjà interdit de faire la manche à certaines heures dans le centre-ville.  Désormais, la chasse aux pauvres va plus loin. La commune d’Andenne a en effet décidé que la police pourrait confisquer l’argent des mendiants qui se montreraient  » agressifs ou intimidants ». Bien entendu cette notion d’agressivité n’est absolument pas définie et laissée aux jugement des policiers…

Rappelons que Charleroi et Liège ont déjà eux aussi instauré des règlements répressifs contre la mendicité…

 

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Manif le 29 janvier à Bruxelles contre la loi espagnole anti-avortement

 

Vu sur QueerPunxBelgium

DROIT A L’AVORTEMENT

MANIFESTATION DU MERCREDI 29 JANVIER A BRUXELLES CONTRE LE PROJET DE LOI ESPAGNOL ET LES RISQUES DE RECUL EN EUROPE

INFORMATIONS PRATIQUES

17H00 RDV DEVANT L’AMBASSADE D’ESPAGNE A BRUXELLES 19, rue de la science

17H30 REMISE D’UNE RESOLUTION A L’AMABASSADEUR D’Espagne
PRISES DE PAROLES A LA TRIBUNE

18H MARCHE AU FLAMBEAU VERS LE PARLEMENT EUROPEEN

plus d’infos suivront…

Vu

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NDDL: Toutes et tous à Nantes le 22 février

L’Etat et les pro-aéroports menacent de passer de nouveau en force. Ils prétendent débuter, dans les mois qui viennent, la destruction des espèces protégées et les chantiers de l’aéroport. Une nouvelle vague d’expulsion pourrait survenir. Nous ne les laisserons pas faire ! Les travaux ne commenceront pas ! Sur place, le mouvement est plus vivant encore qu’à l’automne 2012, les liens plus denses, les champs plus cultivés et les habitats plus nombreux… Au delà, plus de 200 comités locaux se sont créés, en solidarité avec la lutte et pour la faire essaimer par chez eux.

Nous appelons toutes les forces anti-aéroport à se joindre à la manifestation du 22 février à Nantes pour leur montrer qu’il n’est pas question qu’ils touchent au bocage.

Plus d’infos : http://22fevrier2014.blogspot.fr/

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1886 : Flambée insurrectionelle en Wallonie

Vu sur le site de René Binamé :

En 1886, une flambée insurrectionnelle se répand de Liège à Charleroi pendant près d’une semaine, résultat d’une rage confusément accumulée pendant des années.

Ce mouvement obtiendra deux  » réponses « . D’une part, une implacable répression étatique (la troupe charge, sabre, tire et tue; les magistrats ont la main lourde). D’autre part, l’encadrement politique et social par le tout jeune Parti Ouvrier Belge (futur Parti Socialiste), fondé l’année précédente.

De la répression, le mouvement ouvrier aurait pu se relever. Dans la foulée, envers et contre le POB, il connaîtra d’ailleurs encore plusieurs soubresauts qui ne seront maîtrisés que de justesse (1893, 1902, 1912…). Par contre, constatons qu’il ne s’est pas encore relevé de son intégration progressive par l’appareil socialiste (et dans une moindre mesure, catholique). Jusqu’à nouveau désordre ouvre-chef et boute-feu?



18 mars 1886, 15e anniversaire de la Commune de Paris. Une poignée d’anarchistes liégeois décide de commémorer l’événement par un meeting qui va déborder au-delà de leurs espérances. (Voir tract)

Bien sûr, un tract ne produit pas un soulèvement, mais il peut comme ici en exprimer, en clarifier, en attiser les motivations. Les émeutes qui s’étendent pendant près d’une semaine depuis Liège jusqu’au bassin de Charleroi témoignent d’une colère qui grondait souterrainement. Le radicalisme des mots d’ordre, les destructions perpétrées sur l’appareil de production et sur les biens de leurs propriétaires (comme aux verreries Baudoux à Jumet), la violence des affrontements avec les forces de répression sont autant d’indices qui témoignent de la virulence de la flambée insurrectionnelle. Les autorités craignent même que la contagion ne gagne la troupe envoyée rétablir l’ordre. Le danger devenait en effet bien réel et que l’on passe ainsi de l’émeute et de l’insurrection au mouvement révolutionnaire. Cela ne s’est pas produit. L’histoire a des leçons à donner, pas à recevoir.

 » La répression n’a eu d’égale que la crainte éprouvée par les possédants. Dès le 24 mars, les sanctions pleuvent. presque toutes les peines prononcées atteignent le maximum. (…) Au lendemain des troubles de Liège, l’opinion conservatrice et le gouvernement, d’une seule voix, en avaient attribué la cause à des agitateurs, à un complot de l’étranger. alertées, les chancelleries n’en ont découvert aucune trace, si ce n’est des mouvements analogues en France, en Angleterre ou aux Etats-Unis d’Amérique » (René Van Santbergen, La grève de 1886).

Le retour au travail, la mise au pas des prolétaires sous l’égide de leur représentants politiques ne se fera pas sans heurts.  » Le POB voulait faire peur à la bourgeoisie en lui disant: Attention, je vais lâcher les chiens, mais la vraie peur du POB, c’était de devoir vraiment les lâcher  » (Robert Devleeshouwer, cité par JP. Schreiber, in La Wallonie née de la Grève?, édition Labor, 1990). Et puisque régulièrement certains amnésiques accusent le Parti socialiste de trahison, voire même de chanter faux l’Internationale, il est bon de rappeler qu’il n’a résolument jamais rien fait d’autre.

 

Un autre texte intéressant:

Les faits:

« Sans souci ! Telle doit être la position des milieux bourgeois en cette journée du 18 mars 1886 à Liège. La police, sourde aux rumeurs, conclut que la manifestation et le meeting projetés par le groupe anarchiste de Liège ne dépasseront pas l’ampleur des précédentes manifestations, au contraire. Des mesures de sécurité de routine sont prises au dernier moment dans l’après-midi. Déjà cependant, la physionomie de la ville a changé. Dès l’heure de midi, il y règne une animation inusitée. On y respire comme un air de fête, mais on y remarque des rumeurs curieuses : «Louise Michel, l’héroïne de la Commune sera présente ! ».

Des camelots vendent le Catéchisme du Peuple d’Alfred Defuisseaux. Au sortir des ateliers, des travailleurs traînent sur les trottoirs, l’air innocent dans le soir qui s’allonge. De la banlieue, dès l’après-midi, des bandes ont pris la route de la Cité. Un témoin dénonce leurs « chansons lugubres », des mineurs crient « Vive la République ! ». On n’escomptait plus de 250 à 300 participants, mais dès 19 heures, la foule est compacte. Edouard Wagener et Jean Joseph Rutters sont surpris par l’affluence : plusieurs milliers de personnes, imprimeront les journaux. Beaucoup de jeunes « gamins », des femmes en grand nombre, une atmosphère bon enfant. Deux bannières, sommées du bonnet phrygien, donnent la départ à deux cortèges dont le premier s’ébranle vers le Pont-des-Arches par la rue Léopold, mais dont une partie dévie vers le Quai-sur-Meuse pour rejoindre en Vinâve d’Ile un second cortège guidé par Edouard Wagener vers le centre commercial de la Cité où peuvent se contempler les fruits, défendus aux manifestants, de l’abondance bourgeoise.

Aux cris de « Vive l’anarchie ! » répondent les vociférations : « Massacre, massacre ! Révolution ! », « A bas la propriété ! », « A bas les riches ! », « A bas les capitalistes ! », et le traditionnel « A bas la calotte ! ». Les volets des commerces s’abattent à grands fracas, tandis que des vitrines, déjà, volent en éclats. La Place du Théâtre et bientôt, la Place du Marché et les environs de l’Hôtel de Ville sont envahis par la meute hurlante : « A manger ! A manger ! Du pain ! ». Une boulangerie est défoncée, les pains roulent. Le torrent populaire traverse la Meuse, déferle en Outre-Meuse, jusqu’à la Place Delcour où l’arrière salle du Café national, lieu du meeting, est déjà comble. Devant 400 auditeurs alternent des orateurs aux intentions diverses, apaisantes pour les uns, subversives pour les autres, qui entraînent la foule vers l’extérieur où le cortège tourne à l’émeute. Des coups de feu sont tirés. Wagener s’époumonne : « C’est la dynamite qui doit avoir raison des propriétaires. Ventre affamé n’a pas d’oreilles. Celui qui crève de faim, nom de dieu ,doit le prendre où il le trouve… la faim justifie le vol et le pillage ! » La foule crie : « Vive la République ! », « Vive la Commune », « Vive l’ouvrier ! », tandis que se gonflent les accents de la Marseillaise.

Trois à quatre mille personnes tourbillonnent sur cette place aiguë. Elles repassent la Meuse, harcelées par la police, la gendarmerie, la garde civique, les charges de cavalerie. Tout le centre, depuis l’entrée de St Gilles jusqu’à la Place St Lambert, frémit sous le maelström. Des pavés brisent les devantures, du mobilier de café vole dans tous les sens, les fiacres s’enfuient au galop de leurs chevaux. On pille les boutiques. Du pétrole enflammé est projeté sur les gendarmes à cheval. Des coups de feu sont échangés. Rassemblée à la hâte, la troupe descend de la Citadelle sur la ville. Toutes les autorités sont sur les dents : 17 blessés, dont 6 du service d’ordre, une cinquantaine d’arrestations, 104 immeubles endommagés, tel est le bilan au moment où, vers trois heures du matin, les derniers fuyards s’enfoncent dans la nuit. Rien, toutefois, n’est terminé. Bien au contraire.

La grève part du Charbonnage de la Concorde, à Jemeppe-sur-Meuse, dont un porion, Léon Lignon, est resté entre les mains de la maréchaussée à Liège. Le mouvement se propage comme l’éclair dès l’aube du 19 mars. Les vitres de la maison du directeur volent en miettes. Pour la patronat, c’est « Non ! » à toute revendication, ni sur la salaire, ni sur le temps de travail. A 8 heures du matin, la grève est générale dans la bassin investi par la gendarmerie, les lanciers, la ligne. La Société Cokerill, toutefois, se félicite du calme de ses ouvriers.

A Liège, police et chasseurs-éclaireurs de la garde civique protègent les abords de la ville, mais l’agitation, sporadique, persiste, menée par des « gamins » tandis que la foule se presse autour du Palais de Justice où les prisonniers sont amenés à grands renforts de moulinets de sabre. Dans la banlieue, la situation s’empire tandis que la pluie disperse les citadins. On brise, on tire, on lance des boulons contre tout ce qui évoque la prospérité. Tilleur, Saint-Nicolas, Jemeppe sont en effervescence. On lapide les trams, saccage les abris, démolit l’éclairage public. La troupe s’installe partout à Seraing, à Flémalle, à Jemeppe, à Ougrée, à Montegnée, à Glons, à Grâce-Berleur. Le lieutenant général baron van der Smissen prend le haut commandement des unités militaires rassemblées en hâte et des réservistes dare-dare rappelés. La nervosité suscitée par la peur et les bobards provoquent des échauffourées ; il y a des morts, des blessés, des hommes, des femmes, des adolescents. Dans les campagnes s’allongent les longues files de quémandeurs et de mendiants, traqués par la gendarmerie et la troupe. Des piquets de grève collectent dans les fermes au grand émoi des paysans.

Dans les meetings, les socialistes tentent de ramener le calme et de privilégier l’organisation du dialogue démocratique. Mais de forts piquets de grève continuent à entraver le travail, les jeunes « hiercheurs » sont les plus acharnés, les femmes ont l’esprit plus monté que les hommes, témoignent les journaux. On réclame la journée de travail à 4 francs, soit un de plus, mais les patrons refusent, arguant des armuriers qui ne se font que 1,50 franc par jour.

En ville, la bourgeoisie est sur pied de guerre. Les cellules regorgent de prisonniers que l’on aiguille vers Louvain, Huy, Namur, Raikem. Les esprits s’échauffent, à Bruxelles et ailleurs. Tandis qu’à Liège, le mouvement s’essouffle, le voici qui déferle soudain sur le pays de Charleroi où, le 25 mars, la paye des mineurs est réduite. Le 26 mars, la fermentation gagne les verreries malgré les réquisitions de troupes, insuffisantes en cet endroit. A Lodelinsart, aux magnifiques verreries Baudoux, c’est l’Apocalypse. Tout flambe, tout explose sous la violence des grévistes. A Jumet, le château du patron subit le même sort. Le 27 mars, à Roux, c’est la tragédie. La troupe tire, on relève neuf morts. Les correspondants de presse évoquent Germinal. Jean Volders proclame dans le Peuple : « Ils l’ont eu nos gouvernants le sang qu’ils désiraient, la sang dont ils avaient soif. Mais il faut que ce sang-là féconde la moisson que la socialisme prépare… ».

Partout, les revendications des travailleurs exigent d’abord plus de considération. Il est fait trop peu de cas de la vie du mineur. Maladies de poitrine, pleurésies lui sont fréquentes. Il est traité comme une bête de somme, évincé par des ouvriers étrangers plus malheureux encore. L’emploi est précaire. S’il se présente à la fosse, il ne descend qu’une fois sur deux. Il ne s’aperçoit des baisses de salaire qu’au moment de la paie. La patron retient indûment le carnet de travail. Tels sont les griefs. On demande l’amélioration des caisses de pension et de secours. Mais la patronat excelle dans l’art de semer la division, de jouer de l’embauche et du renvoi, de recourir à l’importation de houille étrangère. On note cependant quelques concessions. Les pouvoirs publics s’entremettent et, dès le début avril, les esprits se refroidissent. La bourrasque retombe, l’émeute n’a pas engendré l’insurrection. Les travailleurs qui en trouvent retournent au travail, vaincus, mais fiers de leur force soudain révélée. »

Extraits de : « 1886 La Wallonie née de la grève » , M. Bruwier, N. Caulier-Mathy, C. Desama, P.Gérin, éd Labor, Bruxelles, 1990, p.45 à 47

 

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Squattons les bleds !

 

Ce petit texte à pour but de pousser les milieux militants, libertaires et alternatifs de Belgique et d’ailleurs sur la centralisation de fait du militantisme. En effet quand les anars de belgique francophone font une manif, c’est à Bruxelles ; quand ils tractent, collent, gueulent c’est encore à Bruxelles ; quand des squatteurs souhaitent ouvrir un lieu alternatif c’est encore et toujours bruxelles ou à la limite gand et liège…

 

Pendant ce temps-là…

 

Pendant ce temps, les fachos, eux, malheureusement n’hésitent pas à tracter, à lobotomiser même jusque dans le bled le plus paumé du monde (arg).

Pendant ce temps des tas batiments industriels ou communaux, d’habitations et autres restent désespérément vides dans toute la wallonie (dont énormement dans les provinces de hainaut, namur et liège) et ailleurs.

Pendant ce temps, dans de nombreuses petites villes et villages, les gens bossent ou s’emmerdent et pourraient bien aller faire l’une ou l’autre activité dans un squat.

 

Il ne faut pas non plus oublier qu’une révolution, qu’un grand changement ne peut exister dans les grandes villes si la campagne ne se soulève pas elle aussi. En effet, la ville dépent entiérement de la campagne, on ne cultive pas ou peu en ville, on ne produit pas d’aliments, ni de bois, ni de quelques matières première que se soit. Il est donc également important de faire des liens, des rencontres avec les campagnards.

 

Dans les bleds aussi les possibilité de militer, de squatter, de vivre, existent. Le potentiel révolutionnaire peut plus rapidement devenir plus important que dans une grande ville.

 

L’information est moyennement noyée, les manifestations et tractages sont bien plus visibles et pousseront bien plus à la réflexion dans une petite ville où il ne se passe jamais rien de ce genre (et où, du coup, tout le monde en parlera) que dans une grande ville où il y a 10 manifs par jours. Ce qui peut dans certain cas créer des débats et susciter des réflexions intéressantes.

 

Les petites villes et villages permettent aussi aux squatteurs d’avoir plus facilement accès à un grand jardin ou un terrain en friche pour y installer un potager collectif.

SQUATTE LES BLEDS !

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Snowgames un projet absurde, mégalomane et … qui patauge

Ce projet datant de 1999 consiste à vouloir créer un immense complexe de ski indoor (le plus grand d’Europe) dans une ancienne de porphyre à Lessines. En l’occurence il s’agit de la carrière Cosyns qui a été déclassé (sic) de zone naturelle protégée à zone de loisirs en 2002.

 

Ce projet mégalomane risque de détruire une zone à la biodiversité importante, de nombreuses espèces d’oiseaux et de plantes protégées ainsi qu’un plan d’eau reçelant certain microorganismes unique en Belgique. Qui plus est ce projet est extrement couteux et aura une consommation énergétique monstre pour refroidir les millions de m³ de la carrière. Tout ça pour quoi ? Pour faire du ski… à Lessines ?!? Et surtout pour rapporter de l’argent à des promoteurs véreux qui ont d’ors et déjà commencé à pollué la carrière alors même que l’infaisabilité du projet se fait de plus en plus flagrante.

 

Petit historique :

  • 1999 : Naissance du projet Snowgames
  • 2002 : Le ministre de la forêt déclassifie le site de la carrrière en zone de loisirs
  • 2006 : Un permis unique est déliveré au projet le 2 mai
  • 27 Mars 2008 : Prolongation d’un an du permis unique
  • Mai 2008 : Deux riverains introduisent un recour au Conseil d’État pour annuler la prolongation de la validité du permis unique
  • Octobre 2009 : L’Unité de répression des pollutions ordonne la cessation d’activités sur le site
  • Décembre 2009 : Le ministre de l’environnement annule cette ordonnance
  • Juillet 2010 : Suite à des remarques sur la nature des matériaux utilisés pour les remblais par l’URP qui considère que le site est exploité comme centre d’enfouissement technique, le fonctionnaire sanctionnateur régional décide d’infliger 20.000€ d’amende administrative à chaque associé de VIDEL, chargé du remblayage.
  • Mai 2011 : Le collège communal octroye un permis d’urbanisme pour l’aménagement d’une zone de parking sur l’ancienne carrière Notté.
  • Novembre 2012 : La ville de Lessines octroye un nouveau permis unique à la SA Snowgames
  • Juin 2013 : Le promoteur du Snowgames ainsi que 2 patrons de sociétés de transports de déchets comparaissent devant le tribunal correctionel de Tournai pour une contravention au décret du 27 juin 1996 relatif aux déchets, pour avoir exploité un établissement de classe 2 sans permis d’environnement et pour avoir omis d’observer les conditions générales du permis unique concernant la gestion d’un centre de tri.
  • Le tribunal correctionnel de Tournai juge les poursuites irrecevable

 

Non au Snowgames !

 

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(Vidéo) Violence policière à Anderlecht

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