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La presse écrite au main de la bourgeoisie…

Cela fait bien longtemps que l’on ne se fait plus d’illusion sur la prétendue neutralité de la presse écrite. Neutralité de toute manière complètement impossible puisque la simple nécessité de sélectionner quelles informations vont ou non être diffusée implique une forte subjectivité.

Au contraire, cette objectivité s’avère tenir de la manipulation. En effet quand on s’affiche comme étant neutre et fiable, il en résulte auprès de « l’opinion publique » une croyance démesurée et non-critique de ce que peux dire la presse mainstream (Si ça parait dans Le Soir, c’est forcement vrai…)

Outre le fait que la plupart de ces médias ont pour contenu majoritaire de la publicité et des dépèches Belga recopié à l’identique jusqu’à en avoir la nausée. Et que d’autres ont fait de leur fond de commerce les faits-divers inintéressant le tout accompagné d’un discours populiste anti-migrants, sexistes et sommes toutes profondément réactionnaire.

La plupart des gros titres de la presse écrite appartiennent à 2 grands groupes: Rossel et IPM. On voit dès lors mal comment l’on pourrait parler de pluralité de la presse écrite.

A plus fortes raisons que la presse écrite dépend fortement, d’un point de vue financier, des ressources publicitaires. Il est difficilement imaginable qu’un journal flingue la réputation d’une entreprise qui le finance…

Ces groupes possèdant la presse écrite ont également des actionnariat dans l’audiovisuel (Les chaînes TV du groupe RTL dans le cas de Rossel et IPM, BeTv pour Nethys)….

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Namur : la lutte des mendiant.e.s et sans-abris contre la répression bourgeoise d’état.

Vu sur Indymedia Bruxelles

La ville de Namur essaye depuis plusieurs années de cacher et de réprimer les pauvres présents dans ses rues. Première tentative en 2014 avec une loi anti-mendicité, interdisant la mendicité dans le centre de Namur et réservant le droit à la Police de confisquer les sous récoltés par les mendiant.e.s si celleux-ci se retrouvaient à tout de même faire la manche. Cette loi fût suspendue par le conseil d’Etat en 2015.

1er juillet 2017, même rengaine, la ville remet cette loi sur le tapis pour une durée de trois mois, c’est-à-dire la durée touristique. Il faut savoir que Namur, capitale de la Wallonie, ne compte scandaleusement qu’un seul abri de nuit avec 33 misérables places qui ferme ses portes annuellement du 22 juillet au 21 août. Il n’y a aucun abri de jour et très peu d’aide mises en place pour les sans-abris.

La Ville ne se cache plus, c’est un fait les pauvres dérangent, les politiques préfèrent investir 600.000 euros dans la construction inutile d’un téléphérique et 50 millions pour de gros travaux sur la gare dans le but de construire un centre commercial obsolète au centre de la ville. Namur veut que sa ville soit bien propre et bien bourgeoise, que les clients et les touristes ne soient pas dérangés par la vue de personnes vivant dans la précarité, que les bourgeois puissent continuer à croire malhonnêtement que la misère n’existe pas, à se voiler la face et à faire leur shopping écœurant pendant que les mendiant.e.s ne pourront peut-être pas s’acheter leurs biens de première nécessité.

Mais dans cette petite ville habituellement si passive, les sans-abris ne se laissent pas faire, un vendredi de début juillet une occupation des mendiant.e.s a eu lieu place d’Armes, leur but était de protester contre la loi anti-mendicité, de sensibiliser les passant.e.s et de rester sur cette place de passage un week-end symbolique. Mais le samedi la place fût évacuée avec la délicatesse policière bien connue, un mendiant ne voulant pas quitter sa tente s’est fait frapper, étranglé et arrêté, seul face à 10 policiers.

La lutte continue et le Collectif Mendiant.e.s D’Humanité, regroupant des mendiant.e.s namurois.e.s, a depuis une semaine ouvert divers squat dans la ville, dont deux occupations a forte symbolique se trouvant dans des anciens commerces abandonnés depuis 4 ans à cause de la construction d’un futur centre commercial à cet endroit, qui détruira également le Parc Léopold et ses plusieurs arbres centenaires. Le désormais « Squat Léopold » héberge chaque soir entre 30 et 40 sans-abris, il répond aux besoins d’hébergement d’urgence que la fermeture de l’unique abri de nuit a causé. Même si celui-ci a réouvert ses portes ce soir, les mendiant.e.s et sans abris occupant les bâtiments sont bien décidé.e.s à ne pas lâcher la lutte et à tout faire pour garder ces lieux ouverts, y faire des activités, créer un Centre Associatif Précaire et de nouveau sensibiliser la population. L’autogestion est déjà mise en place, un règlement de base a été écrit par les occupant.e.s, pas de drogues, pas d’alcool, pas de cigarette dans les lieux et le bien-être collectif prévaut sur le bien-être individuel. Par ce biais iels dénoncent également les causes de la précarité, les loyers beaucoup trop élevés et le nombre de logements vides. Ce lieu permet aussi aux personnes sans-abris de pouvoir être au calme pour faire leurs papiers administratifs ou autre, ce qu’iels ne peuvent faire dans l’abri de nuit qu’iels doivent quitter pour 7h30 chaque matin.

Le combat n’est pas fini car la Ville de Namur fait circuler des flyers abjectes avec un plan de la ville disant dans quelles rues la mendicité est interdite jusqu’au 30 septembre, ces rues englobent la quasi-totalité des rues du centre. La description de celui-ci montre à quel point les autorités et politiciens sont décomplexés et n’ont plus aucun mal à dire clairement que les pauvres les dérangent. Ils nous disent que Namur est une ville agréable pour se promener, où les habitants et touristes aiment apprécier le centre-ville en été et s’y balader paisiblement mais qu’ils sont infortunés par des personnes les interpellant pour leur argent … Les pauvres petits riches qui ne peuvent même plus marcher avec leurs fringues de marques sans qu’un vrai pauvre vienne leur faire les poches !

Le « Squat Léopold » est ouvert toute la journée, toute personne en soutien est la bienvenue pour venir discuter et rencontrer les occupant.e.s, tout soutien physique ou matériel est bon à prendre, iels sont à la recherche de personnes pouvant rendre des services tels que : vétérinaire, infermier.e, mais aussi d’une série de matériel de première nécessité : du savon, des serviettes hygiéniques, des rasoirs, de la mousse à raser, du matériel et des produits de nettoyage, des essuis, des brosses à dents, du dentifrice, des croquettes pour chiens, des couvertures, matelas, coussins, des sous-vêtements neufs, chaussettes … Le Square Léopold est à deux pas de la gare de Namur.

Soutien pour tout.e.s les mendiant.e.s et sans abris !
Les pauvres ne sont pas des déchets !
Partage des richesses, la précarité et son monde sont à abolir !

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(Argentine)Disparition du compagnon Santiago Maldonado suite à l’intervention de la gendarmerie contre la communauté mapuche de Cushamen

Depuis le 1er août notre compagnon anarchiste Santiago Maldonado a disparu à la suite d’une violente intervention de la gendarmerie contre la communauté mapuche Lof en resistencia de Cushamen (province de Chubut).

Le compagnon était venu soutenir la lutte du peuple Mapuche pour récupérer leurs terres. Ce 1er août à 7h du matin une centaine de gendarmes ont débarqué dans la communauté en tirant des balles en caoutchouc, des plombs et des gaz lacrymogènes. Des témoins qui avaient réussi à traverser la rivière ont vu Santiago Maldonado, toujours sur l’autre rive, se faire attraper, frapper et emmener par les gendarmes.

Depuis cette disparition d’état, on n’a aucune nouvelle de lui.

Celle-ci a eu lieu dans un contexte de persécution contre les communautés Mapuche de la part du gouvernement de Mauricio Macri, du pouvoir judiciaire et du cabinet du ministère de la sécurité.

Profitons en pour rappeler le lors de Benetton dans le pillage des terres Mapuches, qui possède un énorme territoire de 900.000 hectares en Patagonie, dont le terrain où se trouve le Lof en resistencia. Ces 900.000 proviennent de la conquête du désert, une violente campagne du gouvernement argentin pour asseoir sa domination sur la Patagonie. Des milliers de Mapuches ont été assassiné.e.s et les terres données à une compagnie anglaise : la Southern Argentinian Land Company. En 1991, elles ont finies entre les mains de Benetton.

Ce n’est pas non plus la première fois qu’une violente répression s’abat contre les Mapuches occupant des terres appartenant officielement à Benetton. Déjà au mois de janvier les forces armées avaient pris d’assaut le Lof en resistencia.

Manifestations et actions directs

Des manifestations pour réclamer sa réapparition en vie, ont eu lieu en Argentine, Uruguay, Colombie,…

Manif à Buenos Aires

A Buenos Aires, ce 4 août les vitres de la maison de la province de Chubut ont volés en éclat.

Espérons que notre compagnon réapparaisse vivant!

A bas l’état et ses sbires!

Solidarité avec le peuple Mapuche en lutte!

 

 

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Décentraliser le net: (I) Les dangers de la centralisation

Internet était vu à la base pour être « le réseau des réseaux », une vision fondamentalement décentralisé.

Pour autant l’évolution du net n’est pas du tout aller vers la décentralisation bien au contraire. Il est aujourd’hui principalement entre les mains de grosses sociétés multi-nationales tels que Google, Facebook, Apple ou Microsoft. Les hébergements de sites internet se font sur d’énormes data-center (et pour le coup Wallonie Libertaire ne déroge pas à la règle). Les fournisseurs d’accès internet sont fort peu nombreux et tiennent aussi du quasi-monopole bien qu’on ait vu apparaître dans certaines régions des fournisseurs d’accès alternatifs et associatifs.

Censure et surveillance généralisé

Les plus graves problèmes de cette centralisation à outrance sont sans aucun doute la censure et la facilitation de la surveillance généralisé de l’usage d’internet.

Google, Facebook et autres, adaptent leurs publicités à l’usage que vous faites d’internet. Ils vont pour se faire analyser vos mails, vos recherches, vos publications pour adapter la publicité à vos centres d’intérêts présumés.

Bien entendu, cela facilite aussi la surveillance gouvernemental, il est bien plus facile demander des masses d’informations à Google, que de devoir aller les chercher plic-ploc un peu partout.

La censure est elle aussi largement facilité. Si l’un des géants du net décide brusquement de changer ses algorithmes pour défavoriser certains types de contenus, la visibilité de ceux-ci sera grandement impacté.

De plus le nombre peu élevé de FAI, facilite également cette censure. (qui en belgique, se fait principalement via les serveurs DNS, ce type de censure est facile à contourner)

Le partage de fichier et plus particulièrement le P2P et son protocole le plus utilisé Bittorent est particulièrement impacté par cette censure notamment à cause l’aspect centralisé des trackers.

Pourtant comme nous verrons dans un prochain article, il existe des alternatives décentralisés permettant d’éviter ces désagréments bien qu’étant aujourd’hui encore peu utilisé.

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Okupa: Chronique d’une lutte sociale

Analyse et réflexions sur les Occupations à Barcelone.
Le film commence avec l’expulsion du Centre Social Occupé Cine Princesa en 1996 pour continuer jusqu’en 2008…​

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Docu: Trainsquatting VOSTFR

Petit docu sur des squatteur.euse.s en Slovénie.

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Réglement anti-mendicité à Namur: écraser les pauvres pour plaire aux touristes

3 ans après le premier règlement anti-mendicité de 2014 qui avait par ailleurs été suspendu par le conseil d’état, un nouveau règlement visant  à interdire la mendicité dans tout les axes commerciaux et touristiques de Namur, Salzinnes, Jambes, Bouge et Saint-Servais.

Ce règlement est en vigueur depuis le 1er Juillet et ce pour une durée de 3 mois. Le but de ce règlement est clair au vue des dates et des zones visées: Faire place net, relégué la misère là où elle ne sera pas visibles de ces touristes qui viennent les poches pleines à craquer pour flâner sur la citadelle et dépenser leurs pognons dans le centre-ville. Pour la ville de Namur, il ne faudrait surtout pas que ces braves touristes ne soient incommodé par la vue de la pauvreté… Dès lors la réaction de la ville n’est on ne peux plus clair: dehors les pauvres, nous on veux du frics à tout prix…

En plus de ce règlement abjecte la ville de Namur va fermé l’abri de nuit du 22 Juillet au 22 août…

Par ailleurs rappelons que pendant que la ville chasse les mendiant.e.s, elle investi également beaucoup d’argent dans la gentrification, le tourisme et le commerce. La ville se dit par exemple prête à dépenser 600.000€ par an pour le projet de téléphérique sur la citadelle… Avec une telle somme, il y aurait sans aucun doute de quoi largement augmenté les places et conditions d’accueils dans l’abri de nuit…

Rappelons également qu’en Wallonie, il y aurait plus de 30.000 logements vides pour près de 8.000 SDF. Bien entendu, tout.e.s les mendiant.e.s ne sont pas SDF et tout.e.s les SDF ne sont pas mendiant.e.s. Mais cela montre une fois de plus, que si une tel misère existe, si des gen.te.s se retrouvent à devoir mendier et/ou dormir dans la rue, ce n’est pas dû à un manque de logements, de nourritures (les poubelles de nos supermarchés regorgent de nourriture encore consommable mais plus d’une fois des gen.te.s se sont retrouvé.e.s accusé.e.s de … vol pour s’être servi de cette nourriture destiné.e à être gaspiller) ou de quoi que ce soit d’autres. Non, nous sommes ici en Europe dans une société de sur-abondance et de gaspillage. La misère elle existe à cause d’une volonté politique, à cause de la logique de profit du capitalisme. Certain.e.s se goinfrent et jettent à tout va pendant que d’autres crèvent la misère.

Mobilisation des mendiant.e.s

Les mendiant.e.s namurois.e.s semblent bien décider à ne pas se laisser faire !  Ielles avaient décidé d’occuper la place d’Armes vendredi soir. Samedi après-midi, ielles en ont été violemment délogé.e.s par la police. Évidement, dans la logique de la Ville, une protestation de mendiant.e.s en plein centre était inacceptable. Cela va complètement à l’encontre de leur but de les invisibilisé.e.s pour donner aux touristes l’image d’une ville bien « propre », bien bourgeoise où la misère n’existe pas… Les mendiant.e.s ont exprimé.e.s leur souhait de maintenir une mobilisation jusqu’à l’abrogation de règlement malgré les miettes de pain jetés par la commune qui a promis de toléré la mendicité pendant… 3 semaines (!!) sur les 3 mois d’interdiction.

Celleux qu’on devrait chasser de Namur ce ne sont pas les mendiant.e.s, c’est plutôt tout.e.s ces politicien.ne.s, promoteurs immobiliers, bourgeois.e.s et autres rapaces du secteur touristique.

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L’insurrection de Mars 1886 en wallonie.

L’insurrection de mars 1886 fût certainement l’un des événements les plus marquants dans l’histoire des luttes sociales et du mouvement anarchiste en wallonie. Pourtant cet événement majeur reste souvent peu connu (y compris dans le milieu libertaire) et bien souvent absent des manuels scolaires d’histoire. On se doute bien de la raison de cette absence sur les bancs de la machine à formater de bon.ne.s citoyen.ne.s qu’est l’école. Parler de luttes et d’insurrection, sa fait mauvais genre et sait-on jamais que cela pourrait donner des envies de révoltes…  Et puis ne dit-on pas que l’histoire est écrit par les vainqueurs…

Il est aussi intéressant d’observé le côté extrêmement spontané, très imprévisible et non-cadré tant par les partis politiques (Bien que le  jeune POB récupérera en partie les événements à son compte, mais cela après leur déroulement)  que par les syndicats encore peu puissant à l’époque de ce qui fût l’une des premières et des plus marquantes révolte ouvrière du pays.

Elle fût également très violemment réprimé.

Le contexte de 1886

La « révolution industrielle » avait commencé très tôt en wallonie  (dès 1770).  Entre 1850 et 1875, c’est le boom de l’industrialisation, la production est multiplié par plus de 3.

Une part immense dans la population travaille dans les secteurs industriels de la houille, du fers et de l’industrie textile (principalement  à Verviers pour cette dernière).

Cette industrialisation provoque des changements assez brutaux dans le paysage wallon voyant apparaître massivement terrils, haut-fourneaux, corons et carrières.

Ce développement économique fulgurants enrichira une bourgeoisie francophone et majoritairement Bruxelloise. A l’époques, les ouvrièr.e.s ne parlent que rarement français. Ielles s’expriment en wallon, picard, gaumais ou flamand. Le français, qui est une langue très codifié sert de signe de ralliement et d’identité commune à la bourgeoisie qu’elle soit flamande, wallonne ou bruxelloise.

Cette forte et rapide industrialisation créera un besoin important de chair-à-patrons pour les bourgeois. Ces travailleur.euse.s viendront d’abord des milieux ruraux wallons puis de la paysannerie flamande.  Grâce à l’exploitation de celleux-ci, la belgique deviendra la deuxième puissance industrielle mondiale.

Cette puissance de l’industrie profitait bien évidement uniquement à la bourgeoisie. La condition sociale des ouvrièr.e.s de l’époque était pour le moins épouvantable… Journée de travail durant de 12 à 14h,  aucune forme de protection, travail des enfants y compris à bas âge… L’abondance de main-d-oeuvre permettait aux patrons de maintenir des salaires très bas. Seul une partie du salaire était payé en argent, le restant étant payé en bon pouvant uniquement être utilisé dans des boutiques appartenant… au patron bien entendu. L’utilisation obligatoire du livret de travail permettait également un contrôle important sur celleux-ci. Ce carnet comprenait des notes sur le comportement de l’ouvrièr.e, permettant aux patrons d’identifier les plus récalcitrant.e.s et contestataires… L’alcoolisme était omniprésent.

Ces conditions s’était encore empiré suite à une crise économique qui débuta dans les années 1880.

Malgré cette misère, les pauvres s’étaient jusqu’à présent montré.e.s de manière générale relativement docile. Le POB (ancêtre du PS) était né en 1885 et faisait lui bien attention de rester dans la légalité… Même si les grèves générales qu’il lancera entre 1890 et 1913 échapperont parfois de son contrôle.

Mais ce calme n’allait pas durer…

A Liège…

Le 18 Mars 1886, un groupe anarchiste liégeois lance un appel pour une manifestation Place Saint-Lambert et un meeting à l’occasion des 15 ans de la Commune de Paris (qui dura du 18 Mars 1871 jusqu’à la Semaine Sanglante du 21-28 Mai 1871).

Les affiches montraient déjà un ton très combatif, on pouvait y lire: « Que chacun apporte un revolver. Alors en avant ! ».

Personne ne s’attendait à l’ampleur qu’allait prendre cette manifestation. Le Bourgmestre-sénateur de Liège décide avec l’avis du commissaire en chef, des 7 commissaires de police de quartiers et des chefs d’industries que la manifestation ne serait pas interdite. En effet, selon-eux, la classe ouvrière liégeoise était d’esprit et le groupe anarchiste de faible importance.

Les anarchistes, elleux-même ne s’attendaient pas à voir plus d’une centaine de personnes.

Pourtant le jours même, ce sont 2 à 3.000 personnes qui se trouvent rassemblé sur la Place.  De classique slogans anti-cléricaux tel que  » A bas la calotte! »,  se mêlaient à d’autres beaucoup plus offensifs :  » A bas les capitalistes ! A bas les bourgeois ! » , « Massacre, massacre ! Révolution ! « ,  » A bas la propriété ! « ,  » A bas les riches !  » et de bon vieux « Vive l’anarchie! ».

Un orateur se met sur les épaules d’autres manifestant.e.s et lance au milieu du bruit de la foule:  « Toutes les marchandises dans les magasins, vous les faites et vous n’en jouissez pas ! Vous mourez de faim avec vos femmes et vos enfants et vous laissez là toutes ces richesses… Vous n’êtes que des lâches. » . La suite des événements nous montrera que son appel aura été entendu….

La foule s’élance et lorsqu’elle arrive dans les quartiers riches de la ville, elle y exprime joyeusement sa colère. Les vitres des magasins, honteux étalage de l’opulence de la bourgeoisie volent en éclat et sont allègrement pillés.

La manifestation arrive ensuite au Café nationale où est prévu le meeting. La salle du café est bien trop petite pour accueillir tout ce monde, seul 400 personnes arrivent à rentrer. Le reste de la foule, restée à l’extérieur brise des vitres et des réverbères à l’aide de pierre.

Des orateurs aux intentions diverses appellent à tour de rôle à l’accalmie ou à l’insurection… Les gen.te.s présent.e.s à l’intérieur sortent ensuite du café. Un anarchiste liégeois, Edouard Wagener, hurle « C’est la dynamite qui doit avoir raison des propriétaires. Ventre affamé n’a pas d’oreilles. Celui qui crève de faim, nom de dieu, doit le prendre où il le trouve… la faim justifie le vol et le pillage !« .

La foule repasse la Meuse harcelée par la police, la gendarmerie et les charges de la cavalerie. Des pavés brisent de nouveau les devantures de magasins, les pillages reprennent de plus belles et du pétrole enflammé est lancé sur les gendarmes à cheval. Des coups de feu sont échangés.

Affrontements et pillages se prolongent durant la nuit jusqu’à 3h du matin. Bilan: 17 blessés, dont 6 du service d’ordre, une cinquantaine d’arrestations, 104 immeubles endommagés.

Le lendemain, les mineurs du Charbonnage de la Concorde à Jemeppe-sur-meuse se mettent en grève. Les vitres de la maison du Directeur volent en éclats.

Le 20 mars la grève s’étend sur tout le bassin liégeois. C’est l’effervescence. Les autorités ramènent une véritable petite armée de policiers, gendarmes, chasseurs-éclaireurs de la garde civique. Des renforts sont appelés des 4 coins du pays. Le bassin de Seraing est en état de siège.  A Liège même une agitation sporadique persiste. Dans la banlieue les symboles de l’autorité et de la prospérité bourgeoise sont pris à parti. Les piquets de grèves collectent des vivres au près des paysans locaux solidaires. Les socialistes tentent, en vain, dans des meetings d’appeler au calme.

Le 22 Mars à Tilleur, des officiers ordonnent d’ouvrir le feu. Trois personnes sont tuées et de nombreuses autres blessées.

Les cellules regorgent de prisonnier.e.s et le 24 Mars, le tribunal correctionnel de liège faisant son sale travail répressif condamne une quarantaine de prévenu.e.s à 4 à 16 mois de prisons pour avoir pris part aux événements du 18 Mars.  En tout 77 condamnations seront prononcées pour cette affaire.

Dans les jours qui suivent le mouvement finit par s’essouffler de lui même dans la région liégeoise.

Mais ce n’en n’est pas fini pour autant…

Dans le Hainaut

Le 25 Mars, la grève gagne les bassins houillères du Hainaut. D’abord les mineurs de Fleurus se mettent en grève. Ensuite ils formeront des cortèges allant de mine en mine pour faire débrayer leurs collègues.

Le lendemain, des piquets volant s’organisent  t arrêtent les laminoirs, les fonderies et les verreries de la région.

La grève devient générale dans les 3 principaux pôles industrielles du Hainaut: Charleroi, le borinage et le centre.

Les verreries seront les cibles privilégiées des insurgé.e.s hennuyer.e.s.

A la glacerie Monseu à Roux, 5.000 mètres de glaces sont fracassées. Le bureau central est incendié.

A Lodelinsart, les verreries Baudoux flambent. Tandis qu’à Jumet, c’est le château du patron (Eugène Baudoux) qui est d’abord pillé par la foule puis lui aussi incendié.

Dès le 27 Mars, la répression s’abat là aussi. 22 000 réservistes de l’armée sont appelés en renfort et le lieutenant-général van der Smissen est chargé de rétablir l’ordre (sa ne s’invente pas… Pour celleux qui ont eu le malheur d’avoir côtoyer son homonyme…) . Sous ses ordres, une vingtaine d’insurgé.e.s sont tué.e.s dont 12 dans la tristement célèbre fusillade de Roux (près de Charleroi) le 29 mars 1886…

Le 30 Mars, comme un dernier soubresaut de l’insurrection, les carrières d’Antoing, Lessines et Ecaussines se lancent dans une courte grève.

Au cours des mois qui suivent, la répression judiciaire continuera à s’abattre sur des centaines d’ouvrièr.e.s. Les peines de prisons pleuvent.

Deux membres très actifs de l’Union Verrière Oscar Falleur et Xavier Schmidt serviront d’exemples et seront condamnés lors du procès des incendies de la verrerie et du château Baudoux à 20 ans de travaux forcés.

Une nouvelle grève éclatera dans le Hainaut et à Liège en mai 1887 pour réclamer le suffrage universelle et la libération des prisonnier.e.s de 1886. Ielles obtiendront la libération de celleux-ci un mois plus tard.

S’en était finit de l’insurrection de 1886 mais son souvenir marquera les mémoires pour longtemps. Sous la législature de 1886-1887 apparaîtront les premières lois sociales. Gouvernements et patrons se sont sentis obligés de lâcher quelques miettes de pains pour calmer les esprits…

 

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Le Ieperfest invite un groupe homophobe…

Le Ieperfest, un des plus gros festival de hardcore, a décidé d’invité cette année le groupe homophobe et islamophobe « Impaled Nazarne ».

Le groupe en question a des paroles particulièrement gerbantes (préparer votre seau pour vomir), affirmant que le SIDA est une punition contre les gays et incitant au viol des lesbiennes (sic):

“Why should we tolerate pansy faggot shit
Not even in an animal world, male sucks male dick
Crawl back under the rock you faggots came from
This is the real fucking world, fuck your inferior rights!
Zero tolerance, no fucking rights
Monkey fucks monkey, punishment is A.I.D.S
It is disgusting!!
Listen you fucking homo boys, your time has come
And if you are a lesbian, you still got a cunt to rape
It is unnatural!”

Ce festival a pourtant toujours affiché une attitude (visiblement uniquement de façade) de « No racism, sexism, fascism ».  L’orga du festival n’a jusqu’à présent pas déprogrammé ni réagit de quelques façon que se soit face aux réactions de nombreuses personnes outrées par cet programmation infâme.

Il est totalement intolérable de laisser passer ce genre de propos dans des milieux suposés combattre le racisme, le sexisme, le fascisme et l’homophobie… Il est dès lors important de mettre un maximum la pression sur l’orga du festival pour qu’ielle déprogramme ce groupe, ainsi que sur les autres groupes jouant à ce festival car accepté de jouer au côté d’un groupe avec des paroles aussi immondes c’est de fait tolérer et participer à la propagation des idées homophobes…

Aller à ce festival  si ce groupe de merde n’est pas déprogrammé, c’est aussi toléré l’homophobie…

Edit: Le groupe est finalement déprogramé!

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