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(Argentine)Disparition du compagnon Santiago Maldonado suite à l’intervention de la gendarmerie contre la communauté mapuche de Cushamen

Depuis le 1er août notre compagnon anarchiste Santiago Maldonado a disparu à la suite d’une violente intervention de la gendarmerie contre la communauté mapuche Lof en resistencia de Cushamen (province de Chubut).

Le compagnon était venu soutenir la lutte du peuple Mapuche pour récupérer leurs terres. Ce 1er août à 7h du matin une centaine de gendarmes ont débarqué dans la communauté en tirant des balles en caoutchouc, des plombs et des gaz lacrymogènes. Des témoins qui avaient réussi à traverser la rivière ont vu Santiago Maldonado, toujours sur l’autre rive, se faire attraper, frapper et emmener par les gendarmes.

Depuis cette disparition d’état, on n’a aucune nouvelle de lui.

Celle-ci a eu lieu dans un contexte de persécution contre les communautés Mapuche de la part du gouvernement de Mauricio Macri, du pouvoir judiciaire et du cabinet du ministère de la sécurité.

Profitons en pour rappeler le lors de Benetton dans le pillage des terres Mapuches, qui possède un énorme territoire de 900.000 hectares en Patagonie, dont le terrain où se trouve le Lof en resistencia. Ces 900.000 proviennent de la conquête du désert, une violente campagne du gouvernement argentin pour asseoir sa domination sur la Patagonie. Des milliers de Mapuches ont été assassiné.e.s et les terres données à une compagnie anglaise : la Southern Argentinian Land Company. En 1991, elles ont finies entre les mains de Benetton.

Ce n’est pas non plus la première fois qu’une violente répression s’abat contre les Mapuches occupant des terres appartenant officielement à Benetton. Déjà au mois de janvier les forces armées avaient pris d’assaut le Lof en resistencia.

Manifestations et actions directs

Des manifestations pour réclamer sa réapparition en vie, ont eu lieu en Argentine, Uruguay, Colombie,…

Manif à Buenos Aires

A Buenos Aires, ce 4 août les vitres de la maison de la province de Chubut ont volés en éclat.

Espérons que notre compagnon réapparaisse vivant!

A bas l’état et ses sbires!

Solidarité avec le peuple Mapuche en lutte!

 

 

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Décentraliser le net: (I) Les dangers de la centralisation

Internet était vu à la base pour être « le réseau des réseaux », une vision fondamentalement décentralisé.

Pour autant l’évolution du net n’est pas du tout aller vers la décentralisation bien au contraire. Il est aujourd’hui principalement entre les mains de grosses sociétés multi-nationales tels que Google, Facebook, Apple ou Microsoft. Les hébergements de sites internet se font sur d’énormes data-center (et pour le coup Wallonie Libertaire ne déroge pas à la règle). Les fournisseurs d’accès internet sont fort peu nombreux et tiennent aussi du quasi-monopole bien qu’on ait vu apparaître dans certaines régions des fournisseurs d’accès alternatifs et associatifs.

Censure et surveillance généralisé

Les plus graves problèmes de cette centralisation à outrance sont sans aucun doute la censure et la facilitation de la surveillance généralisé de l’usage d’internet.

Google, Facebook et autres, adaptent leurs publicités à l’usage que vous faites d’internet. Ils vont pour se faire analyser vos mails, vos recherches, vos publications pour adapter la publicité à vos centres d’intérêts présumés.

Bien entendu, cela facilite aussi la surveillance gouvernemental, il est bien plus facile demander des masses d’informations à Google, que de devoir aller les chercher plic-ploc un peu partout.

La censure est elle aussi largement facilité. Si l’un des géants du net décide brusquement de changer ses algorithmes pour défavoriser certains types de contenus, la visibilité de ceux-ci sera grandement impacté.

De plus le nombre peu élevé de FAI, facilite également cette censure. (qui en belgique, se fait principalement via les serveurs DNS, ce type de censure est facile à contourner)

Le partage de fichier et plus particulièrement le P2P et son protocole le plus utilisé Bittorent est particulièrement impacté par cette censure notamment à cause l’aspect centralisé des trackers.

Pourtant comme nous verrons dans un prochain article, il existe des alternatives décentralisés permettant d’éviter ces désagréments bien qu’étant aujourd’hui encore peu utilisé.

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Okupa: Chronique d’une lutte sociale

Analyse et réflexions sur les Occupations à Barcelone.
Le film commence avec l’expulsion du Centre Social Occupé Cine Princesa en 1996 pour continuer jusqu’en 2008…​

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Docu: Trainsquatting VOSTFR

Petit docu sur des squatteur.euse.s en Slovénie.

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Réglement anti-mendicité à Namur: écraser les pauvres pour plaire aux touristes

3 ans après le premier règlement anti-mendicité de 2014 qui avait par ailleurs été suspendu par le conseil d’état, un nouveau règlement visant  à interdire la mendicité dans tout les axes commerciaux et touristiques de Namur, Salzinnes, Jambes, Bouge et Saint-Servais.

Ce règlement est en vigueur depuis le 1er Juillet et ce pour une durée de 3 mois. Le but de ce règlement est clair au vue des dates et des zones visées: Faire place net, relégué la misère là où elle ne sera pas visibles de ces touristes qui viennent les poches pleines à craquer pour flâner sur la citadelle et dépenser leurs pognons dans le centre-ville. Pour la ville de Namur, il ne faudrait surtout pas que ces braves touristes ne soient incommodé par la vue de la pauvreté… Dès lors la réaction de la ville n’est on ne peux plus clair: dehors les pauvres, nous on veux du frics à tout prix…

En plus de ce règlement abjecte la ville de Namur va fermé l’abri de nuit du 22 Juillet au 22 août…

Par ailleurs rappelons que pendant que la ville chasse les mendiant.e.s, elle investi également beaucoup d’argent dans la gentrification, le tourisme et le commerce. La ville se dit par exemple prête à dépenser 600.000€ par an pour le projet de téléphérique sur la citadelle… Avec une telle somme, il y aurait sans aucun doute de quoi largement augmenté les places et conditions d’accueils dans l’abri de nuit…

Rappelons également qu’en Wallonie, il y aurait plus de 30.000 logements vides pour près de 8.000 SDF. Bien entendu, tout.e.s les mendiant.e.s ne sont pas SDF et tout.e.s les SDF ne sont pas mendiant.e.s. Mais cela montre une fois de plus, que si une tel misère existe, si des gen.te.s se retrouvent à devoir mendier et/ou dormir dans la rue, ce n’est pas dû à un manque de logements, de nourritures (les poubelles de nos supermarchés regorgent de nourriture encore consommable mais plus d’une fois des gen.te.s se sont retrouvé.e.s accusé.e.s de … vol pour s’être servi de cette nourriture destiné.e à être gaspiller) ou de quoi que ce soit d’autres. Non, nous sommes ici en Europe dans une société de sur-abondance et de gaspillage. La misère elle existe à cause d’une volonté politique, à cause de la logique de profit du capitalisme. Certain.e.s se goinfrent et jettent à tout va pendant que d’autres crèvent la misère.

Mobilisation des mendiant.e.s

Les mendiant.e.s namurois.e.s semblent bien décider à ne pas se laisser faire !  Ielles avaient décidé d’occuper la place d’Armes vendredi soir. Samedi après-midi, ielles en ont été violemment délogé.e.s par la police. Évidement, dans la logique de la Ville, une protestation de mendiant.e.s en plein centre était inacceptable. Cela va complètement à l’encontre de leur but de les invisibilisé.e.s pour donner aux touristes l’image d’une ville bien « propre », bien bourgeoise où la misère n’existe pas… Les mendiant.e.s ont exprimé.e.s leur souhait de maintenir une mobilisation jusqu’à l’abrogation de règlement malgré les miettes de pain jetés par la commune qui a promis de toléré la mendicité pendant… 3 semaines (!!) sur les 3 mois d’interdiction.

Celleux qu’on devrait chasser de Namur ce ne sont pas les mendiant.e.s, c’est plutôt tout.e.s ces politicien.ne.s, promoteurs immobiliers, bourgeois.e.s et autres rapaces du secteur touristique.

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L’insurrection de Mars 1886 en wallonie.

L’insurrection de mars 1886 fût certainement l’un des événements les plus marquants dans l’histoire des luttes sociales et du mouvement anarchiste en wallonie. Pourtant cet événement majeur reste souvent peu connu (y compris dans le milieu libertaire) et bien souvent absent des manuels scolaires d’histoire. On se doute bien de la raison de cette absence sur les bancs de la machine à formater de bon.ne.s citoyen.ne.s qu’est l’école. Parler de luttes et d’insurrection, sa fait mauvais genre et sait-on jamais que cela pourrait donner des envies de révoltes…  Et puis ne dit-on pas que l’histoire est écrit par les vainqueurs…

Il est aussi intéressant d’observé le côté extrêmement spontané, très imprévisible et non-cadré tant par les partis politiques (Bien que le  jeune POB récupérera en partie les événements à son compte, mais cela après leur déroulement)  que par les syndicats encore peu puissant à l’époque de ce qui fût l’une des premières et des plus marquantes révolte ouvrière du pays.

Elle fût également très violemment réprimé.

Le contexte de 1886

La « révolution industrielle » avait commencé très tôt en wallonie  (dès 1770).  Entre 1850 et 1875, c’est le boom de l’industrialisation, la production est multiplié par plus de 3.

Une part immense dans la population travaille dans les secteurs industriels de la houille, du fers et de l’industrie textile (principalement  à Verviers pour cette dernière).

Cette industrialisation provoque des changements assez brutaux dans le paysage wallon voyant apparaître massivement terrils, haut-fourneaux, corons et carrières.

Ce développement économique fulgurants enrichira une bourgeoisie francophone et majoritairement Bruxelloise. A l’époques, les ouvrièr.e.s ne parlent que rarement français. Ielles s’expriment en wallon, picard, gaumais ou flamand. Le français, qui est une langue très codifié sert de signe de ralliement et d’identité commune à la bourgeoisie qu’elle soit flamande, wallonne ou bruxelloise.

Cette forte et rapide industrialisation créera un besoin important de chair-à-patrons pour les bourgeois. Ces travailleur.euse.s viendront d’abord des milieux ruraux wallons puis de la paysannerie flamande.  Grâce à l’exploitation de celleux-ci, la belgique deviendra la deuxième puissance industrielle mondiale.

Cette puissance de l’industrie profitait bien évidement uniquement à la bourgeoisie. La condition sociale des ouvrièr.e.s de l’époque était pour le moins épouvantable… Journée de travail durant de 12 à 14h,  aucune forme de protection, travail des enfants y compris à bas âge… L’abondance de main-d-oeuvre permettait aux patrons de maintenir des salaires très bas. Seul une partie du salaire était payé en argent, le restant étant payé en bon pouvant uniquement être utilisé dans des boutiques appartenant… au patron bien entendu. L’utilisation obligatoire du livret de travail permettait également un contrôle important sur celleux-ci. Ce carnet comprenait des notes sur le comportement de l’ouvrièr.e, permettant aux patrons d’identifier les plus récalcitrant.e.s et contestataires… L’alcoolisme était omniprésent.

Ces conditions s’était encore empiré suite à une crise économique qui débuta dans les années 1880.

Malgré cette misère, les pauvres s’étaient jusqu’à présent montré.e.s de manière générale relativement docile. Le POB (ancêtre du PS) était né en 1885 et faisait lui bien attention de rester dans la légalité… Même si les grèves générales qu’il lancera entre 1890 et 1913 échapperont parfois de son contrôle.

Mais ce calme n’allait pas durer…

A Liège…

Le 18 Mars 1886, un groupe anarchiste liégeois lance un appel pour une manifestation Place Saint-Lambert et un meeting à l’occasion des 15 ans de la Commune de Paris (qui dura du 18 Mars 1871 jusqu’à la Semaine Sanglante du 21-28 Mai 1871).

Les affiches montraient déjà un ton très combatif, on pouvait y lire: « Que chacun apporte un revolver. Alors en avant ! ».

Personne ne s’attendait à l’ampleur qu’allait prendre cette manifestation. Le Bourgmestre-sénateur de Liège décide avec l’avis du commissaire en chef, des 7 commissaires de police de quartiers et des chefs d’industries que la manifestation ne serait pas interdite. En effet, selon-eux, la classe ouvrière liégeoise était d’esprit et le groupe anarchiste de faible importance.

Les anarchistes, elleux-même ne s’attendaient pas à voir plus d’une centaine de personnes.

Pourtant le jours même, ce sont 2 à 3.000 personnes qui se trouvent rassemblé sur la Place.  De classique slogans anti-cléricaux tel que  » A bas la calotte! »,  se mêlaient à d’autres beaucoup plus offensifs :  » A bas les capitalistes ! A bas les bourgeois ! » , « Massacre, massacre ! Révolution ! « ,  » A bas la propriété ! « ,  » A bas les riches !  » et de bon vieux « Vive l’anarchie! ».

Un orateur se met sur les épaules d’autres manifestant.e.s et lance au milieu du bruit de la foule:  « Toutes les marchandises dans les magasins, vous les faites et vous n’en jouissez pas ! Vous mourez de faim avec vos femmes et vos enfants et vous laissez là toutes ces richesses… Vous n’êtes que des lâches. » . La suite des événements nous montrera que son appel aura été entendu….

La foule s’élance et lorsqu’elle arrive dans les quartiers riches de la ville, elle y exprime joyeusement sa colère. Les vitres des magasins, honteux étalage de l’opulence de la bourgeoisie volent en éclat et sont allègrement pillés.

La manifestation arrive ensuite au Café nationale où est prévu le meeting. La salle du café est bien trop petite pour accueillir tout ce monde, seul 400 personnes arrivent à rentrer. Le reste de la foule, restée à l’extérieur brise des vitres et des réverbères à l’aide de pierre.

Des orateurs aux intentions diverses appellent à tour de rôle à l’accalmie ou à l’insurection… Les gen.te.s présent.e.s à l’intérieur sortent ensuite du café. Un anarchiste liégeois, Edouard Wagener, hurle « C’est la dynamite qui doit avoir raison des propriétaires. Ventre affamé n’a pas d’oreilles. Celui qui crève de faim, nom de dieu, doit le prendre où il le trouve… la faim justifie le vol et le pillage !« .

La foule repasse la Meuse harcelée par la police, la gendarmerie et les charges de la cavalerie. Des pavés brisent de nouveau les devantures de magasins, les pillages reprennent de plus belles et du pétrole enflammé est lancé sur les gendarmes à cheval. Des coups de feu sont échangés.

Affrontements et pillages se prolongent durant la nuit jusqu’à 3h du matin. Bilan: 17 blessés, dont 6 du service d’ordre, une cinquantaine d’arrestations, 104 immeubles endommagés.

Le lendemain, les mineurs du Charbonnage de la Concorde à Jemeppe-sur-meuse se mettent en grève. Les vitres de la maison du Directeur volent en éclats.

Le 20 mars la grève s’étend sur tout le bassin liégeois. C’est l’effervescence. Les autorités ramènent une véritable petite armée de policiers, gendarmes, chasseurs-éclaireurs de la garde civique. Des renforts sont appelés des 4 coins du pays. Le bassin de Seraing est en état de siège.  A Liège même une agitation sporadique persiste. Dans la banlieue les symboles de l’autorité et de la prospérité bourgeoise sont pris à parti. Les piquets de grèves collectent des vivres au près des paysans locaux solidaires. Les socialistes tentent, en vain, dans des meetings d’appeler au calme.

Le 22 Mars à Tilleur, des officiers ordonnent d’ouvrir le feu. Trois personnes sont tuées et de nombreuses autres blessées.

Les cellules regorgent de prisonnier.e.s et le 24 Mars, le tribunal correctionnel de liège faisant son sale travail répressif condamne une quarantaine de prévenu.e.s à 4 à 16 mois de prisons pour avoir pris part aux événements du 18 Mars.  En tout 77 condamnations seront prononcées pour cette affaire.

Dans les jours qui suivent le mouvement finit par s’essouffler de lui même dans la région liégeoise.

Mais ce n’en n’est pas fini pour autant…

Dans le Hainaut

Le 25 Mars, la grève gagne les bassins houillères du Hainaut. D’abord les mineurs de Fleurus se mettent en grève. Ensuite ils formeront des cortèges allant de mine en mine pour faire débrayer leurs collègues.

Le lendemain, des piquets volant s’organisent  t arrêtent les laminoirs, les fonderies et les verreries de la région.

La grève devient générale dans les 3 principaux pôles industrielles du Hainaut: Charleroi, le borinage et le centre.

Les verreries seront les cibles privilégiées des insurgé.e.s hennuyer.e.s.

A la glacerie Monseu à Roux, 5.000 mètres de glaces sont fracassées. Le bureau central est incendié.

A Lodelinsart, les verreries Baudoux flambent. Tandis qu’à Jumet, c’est le château du patron (Eugène Baudoux) qui est d’abord pillé par la foule puis lui aussi incendié.

Dès le 27 Mars, la répression s’abat là aussi. 22 000 réservistes de l’armée sont appelés en renfort et le lieutenant-général van der Smissen est chargé de rétablir l’ordre (sa ne s’invente pas… Pour celleux qui ont eu le malheur d’avoir côtoyer son homonyme…) . Sous ses ordres, une vingtaine d’insurgé.e.s sont tué.e.s dont 12 dans la tristement célèbre fusillade de Roux (près de Charleroi) le 29 mars 1886…

Le 30 Mars, comme un dernier soubresaut de l’insurrection, les carrières d’Antoing, Lessines et Ecaussines se lancent dans une courte grève.

Au cours des mois qui suivent, la répression judiciaire continuera à s’abattre sur des centaines d’ouvrièr.e.s. Les peines de prisons pleuvent.

Deux membres très actifs de l’Union Verrière Oscar Falleur et Xavier Schmidt serviront d’exemples et seront condamnés lors du procès des incendies de la verrerie et du château Baudoux à 20 ans de travaux forcés.

Une nouvelle grève éclatera dans le Hainaut et à Liège en mai 1887 pour réclamer le suffrage universelle et la libération des prisonnier.e.s de 1886. Ielles obtiendront la libération de celleux-ci un mois plus tard.

S’en était finit de l’insurrection de 1886 mais son souvenir marquera les mémoires pour longtemps. Sous la législature de 1886-1887 apparaîtront les premières lois sociales. Gouvernements et patrons se sont sentis obligés de lâcher quelques miettes de pains pour calmer les esprits…

 

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Le Ieperfest invite un groupe homophobe…

Le Ieperfest, un des plus gros festival de hardcore, a décidé d’invité cette année le groupe homophobe et islamophobe « Impaled Nazarne ».

Le groupe en question a des paroles particulièrement gerbantes (préparer votre seau pour vomir), affirmant que le SIDA est une punition contre les gays et incitant au viol des lesbiennes (sic):

“Why should we tolerate pansy faggot shit
Not even in an animal world, male sucks male dick
Crawl back under the rock you faggots came from
This is the real fucking world, fuck your inferior rights!
Zero tolerance, no fucking rights
Monkey fucks monkey, punishment is A.I.D.S
It is disgusting!!
Listen you fucking homo boys, your time has come
And if you are a lesbian, you still got a cunt to rape
It is unnatural!”

Ce festival a pourtant toujours affiché une attitude (visiblement uniquement de façade) de « No racism, sexism, fascism ».  L’orga du festival n’a jusqu’à présent pas déprogrammé ni réagit de quelques façon que se soit face aux réactions de nombreuses personnes outrées par cet programmation infâme.

Il est totalement intolérable de laisser passer ce genre de propos dans des milieux suposés combattre le racisme, le sexisme, le fascisme et l’homophobie… Il est dès lors important de mettre un maximum la pression sur l’orga du festival pour qu’ielle déprogramme ce groupe, ainsi que sur les autres groupes jouant à ce festival car accepté de jouer au côté d’un groupe avec des paroles aussi immondes c’est de fait tolérer et participer à la propagation des idées homophobes…

Aller à ce festival  si ce groupe de merde n’est pas déprogrammé, c’est aussi toléré l’homophobie…

Edit: Le groupe est finalement déprogramé!

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Condamné à perpétuité

Nl,Fr,Engl http://www.gettingthevoiceout.org/%ef%bb%bfcondamne-a-perpetuite/

Condamné à perpétuité

30/05/2017

Ça y est, la loi permettant d’expulser des ressortissants étrangers nés en Belgique entre en application et c’est avec Yassine que le gouvernement va « l’inaugurer », au nom de prétendues « mesures sécuritaires ».

36 ans et né en Belgique, Yassine a passé toute sa vie ici. Il est malheureusement passé par la case prison. Privé de travailler, il a été obligé de voler. Mais peu importent les raisons, l’enfermement n’est de toute façon pas une solution.

Il a subi une première tentative d’expulsion le 19 mai. Est-il nécessaire de préciser qu’encore une fois, les policiers ont fait usage de violences graves ? Yassine est traumatisé par ce contact pour le moins rapproché avec les policiers mais est surtout dans
l’incompréhension : il appartient à la société belge, il est né et a grandi ici. Que va-t-il faire au Maroc ?

Et à nos politiques qui verraient une pertinence quelconque à évoquer l’argument du « criminel » et du « sécuritaire » : La prison comme punition, on sait trop bien que ça ne marche pas.
Quant aux expulsions : éloigner pour se dé-responsabilier ? On passe à côté du problème. Yassine a purgé sa peine, l’expulser au Maroc, c’est le condamner à perpétuité.

Yassine est actuellement enfermé au centre fermé de Merksplas. Paniqué par l’expulsion qui approche, il s’est coupé avec des morceaux de verre.
Il pleure à chaque appel. Un épisode qui nous rappelle tristement les événements de Vottem il y a quelques semaines et tous les autres suicides ou tentatives de suicide dans les centres fermés.
Yassine est actuellement en isolement et est psychologiquement très fragile. A la violence psychologique de sa détention viennent s’ajouter des violences physiques. Son état ne lui permettra pas de résister à une nouvelle expulsion.

Il nous dit du fond de son cachot :« Ils ont vu mes coupures, ils ont vu,ils sont rentrés, ils m’ont encore frappé, ils m’ont encore menotté.J’ai mes doigts, je ne les sens même plus, maman… Mon pays, qu’est-ce qu’ils me font ? Ils n’ont aucune pitié… J’ai fini ma peine, maman ! »

Exclusion, répression et expulsion : ainsi notre gouvernement entend mener sa politique sécuritaire, il vient encore de le confirmer en annonçant la construction de 3 nouveaux centres fermés. A quel prix ? Au sacrifice de nos valeurs. Au détriment de l’humanité. Au péril de nos droits.

Nous devons, plus que jamais, montrer au gouvernement que nous refusons et que nous opposons une résistance à ces politiques répressives et inhumaines, avant que l’on ne puisse dire « si on avait su ». Ne faisons pas d’amalgame entre ce qui est légal et ce qui est juste. Cette
nouvelle loi relève d’une profonde injustice.

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Communiqué de presse des résistant.e.s du CSA. Le centre social anarchiste expulsé : Une résistance réprimée par la violence.

Communiqué de presse des résistant.e.s du CSA.
Le centre social anarchiste expulsé : Une résistance réprimée par la violence.

Le Centre Social Anarchiste

En un peu moins de deux mois, le nombre d’ateliers et d’initiatives n’ont fait qu’augmenter dans le Centre Social Anarchiste de Bruxelles. Les différentes tables d’hôte ont permis d’aider différentes luttes tout en partageant chaque semaine un délicieux repas préparé dans une atmosphère familiale à côté des ateliers de cirque ou de tattoo dans la cour certaines après-midi de soleil.
Plusieurs collectifs autonomes ont pu s’y organiser comme s’y détendre pendant des soirées jeux, des chorales anarchistes, des arpentages et lectures de texte, d’autres activités dans un espace en mixité choisie supercosy ou dans l’espace commun pour des projections sur différents thèmes tel que celui de la Palestine. De plus, des personnes de différents milieux ont pu partager ou apprendre parfois pour la première fois, aussi bien dans la soudure, l’auto-défense, le bricolage, l’art ou l’informatique. Par ailleurs, le lieu a permis à pas mal de personnes d’y trouver un toit tout en vivant en communauté avec des règles qui sont discutées ou remises en cause collectivement et d’héberger un groupe de sans-papier dans le bâtiment voisin également laissé à l’abandon par les mêmes nouveaux propriétaires en attendant d’obtenir un permis de démolition. Le centre social autogéré était (et sera) avant tout un espace d’échange de savoir et de pratique où chacun.e se réappropriait le lieu tout en rencontrant de nouvelles personnes en recherche de liberté, d’autonomie et de convergence.

 

L’alerte

Cela faisait environ une semaine que le Centre Social Anarchiste était en alerte d’expulsion suite aux pressions des renseignements généraux sur les propriétaires pour qu’ils entament au plus vite la procédure judiciaire et unilatérale en première instance afin de « se débarrasser des dangereux terroristes qui risquaient de mettre en danger la venue de Trump et le sommet de l’OTAN ».

Mais malgré la menace qui pesait sur nous, la dynamique du centre social n’a pas faibli, et les activités ont continuées à tourner dans une ambiance électrique et solidaire. Durant plusieurs jours, nous vivions dans l’incertitude, avec l’idée qu’une bande de brutes décérébrées pouvait débarquer à tout moment pour nous dégager de force ou de …force. Car aucun papier officiel ne nous est jamais parvenu. Jamais la justice ou la police ne comptait nous prévenir. Aucun huissier n’est venu ne fut-ce que déposer un papier sur la porte 24 ou 12 heures avant comme c’est le cas généralement pour n’importe quelle occupation. Alliés, la justice et les autorités avaient prévues de réprimer violemment les anarchistes et de les frapper par surprise.

Heureusement, des personnes anonymes ont finalement transmis l’information permettant aux différents groupes de s’organiser en urgence, la police « manquant d’effectifs pour attaquer mardi ont prévu d’expulser ce vendredi. ». Après de nombreuses discussions entre les occupant.es, le soutien et nos voisins sans-papier, certain.e.s ont décidé.e.s de résister à l’expulsion tandis que d’autres préféraient venir en soutien moral ou logistique. Pour nos frères de GSPR, ils n’avaient pas à partir de leur bâtiment avant une simple injonction de la police comme ça avait toujours été le cas pour eux.
En solidarité avec les sans-papier, les occupant.e.s du numéro 21 ont donc décidé de n’avoir aucun papier d’identité sur ell-eux. Comme tous les matins de la semaine, un petit-déjeuner anti-expulsion s’est tenu devant l’enseigne dès 6h. Malgré la fatigue et le stress dans lequel l’entièreté du groupe était plongé, la solidarité et les liens entre les personnes n’ont fait qu’augmenter en intensité.

L’expulsion 

Tandis que nous étions en train de nous demander si l’expulsion aurait réellement lieu en ce jour, l’alerte fût donnée à 13H20 : la police est là ! Au même moment, on pouvait déjà entendre résonner les bruits sourds et réguliers des béliers qui faisaient trembler tout l’immeuble. Pendant que des policiers essayaient en vain de s’acharner sur la porte d’entrée, de la peinture, des fruits pourris et de l’eau ont été lancées par la fenêtre par quelques personnes dans le but de ralentir l’ascension des forces de l’ordre et, il faut le dire, de décorer leurs sales cuirasses qui manquent un peu de couleurs.
Après de longs efforts, un groupe de robocops a finalement réussi à percer une brèche par une des vitrines du rez-de-chaussée et s’immiscer dans les escaliers, galérant à travers les barricades. Vers 14H30, l’ignoble et tristement connu commissaire Vandersmissen accompagné de sa bande de cerbères encasqués, armés de matraques et de gazeuses, pénètrent dans la dernière pièce du sommet du centre social et embarquent les 25 résistant.e.s qui s’y étaient regroupé.e.s.

Nous sommes alors colsonné.e.s et amené.e.s un.e à un.e dans les fourgons qui remplissent la rue, sous les regards des voisin.e.s et de 3 personnes venues en soutien qui seront violemment embarquées avec les autres. Sur le chemin du sommet du CSA jusqu’aux fourgons de police, plusieurs résistant.e.s seront violemment tiré.e.s dans les escaliers, jeté.e.s sur les murs et traité.e.s de « fils de putes » et d’autres douceurs du genre dont la flicaille a le secret.

La détention

Arrivé.e.s à la caserne de la police fédérale de la rue Royale, la fête peut commencer pour les flics. Ielles ricanent, chacun.e.s y va de son petit commentaire, ielles sont content.e.s, on est sur leur territoire, leur terrain d’ultime impunité et ielles le savent.
Nous sommes alors assis.e.s dans le hangar en deux files distinctes divisant filles et garçons (ou ce que la police interprète comme tel) collé.es les un.e.s contre les autres dans des positions volontairement inconfortables, en « colonne », le tout encadré d’une dizaine de policiers qui roulent des mécaniques. Nous nous verront tout.e.s refuser d’aller aux toilettes ou d’avoir à boire.
Après une longue attente, les premières personnes sont emmené.e.s individuellement. Sous la pression des arrêté-es qui, solidairement, hurlent « LAISSEZ-LE/LA PISSER ! » à répétition, la police commence par cell-eux qui demandent d’aller uriner. Toutefois, chacun.e sera reconduit.e dans le hangar plusieurs minutes après, les keufs prétextant que tant que les personnes refuseront de donner leur identité, elles ne pourront pas aller aux toilettes.
Tout cela dure un bon moment, plus de 3h pour les dernières personnes, les moqueries et les commentaires consternants fusent. Certains flics trouveront même amusant de déclencher des bruits de chasse d’eau sur leur smartphone face à une personne tremblant d’envie d’uriner. On a l’humour qu’on mérite, à la police fédérale.

Nous tenons bon, on rigole entre nous et on ne prête pas attention à la flicaille décérébrée qui nous entoure. Lassée par le refus général de donner son identité, la police entame les contrôles individuels. L’un des premiers camarade emmené, s’étant vu refuser d’aller aux toilettes comme aux autres, est finalement intimidé et menacé en salle de fouille où les deux flics, face à son refus de donner son identité, le traite de « fils de pute », le bouscule au sol, esquissent de le frapper au point que ce dernier défèque au sol. Il craque et donne son nom. Il est finalement à nouveau humilié, insulté et jeté en cellule sans pouvoir se nettoyer.

Un autre camarade emmené à la fouille, s’est fait frapper tout en se faisant insulter à nouveau de « fils de pute » par le même policier aux allures de facho pendant que le deuxième flics coupait volontairement dans les chaussures afin de les détruire définitivement tout en assurant que « c’était la procédure ». Environ cinq minutes après que cette même personne fut remise en cellule collective, huit policiers sont venus le chercher et l’on plaqué au sol tout en le ruant de coups avant d’être emmené en cellule individuelle où il passera tout le reste de sa détention. Le chef des molosses s’écria « Et si y’en a encore un qui fait le malin, c’est à son tour ! »

Ce petit manège continue pendant plusieurs heures, certain.e.s résistant.e.s rencontrant plus de violence, d’insultes, d’humiliation ou de coups que d’autres. Certains keufs humilient un camarade SDF handicapé, après lui avoir refuser de lui donner ses médicaments, ils lui rappellent qu’à sa sortie de cellule « il retournera crever dans la rue ». Certaines finissent par pouvoir aller au toilette mais en revanche toujours aucun verre d’eau n’est servi. Il sera même dit à l’une des personnes que, en cas de crise d’asthme, son inhalateur ne lui sera rendu que si elle accepte de donner son identité. La plupart des personnes ne craquent pas et restent anonymes.

Plusieurs heures sont déjà passée, nous ne savons toujours pas de quoi nous sommes concrètement inculpées, aucun document, aucun droit ne nous a été présenté. Certains keufs lâchent des informations, parfois contradictoires.
Malgré leur petit jeu de pouvoir et leur mépris total des règles stupides qu’ils sont sensé devoir suivre, la police est lassée de toujours autant ramer à obtenir ce qu’elle veut après des heures d’intimidation. Et ça n’ira pas en s’arrangeant. Les chants, les slogans, les cris fusent constamment des trois cellules. Leur arrogance est constamment tournée en dérision. Les grilles des cellules tremblent, la rage et la bonne humeur est palpable dans la sale caserne souterraine de la rue Royale et les officiers finissent par se replier de leur côté pour élaborer une autre stratégie. Ils finissent alors par réembarquer les scellés contenant nos affaires, qui étaient disposés devant les cellules, afin d’aller les ouvrir et les fouiller, ce qui est totalement illégal, à l’abris des regards.

L’une des filles est finalement emmenée de force afin de donner ses empreintes, face à son refus, les policiers la violente et obtiennent empreintes et photos, toujours sans la moindre preuve justifiant une procédure judiciaire. On hurle pour qu’ils la lâche et on montre qu’on est pas prêts de nous laisser faire de la sorte, ce qui annonce un travail laborieux pour les flicards.

Toujours sans le moindre élément compromettant, le commissaire de la caserne fini par rappliquer devant les trois cellules. Il est calme et mielleux, à l’opposé de ses laquets, il « s’étonne de pouvoir dialoguer avec des individus qu’on lui avait présentés comme étant des violents anarchistes », il tente de nous amadouer avec du blabla administratif contradictoire afin de nous convaincre de donner notre identité. « Soit les personnes obtempèrent en donnant identité et empreintes, soit elles resteront jusqu’au lendemain 14h et passeront immédiatement devant le magistrat pour une procédure judiciaire ».

Il nous est également communiqué qu’un groupe d’individus en soutien s’est rassemblé devant la caserne de police fédérale, réclamant la libération de leurs camarades. On se réjouit du geste de solidarité. « Tant qu’ils sont là, vous ne sortez pas » nous précise le commissaire.

Finalement tout le monde sera emmené de force en cellule individuelle afin de casser la cohésion, la solidarité de groupe et d’empêcher une concertation générale.
Après de longues heures, certain.e.s auront finalement droit à un verre d’eau. Toutes les demandes par les parlophone des cellules, par les cris ou les coups contre la porte resteront ignorées. Une alarme incendie se déclenche même à un moment dans les couloirs dans l’indifférence générale…

Un.e à un.e, face à l’épuisement, les mensonges et la pression, nous finissons par lâcher notre identité puis finalement nos empreintes, convaincus pour beaucoup de ne pouvoir être légalement entraîné.e.s dans une charge judiciaire. Beaucoup ne sortiront que le lendemain matin. La majorité sortiront au bout de 13 à 15h de garde à vue.
La toute dernière personne refusant catégoriquement de donner ses empreintes et soulignant qu’elle a été interpellée dans la rue et qu’elle se trouve par conséquent en procédure administrative (permettant de refuser la prise d’empreintes et de photos) verra aux environs de 10h du matin du lendemain trois policiers entrer dans sa cellule, la plaquer au sol, lui ligoter les pieds et lui bâillonner la bouche avec du tissus afin de prendre ses empreintes et photo de force. Elle est finalement relâchée après 20h de détention avec une interdiction de séjour sur le territoire.

 

La Suite

A ce jour, nous n’avons pas encore de nouvelles de l’affaire et du procès à venir. Nous tenons à préciser que si il nous semble important de relater les violences et « illégalités » de cette affaire répressive, c’est avant tout pour permettre une plus grande transparence objective sur toute l’histoire et faire réaliser au citoyen lambda la violence évidente et quotidienne de l’appareil d’État. Car il est évident que nous n’aspirons pas à un comportement différent de la part de l’armée du capital. La police a procédé là d’une manière justifiée par rapport à ce qu’elle perçoit comme une menace pour la paix sociale et la perpétuation de l’exploitation des pauvres et des opprimé.e.s par le pouvoir et le capitalisme. Tant qu’il ne sera pas clair et évident pour tout le monde que le rôle de la police est d’écraser avec la violence nécessaire toute initiative de prise de liberté ou d’autogestion, leur monde continuera de gangrener la planète et nos vies.

Tout cette histoire n’est qu’une faible anecdote dans la violence quotidienne de la machine que nous nous évertuons à enrailler. Nous n’aspirons pas à une gentille police qui respecte les lois ou à un « processus politique plus démocratique ». Nous souhaitons la fin de cette incarcération quotidienne que nous subissons, de ce massacre perpétuel que les populations exploitées subissent pour notre mode de vie occidental factice et putride, nous voulons la liberté pour toutes et tous.

Nous rappelons finalement que ce lamentable épisode ne donnera pas raison à l’État et sa flicaille et qu’elle n’aura fait que renforcer notre désir ardent de ne pas se laisser écraser sans se battre.

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SMASH NATO APPEL : L’état d’urgence mondial est déclaré : C’est la guerre !

Vu sur indymedia Bxl

Le 24 et 25 mai prochain se réuniront la plupart des chefs d’états les plus puissant de la planète pour discuter guerre et armement au sommet de l’OTAN. Aujourd’hui, l’OTAN est devenu le bras armé de la défense des intérêts du grand capitalisme occidental à travers le monde et non un facteur de sécurité pour l’Europe tel qu’on nous l’avait vendu à sa création en contexte de guerre froide. Tous s’accordent dores et déjà sur des programmes ultra-sécuritaire et pro-militariste, pour faire face au terrorisme nos Etats ont décidé de nous plonger dans la terreur et de faire du terrorisme à l’étranger. Chaque année, dans une courbe toujours croissante, des centaines de millards d’euros sont investit dans le monde, et c’est le concours de la grande puissance qui aura le plus bel avion, les plus beaux lances missiles, la plus grosse bombe nucléaire et les joujous répressifs de masse les plus performants.

Pour financer la mort et la souffrance, les nations capitalistes mènent au moins deux autres guerres au reste du monde. Une guerre social est menée à l’intérieur de chaque frontière afin de faire payer aux plus pauvres à la fois les fouets qui les maintiennent au rang d’exploités mais aussi les massacres des populations et pillages de ressources des pays qu’ils appelent sous-dévellopés, constituant une deuxième guerre économique extérieure dévastatrice.

Enfin, une guerre idélogique est menée de part et d’autres, depuis l’enfance nous sommes mattraqués de messages dominants et de bourrages de crâne essayant de nous faire avaler qu’il y a le camp des gentils et le camp des méchants, une guerre des étoiles contre le mal. Pour soutenir les forces du bien, et pour contrer nos peurs construites par nos soi-disant sauveurs, il faut nous soumettre et accepter nos conditions misérables de vulgaires chaires à patron ou à canon pour certain-es.

C’est dans ce contexte insoutenable et cette sombre réalité quotidienne, que le monde entier pouvait voir sur internet, quelque temps après son élection, la grosse tête orange de Trump se vanter sur une chaîne américaine d’avoir manger un gâteau au chocolat avec le président chinois tout en ordonnant à son armée de bombarder un endroit « stratégique » en Syrie, tuant au passage une cinquantaine de civils innocents. Dans cette histoire surréaliste, quand le président Xi, appris la nouvelle, ce dernier aurait mis en garde les Etats-Unis : « Ecoutez si vous avez tué des femmes et des enfants aujourd’hui, It’s Okay… » avant de reprendre une part de morceau au chocolat. Cet épisode illustre parfaitement le fait que nous sommes des milliards à ne pas valoir plus que de vulgaires miettes d’un gâteau à contrôler, diviser, partager, bouffer et jeter si nécessaire, aux yeux des quelques centaines de crapules formant l’élite dirigeante capable en une parole ou un repas de ruiner notre existence au silence.

Et pourtant, nous sommes bel et bien des millions à ne pas être dupe de toute cette supercherie. Il ne se passe pas une semaine dans le monde, sans que des insoumis-es s’insurgent contre le pouvoir des politicards ou des multinationales ainsi que ses chiens féroces d’État qui ne font que les protèger.

Ce 24 mai, une grande manifestation de plusieurs milliers de personnes, malheureusement la veille du sommet et non le jour même, est prévue dans le « calme » et « l’encadrement policier ». Nous appelons tous les ingouvernables d’Europe et d’ailleurs à rejoindre le bloc antimilitariste et anticapitaliste à partir de 17h à la Gare du Nord. Le lendemain, lors du sommet de l’OTAN, un « blocage » pour perturber au maximum le rendez-vous des grandes puissances est également organisé par quelques associations. Nous appelons, selon les opportunités stratégiques qui s’offriront à nous, à renforcer le blocage ou à des séries d’actions décentralisées.

Soyons cette part de gâteau indigeste pour ceux qui se gavent. Sans visage, sans pouvoir, sans drapeaux ni parti, faisons trembler nos ennemis afin qu’ils comprennent que nous leur ferons la guerre non pas pour la paix mais pour la justice social !

Email : smashnato2017@riseup.net

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