Décentraliser le net: (I) Les dangers de la centralisation

Internet était vu à la base pour être « le réseau des réseaux », une vision fondamentalement décentralisé.

Pour autant l’évolution du net n’est pas du tout aller vers la décentralisation bien au contraire. Il est aujourd’hui principalement entre les mains de grosses sociétés multi-nationales tels que Google, Facebook, Apple ou Microsoft. Les hébergements de sites internet se font sur d’énormes data-center (et pour le coup Wallonie Libertaire ne déroge pas à la règle). Les fournisseurs d’accès internet sont fort peu nombreux et tiennent aussi du quasi-monopole bien qu’on ait vu apparaître dans certaines régions des fournisseurs d’accès alternatifs et associatifs.

Censure et surveillance généralisé

Les plus graves problèmes de cette centralisation à outrance sont sans aucun doute la censure et la facilitation de la surveillance généralisé de l’usage d’internet.

Google, Facebook et autres, adaptent leurs publicités à l’usage que vous faites d’internet. Ils vont pour se faire analyser vos mails, vos recherches, vos publications pour adapter la publicité à vos centres d’intérêts présumés.

Bien entendu, cela facilite aussi la surveillance gouvernemental, il est bien plus facile demander des masses d’informations à Google, que de devoir aller les chercher plic-ploc un peu partout.

La censure est elle aussi largement facilité. Si l’un des géants du net décide brusquement de changer ses algorithmes pour défavoriser certains types de contenus, la visibilité de ceux-ci sera grandement impacté.

De plus le nombre peu élevé de FAI, facilite également cette censure. (qui en belgique, se fait principalement via les serveurs DNS, ce type de censure est facile à contourner)

Le partage de fichier et plus particulièrement le P2P et son protocole le plus utilisé Bittorent est particulièrement impacté par cette censure notamment à cause l’aspect centralisé des trackers.

Pourtant comme nous verrons dans un prochain article, il existe des alternatives décentralisés permettant d’éviter ces désagréments bien qu’étant aujourd’hui encore peu utilisé.

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