Le Ieperfest invite un groupe homophobe…

Le Ieperfest, un des plus gros festival de hardcore, a décidé d’invité cette année le groupe homophobe et islamophobe « Impaled Nazarne ».

Le groupe en question a des paroles particulièrement gerbantes (préparer votre seau pour vomir), affirmant que le SIDA est une punition contre les gays et incitant au viol des lesbiennes (sic):

“Why should we tolerate pansy faggot shit
Not even in an animal world, male sucks male dick
Crawl back under the rock you faggots came from
This is the real fucking world, fuck your inferior rights!
Zero tolerance, no fucking rights
Monkey fucks monkey, punishment is A.I.D.S
It is disgusting!!
Listen you fucking homo boys, your time has come
And if you are a lesbian, you still got a cunt to rape
It is unnatural!”

Ce festival a pourtant toujours affiché une attitude (visiblement uniquement de façade) de « No racism, sexism, fascism ».  L’orga du festival n’a jusqu’à présent pas déprogrammé ni réagit de quelques façon que se soit face aux réactions de nombreuses personnes outrées par cet programmation infâme.

Il est totalement intolérable de laisser passer ce genre de propos dans des milieux suposés combattre le racisme, le sexisme, le fascisme et l’homophobie… Il est dès lors important de mettre un maximum la pression sur l’orga du festival pour qu’ielle déprogramme ce groupe, ainsi que sur les autres groupes jouant à ce festival car accepté de jouer au côté d’un groupe avec des paroles aussi immondes c’est de fait tolérer et participer à la propagation des idées homophobes…

Aller à ce festival  si ce groupe de merde n’est pas déprogrammé, c’est aussi toléré l’homophobie…

Edit: Le groupe est finalement déprogramé!

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Condamné à perpétuité

Nl,Fr,Engl http://www.gettingthevoiceout.org/%ef%bb%bfcondamne-a-perpetuite/

Condamné à perpétuité

30/05/2017

Ça y est, la loi permettant d’expulser des ressortissants étrangers nés en Belgique entre en application et c’est avec Yassine que le gouvernement va « l’inaugurer », au nom de prétendues « mesures sécuritaires ».

36 ans et né en Belgique, Yassine a passé toute sa vie ici. Il est malheureusement passé par la case prison. Privé de travailler, il a été obligé de voler. Mais peu importent les raisons, l’enfermement n’est de toute façon pas une solution.

Il a subi une première tentative d’expulsion le 19 mai. Est-il nécessaire de préciser qu’encore une fois, les policiers ont fait usage de violences graves ? Yassine est traumatisé par ce contact pour le moins rapproché avec les policiers mais est surtout dans
l’incompréhension : il appartient à la société belge, il est né et a grandi ici. Que va-t-il faire au Maroc ?

Et à nos politiques qui verraient une pertinence quelconque à évoquer l’argument du « criminel » et du « sécuritaire » : La prison comme punition, on sait trop bien que ça ne marche pas.
Quant aux expulsions : éloigner pour se dé-responsabilier ? On passe à côté du problème. Yassine a purgé sa peine, l’expulser au Maroc, c’est le condamner à perpétuité.

Yassine est actuellement enfermé au centre fermé de Merksplas. Paniqué par l’expulsion qui approche, il s’est coupé avec des morceaux de verre.
Il pleure à chaque appel. Un épisode qui nous rappelle tristement les événements de Vottem il y a quelques semaines et tous les autres suicides ou tentatives de suicide dans les centres fermés.
Yassine est actuellement en isolement et est psychologiquement très fragile. A la violence psychologique de sa détention viennent s’ajouter des violences physiques. Son état ne lui permettra pas de résister à une nouvelle expulsion.

Il nous dit du fond de son cachot :« Ils ont vu mes coupures, ils ont vu,ils sont rentrés, ils m’ont encore frappé, ils m’ont encore menotté.J’ai mes doigts, je ne les sens même plus, maman… Mon pays, qu’est-ce qu’ils me font ? Ils n’ont aucune pitié… J’ai fini ma peine, maman ! »

Exclusion, répression et expulsion : ainsi notre gouvernement entend mener sa politique sécuritaire, il vient encore de le confirmer en annonçant la construction de 3 nouveaux centres fermés. A quel prix ? Au sacrifice de nos valeurs. Au détriment de l’humanité. Au péril de nos droits.

Nous devons, plus que jamais, montrer au gouvernement que nous refusons et que nous opposons une résistance à ces politiques répressives et inhumaines, avant que l’on ne puisse dire « si on avait su ». Ne faisons pas d’amalgame entre ce qui est légal et ce qui est juste. Cette
nouvelle loi relève d’une profonde injustice.

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