Il y a une différence entre vivre et survivre…

Traduction d’un texte issus de Crimethinc ex-workers collective: Days of wars, Night of love!

Peu importe ce que la science médicale prétend, il y a une différence entre la vie et la survie. Être vivant c’est plus que juste avoir un pouls et une activité cérébrale. Être vivant, vraiment vivant, c’est quelque chose de bien plus subtile et magnifique. Leurs instruments mesurent la tension artérielle et la température, mais négligent la joie, la passion, l’amour, toutes ces choses qui font que la vie importe vraiment. Pour rendre nos vies à nouveau importantes, pour en tirer le maximum, nous devons redéfinir la vie en elle-même. Nous devons nous passer de leurs définitions cliniques simplistes, pour favoriser celles qui ont plus un rapport avec ce que nous ressentons actuellement.

En partant de cela, combien d’instants vivants avons-nous dans nos vies ? Combien de matin nous réveillons-nous en nous sentant vraiment libre, ravi d’être en vie,à bout de souffle d’anticiper les expériences d’une nouvelle journée ? Combien de nuits nous couchons nous comblé.e.s en repensant avec satisfactions aux évenements des jours précédents ? La plupart d’entre nous se sentent comme si tout avait déjà été décidé sans nous, comme si vivre n’était plus une activité créatrice mais plutôt quelque chose qui nous arrive. Ce n’est pas être vivant, c’est juste survivre : ne pas être mort. (NdT : du moins physiquement). Nous avons des pompes funèbres, mais leurs services ne sont pas souvent nécessaire ; nous avons des morgues, mais nous passons la majorité de notre temps dans bureaux cubiques et des arcades de jeux vidéos, dans des centres commerciaux, en face d’écrans de télévision. Bien entendu, les petit.e.s cadres de banlieues (NdT : Aux états-unis les banlieues sont principalement peuplées par les classes moyennes) sont térrifié.e.s par le risque et le changement ; ils ne peuvent imaginer de choses plus importantes que la sécurité physique. Leurs coeurs peuvent battre, mais ils ne croivent plus en leurs rêves, abandonnant leurs poursuites.

Mais c’est ainsi que la révolution commence : une minorité d’entre nous commence à poursuivre ses rêves, brisant nos vieux modèles, embrassant ce que nous aimons ( et découvrant par la même occasion ce qu’ils/elles détestent), rêvant éveiller, questionnant, agissant en dehors des limites de la routine et de la régularité. Les autres nous voient faire ça, voient des gen.te.s ayant l’audace d’être plus créati.f.ve.s et plus aventureu.x.ses, plus généreu.x.ses et plus ambitieu.x.ses qu’ils/elles ont imaginé.e.s possible, et nous rejoignent l’un après l’autre. Une fois que suffisament de gen.te.s ont embrassé cette nouvelle façon de vivre, un point de masse critique est finalement atteint, et la société elle-même commence à changer. A partir de ce moment le monde commence à subir une transformation, d’un lieu étrange et éffrayant à un lieu fait de possibilités, où nos vies sont entre nos mains et où chaque rêve peut devenir réalité.

Donc faites ce que vous voulez de votre vie, peu importe ce dont il s’agit ! Mais soyez sûr de faire ce que vous voulez, premièrement pensez attentivement à ce dont il s’agit vraiment et comment le réalise. Analysez le monde autour de vous, comme cela vous pourrez savoir qui et quelles forces travaillent contre vos désires, et lesquelles sont de votre côté… ainsi que comment vous pouvez fonctionnez avec nous. Nous sommes là, vivant pleinement nos vies, vous attendant pour – frauder les trains à travers les états-unis, organiser des protestations politiques dans les écoles publiques françaises, écire de jolies lettres au lever du soleil à Bangkok. Nous avons juste fini.e.s de faire l’amour dans la douche de l’entreprise une minute avant que vous n’alliez prendre votre pause midi d’un quart d’heure. Et la vie c’est t’attendre avec nous, sur le sommet de montagne jamais gravies, dans la fumée des feu de camps et d’immeubles brûlants, dans les bras des amoureu.x.ses qui vont détruire votre monde. Rejoins-nous !

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