Assemblées et actions contre la semaine de 45h (MàJ 4 Mai)

La mobilisation contre la loi Peeters se lance tout doucement…

Voilà quelques actions et assemblées prévu dans l’avenir:

Bruxelles

4 Mai 18h30: Assemblée local de Saint-Gilles. Carrée de Moscou

7 Mai 15h: Assemblée local de Ixelles. Place sainte-croix

15 Mai 14h: Manif contre la journée de 9h, Bruxelles Gare Central

24 mai 14h: Manifestation intersyndicale, Bruxelles Gare du Nord

24 juin: Grève générale!

7 octobre: Grève générale!

 

Liège

5 Mai 19h: Assemblée de l’union des bloqueur.euse.s des 45h

au CPCR Rue jonruelle 11 à 4000 Liège

Charleroi

10 Mai à 18h: Assemblée des bloqueur.euse.s, Maison du Peuple de Dampremy, 11 rue Jules Destrée, 6020 Dampremy . Plus d’infos: stop45hcharleroi@gmail.com .

45h

 

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Bosser 9h/jours ? Jamais! Bloquons tout!

Après avoir attaqués les chômeur.euse.s, les bénéficiaires du CPAS, les invalides, les pensioné.e.s voilà que le gouvernement s’attaque à l’un des plus vieux « acquis » du mouvement ouvrier: la journée de 8h!

En effet ce droit arrachés grâce des luttes sociales de longues haleines, revendicative, agressive et aussi souvent violemment réprimé. C’est à cela que le gouvernement s’attaque désormais en voulant imposé la journée de 9h et les 45 h/ semaines.

Rappelons que c’est en 1921 qu’a été obtenue la journée de 8h!

Les fusillé.e.s de Roux, Seraing, Carnière, Monceau, Fourmie, les martyrs du haymarket sont assassiné.e.s une deuxième fois…

Rappelons que le premier mai, avant de devenir un jour férié, était un jour international de grèves et de luttes pour la journée de 8h et en souvenir des 8 militants anarchistes assassinés par l’état (aussi connu sous le nom de « martyr du haymarket »).

C’en est assez! Il faut arrêter de se laisser broyer par l’état et la bourgeoisie! Il est temps de nous mobiliser! Organisons-nous en petits groupes affinitaires comme en grosses assemblées, rencontrons-nous, agissons! Propageons nos idées, notre rage, notre révolte!  Bloquons tout! Et pourquoi pas la grève générale illimitée?

Une page facebook a été créé (nous ne savons pas qui la gère).

Si vous organisez des actions ou souhaitez diffuser un message n’hésiter pas à proposer un article ou envoyer un  mail à libertaire(at)wlibertaire.net

 

 

 

 

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(Seraing) Tension sociale à ESB

Voilà 15 mois que Green Elephant, le repreneur des aciéries ESB, mène en bateau les travailleur.euse.s de Seraing… Les actionnaires gavés de pognons n’ont même pas daignés payés le mois de mars.

Excédé.e.s , ils/elles ont décidés de ne plus se laisser faire et de répliqué…  Lundi après-midi pendant que des délégués syndicaux parlaient du plan de relance, une quinzaine de travailleur.euse.s ont décidé.e.s de rentrer de force dans le bâtiment et sont rentré dans le bureau où se trouvaient les représentant.e.s de l’actionnaire. Un d’entre eux a été blessé et évacué en ambulance. Les 2 autres étaient toujours mis sous pression par les travailleurs. Des policiers anti-émeutes en bon gardien de la bourgeoisie sont intervenus pour les évacuer. Après leur départ, un travailleur toujours mécontent, a détruit les bureaux administratif à l’aide d’un tracto-pelle. Durant la nuit, un batiment a également été incendié.

Solidarité avec les travailleur.euse.s en luttes contre les vampires capitalistes!

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Occupation/réquisition d’un terrain à Namur le 16 et le 17.05

Dans le cadre des journées internationales des luttes paysannes, nous proposons l’occupation/réquisition d’un terrain abandonné proche du centre de la capitale wallonne dans le but d’en faire un potager collectif accessible à tous et aux habitants du quartier en particulier.

Donc rendez-vous le samedi 16 avril à 12h au parc Léopold. Ensuite à 14h après avoir participé à l’action symbolique au parc organisé avec d’autres associations, nous nous dirigerons vers le terrain réquisitionné se situant non loin du parc. Que les retardataires se rassurent, il restera un personne contact au parc pour informer ces derniers de la situation géographique du terrain !

Le samedi 16, on travaillera la terre (àpd de 14h) et le dimanche 17 avril de 10 à 15h on aménagera le terrain (balisage des sentiers, construction de panneaux explicatifs…).

Tout se décidera et peut encore se redécider en assemblée horizontale. La démocratie est directe ou elle n’est pas… démocratique. Par ailleurs si nous voulons libérer la terre de la domination du fric ce n’est pas pour laisser la domination patriarcale, le sexisme et le nationalisme perdurer. Non à toutes les formes de dominations, la terre ne sera libre que lorsque nous le serons tous.

Si vous savez amener du matériel de jardinage (bèches, gants, houes, rateaux, brouette…), c’est fort bienvenu car on ne saura pas en prêter à tout le monde. Cette occupation est également l’occasion de faire une bourse aux échanges de semences, donc apportez vos graines !

ZAD PARTOUT // PAS DE PAYSANS SANS TERRE, PAS DE TERRE SANS PAYSANS // DES LEGUMES, PAS DU BITUMES // TERRES ET LIBERTé !

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8 choses que vous pouvez faire pour devenir acti.f.ve.s!

Traduction d’un texte du collectif Crimethinc. Cette traduction n’as pas pour vocation d’être un guide tout-en-main du militantisme, ni d’être une marche à suivre mais plutôt d’offrir des pistes…

 

1.

Faites attention à où et comment vous dépensez votre argent. Est-ce que votre argent va soutenir des entreprise qui se fichent de vous ? Sont-elles en train de détruire l’environnement, tuer des animaux, traiter vos ami.e.s qui travaillent pour eux comme de la merde ? Sont-elles en train d’essayer de vous vendre à tout prix un produit qui va vous donner le cancer ? Leurs publicités sont-elles conçues pour vous manipuler, vous donner l’impression d’être dans l’insécurité ou pour vous montrer leur produit ressemblant à ce qu’il est réelement ? Vous n’avez pas besoin de donner votre argents à ces crapules ! Pour ce qui est important- achetez vous plein de choses dont vous n’avez pas besoin ? Des sodas et de la junk food à l’épicerie, par exemple ? Arrêtez vous de dépenser plein d’argent chaque fois que vous voulez vous relaxer et passer un bon moment ? Il y des milliers de choses que vous et vos ami.e.s pouvez faire qui sont amusantes,créative, et ne coutent absolument rien (avoir une discussion intense, explorer des coins inconnus de votre ville, faire de la musique – au lieu d’aller boire au bar, d’aller au cinéma ou dans des restaurants) tout comme il y a des milliers de façon pour manger et vivre en dépensant moins (Food Not Bombs, fabriquer des meubles plutôt que les acheter, vivre dans de grandes maisons avec des amis). Une fois que vous aurez un peu expérimenter, vous allez probablement découvrir que vous profiter bien plus de votre vie quand vous ne devez pas toujours dépenser de l’argent.

2.

Maintenant que vous dépensez moins, vous pouvez aussi travailler moins ! Pensez à tout ce temps supplémentaire que vous pourrez utiliser pour faire d’autres choses. Non seulement cela sera plus façile de faire des choses qui vous aide à dépenser moins, comme vous investir dans un Food Not Bombs (moins vous travailliez, plus vous avez de temps pour être sûr que vous n’en avez pas besoin), vous aurez aussi la possibilité de faire toutes ces choses pour lesquels vous n’aviez pas le temps auparavant : vous pouvez voyager, faire de l’exercice, passez plus de temps avec vos ami.e.s et amoureu.x.ses. Quand il fait ensoleilé et beau dehors, vous pouvez sortir et profiter !

3.

Et vous aurez du temps pour faire les autres choses dont vous avez besoin pour reprendre le contrôle de votre vie et votre monde. Premièrement, commencer à lire. Peu importe ce dont il s’agit, du moment que cela vous fait réfléchir et que cela vous donne de nouvelles idées par vos propres réflections. Lisez des romans parlant d’humain.e.s luttant contre leur propre société, tel que L’Attrape-coeurs de J.D. Salinger, 1984 de George Orwell ou Catch 22 de Joseph Heller ; lisez les belles et rêveuses proses de Jeanette Winterson ou Henry Miller. Lisez l’histoire : apprenez sur la révolution espagnole des années 30, quand des villes entières étaient plus au mains des gen.te.s qui y habitaient que des gouvernements ; apprenez à propos des luttes syndicales aux USA, ou du mouvement pour la liberté d’expression à Berkeley dans les années 60. Lisez la philosophie, lisez à propos des problèmes environementaux, lisez des livres de cuisine vegan, des fanzines, des bd et tout ce que vous pourrez avoir entre vos mains. Il y a une astuce : s’il y a une université dans votre ville, vous pouvez probablement devenir membres -de la bibliothèque- pour à peu près 10$ / an – et la plupart des bibliothèques ont aussi des vidéos !

4.

Lire n’est pas la seul façon pour élargir vos horizons et clarifier vos idées. Parler aux gen.te.s de ce qui vous intéresses, débatter quand vous n’êtes pas d’accord, comme cela vous connaitrez mieux vos propre croyances. Ecrivez aux gen.te.s qui font les zines que vous aimez, discutez et débatez de sujets avec eux, demander leur de vous orienter pour décrouvrir plus sur ce qui vous intéresse. Essayez d’écrire sur vos propres idées, et partagez-les avec d’autres, à partir du moment où vous vous sentez assez confiant.e pour le faire. Voyagez dans divers lieux, essayer d’apprendre sur les autres cultures et communautés, comme cela vous aurez plus d’une perspective dans le monde et vous pourrez commencer à imaginer à quoi ressemble le monde à travers les yeux de quelqu’un.e.s d’autres.

5.

Maintenant vous savez ce que vous voulez, et vous pourrez chercher à l’obtenir. Rechercher d’autres gen.te.s et groupes avec des buts similaires, et arriver à comprendre comment les soutenirs ou participer à ce qu’ils/elles font. Peut-être pourriez vous photocopier des tracts et les distribuer lors d’événements ; peut-être voudrez vous organiser vos propres concerts en soutient d’organisations que vous voulez aider ( refuge pour femmes battues, librairie radicale, groupes locaux protestant contre l’exécution de Mumia Abu-Jamal ou combattant pour la défense de l’environnement). Peut être qu’il y a des rassemblements publiques et des manifestations qui vont se déroulé auxquels vous aimeriez prendre part. Essayez d’aider à trouver des façons de rendre celles-ci plus amusantes et stimulantes que juste un groupe de gen.te.s qui portent des calicots. Tout le monde trouve cela si ennuyeux de faire cela qu’il doit y avoir des façon plus efficaces et excitantes de protester.

6.

Vous pouvez aussi bien démarrer vos propres projets. S’il n’y a pas ( NdT : par exemple) de Food Not Bombs dans votre coins, trouvez un groupe d’ami.e.s et ensemble trouvez des commerces locaux qui vous donneront leurs invendus. S’il y a quelques choses qui déconne à votre université, écoles ou lieu de travail, essayez d’organiser une grève (NdT : ou d’autres actions) pour forcer les « autorités » à faire quelque chose à ce propos… et montrer à tout le monde que ces « autorités » ont seulement le pouvoir qu’on les laisse avoir. Si la rue principal de votre ville manque de vie et d’excitation, essayer d’organiser un festival inattendu au milieu de celle-ci un weekend. Secouer les vies et attentes de tou.te.s, secouer les hors de leur apathie et de leur ennuie comme ça ils/elles commenceront à réflechir. Etablissez des réseaux avec d’autres gen.te.s qui sont aussi intéressé.e.s d’avoir un impact sur le monde qui les entoure, comme cela vous pourrez vous entraider pour le faire.

7.

Au travers de tout cela, n’arrêtez pas de vous questioner vous-même et vos hypothèses. Essayez de voir à travers toute la programmation social que vous avez reçu au long de votre vie : considérez comment les rôles de genre contraignent la façon dont vous agissez, comment vos propres relations reproduisent le même ordre hiérarchique que vous combattez dans la société mainstream. Nous n’allons pas réelement changer quelques choses tant que nous n’aurons pas créer de nouvelles manières de vivre et d’intéragir, de nouvelles valeurs qui montrent d’elles même la façon de nous traiter les un.e.s les autres. Montrez à vos ami.e.s combien vous vous souciez d’elles/eux. Considérez la possibilité de faire des choses que vous pensiez ne jamais devoir ou pouvoir faire : dansez,chantez, admettez des choses que l’on vous a enseigné d’en être honteux.

8.

Maintenant regarder le futur. Comment pouvez vous rester impliqué.e.s dans ces choses en vieillissant ? Comment pouvez vous construire votre vie de façon à être libre et faire ce que vous voulez faire ? Parlez avec des gen.te.s plus agé.e.s que vous qui n’ont pas abandonné.e.s et ne sont pas retourner au train-train quotidien du manger-bosser-dormir-regarder la TV. Avec un peu de leur contribution et beaucoup de résolutions de votre part, vous pouvez maintenir vos activités et votre style de vie aussi longtemps que vous voulez. Idéalisme, aventure et résistance n’ont pas à être réservé aux jeunes . L’histoire est remplie de femmes et d’hommes qui ont refusé.e.s de se compromettre ou de se calmer, qui ont rejeté tout cela du berceau à la tombe. Ils/elles sont les artistes, les leaders, les héroines et héros que même les gen.te.s du mainstream respectent. (NdT : ainsi que tout.e.s ces révolté.e.s inconnu.e.s mais tout aussi important.e.s!) Nous pouvons tous avoir des vies comme les leurs si nous sommes assez courageu.x.ses et idéalistes.

Si chacun d’entre nous veut contrôler ce qu’il/elle fait et ce qu’il se passe autour de nous, si chacun d’entre nous fait ce qu’il peut pour rendre la vie excitante et équitable pour tou.te.s, les choses vont changer. Beaucoup de gen.te.s savent que nous ne vivons pas dans le meilleur des mondes possible mais s’auto-persuadent que c’est sans espoir d’essayer d’améliorer les choses parce qu’elles/ils sont éffrayé.e.s de s’engager elleux-même, de prend quelque risque que ce soit. Mais c’est ce manque d’ambition qui est le plus gros risque de tous – parce que si vous ne faites rien, et que rien n’arrive, nous perdrons toutes chances de faire de ce monde le paradis qu’il devrait être ? Ne soyez pas timide- il n’y a rien de plus excitant qu’avoir un rôle actif dans le monde qui nous entoure, et il n’y a rien de plus digne d’intérêts !

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Rompons les rangs ! Rassemblement 9 avril pl.stalingrad

Vu sur indymedia Bxl

pour l’imprimer, le faire tourner, le pdf est dans l’article.

Rassemblement place Stalingrad
Samedi 9 avril 17h

Rompons les rangs !

Contre la militarisation et le flicage de nos vies

pour gueuler contre l’omniprésence de l’Etat dans le rues et dans les têtes

Contre l’obligation de choisir un camp

qui voudrait nous imposer la soumission et la terreur,
qu’il s’appelle Etat Islamique ou Etat belge

Contre tous les oppresseurs

nos ennemis seront toujours ceux qui détiennent le pouvoir
et se font du fric sur notre dos

Pour la liberté

partout, tout le temps

sans journaflics, ni partis, ni drapeaux

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(France) Paris 5 avril: blocus et manifs contre la loi travail

Petit compte rendu publié sur Paris-luttes.info de la mobilisation de ce 5 avril à Paris contre la loi travail.

  • 02h : L’ambiance s’est calmée. Les flics aussi…
  • 01h30 : Les flics gazent. La plupart des gens sont nassés.
  • 01h25 : Les baqueux se sont faits dégager. Bonne ambiance, les barricades sont fortifiées mais les CRS sont arrivés sur la place Maubert, et commencent à encercler sérieusement le rassemblement.
     - 1.3 Mo
  • 01h : Beaucoup de monde devant le comico. Le deuxième groupe à forcé le barrage policier. Beaucoup de bruit, ça tape sur les poubelles aux cris de « Libérez nos camarades ». La BAC commence à prendre position autour du rassemblement. Des barricades de barrières et de palettes sur tout le boulevard. Il y a 2 lignes de CRS devant les barricades.
  • 00h35 : « Zyed, Bouna, on n’oublie pas ». Le carrefour est toujours bloqué. Au moins 200 personnes supplémentaires sont arrivées mais sont bloqués par les flics.
  • 00h20 : Une compagnie de CRS est arrivée, positionnée a priori au niveau de la rue des écoles.
  • minuit : « Pas de circulation avant libération », « Libérez nos camarades ». Le bd St Germain est à nouveau bloqué. La BAC est arrivée massivement.
  • 23h45 : Des petits groupes continuent à arriver devant le commissariat du 5e arrondissement (métro Maubert Mutualité) pour la libération des personnes arrêtées à la manifestation lycéenne de ce matin. Près de 300 personnes ! Ça crie « Police nationale, milice du Capital », « État d’urgence, État policier ». Les personnes nassées sur le parvis de Notre-Dame ont été relâchées.
  • 23h35 : Plus de 200 personnes devant le commissariat, d’autres arrivent.
  • 23h20 : Un peu de monde devant le comico. « Libérez nos camarades ».
  • 23h : 40 à 50 personnes sont nassées sur le parvis de Notre-Dame.
  • 22h45 : Suite à l’arrivée des flics, la manif est partie en ballade sauvage en direction des quais de Seine au cris de « Grève, blocage, manif sauvage » !
  • 22h30 : La police arrive en force à proximité du blocage et les barricades grossissent.
  • 22h : Blocage du boulevard St Germain à proximité du commissariat du 5e pour soutenir la libération du camarade lycéen en garde à vue.
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    "Pas de libération, pas de circulation", bd St Germain - 132 ko
    « Pas de libération, pas de circulation », bd St Germain
  • 21h30 : 400 personnes sont parties de la place de la République et se dirigent vers le commissariat du 5e (rue de la Montagne Ste Geneviève) pour la liberation des personnes en garde-à-vue.
  • 21h : le point à 19h30 sur la répression des manifestations dur 5 avril, par le groupe de défense collective.
  • 20h50 : Le rassemblement devant le commissariat de l’évangile s’est terminé vers 20h, suite à la libération de la majorité des personnes enfermées. Des gardes-à-vue sont confirmées, pour un nombre encore indéfini.
  • 20h00 : De plus en plus de monde converge vers République après cette journée mouvementée. Il fait beau et super ambiance sur la place !
  • 19h40 : Aux environ de 17 heures, il y a eu une nasse d’environ 40 personnes rue de Condé à proximité du Sénat qui nous avait échappée. Cela fait suite à une manif sauvage au départ de Denfert qui a terminé dans le sixième arrondissement. Du coup 22 personnes ont été emmenées au commissariat de l’évangile. Apparemment tout ceux de la nasse de ce matin sont sortis à l’exception d’au moins 3 personnes qui passent en garde à vue. Toujours un gros rassemblement de 150 personnes devant le comico. Il y a eu un apport de gens qui venaient de la place de la république tout à l’heure.
  • 19h30 : Toujours du monde devant le commissariat rue de l’Évangile. Besoin de monde.
  • 17h18 : Des gens sortent, sous les applaudissements !
  • 17h10 : Intervention des CRS pour bloquer le rassemblement, de 300 personnes de soutien, rue de l’Evangile
  • 16h : Un appel circule en fin de manif à rejoindre le commissariat de l’évangile (métro Marx Dormoy) où sont encore enfermés des dizaines de manifestant.e.s de ce matin. Plusieurs garde-à-vue confirmées au commissariat du 5e.
  • 15h45 : La manif arrive tranquillement place Denfert-Rochereau. Beaucoup de flics aux alentours mais ambiance détendue.
  • 15h20 : Une arrestation par la BAC au sein du cortège. La tentative d’empêcher l’arrestation a provoqué la charge des CRS l’utilisation de lacrymo. La manif est au niveau de la rue de la Santé.
  • 15h : La banderole « face à l’état policier, légitime défiance » a dépassé le « carré de tête » (tous les petits bureaucrates en herbe ou confirmés) qui tentait de faire la course devant. La présence policière est très forte, et très rapprochée, ce qui provoque quelques réactions de la part de la manif (projectiles par ci par là).
  • On note quelques changements tactiques au niveau de la répression :
    - Sur le site de la Coordination des Intermittents et Précaires :

    Aujourd’hui la pref a choisi de changer de tactique. Après le grand nombre de blessés de la semaine derniere (voir ce bilan, partiel : #OuEstLaViolence ? Compte-rendu subjectif d’un médic’ sur la manifestation du jeudi 31 mars) on aura voulu surprendre et éviter de trop grands risques de blessures graves et d’actions potentiellement mortelles (éviter autant que faire se peu les scénarios type Rémi Fraisse, Malik Oussekine, Vital Michalon,…).
    Pour l’instant (?), pas de tirs de grenades lacrymos, alors qu’elles ont été utilisées en masse ces dernières semaines ; pas de grenades OF balancées dans la foule, pas de tirs de flash ball, alors que tous ces moyens furent employées le 31 mars. Au risque de tuer. Ce 5 avril, c’est gazeuse manuelle, charges répétées, coups de matraques et de tonfas qui s’abattent sur les manifestants. Autant de blessés qui pourront ensuite être accusés de « violences à agents de la force publique » et « rébellion » en raison même de leur état.

    - Le Mouvement Inter Luttes indépendant (MILI) :

    Le niveau de répression a atteint un stade impressionnant. La bac qui débloque des lycées, des contrôles sur la place avant la manifestation, des insultes de la part des flics de manière continue, les cortèges scindés en deux, des coups de matraque, des gaz lacrymogènes utilisés de manière récurrente, des crânes ouverts, des mains cassés et plus de cent personnes interpellées dans des camions de CRS, pendant qu’une autre partie de la manifestation était forcée d’avancer.
    La stratégie de la tension est passé à la stratégie de la peur. L’objectif est clair : toujours plus de répression et de violence, face aux jeunes qui s’expriment, mais également face aux professeurs, dont certains ont été embarqués. La police défend un ordre et sera toujours entre nous pour qu’on ne puisse réaliser nos rêves.

  • 14h40 : 130 interpellations d’après les médias. Au commissariat de l’évangile (dit « de la police ferroviaire »), près d’une centaine de personnes sont « entreposées » dans la cour. La manif continue, et était au niveau du boulevard St Marcel : « Hollande, Valls, Macron, on ne sera jamais de la chair à patron ».
  • 14h10 : Un imposant et joyeux cortège lycéen-étudiant a pris la tête de la manif.
  • 14h : Un bus de personnes arrêtées à la manif vient d’arriver au commissariat de la rue de l’évangile (métro Marx Dormoy). La manif étudiants-travailleurs-lycéens part en ce moment de Bastille.
  • 13h55 : Une centaine d’arrestations sur la manif lycéenne. Certain.es ont été transféré au commissariat du 5e, rue de la montage Ste Geneviève.
Une arrestation ce matin - 258 ko
Une arrestation ce matin
  • 13h10 : Les flics ont procédé à des arrestations a priori ciblées et ont embarqué les personnes dans des petites fourgonettes. Les autres personnes de la nasse ont été embarquées dans deux cars. Une partie de la manifestation est repartie vers Bastille sous grosse escorte policière.
  • 12h30 : Au moins 5 manifestants blessés avec plaies ouvertes. Les flics sont ultras violents. Il n’y a plus qu’une nasse de 50 à 60 personnes. Le reste de la manif se fait refouler plus loin sur le boulevard.
  • 12h20 : Une troisième personne soignée par la medical team, là aussi avec d’importants saignements.
  • 12h05 : Les deux cortèges lycéens sont nassés au niveau de l’hôpital St Antoine. Il y a de nombreux blessés.
  • 12h : Une centaine de travailleuses et travailleurs du Campanile Tour Eiffel en grève illimitée depuis le 18 mars, et d’autres travailleu.r.ses de l’hôtellerie sont rassemblés devant le Campanile La Villette, 153 rue de Flandres, métro Corentin Cariou.
  • 12h : La tête de cortège s’est faite nassée.
  • 11h50 : La manif est à nouveau coupée en deux, après charges et gaz lacrymos.
  • 11h45 : Une deuxième personne sérieusement blessée à la tête par des coups de tonfa. Au moins 1 arrestation confirmée pendant l’affrontement. Le cortège est bloqué au niveau du croisement.
  • 11h40 : Le cortège s’est reformé. Au moins une personne blessée à la tête. La manif est au niveau du métro Reuilly-Diderot.
  • 11h35 : Les flics ont chargé et gazé. Le cortège est coupé en deux avec des flics au milieu qui se prennent des projectiles.
  • 11h30 : Ambiance sympa dans la manif. Des slogans (« Grève générale »), des pétards et des percus. Les flics encadrent de manière assez serrée. Plus de 1000 personnes.
  • 11h20 : Le cortège (au moins 600 personnes) a essayé de partir en manifestation par le faubourg St Antoine, mais a été bloqué par les flics. La manif part finalement par le boulevard Diderot.
  • 11h15 : Ça commence à se rassembler place de la Nation. À peu près 500 personnes, mais ça arrive encore.
  • 11h : fouille des sacs à la sortie du métro Nation
  • 10h30 : De nombreux lycées bloqués à Paris, mais aussi à Gagny, Clichy, Levallois-Perret, Athis-Mons, aux Ulis…
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(France) Trente ans après la mort de Malik Oussekine, le retour des voltigeurs à Toulouse

Vu sur iaata.info

En décembre 1986, Malik Oussekine est matraqué à mort par des flics d’une brigade à motos, le Peloton des Voltigeurs Motoportés. Quelques jours plus tard, cette brigade est dissoute. Jeudi 31 mars 2016, trente ans après, les voltigeurs font leur réapparition à Toulouse, traquent et matraquent en toute illégalité.

Le 6 décembre 1986 à Paris, après une manifestation étudiante contre le projet de réforme universitaire Devaquet, Malik Oussekine est tabassé à mort par deux policiers de la BAC à moto (Brigade Anti Criminalité). Un témoin décrit la scène : « Deux policiers s’engouffrent dans le hall, ils se sont précipités sur le type réfugié au fond et l’ont frappé avec une violence incroyable. Il est tombé, ils ont continué à frapper à coups de matraque et de pieds dans le ventre et dans le dos. »

Malik meurt suite aux coups.

Le lendemain, Devaquet démissionne ; étudiants et lycéens défilent en silence dans toutes les villes portant des pancartes « Ils ont tué Malik ». Lundi 8 décembre, Chirac, 1er ministre, annonce le retrait du texte de la loi Devaquet. Jean Schmitt et Christophe Garcia, les deux auteurs du matraquage mortel ont comparu trois ans plus tard devant la cour d’assises de Paris pour « coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Ils sont condamnés le 28 janvier 1990 respectivement à cinq ans et deux ans de prison avec sursis. Leur administration n’a pris aucune sanction notable : l’un a vu sa retraite avancée, l’autre a changé de poste.

Le PVM – Peloton de Voltigeurs Motoportés – ce sont des policiers montés à deux sur une moto tout-terrain ; l’un conduit, l’autre est armé d’une matraque. Ils ont comme mission de « nettoyer » les rues après les manifestations en pourchassant les « casseurs ». Le PVM est mis en service lorsque Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur, en 1986. Pasqua souhaite entre autres rétablir la peine de mort et « protéger les fonctionnaires de sécurité ».

Ce corps de police fut dissous à la suite de cette affaire. 

Et pourtant, 30 ans après, le PVM traque et matraque en toute illégalité.

Jeudi 31 mars 2016, Toulouse. Les manifestants contre la Loi Travail et les passants se font gazé abondamment, sur la place Saint Cyprien et autour. Les grenades pleuvent. Je suis les tambours de la batucada, on se retrouve à 40 bloqués entre deux murs de CRS, devant une école. Après négociations, ils nous relâchent par petits groupes de dix, sans contrôle, et sans broncher. On a à peine fait 50 mètres qu’on est de nouveau chargés par les flics. Les motos de la BAC nous traquent et nous matraquent sur tout le chemin des Allées Charles de Fitte à la rue Laganne, le long de la Prairie des Filtres. Brassards sur le bras, le motard de devant conduit, celui de derrière a la gazeuse dans une main, le doigt sur la détente, et la matraque dans l’autre. Ils nous pourchassent pendant une demi-heure en donnant des coups d’accélérateurs et en frappant les gens sur la tête, le dos, avec leur matraque. Ils s’acharnent sur les gens seuls, malgré les cris, et parviennent à casser des instruments de la batucada en donnant de gros coups de matraque. Nous avons dû nous réfugier dans une cage d’escalier, essoufflés, traumatisés, séparés, et pour certains en sang.

  • POUR LA DISSOLUTION TOTALE DE LA BAC

Le 24 mars, aux abords du Théatre National de Toulouse une moto de voltigeurs et le commissaire divisionnaire Laurent Syndic

Il ya aussi une moto bleue et blanche le 5 avril Photographie prise dans l'après-midi du 5 avril devant les Beaux-Arts

Pour la manif du 5 avril leurs plaques d’immatriculations sont :
832 CKP 31
840 CKP 31


Photographie prise dans l’après-midi du 5 avril devant les Beaux-Arts lors du passage du cortège du Mirail

P.-S.

Si l’unE d’entre vous a réussi à photographier ces motards, nous sommes intéresséEs… contact.iaata@riseup.net

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Il y a une différence entre vivre et survivre…

Traduction d’un texte issus de Crimethinc ex-workers collective: Days of wars, Night of love!

Peu importe ce que la science médicale prétend, il y a une différence entre la vie et la survie. Être vivant c’est plus que juste avoir un pouls et une activité cérébrale. Être vivant, vraiment vivant, c’est quelque chose de bien plus subtile et magnifique. Leurs instruments mesurent la tension artérielle et la température, mais négligent la joie, la passion, l’amour, toutes ces choses qui font que la vie importe vraiment. Pour rendre nos vies à nouveau importantes, pour en tirer le maximum, nous devons redéfinir la vie en elle-même. Nous devons nous passer de leurs définitions cliniques simplistes, pour favoriser celles qui ont plus un rapport avec ce que nous ressentons actuellement.

En partant de cela, combien d’instants vivants avons-nous dans nos vies ? Combien de matin nous réveillons-nous en nous sentant vraiment libre, ravi d’être en vie,à bout de souffle d’anticiper les expériences d’une nouvelle journée ? Combien de nuits nous couchons nous comblé.e.s en repensant avec satisfactions aux évenements des jours précédents ? La plupart d’entre nous se sentent comme si tout avait déjà été décidé sans nous, comme si vivre n’était plus une activité créatrice mais plutôt quelque chose qui nous arrive. Ce n’est pas être vivant, c’est juste survivre : ne pas être mort. (NdT : du moins physiquement). Nous avons des pompes funèbres, mais leurs services ne sont pas souvent nécessaire ; nous avons des morgues, mais nous passons la majorité de notre temps dans bureaux cubiques et des arcades de jeux vidéos, dans des centres commerciaux, en face d’écrans de télévision. Bien entendu, les petit.e.s cadres de banlieues (NdT : Aux états-unis les banlieues sont principalement peuplées par les classes moyennes) sont térrifié.e.s par le risque et le changement ; ils ne peuvent imaginer de choses plus importantes que la sécurité physique. Leurs coeurs peuvent battre, mais ils ne croivent plus en leurs rêves, abandonnant leurs poursuites.

Mais c’est ainsi que la révolution commence : une minorité d’entre nous commence à poursuivre ses rêves, brisant nos vieux modèles, embrassant ce que nous aimons ( et découvrant par la même occasion ce qu’ils/elles détestent), rêvant éveiller, questionnant, agissant en dehors des limites de la routine et de la régularité. Les autres nous voient faire ça, voient des gen.te.s ayant l’audace d’être plus créati.f.ve.s et plus aventureu.x.ses, plus généreu.x.ses et plus ambitieu.x.ses qu’ils/elles ont imaginé.e.s possible, et nous rejoignent l’un après l’autre. Une fois que suffisament de gen.te.s ont embrassé cette nouvelle façon de vivre, un point de masse critique est finalement atteint, et la société elle-même commence à changer. A partir de ce moment le monde commence à subir une transformation, d’un lieu étrange et éffrayant à un lieu fait de possibilités, où nos vies sont entre nos mains et où chaque rêve peut devenir réalité.

Donc faites ce que vous voulez de votre vie, peu importe ce dont il s’agit ! Mais soyez sûr de faire ce que vous voulez, premièrement pensez attentivement à ce dont il s’agit vraiment et comment le réalise. Analysez le monde autour de vous, comme cela vous pourrez savoir qui et quelles forces travaillent contre vos désires, et lesquelles sont de votre côté… ainsi que comment vous pouvez fonctionnez avec nous. Nous sommes là, vivant pleinement nos vies, vous attendant pour – frauder les trains à travers les états-unis, organiser des protestations politiques dans les écoles publiques françaises, écire de jolies lettres au lever du soleil à Bangkok. Nous avons juste fini.e.s de faire l’amour dans la douche de l’entreprise une minute avant que vous n’alliez prendre votre pause midi d’un quart d’heure. Et la vie c’est t’attendre avec nous, sur le sommet de montagne jamais gravies, dans la fumée des feu de camps et d’immeubles brûlants, dans les bras des amoureu.x.ses qui vont détruire votre monde. Rejoins-nous !

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