PROCÈS DES « QUATRE » DE HAREN LA JUSTICE PRISE EN FLAGRANT DÉLIRE

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NdlR: Nous reproduisons cet article d’indymedia en solidarité avec les inculpé.e.s de Haren néanmoins nous ne sommes pas en total accord avec le ton de l’article. Pour notre part, nous laissons les notions d’innocents/ coupables pour la justice bourgeoise et peu importe les preuves et/ou le manque de preuve, nous sommes solidaire de tout ceux et toutes celles qui luttent contre l’état, la prison et toutes formes d’oppressions.

PROCÈS DES « QUATRE » DE HAREN
LA JUSTICE PRISE EN FLAGRANT DÉLIRE

Ce vendredi 19 février, les juges de la 47ème Chambre du Tribunal correctionnel de Bruxelles ont rendu leur verdict dans le procès intenté par la Justice contre quatre militants opposés à la construction de la maxi-prison de Haren.

En cause ? Une manifestation « surprise » qui, le 20 mai 2015, avait déboulé dans le hall de la Régie des Bâtiments (située avenue de la Toison d’Or), manifestation au cours de laquelle la maquette de la future prison avait été transformée en un monceau de petit bois…

Lors de l’audience principale du 22 janvier dernier, les quatre prévenus (seules personnes identifiées par des caméras, alors que les manifestants étaient une bonne vingtaine) avaient certes reconnu avoir pénétré dans le hall d’entrée et y avoir lancé des slogans. Mais soumis à un interrogatoire individuel par la Présidente du Tribunal, chacun(e) des quatre avait nié toute participation à l’action « destructrice ». La Procureure du Roi avait cependant plaidé, devant la Chambre à trois juges, leur incontestable responsabilité. « Preuve confondante » à sa disposition ? Le seul témoignage du huissier (acté dans un procès-verbal policier) qui, ce jour-là, avait pourtant précisé n’avoir pu voir « qui exactement » avait perpétré les faits, la maquette se trouvant dans une autre salle… Qu’à cela ne tienne. Pour le ministère public, il restait avéré que « les quatre » devaient être tenus responsables et qualifiés d’« auteurs » qui, « en bande », ont commis « destruction et dégradations de biens mobiliers »… Pour ces incriminations, la procureure réclamait, per capita, 150 heures de travail d’intérêt général.

Ce 19 février, la Présidente de la Chambre correctionnelle a donc rendu son jugement. Alors que rien, absolument rien ne vient accréditer la participation effective et matérielle de quelque prévenu que ce soit, la jeune femme et les trois jeunes gens ont été frappés de la même peine –le seul élément à charge étant constitué (selon le Tribunal) par leur refus de s’excuser d’une quelconque manière. Sanction pénale administrée à chacun des inculpés : « Dix mois d’emprisonnement, avec un sursis de trois ans. Une amende de 600 euros [à multiplier par six, NDLR] ou –en cas de non paiement– dix jours de prison fermes »…

Tout laisse évidemment à penser que les camarades, ainsi condamnés, ne se laisseront pas faire et iront en appel.

Mais cette condamnation en première instance permet à la Régie des Bâtiments de porter plainte au civil contre les auteurs des dégradations. Pour ces faits, cette institution d’Etat réclame des dommages et intérêts à hauteur de 40.000 euros…

Jean FLINKER

Plus d’infos :
Compte-rendu de l’audience du 22 janvier 2015
Appel à solidarité des 4 inculpé.e.s

Pour soutenir « les Quatre de Haren »
et les aider à payer les frais de justice,
un numéro de compte bancaire :
BE66 5230 4745 8943
avec en communication « Solidarité Haren »

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Manifestation: Un toit pour toutes et tous!

Manifestation à Bruxelles ce 21 Mars à l’initiative du collectif de squatteur.euse.s Piratons Bxl

A Bruxelles, il y a plus de 15.000 logements vides pour 5.000 SDF . En Wallonie, la situation n’est guère meilleure, il y aurait plus de 30.000 logements vides pour 8.000 SDF. Pourtant chaque année des gens meurent de froid dans la rue. Des milliers d’autres gens vivent dans des taudis minuscules aux loyers élevés. Nombre de locataires consacrent la plus grande partie de leur revenus à leurs loyers, d’autres n’ont tout simplement plus la possibilité de les payer et se retrouvent face à des menaces d’expulsions ne pouvant faire qu’empirer leur situation.

Les expulsions de locataires et de squatteur.euse.s s’enchaînent et ce particulièrement à partir du printemps et de la fin de la trêve hivernale dans les sociétés de logements sociaux. Pendant ce temps, nombre de riches propriétaires voient leurs portefeuilles s’engraisser grâce à la spéculation immobilière. Cette spéculation a pour conséquence l’abandon de nombreux logements permettant de rendre virtuellement l’offre moins importante que la demande ce qui fait bien entendu augmenter les loyers déjà très élevés.

Face à cette situation intolérable, la réponse de l’État reste toujours la même : des pouvoirs publics incompétents, le contrôle et bien entendu la répression. Les procédures d’expulsions sont de plus en plus souvent expéditives. Le CD&V a même déposé un projet de loi afin de punir d’emprisonnement le fait de squatter, ce qui revient une fois de plus à criminaliser les pauvres.

Nous ne nous laisserons pas faire !
Nous ne nous laisserons pas intimider par la répression !
Organisons-nous collectivement pour rendre difficile ces expulsions comme cela se fait déjà dans d’autres villes d’Europe. Contre la hausse des loyers et la spéculation immobilière !
Pour la réappropriation et non la détérioration des biens immobiliers ! Occupons les logements vides ! Défendons ces occupations ! Un toit pour toute et pour tous !

C’est pour défendre ces revendications que nous appelons à manifester en cette date symbolique du début du printemps et du début des expulsions de locataires de logements sociaux ce 21 mars 2016 à 17H à Porte de Namur !

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