Londres: Manif et action anti-gentrification

Une manifestation anti-gentrification s’est déroulée à Londres dans le quartier en pleine gentrification de Shoreditch.

Les manifestantEs ont déclaréEs vouloir reprendre la ville « aux hipsters et aux promoteurs immobiliers ».

12004859_461092924062798_4535493388592775503_n

Durant la manifestation plusieurs action directes ont eu lieu.

Un café à céréale pour hipster à prix exorbitant (4€ le bol) qui s’étaient installé dans le quartier a notamment vu sa vitrine couverte de peinture. Ce genre de lieu participe clairement à la gentrification en attirant un publique bobos et en donnant un côté plus « chic »  au quartier. Ces lieux participent à l’augmentation des loyers et donc au déplacement des classes populaires aux profits de classes moyennes/bourgeoises.

12074913_461092937396130_1962319439027231568_n

Ce phénomène de gentrification n’est bien entendu pas typique de Londres et touche toutes les grandes villes européennes.  On ne peut qu’espérer que des luttes anti-gentrifications fortes et radicales verront aussi le jours dans ces villes…

 

Share Button
0

NDDL: Le juge est venu, il a vu mais il n’a pas vaincu !

Vu sur le site de la ZAD de notre-dame-des-landes

Nddl – le juge est venu, il a vu mais il n’a pas vaincu !

Depuis 7h du matin, la zad était bloquée en 6 points d’accès par des barricades, plusieurs centaines de personnes et une trentaine de tracteurs. Il s’agissait en empêchant la venue du juge des expropriations, de répondre avec détermination aux menaces du sous-préfet. Celui-ci annonçait reprendre les procédures contres les locataires en vue d’une possible expulsion et démarrage des chantiers dans les mois à venir.

Le mouvement anti-aéroport a été très réactif. De nombreuses personnes des comités de soutien et paysans de la région étaient présentes dès 7h du matin au carrefour de la Saulce malgré la pluie et se sont réparties sur les différents points de blocage. Les infos étaient rediffusées partout sur la zone à défendre par radio klaxon.

Vers 9h, plusieurs 4×4 suivi de voitures de gendarmerie sont arrivées à une centaine de mètres de la barricade sud, entre Vigneux et la zad où 200 personnes environ étaient présentes. Le juge en cravate est descendu de 4×4, accompagné d’un commandant de gendarmerie. Il a insisté pour passer mais il lui a été signifié qu’il en était hors de question. Après un échange vif, le juge et son escorte sont rentrés précipitamment dans les véhicules officiels et ont rebroussé chemin.

Contrairement aux gouvernement, nous tenons nos engagements. Comme a pu le dire un paysan rigolard au coin d’une barricade « Le juge est venu, il a vu mais il ’a pas vaincu… » Adieu César !

Après avoir eu la confirmation par l’avocat des locataires que le juge avait renoncé, les barricades ont été levées en fin de matinée.

Leur test de ce matin a échoué mais nous restons plus que jamais vigilant.es et appelons à densifier la mobilisation dans les semaines qui viennent.. Dans le même temps nous continuerons à renforcer les cultures et habitats sur la zad, ainsi que les liens à l’intérieur du mouvement et dans la région pour construire un avenir sans aéroport.

Il n’y aura pas d’expulsion de la zad. L’aéroport ne se fera pas !

Les bloqueur’heuses du mardi

Share Button
0

Stop à la gentrification du canal!

Ces dernières années les projets de quartiers « durables », de commerces chics et de bureaux pullulent à Bruxelles et particulièrement dans les environs du canal/ Tour&taxis.

Ces projets vont selon leurs promoteurs améliorer le cadre de vie du quartier. Il ne faut pas se laisser avoir, le vrai but de ces projets est de créer un cadre de vie agréable aux bobos et de peu à peu chasser les pauvres du quartier grâce aux augmentations de loyers qui suivent la création des nouveaux logements, bureaux, commerces chics et espace soit-disant « verts » (alors qu’ils continuent à Bruxelles comme ailleurs à urbaniser à tout va pour le bien du capitalisme…).

Ces projets nous dégouttent et agressent les habitants du quartiers. Ils participent à la ghettoïsation et visent à parquer les pauvres de plus en plus loin des touristes et des intérêts économiques.

Dans certaines villes européennes comme Berlin, de vastes luttes combatives, radicales et sans concessions ont actuellement lieu contre la gentrification et ses promoteurs. Contre ceux qui promeuvent ces projets et veulent nous écraser, transformer nos quartiers populaires en zones « durables » réservés aux bourges..

Pendant ce temps les expulsions locatives et de squats s’enchainent. Plus de 5000 personnes dorment toujours à la rue alors que plus de 15.000 (40.000 selon certains chiffres diffusés récement dans les médias…) logements restent à l’abandon à Bruxelles en bonnes parties pour de faire de la spéculation! Pendant que des milliers d’autres galèrent à payer leurs loyers pour vivre dans tandis!

Ne nous laissons pas faire!

Stop à la gentrification!

Share Button
0

URGENT: Expulsions sur la Zad du Keelbeek

Vu sur indymedia bxl;

Apparement il y a pas mal de flics sur la zad d’Haren. Les entrées sont bloqués. Appel au rassemblement immédiat !

D’après les médias mainstream 3 personnes auraient été arreté (administrativement pour l’instant apparement) pour « jets d’objets divers ».

Share Button
0

Déportations collectives de 78 Irakiens vers Bagdad

http://www.gettingthevoiceout.org/collectieve-deportatie-van-78-irakesen-naar-bagdad/
http://www.gettingthevoiceout.org/collective-deportations-of-78-iraqis-to-bagdad/http://www.gettingthevoiceout.org/deportation-collectives-de-78-irakiens-vers-bagdad/

Déportations collectives de 78 Irakiens vers Bagdad

Nous apprenons par les médias néerlandophones que l’office organise « le retour volontaire » de 78 Irakiens. 40 seront mis sur un avion ce vendredi 18/09/2015 et 38 ce mercredi 23/09/2015.

Le CGRA avait annoncé le gel provisoire des décisions relatives aux demandes d’asile irakiennes ; on lit sur le site du CGRA en date du 3 septembre 2015 : « Il ressort d’une première analyse de demandes d’asile introduites récemment par des personnes originaires de Bagdad (Irak) que nombre d’entre elles invoquent des faits assez similaires,d’une manière assez stéréotypée, et ne soumettent pas suffisamment d’éléments crédibles indiquant un risque réel en cas de retour. Il ressort en outre d’un certain nombre de sources que les conditions de sécurité actuelles à Bagdad ne sont plus celles qui prévalaient en 2014 et que la situation n’y est plus de nature à justifier
l’affirmation selon laquelle toute personne originaire de Bagdad encourt un risque réel d’atteintes graves en cas de retour. » – See
more at :http://www.cgra.be/fr/actualite/gel-provisoire-des-decisions-demandes-dasile-irakiennes

Le 09/09/2015 nous avions été alertés de la présence de 15 Irakiens dans le centre fermé 127bis. Le 14/09/2015 ils étaient 25 et lançaient un appel à l’aide
http://www.gettingthevoiceout.org/cible-actuelle-de-loffice-des-etrangers-les-irakiens/

Puis plus aucune nouvelle. Aucun d’eux ne voulait encore nous parler.
Des ONG ont été alertées et ont essayé de leur côté de prendre contact
avec le centre et les détenus sans succès.

Et avec raison : la presse néerlandophone nous apprend que 78 Irakiens ont « accepté »un retour volontaire et seront mis sur un avion ces vendredi 18/09/2015 et mercredi 23/09/2015.
http://deredactie.be/cm/vrtnieuws/videozone/programmas/journaal/2.40988

Et art ici

Mais pourquoi les Irakiens concernés qui auraient accepté un retour volontaire sont-ils enfermés ? Pourquoi ne veulent-ils plus parler à personne ?
Que signifient ces expulsions expéditives organisées par le CGRA et l’Office des Étrangers à peine 15 jours après les décisions de gel, et sans avoir une vue claire de la situation sur place !

Il nous semble évident que la majorité des personnes concernées ont été mises sous pression et qu’on leur a interdit tout contact avec l’extérieur.
L’expression « retour volontaire » annoncée par les responsables rime pour nous avec expulsions collectives par charter sous la menace.

Rien n’arrêtera nos autorités belges et européennes pour refuser,éjecter, que ce soit aux frontières ou dans les pays européens, pour appliquer la guerre aux migrants déclarés depuis déjà plusieurs années.

NO BORDER, STOP DEPORTATION

Share Button
0

Qui sont les Black Blocs ? Où sont les Black Blocs ?

Vu sur les-enragés

Cette ques­tion réap­pa­rais­sant dans la plu­part des jour­naux après chaque émeute, comme celle à Rome le 14 décem­bre, elle mérite une réponse. Est-ce que vous voulez-vous voir à quoi res­sem­blent nos visa­ges quand ils ne sont pas mas­qués par des fou­lards, des cas­ques ou des cagou­les ?
Ce sont les mêmes visa­ges qui paient un loyer pour vos appar­te­ments pour­ris, les visa­ges de ceux à qui vous offrez des stages non rému­né­rés ou des jobs à plein temps pour 1000 euros. Ce sont les visa­ges qui paient des mil­liers d’euros pour assis­ter à vos cours. Ce sont les visa­ges des gamins que vous frap­pez quand vous les chopez avec un peu d’herbe dans leurs poches. Ce sont les visa­ges de celles et ceux qui doi­vent s’enfuir du bus quand les contrô­leurs appa­rais­sent, ne pou­vant pas se payer le voyage.
Ce sont les gens qui cui­si­nent vos faux-filets à point dans les res­tau­rants chics, et reçoi­vent pour ça 60 euros la soirée, au black. Ce sont celles et ceux qui vous pré­pa­rent vos cafés serrés à Starbucks. Ce sont ceux qui répon­dent à vos appels en disant « 118 118, puis-je vous aider ? », ceux qui achè­tent de la nour­ri­ture à Lidl par­ce ­que celle des autres super­mar­chés est trop chère. Ceux qui ani­ment vos camps de vacan­ces pour 600 euros par mois, ceux qui ran­gent les étalages des maga­sins où vous ache­tez vos légu­mes bios. Ce sont ceux à qui la pré­ca­rité bouffe toute l’énergie vitale, ceux qui ont une vie de merde, mais ont décidé qu’ils en avaient assez d’accep­ter tout ça.
Nous fai­sons partie d’une géné­ra­tion, qui, pour un jour, a arrêté de s’empoi­son­ner le sang avec la névrose d’une vie passée dans la pré­ca­rité, et qui a sou­tenu les émeutes. Nous sommes le futur que vous devez écouter, et la seule partie saine d’une société cou­verte de métas­ta­ses. Ce qu’il est en train de se passer à Londres, Athènes et Rome est d’une impor­tance his­to­ri­que. Des places rem­plies à cra­quer de gens explo­sent de joie quand les cars de police pren­nent feu. Notre exis­tence même est dans ces cris : l’exis­tence de celles et ceux qui ne peu­vent pas croire que des gou­ver­ne­ments élus se retour­ne­raient contre leurs citoyens et leur feraient payer des dizai­nes d’années d’erreurs com­mi­ses par le sec­teur finan­cier et les mul­ti­na­tio­na­les ; l’exis­tence de ceux qui main­te­nant com­men­cent à penser que tous ensem­ble nous pou­vons com­men­cer à leur faire peur. Ces excla­ma­tions étaient furieu­ses et joyeu­ses, explo­sant depuis la partie saine de la société, pen­dant que celle empoi­son­née se cachait dans la Chambre des Députés.
Les Black Blocs ont encore frappé. Vous feriez mieux de regar­der autour de vous main­te­nant. Des rumeurs disent que vous pour­riez en ren­contrer cer­tains pen­dant vos cours, à la biblio­thè­que, à la machine à café, au pub, sur la plage, voire même dans le bus.
Collettivo Universitario Autonomo de Torino, 16 décembre 2010

Share Button
0

1984-85: Le Groupe Lesbien et Gay de Soutien aux Mineurs (UK)

La traduction a été réalisée par le Collectif Anarchiste de Traduction et de Scannerisation (CATS)
de Caen en septembre 2011.
D’autres traductions sont en téléchargement libre sur notre site : http://ablogm.com/cats/
1984-85: Le Groupe Lesbien et Gay
de Soutien aux Mineurs
Une courte histoire du Groupe Lesbien et Gay de Soutien aux Mineurs qui fut mis en place durant
la grève des mineurs en 1984-85 et qui défia les préjugés portés par beaucoup de gens dans le
mouvement ouvrier.
Avant la grève des mineurs il aurait été très difficile d’imaginer un minibus de mineurs grévistes circulant
dans la vallée de Dulais en Galles du Sud avec sur ses portes et sur son tableau de bord un slogan disant :
« Ce véhicule a été donné par le Groupe Lesbien et Gay de Soutien aux Mineurs ».
En fait, en février 1985, il y avait 11 Groupes Lesbiens et Gays de Soutien aux Mineurs dans tout le pays.
6 d’entre eux ont répondu à notre enquête.
En décembre 1984, rien que le groupe de Londres avait réuni 11 000 £ grâce à un mélange de collectes
dans les pubs, les clubs et les rues, de prestations, de fêtes et d’autres évènements. L’événement phare fut
certainement le « Pits and Perverts gig» (littéralement le « concert des puits de mines et des pervers-es »
NDT) à l’Electric Ballroom où Bronsky Beat était en haut de l’affiche et qui rapporta 5 650 £. Lors du
concert David Donovan, un mineur des Galles du Sud déclara :
« Vous avez gagné votre badge « Cole not Dole » (« Du charbon pas le chômage » NDT), et vous
connaissez le sens du mot harcèlement, comme nous. Maintenant nous porterons votre badge sur nous,
nous vous soutiendrons. Les choses ne changeront pas en une nuit mais maintenant 140 000 mineurs
savent qu’il y a d’autres causes et d’autres problèmes. Nous savons pour les noirs, les gays et le
désarmement nucléaire. Et nous ne serons jamais plus les mêmes. »
L’existence et l’activité des nombreux groupes prouvent que beaucoup de lesbiennes et gays soutenaient
les mineurs. Comme le groupe de Southampton le remarquait dans sa réponse à notre enquête :
« Nos meilleures expériences furent de rencontrer des mineurs qui venaient en ville depuis Abercynon.
Après être descendus ici de manière répétée et avoir rencontré des socialistes politiquement actifs, les
voyant collecter de l’argent, de la nourriture et des vêtements et travailler d’une manière générale en
soutien aux grévistes, leurs attitudes furent obligées de changer juste du fait de leurs propres
expériences, parce qu’ils savaient que nous sommes justes des gens ordinaires, et des gens qui
soutenaient leur lutte […] Ils ont dû changer beaucoup de leurs attitudes et comme cela a souvent été dit,
les choses ne furent plus jamais les mêmes ».
Formation et activités
Les Groupes Lesbiens et Gays de Soutien aux Mineurs qui ont répondu à notre enquête furent formés plus
tard que les autres groupes. Le groupe de Londres fut le premier à être créé en juillet 1984 et il démarra
1avec 11 membres. 6 mois plus tard, il était passé à 50. Répondant à notre questionnaire, ils et elles
déclarèrent que la formation du groupe fut « l’un des développements les plus importants et positifs dans
la communauté lesbienne et gay de Londres en 1984. »
Le Groupe Lesbien et Gay de Soutien aux Mineurs du Lothian (une région d’Écosse NDT) fut créé 2
mois plus tard en septembre 1984 avec 12 membres rassemblant chaque semaine 40 £ pour le centre
gréviste de White Craige dans le Lothian de l’Est.
Les « Lesbiennes Contre les Fermetures de Mines », de Londres, suivirent en novembre 1984, impliquant
plus de 20 femmes. Elles collectaient 50 £ par semaine pour le Groupe d’Action des Femmes de
Rhodisia, à Worksop, et déclaraient : « Les activités des femmes dans la grève (les femmes des mineurs
NDT) avaient évidemment une influence majeure sur nous ». Le soutien lesbien et gay aux mineurs a reçu
une bonne couverture dans la presse de gauche et syndicale. À la « rencontre de la marge » des lesbiennes
et gays, à laquelle participèrent 250 personnes, lors de la conférence du Parti Travailliste en octobre 1984,
le NUM qui dominait la conférence * , envoya le message de soutien suivant :
« Nous soutenons les libertés civiles et la lutte des lesbiennes et des gays. Nous nous réjouissons des liens
établis dans les Galles du Sud et ailleurs. Notre lutte est la votre. Victoire pour les mineurs. »
Et le Groupe de Soutien des Femmes de Notts, à qui le Groupe de Lesbiennes et de Gays de Londres
« Soutenez Les Mineurs » avait donné 250 £ en décembre 1984, écrivait :
« J’écris au nom du Groupe de Soutien des Femmes de Notts pour vous exprimer notre gratitude pour le
soutien et la solidarité que vous avez montré en formant le Groupe de Lesbiennes et de Gays de Londres
« Soutenez Les Mineurs ». Nous vous envoyons également notre solidarité totale et notre soutien dans la
lutte contre toutes les formes d’oppression et de préjugés basés sur la sexualité. Nos luttes font parti, et
sont des parcelles, du même combat. Nous vous sommes particulièrement reconnaissantes de nous avoir
constamment tenu informées de vos activités et d’avoir contribué matériellement au soutien de groupes
afin que la lutte puisse continuer jusqu’à la victoire. »
Cet article est repris du site web « Hayes People’s History » et peut être trouvé là bas.
Note du traducteur :
* Le NUM est le National Union of Mineworkers, le syndicat des mineurs participant à la confédération
TUC, Trade Union Congress, le grand syndicat réformiste, social-démocrate anglais. Son poids politique
au sein du Parti Travailliste, parti qui est historiquement l’émanation politique des syndicats anglais, était
fort à cette époque.
Le NUM, contraint par sa base à entrer dans une lutte longue (un an de grève environ) et très violente, fit
beaucoup pour freiner et finalement étouffer

A voir!

A propos du soutien gay et lesbiens à la lutte des mineurs, il est aussi intéressant d’aller voir le très bon film « Pride »!

Share Button
0