Grosse intervention policière et arrestations pour couper l’élec au Caracole

Vu sur Indymedia Bxl.

Un petit retour sur les événements d’aujourd’hui au Caracole-Neur, lieu occupé à Namur.

Ce matin, deux travailleurs d’ORES sont venus toquer à la porte du Caracole. Ils voulaient voir le compteur. Les occupants n’ont pas voulu leur ouvrir la porte. Suite à cela ils nous ont menacés de venir couper l’électricité mais ils ont été vite refroidis par un déluge d’eau.

Ils ont ensuite appelé les pompiers qui eux même ont appelé la police.

Et là arrivèrent 1 combi, puis 2, puis 3, puis le G.I.S (aussi appelé Delta à Namur)…

Ces sales flics ont ensuite bloqué la circulation de la chaussée de Louvain (Un des plus gros axes de Namur, permettant notamment de rejoindre l’autoroute vers Bruxelles ), tenté de repousser les nombreux badauds sans succès, puis ont lancé l’assaut. Ils ont également arrêté des gens venus en soutien.

5 bolosses armées de flash ball (2 fn303) et d’un bélier ont alors commencé à défoncer la porte. Ils en sont venus rapidement à bout puis ont sorti et arrêté d’abord les occupants qui étaient restés dans la maison puis les 2 qui étaient monté sur le toit.

Les occupants et leurs soutiens sont resté en garde-à-vue pendant quelques heures et sont convoqué au commissariat de Namur en octobre.

Maintenant le Caracole est de nouveau occupé !

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« Le chômage est inhérent au système capitaliste »

Vu sur La Brique.

En 2013, la région Nord-Pas de Calais n’a jamais compté autant de chômeurs (370 000 inscrits à Pôle Emploi). Face aux pouvoirs qui instaurent une exploitation de la précarité, La Brique a voulu interroger la lutte des précaires. Nous avons rencontré l’historien Marc Leleux, auteur d’une précieuse Histoire des sans-travail et des précaires du Nord (1), qui nous a parlé des mouvements de chômeurs des années 1930 et de leur « Marche de la Faim ». Ce n’est pas l’histoire d’une victoire, mais elle rappelle que la lutte pour l’autonomie est une lutte permanente.

La Brique : Les années 1930 sont une période de crise économique. Cette crise est-elle seule responsable du chômage ?

Marc Leleux : Lorsqu’apparaît la crise, en 1931, le chômage n’est pas un phénomène nouveau dans le Nord où l’industrialisation a été précoce. La crise accentue donc une situation à laquelle les travailleurs sont régulièrement confrontés. On dénombre ainsi, en 1935, près de 63 000 chômeurs complets secourus alors qu’ils n’étaient que 1226 en juin 1931. Pour ce qui est du chômage partiel, il frappe plus de 270 000 personnes en mars 1932, soit 125 fois plus qu’en janvier 1931. Le Nord compte ainsi, de 1931 à 1937, constamment entre 10 et 16 % du total des chômeurs en France. Au-delà de la crise elle-même, dans certains secteurs comme les mines, il est indéniable que la mise en place de procédés de rationalisation technique et humaine a contribué à accroître le nombre de chômeurs.

Les patrons embauchent aussi des travailleurs étrangers…

Oui. Ils sont les premiers à subir le chômage complet ou partiel. Parfois confrontés à l’hostilité des travailleurs français, Polonais des mines ou Belges du textile sont encore plus précaires que les précaires. Dans les années 1930, une série de lois est votée pour limiter l’emploi de la main-d’œuvre étrangère. Les patrons du Nord s’y opposent farouchement, car ils tiennent à ces salariés sous-payés.

Avec les étrangers, les femmes ne sont-elles pas aussi les premières touchées par le chômage ?

Ce n’est pas facilement démontrable car, à l’époque, les femmes sont absentes des statistiques. Cela est assez significatif de pesanteurs sociales par lesquelles elles demeurent épouses, filles ou mères avant d’être des travailleuses. Elles n’apparaissent que rarement dans les rapports de police et ne sont pas un objet de préoccupations spécifiques pour les mouvements de chômeurs.

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Des mouvements de chômeurs s’organisent donc. Sont-ils encadrés ?

Suite à la Révolution russe d’octobre 1917 et à la naissance en 1920 de la Section Française de l’Internationale Communiste, la CGT se divise entre Unitaires qui acceptent de suivre Lénine et Confédérés qui s’y refusent. Les comités de chômeurs qui se forment dans le Nord se rattachent essentiellement à ces deux tendances. Ils sont plus de 70 en 1935 et, bien que porteurs des mêmes revendications, sont rivaux. Cela porte préjudice à leur action. On trouve également des comités dits « neutres » qui, minoritaires, sont liés au catholicisme social. Leur action se veut plus caritative que revendicative. Enfin, à partir de 1934, les Croix de Feu, une ligue d’extrême droite, s’appuie sur la misère pour attirer à elle une partie des chômeurs.

Pas d’anarchistes ? Pas d’abolitionnistes du travail salarié ?

On ne trouve pas trace dans les archives de cette époque, ni des anarchistes, même s’ils sont sans doute présents dans les comités unitaires, ni d’une volonté d’abolition du salariat. L’hostilité au salariat a été davantage marquée à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle par les réticences des masses rurales à entrer en prolétarisation au sein des concentrations usinières.

Quelles sont les actions menées par les comités ? Sont-ils surveillés ?

Ils ont des modalités d’actions plutôt tapageuses. Marches et manifestations régulières dans la rue, diffusion de journaux, aides ponctuelles (distribution de vêtements, de soupes, etc.), mobilisation contre les expulsions des chômeurs qui ne peuvent plus payer leur loyer. Ils organisent aussi des réunions régulières aux intonations politiques. Celles-ci sont étroitement surveillées, comme en attestent de nombreux rapports de police. Après la Révolution russe, on craint la contamination révolutionnaire. Les rapports font cependant davantage état des rivalités entre comités que d’appels à la révolution…

Les chômeurs du Nord participent également à une marche de Lille à Paris en 1933…

Cette marche, dont le principe est décidé à l’échelle nationale par la CGTU, est organisée par un membre du comité central du PC : Charles Tillon. Il est efficacement secondé par Martha Desrumeaux, ouvrière du textile du Nord, militante politique et syndicale hors pair. Avec eux, ce sont 65 délégués, escortés par une foule de sympathisants, qui partent de Lille le 18 novembre en réclamant « Du travail et du pain ». Sur le parcours, les marcheurs sont très bien accueillis et leur nombre croît pour atteindre plusieurs milliers à Saint-Denis. Là, ils apprennent que l’accès à Paris leur est interdit par les autorités. Une partie d’entre eux parviendra néanmoins dès le lendemain, par un coup de force, jusqu’aux abords de l’Assemblée nationale où ils seront arrêtés. Par l’entremise du député du Valenciennois, Sulpice Dewez, ils réussiront ultérieurement à rencontrer le ministre du Travail.

Cette marche est donc une réussite ?

Elle est un demi-échec car elle n’a pas débouché sur la satisfaction des revendications, mais les comités ont indéniablement gagné en popularité. Ils ont réussi à attirer l’attention des pouvoirs publics sur leur situation. C’est ce qu’ils voulaient essentiellement. Par la suite il y aura d’autres marches, mais à caractère local alors que les comités se feront moins virulents, l’heure n’étant désormais plus tant à la lutte des classes qu’à la lutte contre la menace grandissante du fascisme.

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Si la marche a attiré l’attention des pouvoirs publics, ces derniers cherchent-ils des solutions pour lutter contre le chômage ?

En 1926, les pouvoirs publics recréent le fonds national de chômage qui avait été ouvert durant la guerre et qui permet, par le biais des communes, de verser une aide aux chômeurs. Certaines mesures comme les lois de 1928 et 1930 sur les assurances sociales, même si l’assurance chômage en est exclue, peuvent être interprétées comme visant à améliorer la situation des travailleurs et donc des chômeurs. Mais un décret-loi d’octobre 1935 sur la rééducation professionnelle des chômeurs permet également au patronat d’avoir à sa disposition une manne d’ouvriers payés en partie par les fonds de chômage, auxquels les employeurs n’ajoutent qu’une rémunération additionnelle. Le patron peut ainsi utiliser une main-d’œuvre bon marché qu’il n’est pas obligé de garder au-delà de sa « formation ».

Ce décret-loi est-il remis en cause par la suite ?

Non, pas même sous le Front populaire, ce qui souligne la réévaluation des priorités.

Contraindre les gens à accepter de gagner moins pour continuer à travailler et ainsi faire plaisir aux patrons… ce que tu racontes fait étrangement écho à notre époque.

Le chômage est inhérent au système capitaliste qui s’en nourrit pour se perpétuer. À l’heure actuelle, le seul remède qu’on nous présente comme efficace pour lutter contre le chômage est la précarité. On assiste de fait à un incroyable bond en arrière qui vise à nous ramener aux conditions d’embauche telles qu’elles existaient au XIXe siècle. La déstructuration du droit du travail en est le symptôme le plus évident avec la multiplication des statuts précaires tant dans le public que dans le privé. Le système est parvenu à créer des rivalités entre salariés d’un même niveau qui désormais sont concurrents pour conserver leur travail et leurs conditions de travail, mais aussi entre travailleurs et chômeurs alors qu’un certain discours politico-médiatique ne cesse d’insister sur l’indignité d’une situation de non-travail. Tant que ces concurrences existent, toute idée de contestation radicale se trouve affaiblie.

1 : Presses Universitaires du Septentrion, 2013. Voir aussi Marc Leleux, « De la rééducation des chômeurs des années trente au Revenu de Solidarité Active : la récidive d’une même politique d’exploitation de la précarité », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, n°109, 2009 (en ligne sur chrhc.revues.org/1926).

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Saut d’index: un nouveau cadeau au patronat

Les négociations du futur nouveau gouvernement ne cessent de laisser entrevoir des gros cadeaux au patronat. Après la baisse des charges patronales, les pensions, l’intensification de la chasse aux chômeurs, voici une attaque de plus contre les travailleurs: un saut de l’indexation en 2015.

En effet, le futur gouvernement compte faire économiser beaucoup d’argent aux gros patrons en n’ajustant pas les salaires sur le coût de la vie pour cette année 2015…

Ce saut d’indexation ne serait bien entendu jamais rattraper, ce qui est façon détournée de faire baisser les salaires (toute proportion gardées avec le coût de la vie) et un cadeau généreux du gouvernement fédérale aux gros patrons qui pourraient économiser 1,3 milliards d’euro de coûts salariaux en 2015 et jusqu’à 2,6 milliards en 2019…

En bref, toujours plus de sous pour les riches et toujours moins pour les pauvres…

 

 

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Ouverture du CSO « Le Labo » à Liège

Vu sur Indymedia Bxl

Nous sommes heureu-se-s de vous annoncer l’ouverture d’un nouveau Centre Social Occupé à Liège. Le CSO « Le Labo », ancien laboratoire de l’Afsca abandonné par l’état, a été investi par des précaires, tout âge et conditions confondues, afin de disposer d’un logement décent et de s’atteler à la mise en place d’un projet collectif de logements communautaires et autogérés.

Il devra permettre à la fois d’accueillir de manière permanente des habitants autonomes pouvant disposer d’un espace privé, mais aussi toute personne de passage à Liège, pour une durée déterminée, dans des espaces communs prévus à cet effet. Les modalités d’accès sont en cours de réflexion et d’écriture.

De par sa taille, le bâtiment permettrait de développer, à moyen terme, des activités culturelles et éducatives diverses. Bien que dans un premier temps, nous nous installons et nous vous préviendrons de l’évolution du CSO.

Au-delà des premières nécessités, « Le labo » se veut être un lieu de vie calme et sain, une communauté autogérée basée sur la solidarité et l’échange, et ce, dans le respect de notre voisinage.

Du point de vue la défense du lieu, la police est passée ce lundi 15 septembre pour constater notre occupation. A l’heure actuelle, nous tentons d’entamer des négociations avec l’état, via la Régie des Bâtiments. Si cela n’aboutit pas, nous restons déterminés à défendre notre droit au logement devant la justice.

Nous espérons pouvoir vous proposer sous peu une ouverture publique. En attendant, tout soutien est le bienvenu. Vous nous trouverez au 5 rue Louis Boumal dans le quartier du Laveu à Liège (4000).

Nous sommes partout…

Amicalement,
Le collectif d’occupation du CSO « Le Labo ».

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(Brochure): Squatter en belgique. Trucs,astuces et récits d’expérience

Brochure sur le squat en Belgique. Pas mal de bon trucs à savoir pour ceux qui veulent squatter.. En version à lire sur le pc.

Télécharger la brochure en PDF

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Doel 1 et 2 prolongés de 10 ans: un danger!

Le nouveau gouvernement en formation s’est accordé sur la prolongation de 10 ans de la durée de vie des réacteurs Doel 1 et 2 qui devaient être mis à l’arrêt en 2015. Ces réacteurs vétustes construit dans les années 70 et conçu pour durer 30 ans de manière « sûr » (cela ne veux pas dire grand chose dans le domaine du nucléaire) vont être prolongés jusqu’à leur… 50 ans! Cette prolongation continuera à faire peser un risque de plus en plus élevés (l’âge avancé des centrales ne faisant que l’accentuer) sur l’ensemble de la population… Il est clair que le nucléaire n’as jamais été sûr. Une technologie qui fait peser un danger mort ainsi que de graves séquelles sur la santé et l’environnement ne peut être qualifiée de « sûr »! Déjà que les décennies d’usages de cette technologie mortifère nous impose à tous la gestion de déchets hautement radioactifs pour des milliers d’années… Plus on prolonge, plus ce tas de déchets sera grand…

N’oublions pas non plus que le nucléaire provient de l’exploitation de mine d’uranium, que leurs travailleurs et les pays où l’on trouve le précieux minerai se font saignés à blanc par les crapules d’AREVA et consort… Qui plus est ces mines ne sont bien évidement pas exploitable à l’infini. Si l’on continue sur cette voie, un jour il n’y aura plus d’uranium à extraire mais uniquement des déchets à gérer..

L’arrêt total du nucléaire civil et militaire est une nécessité absolue pour notre survie et celle de notre environnement.

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Au programme de la suédoise: toujours plus d’austérités!

Le nouveau gouvernement en formation promet d’ors et déjà tout un tas de mesures pour en faire pâtir les plus pauvres et réjouir les plus riches: cadeaux au patronat entre autre par la réduction des charges patronales, encore plus d’exclusions de chômeurs, des travaux d’intérêt généraux pour les chômeurs longues durées (en gros de l’exploitation de main-d’œuvre bon marché et où le chômeur devra accepter tout et n’importe quoi comme condition de travail sans broncher de peur de perdre toute rentrée d’argents),…

Encore une fois, le gouvernement montre son visage de protecteur du capital, son rôle de défendre les intérêts des riches.

Mais n’oublions pas qu’en 60-61 c’est un programme d’austérité qui a lancé une grève générale parmi les plus longues, les plus intenses et les plus combatives qu’ait connu la Wallonie…

Malgré la défaite de 61, la lutte reste d’actualité. Seul un mouvement combatif, organisé et déterminé peut faire reculer le gouvernement!

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Affiche: 10.000 tonnes de déchets radioactifs dans la meuse

Vu sur non-fides

Le démantèlement de la centrale nucléaire de Chooz A dans la pointe des
Ardennes françaises a commencé. Si avec les deux centrales, les habitants de la région
bouffaient et crevaient déjà du nucléaire depuis des décennies, cette fois ce sera
surtout la Belgique et la Hollande qui seront touchées par le démantèlement via les
rejets dans la Meuse de 10 000 tonnes de déchets toxiques et radiotoxiques liquides.

Si l’on voit la merde que rejette l’industrie dans la Meuse et ses différents
affluents depuis plus d’un siècle, on comprend vite que ce n’est que la énième couche
de pollution et pourtant les ordures radiotoxiques les rejets soi-disant « limités » et
« inévitables » en provenance de Chooz causeront une pollution autrement plus
durable et charrieront à leur tour cancers et leucémies.

Mais tout cela importe peu aux industriels, car les enjeux vont bien au-delà de la
pollution d’une zone spécifique. En terme de marchés, si EDF cherche à devenir le
spécialiste mondial en démantèlement, les entreprises spécialisées dans le nettoyage
de zone contaminées, telles qu’Onet-Industries et Techman, feront leur lard, tandis
que Adecco et Manpower se chargeront de recruter des liquidateurs.

Contrairement au discours des écolos qui cherchent encore à nous vendre leur
bonheur éolien, le démantèlement ne prépare en rien une sortie du nucléaire mais
garantit son acceptation centrale comme énergie « la plus propre ». Il s’inscrit ainsi
dans sa relance au niveau international. Tandis
que partout dans le monde ils nous construisent
de nouvelles centrales pour satisfaire les besoins
dévorants du capitalisme, à Chooz, on parle de
transformer une poubelle nucléaire en parc naturel.

Comme après la fuite d’isotopes à Fleurus l’été
dernier, l’Etat et les industriels mettent en marche leur
machine à propagande pour nous faire avaler la pilule
d’iode. Le démantèlement n’est en fait que la vitrine du
service après-vente du nucléaire. Mais comme toute
vitrine, elle n’est jamais à l’abri d’un pavé.

Avant qu’ils aient fini de nous pourrir définitivement la vie, Attaquons le nucléaire et son monde !

[Affiche trouvée sur les murs de plusieurs villes de France et de Belgique, juillet 2009]

Affiche en PDF

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(Tract) Riposte à la crise du logement

Tract vu sur le site du Caracole-Neur

A Namur comme ailleurs «la crise du logement» ne fait qu’empirer de jours en jours, les loyers et les charges ne cessent d’augmenter, les expulsions s’enchaînent et la précarité touchent des couches de plus en plus larges de la population. De plus en plus de gens ne peuvent plus vivre une vie décente ou pire sont condamnés à vivre dans des taudis voire à la rue, car ils n’arrivent plus à payer leurs loyers.
Et encore, même dans la rue, la société rejette toutes traces de misère, les s.d.f. sont traqués, chassés ou refoulés des centres villes comme à Charleroi, Liège, Andenne mais aussi Namur. La croix rouge ne peut que constater et reste impuissante face a l’extrême précarité des mal-logés qui, de plus en plus, se résignent à leurs conditions, parfois jusqu’à se laisser mourir.
Les propriétaires, aidés de la police, avec la loi et les huissiers, n’hésitent pas à expulser en plein milieu de l’hiver, des squats ou des familles en bail précaire. Pourtant, à Namur, des centaines de logements restent vides. Souvent pour des raisons spéculatives (maintenir les loyers chers en faussant l’offre et la demande), mais aussi pour des raisons commerciales et égoïstes (à Namur la plupart des étages de la rue de fer sont inoccupés par exemple).

Pourtant la riposte est possible ! Partout en Belgique et dans le monde des gens refusent ces conditions de domination et décident de reprendre leurs vies en main. Ensemble, ils occupent maisons, terres, usines et écoles. En effet, partout, l’autogestion est possible, sans chefs ! Nous n’attendons rien de l’état, nous savons que nous n’auront que ce que nous leurs reprendront.
Nous sommes également convaincus qu’on ne pourra réellement mettre fin à la précarité qu’en nous débarrassant du capitalisme, qui ne profite qu’aux riches !
Dès lors nous conseillons à tous les mal-logés, sdf et autres précaires à s’organiser contre l’oppression et la répression, d’occuper les bâtiments vides et les friches industrielles et à défendre ces occupations.

Le tract en PDF

Aussi vous pouvez envoyer au collectif du caracole neur
(caracole-neur@riseup.net) vos avis et suggestion,vos projet, les adresses des bâtiments vides, des friches industrielles cultivables…
Et ensemble organisons nous !

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Il y a plus de logements vides que de SDF en Wallonie et à Bruxelles…

Un rapport datant de 2011 du Service de Lutte contre la pauvreté nous livre des chiffres pour le moins éloquant sur l’inoccupation d’immeuble et le nombre de sans-abris en Wallonie et à Bruxelles..

En effet il y aurait entre 15.000 et 30.000 (dont 20  % sont détenus par des propriétaires publics) logements vides à Bruxelles et entre 15.000 et 20.000 logements inoccupés en Wallonie (en ne comptant cette fois-ci que le marché privé, nous n’avons malheureusement pas les chiffres du publique). En comparaison à ce nombre très élevés de logements vides, Bruxelles ne compterait que 30 SDF par 10.000 habitants (soit 3000 SDF au total) tandis que la Wallonie en compterait 25 par 10.000 habitants (soit environs 8750 SDF). Il y aurait donc à Bruxelles entre 5 et 10 fois plus de logements vides que SDF et en Wallonie il n’y en aurait qu’un peu plus de 2 fois plus!!

Cette situation gravissime de manque d’accès à ce besoin fondamental qu’est le logement alors que tant d’immeubles restent désespérément vides à pourrir est tout simplement inacceptable! Qui plus est, quand une bonne partie de ces bâtiments restent inoccupé pour le plus grand bonheur des spéculateurs immobiliers qui ne voudraient pas voir l’offre dépasser la demande…

Comme d’habitude, il n’y a rien à attendre de la part de l’état. Il ne souhaiterait pas se mettre les géants de l’immobilier à dos et une part non-négligeable de ces logements appartiennent au secteur publique.

Il faut dès lors prendre les choses sois-même en main, entre mal-logés/précaires/sans-abris et redonner vie à ces bâtiments en lançant des occupations et en les soutenant !

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