Retour sur la grève de l’hiver 60-61

 »’La grève générale de l’hiver 1961 »’ a été l’un des mouvement social parmis les important qu’ait connu la belgique et plus particulièrement la Wallonie. Cette grève qui dura 6 semaine fût déclenchée contre le programme d’austérité du gouvernement de Gaston Eyskens (Social-chrétiens) plus connu sous le nom de « loi unique ».

Parfois aussi appelé « grève du siècle » elle paralysa principalement la Wallonie, le travail ayant assez vite repris en Flandre.
== Contexte ==

Le contexte économique de l’époque fait suite à la décolonisation du Congo, la dette publique est élevée.

Le contexte sociale est lui plutôt agité depuis le début de la décennie 1950. Tout d’abord il y a eu suite au référendum sur le retour du roi Léopold III, un important mouvement de grèves, manifestations et actions contre ce fameux retour. La réaction fut particulièrement violente dans les bassins industriels wallons (Hainaut et Liège) comme peuvent en témoigner la centaine d’attaques à l’explosif contre les chemin de fer et centrales électriques qui eurent lieu aux alentours du retour de Léopold III à Bruxelles (Le 22 Juillet 1950). A partir du 26 juillet la grève est générale. Le 30 Juillet quatre hommes furent abattus par la gendarmerie lors d’un meeting à Grâce-Berleur (région liégeoise). Suite à ce mouvement de contestation Léopold III se retire et cède la place à son fils Baudouin le lendemain de la fusillade.

On retrouve des traces de protestations contre la fermeture des charbonnages dès février 1959 dans le borinage.

== Les faits ==
André Renard tente de faire voter une première fois la grève générale contre le programme d’austérité le 6 décembre 1960 mais sa mention a été refusé par toutes les sections flamandes. Qu’a cela ne tienne, la grève aura comme même lieu en Wallonie.

Le mouvement de grève fut lancé le 20 décembre 1960 dans les services publique et allaient rapidement entrainer des dizaines de milliers de travailleurs du secteur privé. On estime à 700 000 le nombre de gréviste qui s’opposa au projet du gouvernement Eyskens. Bon nombre d’entre eux participeront aux manifestations quasi quotidiennes (on pu en compter plus de 300) et souvent combatives. L’une des plus importantes de ces manifestations qui eu lieu à Liège le 6 janvier 1961 déboula sur le saccage de la gare des guillemins, des rues dépavées et six heures d’affrontements avec la gendarmerie qui provoqueront 75 blessés dont 2 mourront des suites de leurs blessures. En tout il y aura 4 morts lors d’affrontements.
Le mouvement de grèves atteint une ampleur rarement vue en Wallonie ce qui lui vaudra le surnom de « grève du siècle ».

Dans de nombreuses localités du Borinage, l’accès est bloqué par des barricades. Les services publiques étaient complétement bloqués et des groupes de grévistes commençaient à s’organiser en comité de grève semi-autonome.

Au-delà des arrêts de travail et manifestations, de nombreux sabotages eurent lieu. On pourrait en compter 270 entre le 20 et le 30 décembre 1960 ainsi que de nombreux autres le week-end suivant la mort de 2 manifestants du 6 janvier 1961. Il y eu entre autre des attaques contre des ponts et des lignes hautes-tensions ainsi que le déraillement d’un train.

Le gouvernement mis en place, une vaste campagne de répression et fit appel à près de 18 000 gendarmes et 15 000 soldats.
Il fit même retiré 3000 soldats belges d’allemagne pour protéger les chemin de fer et lignes électriques en proie à de nombreux sabotages.

Le 9 janvier des piquets de grèves sont attaqués par la gendarmerie et près de 2000 grévistes sont appréhendé pour éviter une révolte. La moitié d’entre-eux seront condamnés à des peines d’un mois ou plus…

Comme on peut le voir, le gouvernement n’a réussi à imposer son programme d’austérité que grâce à une répression acharnée mais ce n’est pas une raisons de s’avouer vaincu d’avance… Hier comme aujourd’hui, leur austérité on en veux pas!

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Renforcement du tout-sécuritaire, tolérance zéro et gentrification en projet à Lessines.

On apprend par la presse mainstream (L’avenir)  que le conseil communal de Lessines (petite ville du hainaut occidentale) a adopté une motion pour lutter contre « l’insécurité ».

Cette motion vise entre-autre à mettre en place un réseau de caméra,  des contrôles « sporadiques et inopinés » par des agents de polices qui seront plus nombreux etqui pratiqueront désormais la tolérance zéro ( de laquelle découlera probablement une augmentation en flèche des violences policière et des contrôle au faciès, on a bien vu comment sa se passe dans d’autres villes..).

Encore une fois les pouvoirs politiques renforcent leur système de contrôle sur la population qui engendrera probablement et comme souvent dans ce genre de situation une répression de plus en plus forte contre les franges les plus précarisés de la population.  Encore une fois les politiques jouent sur la peur, instrumentalisent « l’insécurité » et renforcent pour leurs intérêts le sentiment « d’insécurité » présent chez bien des gens en présentant le centre de Lessines comme un coupe-gorge où l’on ne pourrait jamais se promener sans se faire agressé; c’est bien entendu faux, c’est une exagération volontaire pour mieux justifier leurs plans sécuritaire.

La répression et les plans sécuritaires ne s’attaquent jamais à la source d’un problème, ils ne sont là que pour protéger les intérêts de l’état et du capitalisme.

En effet quels est la source de bien des délits, bien des crimes? Pourquoi voler? Pourquoi racketer? Pourquoi la petite « délinquance » et le grand banditisme?

Pour l’argent!!! Voilà la vrai source de biens des problèmes dans le monde… Comment s’étonner de la délinquance quand certains privilégiés du patronats et de  la classe dirigeante on tout en exploitant ceux qui n’ont rien… Comment s’en étonner quand ils font miroiter à tout le monde dans la pub, dans la presse, à l’école que la réussite c’est d’avoir de l’argent, une grosse voiture, un écran plasma et une grosse maison et qu’après ils réduisent une bonne partie de la population à se tuer la santé au travail pour un salaire de misère ou à errer de l’onem au cpas à se faire sermoner, contrôler, à être considérer comme un numéro, une statistique… C’est en s’attaquant au capitalisme, à l’état et à toutes les formes d’oppressions qu’on réglera le problème de « l’insécurité ».

Pour en revenir à Lessines, cette motion laisse entrevoir des envies plutôt clair du conseil communal de vouloir gentrifier le centre-ville :

«La consommation abusive d’alcool, voire de stupéfiants sur la voie publique est de plus en plus excessive; des solutions pour mettre un terme à ces comportements doivent être envisagées; l’insécurité dans l’hyper centre, lequel devrait être destiné à la culture, au tourisme, aux logements de qualité et aux commerces, doit retenir l’attention particulière des autorités communales; la situation sécuritaire s’y est détériorée ces dernières années; les mesures adoptées par les autorités, bien qu’importantes, n’apparaissent pas suffisantes; il importe de rendre à nouveau le centre-ville de notre cité accessible à tous, en toute sécurité.»

Rendre le nouveau centre-ville accessible à tous ou plutôt devrait-il dire rendre le centre-ville attrayant pour les bobos et les portefeuilles des touristes? On a clairement affaire ici à ce qu’on appelle la gentrification, c’est-à-dire que la ville veut donner une plus belle apparence au centre-ville, cacher la misère, cacher les alcooliques et tout ce qui ne plait pas au bourgeois afin que peu à peu d’abord arrivent les classes moyennes, une augmentation des loyers suivis d’un départ progressif des populations les pauvres, peu à peu les classes moyennes peuvent parfois eux-mêmes devoir partir suite à une continuité dans l’augmentation des loyers et à l’installation de bourgeois.

 

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Des suggestions pour l’agenda…

 

Comme vous avez pu le constater il y a un agenda des différentes projections/débats/manifs/concerts alternatifs (pas d’évènements commerciaux et de préférence des concerts avec une connotation politique!) dans la région présent sur le côté de chaque page ainsi que sur la page agenda.

Si vous souhaitez suggérer une date n’hésiter pas à la faire sur le forum ou par mail à libertaire[at]wlibertaire.net !

 

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Mons veut se débarasser des « marginaux »…

La ville de Mons franchit un pas de plus dans la chasse aux pauvres et le « nettoyage » du centre-ville probablement dans le but d’attirer les porte-feuilles des touristes pour Mons 2015. Après la destruction de l’ancienne gare suivit le commencement de la construction d’une nouvelle gare mégalomane, l’application de la tolérance zéro sur le vol à l’étalage (visant à condamner jusqu’au moindre petit vol de nourriture), voilà la dernière création du collège de la ville; une ordonnance de police visant à exclure les « punks à chiens » (nous ne disons pas ça de manière péjorative mais bien parce que le collège communal vise en particulier des gens avec un « look punk » et  vivant accompagnés de chiens) et autres « marginaux » (selon leurs critères!)  du centre-ville de Mons.

Ne soyons pas dupe ce genre de mesure vise à montrer aux touristes et investisseurs un centre-ville propre et à rendre la pauvreté invisible en chassant les pauvres vers la périphérie…

Une fois de plus le capitalisme et son serviteur l’état montrent leur seul but, leur seul principe: le profit maximum à tout prix…

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Un nouveau partenariat local de délation à Estaimpuis…

Ce n’est pas la première fois que nous parlons de ce fameux Partenariat local de prévention qui vise à faire collaborer le « bon citoyen » dans le travail de la police d’une façon déjà bien présente dans certaines localités anglaises (neighboor watching) et bien éprouvé par certain « citoyen » depuis plus de 70 ans… La délation cette fois-ci va s’inviter cette fois ci à Estaimpuis (Hainaut Occidental)  en septembre. Dans ce le cas présent le centre d’Estaimpuis servira de zone test avant une probable extension au reste de la ville puis à l’entité… Chaque « citoyen » pourra envoyer rapidement un sms à la police et à ses voisins pour dénoncer des faits « suspects ». En bref, chaque citoyens deviendra un apprenti auxiliaire de police et on peut être sûr que certains s’en donneront à cœur joie pour dénoncer jusqu’au moindre mégot par terre, la moindre inscription à la craie ou le moindre pet de travers. Si ce genre d’initiative se généralise, on risque de voir apparaitre une méfiance entre tous les habitants, plus personnes ne se fera confiance…

Entre ce genre d’initiative, la généralisation de la vidéo-surveillance, la surveillance de plus en plus accrue d’internet, du téléphone, des cartes de crédits et mobib (qui permettraient facilement de suivre les déplacements d’une grande partie de la population), il ne restera bientôt plus le moindre espace de liberté hors de l’œil de l’état…

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Retour sur la manif du 28 Novembre 1995 à Liège

Le 28 Novembre 1995 à Liège se déroule une manifestation étudiante à l’appel de la FEF pour lutter contre des mesures d’austérité imposé à l’enseignement supérieur.

Peu de temps après le départ, le cortège tente de sortir de l’itinéraire prévu et s’engouffre dans un tunnel menant au centre-ville mais la gendarmerie les attends avec une auto-pompe. Des affrontement éclatent entre manifestants et policiers, d’un côté les pierres volent, de l’autre les coups de matraques. S’en suivent des charges à cheval de police.

La violente répression de ce jour là a fait de nombreux blessés et arrestations.

 

Montage sur la manif du 28 novembre

Revue de presse

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N.Inghels : Histoire du mouvement anarchiste en belgique

Petit texte revenant sur une partie de l’histoire du mouvement anarchiste belge entre 1945 et aujourd’hui.

Inghels

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Docu:69 – Défense de l’ungdomshuset (Squat à Copenhague)

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Docu:QHS et rébellion

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Lessines: Il fout le feu à son appartement par désespoir

On apprend par la presse mainstream (L’Avenir), qu’un lessinois de 47 ans a écopé de 3 ans de prisons avec sursis après avoir bouté le feu à l’aide d’une friteuse placé à proximité de son lit. Il a ensuite appelé les pompiers qui sont heureusement intervenus rapidement. Lors de son arrestation, il n’avait plus mangé depuis  12 jours. Il aurait commis cet acte par désespoir suite à sa privation du revenus d’intégration sociale ce qui ne lui permettait plus de payer son loyer; son propriétaire avait du coup obtenu son expulsion par le juge de paix.

Ce fait-divers révèle une fois de plus au grand jour la violence du capitalisme sur les plus pauvres. Une violence insidieuse mais bien réel qui exige de l’argent pour les besoins les plus élémentaires de survie (se nourrir, se loger, boire,…).

Ce genre de fait-divers risque de devenir de plus en plus courant dans l’avenir avec la paupérisation des classes moyennes, l’exclusion  d’un nombre de plus en plus élevés de chômeurs et les refus d’inscriptions qui deviennent également de plus en plus courant dans les CPAS.

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