1886 : Flambée insurrectionelle en Wallonie

Vu sur le site de René Binamé :

En 1886, une flambée insurrectionnelle se répand de Liège à Charleroi pendant près d’une semaine, résultat d’une rage confusément accumulée pendant des années.

Ce mouvement obtiendra deux  » réponses « . D’une part, une implacable répression étatique (la troupe charge, sabre, tire et tue; les magistrats ont la main lourde). D’autre part, l’encadrement politique et social par le tout jeune Parti Ouvrier Belge (futur Parti Socialiste), fondé l’année précédente.

De la répression, le mouvement ouvrier aurait pu se relever. Dans la foulée, envers et contre le POB, il connaîtra d’ailleurs encore plusieurs soubresauts qui ne seront maîtrisés que de justesse (1893, 1902, 1912…). Par contre, constatons qu’il ne s’est pas encore relevé de son intégration progressive par l’appareil socialiste (et dans une moindre mesure, catholique). Jusqu’à nouveau désordre ouvre-chef et boute-feu?



18 mars 1886, 15e anniversaire de la Commune de Paris. Une poignée d’anarchistes liégeois décide de commémorer l’événement par un meeting qui va déborder au-delà de leurs espérances. (Voir tract)

Bien sûr, un tract ne produit pas un soulèvement, mais il peut comme ici en exprimer, en clarifier, en attiser les motivations. Les émeutes qui s’étendent pendant près d’une semaine depuis Liège jusqu’au bassin de Charleroi témoignent d’une colère qui grondait souterrainement. Le radicalisme des mots d’ordre, les destructions perpétrées sur l’appareil de production et sur les biens de leurs propriétaires (comme aux verreries Baudoux à Jumet), la violence des affrontements avec les forces de répression sont autant d’indices qui témoignent de la virulence de la flambée insurrectionnelle. Les autorités craignent même que la contagion ne gagne la troupe envoyée rétablir l’ordre. Le danger devenait en effet bien réel et que l’on passe ainsi de l’émeute et de l’insurrection au mouvement révolutionnaire. Cela ne s’est pas produit. L’histoire a des leçons à donner, pas à recevoir.

 » La répression n’a eu d’égale que la crainte éprouvée par les possédants. Dès le 24 mars, les sanctions pleuvent. presque toutes les peines prononcées atteignent le maximum. (…) Au lendemain des troubles de Liège, l’opinion conservatrice et le gouvernement, d’une seule voix, en avaient attribué la cause à des agitateurs, à un complot de l’étranger. alertées, les chancelleries n’en ont découvert aucune trace, si ce n’est des mouvements analogues en France, en Angleterre ou aux Etats-Unis d’Amérique » (René Van Santbergen, La grève de 1886).

Le retour au travail, la mise au pas des prolétaires sous l’égide de leur représentants politiques ne se fera pas sans heurts.  » Le POB voulait faire peur à la bourgeoisie en lui disant: Attention, je vais lâcher les chiens, mais la vraie peur du POB, c’était de devoir vraiment les lâcher  » (Robert Devleeshouwer, cité par JP. Schreiber, in La Wallonie née de la Grève?, édition Labor, 1990). Et puisque régulièrement certains amnésiques accusent le Parti socialiste de trahison, voire même de chanter faux l’Internationale, il est bon de rappeler qu’il n’a résolument jamais rien fait d’autre.

 

Un autre texte intéressant:

Les faits:

« Sans souci ! Telle doit être la position des milieux bourgeois en cette journée du 18 mars 1886 à Liège. La police, sourde aux rumeurs, conclut que la manifestation et le meeting projetés par le groupe anarchiste de Liège ne dépasseront pas l’ampleur des précédentes manifestations, au contraire. Des mesures de sécurité de routine sont prises au dernier moment dans l’après-midi. Déjà cependant, la physionomie de la ville a changé. Dès l’heure de midi, il y règne une animation inusitée. On y respire comme un air de fête, mais on y remarque des rumeurs curieuses : «Louise Michel, l’héroïne de la Commune sera présente ! ».

Des camelots vendent le Catéchisme du Peuple d’Alfred Defuisseaux. Au sortir des ateliers, des travailleurs traînent sur les trottoirs, l’air innocent dans le soir qui s’allonge. De la banlieue, dès l’après-midi, des bandes ont pris la route de la Cité. Un témoin dénonce leurs « chansons lugubres », des mineurs crient « Vive la République ! ». On n’escomptait plus de 250 à 300 participants, mais dès 19 heures, la foule est compacte. Edouard Wagener et Jean Joseph Rutters sont surpris par l’affluence : plusieurs milliers de personnes, imprimeront les journaux. Beaucoup de jeunes « gamins », des femmes en grand nombre, une atmosphère bon enfant. Deux bannières, sommées du bonnet phrygien, donnent la départ à deux cortèges dont le premier s’ébranle vers le Pont-des-Arches par la rue Léopold, mais dont une partie dévie vers le Quai-sur-Meuse pour rejoindre en Vinâve d’Ile un second cortège guidé par Edouard Wagener vers le centre commercial de la Cité où peuvent se contempler les fruits, défendus aux manifestants, de l’abondance bourgeoise.

Aux cris de « Vive l’anarchie ! » répondent les vociférations : « Massacre, massacre ! Révolution ! », « A bas la propriété ! », « A bas les riches ! », « A bas les capitalistes ! », et le traditionnel « A bas la calotte ! ». Les volets des commerces s’abattent à grands fracas, tandis que des vitrines, déjà, volent en éclats. La Place du Théâtre et bientôt, la Place du Marché et les environs de l’Hôtel de Ville sont envahis par la meute hurlante : « A manger ! A manger ! Du pain ! ». Une boulangerie est défoncée, les pains roulent. Le torrent populaire traverse la Meuse, déferle en Outre-Meuse, jusqu’à la Place Delcour où l’arrière salle du Café national, lieu du meeting, est déjà comble. Devant 400 auditeurs alternent des orateurs aux intentions diverses, apaisantes pour les uns, subversives pour les autres, qui entraînent la foule vers l’extérieur où le cortège tourne à l’émeute. Des coups de feu sont tirés. Wagener s’époumonne : « C’est la dynamite qui doit avoir raison des propriétaires. Ventre affamé n’a pas d’oreilles. Celui qui crève de faim, nom de dieu ,doit le prendre où il le trouve… la faim justifie le vol et le pillage ! » La foule crie : « Vive la République ! », « Vive la Commune », « Vive l’ouvrier ! », tandis que se gonflent les accents de la Marseillaise.

Trois à quatre mille personnes tourbillonnent sur cette place aiguë. Elles repassent la Meuse, harcelées par la police, la gendarmerie, la garde civique, les charges de cavalerie. Tout le centre, depuis l’entrée de St Gilles jusqu’à la Place St Lambert, frémit sous le maelström. Des pavés brisent les devantures, du mobilier de café vole dans tous les sens, les fiacres s’enfuient au galop de leurs chevaux. On pille les boutiques. Du pétrole enflammé est projeté sur les gendarmes à cheval. Des coups de feu sont échangés. Rassemblée à la hâte, la troupe descend de la Citadelle sur la ville. Toutes les autorités sont sur les dents : 17 blessés, dont 6 du service d’ordre, une cinquantaine d’arrestations, 104 immeubles endommagés, tel est le bilan au moment où, vers trois heures du matin, les derniers fuyards s’enfoncent dans la nuit. Rien, toutefois, n’est terminé. Bien au contraire.

La grève part du Charbonnage de la Concorde, à Jemeppe-sur-Meuse, dont un porion, Léon Lignon, est resté entre les mains de la maréchaussée à Liège. Le mouvement se propage comme l’éclair dès l’aube du 19 mars. Les vitres de la maison du directeur volent en miettes. Pour la patronat, c’est « Non ! » à toute revendication, ni sur la salaire, ni sur le temps de travail. A 8 heures du matin, la grève est générale dans la bassin investi par la gendarmerie, les lanciers, la ligne. La Société Cokerill, toutefois, se félicite du calme de ses ouvriers.

A Liège, police et chasseurs-éclaireurs de la garde civique protègent les abords de la ville, mais l’agitation, sporadique, persiste, menée par des « gamins » tandis que la foule se presse autour du Palais de Justice où les prisonniers sont amenés à grands renforts de moulinets de sabre. Dans la banlieue, la situation s’empire tandis que la pluie disperse les citadins. On brise, on tire, on lance des boulons contre tout ce qui évoque la prospérité. Tilleur, Saint-Nicolas, Jemeppe sont en effervescence. On lapide les trams, saccage les abris, démolit l’éclairage public. La troupe s’installe partout à Seraing, à Flémalle, à Jemeppe, à Ougrée, à Montegnée, à Glons, à Grâce-Berleur. Le lieutenant général baron van der Smissen prend le haut commandement des unités militaires rassemblées en hâte et des réservistes dare-dare rappelés. La nervosité suscitée par la peur et les bobards provoquent des échauffourées ; il y a des morts, des blessés, des hommes, des femmes, des adolescents. Dans les campagnes s’allongent les longues files de quémandeurs et de mendiants, traqués par la gendarmerie et la troupe. Des piquets de grève collectent dans les fermes au grand émoi des paysans.

Dans les meetings, les socialistes tentent de ramener le calme et de privilégier l’organisation du dialogue démocratique. Mais de forts piquets de grève continuent à entraver le travail, les jeunes « hiercheurs » sont les plus acharnés, les femmes ont l’esprit plus monté que les hommes, témoignent les journaux. On réclame la journée de travail à 4 francs, soit un de plus, mais les patrons refusent, arguant des armuriers qui ne se font que 1,50 franc par jour.

En ville, la bourgeoisie est sur pied de guerre. Les cellules regorgent de prisonniers que l’on aiguille vers Louvain, Huy, Namur, Raikem. Les esprits s’échauffent, à Bruxelles et ailleurs. Tandis qu’à Liège, le mouvement s’essouffle, le voici qui déferle soudain sur le pays de Charleroi où, le 25 mars, la paye des mineurs est réduite. Le 26 mars, la fermentation gagne les verreries malgré les réquisitions de troupes, insuffisantes en cet endroit. A Lodelinsart, aux magnifiques verreries Baudoux, c’est l’Apocalypse. Tout flambe, tout explose sous la violence des grévistes. A Jumet, le château du patron subit le même sort. Le 27 mars, à Roux, c’est la tragédie. La troupe tire, on relève neuf morts. Les correspondants de presse évoquent Germinal. Jean Volders proclame dans le Peuple : « Ils l’ont eu nos gouvernants le sang qu’ils désiraient, la sang dont ils avaient soif. Mais il faut que ce sang-là féconde la moisson que la socialisme prépare… ».

Partout, les revendications des travailleurs exigent d’abord plus de considération. Il est fait trop peu de cas de la vie du mineur. Maladies de poitrine, pleurésies lui sont fréquentes. Il est traité comme une bête de somme, évincé par des ouvriers étrangers plus malheureux encore. L’emploi est précaire. S’il se présente à la fosse, il ne descend qu’une fois sur deux. Il ne s’aperçoit des baisses de salaire qu’au moment de la paie. La patron retient indûment le carnet de travail. Tels sont les griefs. On demande l’amélioration des caisses de pension et de secours. Mais la patronat excelle dans l’art de semer la division, de jouer de l’embauche et du renvoi, de recourir à l’importation de houille étrangère. On note cependant quelques concessions. Les pouvoirs publics s’entremettent et, dès le début avril, les esprits se refroidissent. La bourrasque retombe, l’émeute n’a pas engendré l’insurrection. Les travailleurs qui en trouvent retournent au travail, vaincus, mais fiers de leur force soudain révélée. »

Extraits de : « 1886 La Wallonie née de la grève » , M. Bruwier, N. Caulier-Mathy, C. Desama, P.Gérin, éd Labor, Bruxelles, 1990, p.45 à 47

 

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Squattons les bleds !

 

Ce petit texte à pour but de pousser les milieux militants, libertaires et alternatifs de Belgique et d’ailleurs sur la centralisation de fait du militantisme. En effet quand les anars de belgique francophone font une manif, c’est à Bruxelles ; quand ils tractent, collent, gueulent c’est encore à Bruxelles ; quand des squatteurs souhaitent ouvrir un lieu alternatif c’est encore et toujours bruxelles ou à la limite gand et liège…

 

Pendant ce temps-là…

 

Pendant ce temps, les fachos, eux, malheureusement n’hésitent pas à tracter, à lobotomiser même jusque dans le bled le plus paumé du monde (arg).

Pendant ce temps des tas batiments industriels ou communaux, d’habitations et autres restent désespérément vides dans toute la wallonie (dont énormement dans les provinces de hainaut, namur et liège) et ailleurs.

Pendant ce temps, dans de nombreuses petites villes et villages, les gens bossent ou s’emmerdent et pourraient bien aller faire l’une ou l’autre activité dans un squat.

 

Il ne faut pas non plus oublier qu’une révolution, qu’un grand changement ne peut exister dans les grandes villes si la campagne ne se soulève pas elle aussi. En effet, la ville dépent entiérement de la campagne, on ne cultive pas ou peu en ville, on ne produit pas d’aliments, ni de bois, ni de quelques matières première que se soit. Il est donc également important de faire des liens, des rencontres avec les campagnards.

 

Dans les bleds aussi les possibilité de militer, de squatter, de vivre, existent. Le potentiel révolutionnaire peut plus rapidement devenir plus important que dans une grande ville.

 

L’information est moyennement noyée, les manifestations et tractages sont bien plus visibles et pousseront bien plus à la réflexion dans une petite ville où il ne se passe jamais rien de ce genre (et où, du coup, tout le monde en parlera) que dans une grande ville où il y a 10 manifs par jours. Ce qui peut dans certain cas créer des débats et susciter des réflexions intéressantes.

 

Les petites villes et villages permettent aussi aux squatteurs d’avoir plus facilement accès à un grand jardin ou un terrain en friche pour y installer un potager collectif.

SQUATTE LES BLEDS !

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Snowgames un projet absurde, mégalomane et … qui patauge

Ce projet datant de 1999 consiste à vouloir créer un immense complexe de ski indoor (le plus grand d’Europe) dans une ancienne de porphyre à Lessines. En l’occurence il s’agit de la carrière Cosyns qui a été déclassé (sic) de zone naturelle protégée à zone de loisirs en 2002.

 

Ce projet mégalomane risque de détruire une zone à la biodiversité importante, de nombreuses espèces d’oiseaux et de plantes protégées ainsi qu’un plan d’eau reçelant certain microorganismes unique en Belgique. Qui plus est ce projet est extrement couteux et aura une consommation énergétique monstre pour refroidir les millions de m³ de la carrière. Tout ça pour quoi ? Pour faire du ski… à Lessines ?!? Et surtout pour rapporter de l’argent à des promoteurs véreux qui ont d’ors et déjà commencé à pollué la carrière alors même que l’infaisabilité du projet se fait de plus en plus flagrante.

 

Petit historique :

  • 1999 : Naissance du projet Snowgames
  • 2002 : Le ministre de la forêt déclassifie le site de la carrrière en zone de loisirs
  • 2006 : Un permis unique est déliveré au projet le 2 mai
  • 27 Mars 2008 : Prolongation d’un an du permis unique
  • Mai 2008 : Deux riverains introduisent un recour au Conseil d’État pour annuler la prolongation de la validité du permis unique
  • Octobre 2009 : L’Unité de répression des pollutions ordonne la cessation d’activités sur le site
  • Décembre 2009 : Le ministre de l’environnement annule cette ordonnance
  • Juillet 2010 : Suite à des remarques sur la nature des matériaux utilisés pour les remblais par l’URP qui considère que le site est exploité comme centre d’enfouissement technique, le fonctionnaire sanctionnateur régional décide d’infliger 20.000€ d’amende administrative à chaque associé de VIDEL, chargé du remblayage.
  • Mai 2011 : Le collège communal octroye un permis d’urbanisme pour l’aménagement d’une zone de parking sur l’ancienne carrière Notté.
  • Novembre 2012 : La ville de Lessines octroye un nouveau permis unique à la SA Snowgames
  • Juin 2013 : Le promoteur du Snowgames ainsi que 2 patrons de sociétés de transports de déchets comparaissent devant le tribunal correctionel de Tournai pour une contravention au décret du 27 juin 1996 relatif aux déchets, pour avoir exploité un établissement de classe 2 sans permis d’environnement et pour avoir omis d’observer les conditions générales du permis unique concernant la gestion d’un centre de tri.
  • Le tribunal correctionnel de Tournai juge les poursuites irrecevable

 

Non au Snowgames !

 

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(Vidéo) Violence policière à Anderlecht

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De nouvelles armes atomiques à Kleine-Brogel

Les armes nucléaires sur le site de Kleine-Brogel devraient être modernisées.

La Belgique a conclu un accord en secret avec les Etats-Unis relatif à la modernisation des armes nucléaires sur son territoire, selon l’expert en arsenal atomique Hans Kristensen. De nouvelles bombes doivent remplacer les ogives actuelles B61 sur le site de Kleine-Brogel, rapportent Het Belang van Limburg et Gazet van Antwerpen. Hans Kristensen, membre de la Federation of American Scientists, un des plus fins observateurs du programme nucléaire militaire américain, confirme que les membres européens de l’OTAN qui abritent des armes nucléaires américaines sur leur territoire ont conclu un accord en 2010 quant aux caractéristiques et au déploiement des versions modernisées des bombes B61. « Cela concerne également la Belgique », indique M. Kristensen depuis Washington.

La présence, jamais officiellement confirmée, d’armes nucléaires à Kleine-Brogel pourrait ainsi être prolongée pour des dizaines d’années.

Interrogée sur le sujet, la Défense refuse de confirmer ou de démentir l’information

Source:dhnet.net

 

Les armes nucléaires sont une horreur et un danger pour l’humanité toute entière!

ARRÊT IMMÉDIAT DU NUCLÉAIRE MILITAIRE ET CIVIL!

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Action publique éteinte contre les promoteurs de Snow Games

PÉRUWELZ – Cette affaire tient en haleine la ville de Lessines depuis 2005: l’action publique introduite contre les promoteurs du projet Snow Games est éteinte.

L’action publique introduite contre les promoteurs du projet Snow Games, un projet de construction du plus grand centre de ski indoor d’Europe évalué à plus de 100 millions d’euros, est éteinte. Le tribunal correctionnel de Tournai a rendu son jugement jeudi dans cette affaire qui tient en haleine la ville de Lessines depuis 2005.

Il était reproché aux promoteurs, soit cinq personnes morales et quatre personnes physiques, d’avoir contrevenu au décret du 27 juin 1996 relatif aux déchets en remblayant le site de la carrière Notté avec des déchets non triés, pour avoir exploité un établissement de classe 2 sans permis d’environnement et pour avoir omis de respecter les conditions générales du permis unique concernant la gestion d’un centre de tri.

Ce projet a fait l’objet de plusieurs recours devant le conseil d’Etat lancés par des riverains et le chantier a plusieurs fois été arrêté à la demande de l’Unité de la répression des pollutions (URP) qui avait constaté la présence de déchets interdits sur le site de l’ancienne carrière Notté à Lessines.

Le tribunal a estimé, en se basant sur les articles 160 et suivants du code wallon de l’environnement, que le délai de 60 jours qui suit la première infraction pour citer les promoteurs en justice avait été largement dépassé. C’est d’ailleurs ce qu’avait plaidé la défense. De plus, le tribunal a estimé que la voie administrative devait être privilégiée par rapport aux poursuites pénales. La Région wallonne avait d’ailleurs déjà infligé une amende.

Le 19 novembre 2012, la ville de Lessines, qui soutient ce projet créateur d’une centaine d’emplois sur le site de la carrière Notté, avait renouvelé le permis unique octroyé à la SA Snow Games en 2005.

Vu sur lavenir.net

Ce projet montre , une fois de plus, le visage de destructeur du capitalisme; prêt à anéantir la faune et le flore qui s’est bien développé  dans cette carrière pour rapporter du fric à des industriels véreux (n’espérez pas trop, lessinois(e)s, que vos conditions de vies réels s’améliorent. Au mieux quelques uns pourront espérer se faire exploiter contre un salaire de misère..).

Nous voyons aussi qu’il ne faut pas compter sur les pouvoirs publiques et la « justice » pour protéger cette carrière.

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Le contournement de Couvin: un projet destructeur

Le contournement de Couvin est un projet de voie rapide de 14km vers la France (E420) via Brûly-De-Couvin avec 4 voies de circulations, 3 échangeurs, une aire de repos et 6 bassins d’orage ou de décantation.

 

Ce projet aura des conséquences environnementales  importantes sur la faune et la flore :

  • Destructions d’habitats. Notamment pour des espèces menacées comme le Grand rinolophe et le Grand murin, des chauves souris menacées, qui verront leurs zones de chasses potentiels abimées. Les oiseaux pourraient aussi être touchés du fait d’un dérangement dû à la circulation des voitures. Les amphibiens, reptiles et petits mammifères invertébrés seront perturbés à cause d’une coupure de leurs chemins habituels et verront une impossibilité de rejoindre leurs terrains de reproductions (pour les amphibiens). En effet certaines de ses espèces seront dans l’impossibilité de traverser des obstacles tel que les remblais tandis que d’autres verront leurs mortalités augmentées de manière importante.
  • Destruction d’une zone humide
  • Détournement de plusieurs ruisseaux
  • Déforestation (le projet va détruire une partie de la forêt ardennaise)

 

Il aura également de graves conséquences humaines :

 

  • Les expropriations (dont les arrêtes ont déjà été prononcé) qui entraine le déplacement forcées des riverains habitant auparavant sur le tracé du projet et qui ne couvre la plupart du temps qu’une partie des biens.
  • un cout de 125 million d’€

 

Opposons-nous tant que cela est encore possible à ce projet destructeur !

Non à la déforestation et à la destruction du bocage !

 

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Charleroi fait la guerre aux pauvres: nouveau réglement anti-mendicité.

CHARLEROI – Le conseil communal carolo a adopté lundi soir le nouveau règlement mendicité. Ecolo et le PTB + dans l’opposition ont voté contre les nouvelles dispositions qui imposeront aux mendiants de circuler au fil de la semaine entre les différentes localités carolos.

Sofie Merckx, la mandataire du PTB, a dénoncé le nouveau règlement. Le caractère inapplicable du texte ne fait pas de doutes d’après elle. Après avoir interdit aux gens de nourrir les pigeons, «va-t-on les punir de donner une pièce aux mendiants», s’est interrogée l’élue.

Xavier Desgain, mandataire Ecolo a quant à lui fustigé les politiques sociales mises en place à Charleroi. La majorité se livre à une chasse aux pauvres, selon lui, pour les exclure du centre-ville. Or, elle devrait faire, vu les conditions actuelles, de la pauvreté sa priorité numéro 1, a affirmé l’élu Ecolo.

Paul Magnette, le bourgmestre socialiste, a rappelé pour sa part les raisons du nouveau règlement: réduire les problèmes de cohabitation dans certains quartiers et favoriser l’émancipation des «mancheurs», obligés selon lui désormais de se déplacer entre les différentes localités.

Source : lavenir.net

Le nouveau règlement anti-mendicité (disons les choses telles qu’elles sont…) imposera aux mendiants d’aller dans certains quartiers, en fonction du jour, pour faire la manche. Le mendiant peut même se voir saisir sa manche s’il enfreint ce règlement.. Bref un mendiant se trouvant au mauvais endroit se fera prendre, généralement le peu qu’il a pour survivre.. C’est lui enlever le pain de la bouche comme on dit.

« Paul Magnette, le bourgmestre socialiste, a rappelé pour sa part les raisons du nouveau règlement: réduire les problèmes de cohabitations dans certains quartiers et favoriser l’émancipation des «mancheurs»…  » Favoriser l’émancipation des mancheurs? C’est bizarre mais je ne vois pas en quoi les forcer à faire de long trajets à pied ou en fraudant les transports en commun (compliqué pour un sdf de payer la TEC tout les jours pour aller faire la manche…) les émanciperaient. Je ne vois pas non plus le côté émancipateur d’être persona non grata dans certains quartiers certains jours ni dans le fait, d’entasser la misère chaque jour dans un quartier..

Ce règlement est une attaque de plus contre les plus pauvres et n’a qu’un seul but réel : chasser les pauvres du centre-ville pour y attirer les commerçants, les touristes, les classes moyennes supérieurs, les artistes bobos, bref faire venir ceux qui ont la thune et pour ce faire, jeter plus loin ceux qui n’en n’ont pas…

Il ne vise pas à aider les mendiants de quelques manières que se soit, ni d’atténué cette misère. Non, non, non, ce réglement est juste pour rendre la misère moins visible, donné une meilleur image de la ville auprès des friqués…

Certains habitants de Charleroi se plaignaient dans une pétition de «la manière dont nous, citoyens carolos, avons été désignés comme les demandeurs de la «désédentarisation» des «mendiants». Qui donc a été consulté ? Qui s’est prononcé ? Nous avons, par ces termes, l’impression d’avoir été instrumentalisés».  Très bien mais n’avez-vous pas l’impression que c’est toujours le cas?  Que les politiciens de quelques partis que ce soit et à quelque niveau que ce soit (communal, régional, fédéral, européen) ne nous consultent jamais? Et que même dans les rares (très très très rare) cas où ils nous consultent, il s’agit soit de sujets d’intérêts très mineurs, soit ils consultent mais quand sa ne leurs plait pas, ils font quand même ce qu’ils veulent ( un bel exemple fut la constitution européenne..). Sur quels règlements, quelles loi avez-vous donc déjà été consulté? Avez-vous déjà une seule fois  eu un mot à dire dans les décisions prises par les politiciens que ce soit une loi, un grand projet ou même un budget? Pensez- vous que parce que ce système , où l’on a l’immense privilège de pouvoir choisir son maitre, s’autoproclame démocrate, que pour autant c’est le peuple qui décide?

 

LA RUE EST A NOUS, PAS AUX POLITICIENS!

 

 

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Qu’est ce que l’autogestion?

Autogestion signifie «autonomie dans la gestion » (des moyens de productions, peut importe qu’il s’agisse d’industrie ou de coopérative agricole), elle est basé principalement sur le faite que chaque membres  a le même « pouvoir » de décision (toutes les décisions concernant la coopérative sont prise par l’ensemble de celle ci). Il  est évident que dans une société anarchiste l’ensemble des industries et coopérative agricole fonctionneront en autogestion, néanmoins il existe également des expériences d’autogestions à l’intérieur de la société actuel.

Exemple concret d’autogestions:

–         En 1871 lors de la commune de Paris

–         En 1919-1920 en Italie, conseils et occupations d’usines.

–         En Catalogne et en Aragon entre 1936 et 1939, ces expériences d’inspirations  anarchistes furent en générale un sucés dans l’agriculture et un échec dans l’industrie (principalement à cause du fait que les matières premières et les débouchés commerciaux se trouvaient en Espagne nationaliste). Les staliniens mirent fin à certaines de ces expériences (!!!) notamment afin de réduire l’influence des anarchistes et les dernières expériences prirent fin à la victoire de Franco.

–         En France, entre 1970 et 1973, Lip une usine qui fabriquait des horloges à Besançon, fut autogérée après une tentative des actionnaires de fermer l’usine. Les travailleurs en grève reprirent les moyens de production avec l’aide du syndicaliste de la CFDT,    Charles Piaget.

–         En 1973, fondation de la première coopérative Longo Maï à Limans

–         Depuis 2001 suite à la crise en Argentine, de nombreuses usines ont été réapproprié par les travailleurs, entre 8000 et 10 000 personnes y travaillent.

Nous croyons qu’il est possible actuellement, en voyant a quoi le monopole de l’industrie   du profit en est arrivé, de créer dans les différents secteurs de marché une forme alternative.   En basant l’ensemble de l’industrie sur le principe de l’autogestion nous pourrions arriver allègrement a fournir les différents biens  nécessaire l’ensemble de la population mondiale.  Surtout que nous savons de nos jours, que nous avons les possibilités de combler le besoin le plus essentiel de l’humanité «  l’alimentation »  mais qu’en raison de marge bénéficiaire presque 1 milliard de personne souffrent de famine encore et toujours…

source : le Groupe anarchiste du Hainaut

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Théâtre à la place (Liège)

Théâtre occupé depuis vendredi, ce soir bouffe pop à prix libre , ça bouge bien, s’organise bien mais faut quand même du soutien et du relai, passe le message à ton voisin et viens boire un godet. Le communiqué : Nous, groupe d’acteurs, occupons les anciens locaux du Théâtre de la Place à Liège. Pour y créer un Théâtre À La Place. Le Théâtre À La Place a pour vocation de devenir un espace autonome de création et de rencontre, de passage autant que d’ancrage, au coeur du quartier d’Outremeuse. Nous occupons depuis le 6 Septembre 2013 les locaux laissés vacants. L’inauguration du Théâtre À La Place se fera Samedi 7 Septembre, lors d’une soirée de présentation à la brasserie du théâtre. Cet espace culturel, au coeur de la ville, n’avait plus de vie depuis le mois de juin 2013 et devait rester fermé jusqu’à sa destruction prévue pour le printemps 2014. Les théâtres appartiennent À TOUS et nous ne pouvons nous résoudre à laisser un si bel outil abandonné. Nous jetons place de l’Yser les bases d’une résurrection possible. Le Théâtre À La Place est ouvert à tous, tous les jours, de 13h à minuit, gracieusement. Des évènements y ont lieu chaque jour : spectacles – concerts – expositions – performances – ateliers ouverts – repas. Le Théâtre À La Place est un espace-temps commun. C’est un lieu vivant, malléable. Chacun peut participer à sa construction. Nous invitons tous ceux qui voudront composer avec les moyens précaires qui sont les nôtres, à venir lui donner vie. Nous souhaitons interroger la nécessité du théâtre et de l’art pour une société. Nous profitons de ce théâtre au centre de la cité pour le rendre utile et nécessaire à tous. Manifeste Nous constatons qu’un théâtre est vide. Nous nous ruons sur l’occasion pour expérimenter une pratique de l’art à coté des contraintes dictées par le marché, la profession, la poursuite d’une carrière, l’exercice d’un métier, la production. Notre action nous est propre, elle est une réponse que nous trouvons aujourd’hui parce-que le terrain est propice, la situation favorable. Au slalom dans l’institution nous préférons une action collective, autonome. L’art contient suffisamment de politique pour ne pas dépendre des politiques, qu’elles soient culturelles, sociales, populaires, en tout cas déterminées par un calendrier électoral. Nous ne voulons pas être les collaborateurs actifs d’un programme politique. Nous ne réclamons rien, nous n’ attendons rien. Notre occupation du théâtre de la place est instinctive et nous l’estimons nécessaire. Nous la défendons parce qu’il n’y a pas mieux à faire dans l’instant. C’est un geste pour dépasser le vide, ce n’est pas le plus radical et nous le croyons juste parce que généreux. Les théâtres sont à nous. Les théâtres sont à tous. Nous voulons fabriquer un rituel qui s’appelle le théâtre, qui fait partie de la vie, et qui à ce titre, a lieu sans être mystifié ni déprécié. Nous voulons fabriquer ce lieu qui s’appelle le théâtre, ouvert au public, au centre, qui est un lieu de passage autant que d’ancrage. Nous n’attendrons pas d’avoir mille fois fait nos preuves pour nous sentir légitimes. Nous avons la volonté de faire les choses simultanément et non plus successivement. Nous ne passerons pas plus de temps à chercher de l’argent qu’à faire du théâtre. Nous voulons faire se percuter art vivant avec art de vivre. Une société a le théâtre qu’elle mérite. Supposons que nous méritons mieux. Le Théâtre de la Place devait rester inoccupé en attendant sa destruction. Nous l’occupons depuis le 6 Septembre. Nous l’ouvrirons tous les jours. Nous y jouerons tous les jours. Gracieusement. Nous invitons quiconque voudra faire avec la situation et les conditions qu’offre le lieu. Nous souhaitons découvrir ce qu’est un théâtre libre et ouvert à tous en permanence à Liège.

 

Vu sur INDY BXL

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