Le corps du camarade Santiago Maldonado retrouvé dans la rivière Chubut

Le 1er Aout, le camarade anarchiste Santiago Maldonado disparassait suite à une violente intervention de la Gendarmerie Argentine contre une communauté Mapuche (voir ici et ici) .

Sa disparition avait déclenché de nombreuses manifestations et actions directes en Argentine et ailleurs.

Le corps de Santiago a été retrouvé à seulement 300m de l’endroit où il avait été aperçu pour la dernière se faisant frappé et arrêté par  les gendarmes. L’endroit avait pourtant déjà été ratissé à 3 reprises. Ce qui ne laisse que peu de doutes sur le fait qu’il ait été déposé volontairement  là et sur la responsabilité de la gendarmerie dans ce qu’on peux qualifier de meurtre d’état.

Le 20/10 après l’annonce de la découverte du corps de Santiago Maldonado, des manifestant.e.s ont déferlé sur la Plaza de Mayo à Buenos Aires. Des barricades enflammées ont été érigée et l’hôtel de ville a été attaqué.

Ni oubli, ni pardon!

Partout l’état réprime, mutille, assassine!

 

 

 

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Préparer la mobilisation du 1er Novembre

Via Piratons-bxl

Le 1er Novembre se déroulera la manifestation contre la loi anti-squat, contre toutes les expulsions et pour un logement pour tou-te-s!

Si tu veux aussi aider à ce que cette mobilisation soit à l’ampleur de cette nouvelle attaque du gouvernement contre les pauvres, voici quelques idées et un peu de matériel…

Affiches

Quelques affiches pour la manif… Sentez-vous libre de créer les vôtres et de les publier si vous le souhaiter.

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affiches contre la loi anti-squat

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Tracts

Tract 1er Novembre (FR)

Banderoles

Vous pouvez aussi  préparer des banderoles pour le jour de la manif ou aller en  attacher un peu partout pour l’annoncer…

Plus à venir..

A bientôt!

 

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Récit de l’expulsion de l’Orme

Vu sur Indymedia Bxl

Suite à l’expulsion de L’Orme, 37 rue de l’Orme à Etterbeek

Vers 14h30 une personne s’apprêtait à rentrer dans la maison occupée depuis 3 semaines quand une dizaine de policier.es le plaquèrent contre le mur pour le fouiller et lui prendre les clefs de la maison. La fille de la propriétaire ainsi que son mari, présents avec les policier.es, sont ainsi rentrés dans la propriété. Une personne se trouvait au rez-de-chaussée et une autre au 2eme étage, toutes les deux furent priées de donner leur identité ainsi que de plier bagage et de déguerpir immédiatement de la maison. Heureusement, beaucoup de soutiens arrivèrent rapidement et ils/elles purent sortir une partie des affaires . Dans l’heure qui suivait, les policiers galéraient à remettre une nouvelle serrure pour les propriétaire et tout le monde était toujours sur le trottoir avec les affaires sans pouvoir récupérer le reste pourtant réclamé pour le coup par leurs propriétaires. Apparemment la propriété privée défendue héroïquement par les agents ne sont légitimes que pour les bourgeois. Cette expulsion totalement illégale et arbitraire intervient à peine une demi-heure après une autre expulsion similaire, celui de la « Pelouse ».

Nous voulions rappeler que plusieurs habitations squattées ont subies le même sort récemment. A coup de pied de biche dans la porte ou de fourberie, les flics rentrent dans les occupations sans plus aucune procédure judiciaire, sans aucun avertissement et foutent les gens à la rue. Nous ne voulons pas ici nous étendre sur la parfaite illégalité de ces gestes car le peu de lois qui protégeaient les pauvres et les précaires passent à la trappe les unes après les autres, notamment la désormais connue loi anti-squat qui sera votée demain midi à la chambre des représentants. Nous sommes également en parfaite connaissance que la police, quand ce n’est pas la justice, ne s’occupe plus de respecter la loi quand il s’agit des intérêts égoïstes des propriétaires. Une chose est sûre, ils/elles avaient connaissance de leur illégalité et évitaient avec grand soin le sujet. L’un d’eux osa même affirmer ces mots : « Ceci n’est pas une expulsion, nous n’avons pas utilisé la force… ».

Ce communiqué a pour but de mettre l’accent sur le fait que le temps des procédures judiciaires et des squats pérennisés semble presque révolu. Dans ce cas de figure, une fois que le propriétaire (en l’occurrence le beau-fils qui attends que belle maman meure pour revendre la maison) et la police réussissent à rentrer dans une maison occupée, il n’est plus possible de les en faire partir. Ici un simple loquet à l’intérieur du bâtiment aurait suffit à empêcher l’intrusion. Confort et manque de discipline ne riment pas avec sécurité.

Nous mettre à la porte de cette maison n’a résolu aucun problème, le squat est notre seul moyen de nous loger et d’ici quelques jours nous serons dans un autre des 30. 000 bâtiments vides de Bruxelles. Nous retenons de cette expérience que les barricades restent de mises en tout temps, même si à terme elles sont contraignantes voir même peut-être bientôt « répréhensible », nous savions déjà que nous ne pouvions nous fier aux procédures judiciaires ni à la police pour respecter nos soi-disant droits.

Rendez-vous demain à 18H au 123, pour une AG urgente pour la situation du mouvement squat à l’heure actuelle. Nous avons besoin dans ces moments là d’être fort-es, nombreuses et uni-es.

Squatteurs, squatteuses du monde entier, ne baisser pas les bras car la bonne maison arrivera.

Stop aux expulsions !

Soyons uni.e.s et solidarisé.e.s avec les personnes précaires et squatteur.euses !

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Francken Buiten, Prévôt au cachot. Non aux rafles & aux lois anti-pauvres

On relaie cette petite action qu’on nous envoyé.

 » Une banderole a été accroché sur l’E411 où il y était écrit << Francken Buiten, Prévôt au cachot. Non aux rafles & aux lois anti-pauvres >>.

Banderole sur la e411 contre Francken

En effet ces deux sinistres personnages brillent, l’un par sa politique fédérale, l’autre par sa politique locale, comme des chantres des politiques antisociales s’en prenant aux plus dominés et aux plus fragilisés de notre société que ce soit les sans papiers ou les mendiants. L’idée était d’un peu d’inverser les rôles, du moins par écrit car nous doutons fort qu’enfermer quique ce soit ne règle quoique ce soit. »

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RefugreenSlavery: Faire du profit sur la misère…

Edit: Il semblerait qu’ils s’agissent d’un canular des « Yes Men ». Le Vif est tombé dans le panneau et on leur a emboité le pas comme des c..  Un très beau coup de leur part, il faut bien dire! L’article est parmis les plus partagés du Vif…

Ce matin, en parcourant le net je suis tombé nez à nez avec un article au titre pour le moins douteux « Migrants : produire de l’électricité verte pour gagner 24 heures de légalité ». Pendant un court instant je me suis demandé si il s’agissait d’un énième article parodique de Nordpress ou du Gorafi mais… malheureusement non il s’agissait du Vif.

Cet article parle d’une start-up de crapules capitalistes de la pire espèce qui compte bien profiter au maximum des gen.te.s parmis les plus précarisé.e.s pour en tirer de gros profits.

Celle-ci se nomme RefuGreenEnergy et on ne se gênera pas de la renommer RefugreenSlavery au vu de son projet qui tient plus de l’esclavage moderne que de l’œuvre de charité…

Le but de cette start-up (asseyez vous bien, c’est assez hallucinant) est ni plus ni moins de faire des « picocontrat » ultra-précaire offrant aux réfugié.e.s 24h de légalité (quelle générosité…) et un salaire totalement ridicule et indécent de 1,6€ de l’heure…

Avec des contrats si court et de telles conditions, les réfugié.e.s ne pourront pas espèrer une quelconque sécurité, au bout de 24h, ielles ne seront plus légaux et pourront de nouveau se faire arrêter, enfermer en centre fermé, expulser,…

Dès lors impossible de contester contre des conditions de travail indécentes, de demander des augmentations de salaires,… C’est la négation même de tout  « droits » sociaux, de toutes dignités humaines.

Pour se faire les réfugié.e.s seront réduit à l’état de machines de productions. Ielles devront pédaler (sic) pour recharger des batteries qui seront ensuite livrées à des petits-bourgeois ayant un besoin  ô combien « urgent »  d’électricité pour recharger leurs smartphones ou leurs ordinateurs portables…

Le tout est évidement maquillé par une couche de peinture verte et pseudo-humanitaire dégueulasse. Bah oui apparemment, piller les ressources du monde entier, amener la guerre, détruire la planète et particulièrement les régions les plus pauvres ce n’est apparemment pas suffisant, il faut en plus exploiter jusqu’à l’os les ressortissants de ces régions…

Cette immonde entreprise compte démarrer ces activités dès janvier prochain…

Combattons le capitalisme et ses logiques de profits mortifères!

A bas toutes les frontières!

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Réappropriation de l’espace publicitaire contre la loi anti-squat !


DATE : 27 SEPTEMBRE 2017
CONTACT : nonalaloiantisquat@riseup.net
LIEN PHOTOS HD : https://we.tl/pnndJlCrL4
LIEN SITE : https://squatbelgium.noblogs.org/

 

Ce mercredi 27 septembre, un détournement de dizaines d’espaces
publicitaires a été organisé en signe de protestation contre la loi
anti-squat, visant à criminaliser l’occupation illégale d’un bâtiment,
avec des peines d’amende et/ou de prison à la clé. Au travers des
affiches réalisées, les participant.e.s dénoncent une justice à deux
vitesses : si rapide quand il s’agit de protéger les riches
propriétaires, mais si inapte quand il s’agit de faire respecter à la
région bruxelloise ses engagements. En effet, à ce jour, seuls 1235 des
3500 logements sociaux promis en 2005 ont été construits1.

Nous déplorons également l’instrumentalisation d’un fait divers, à
savoir l’occupation d’un lieu habité, fait exceptionnel et que nous ne soutenons aucunement. Cette loi porte une grave atteinte au droit au logement et, dans un contexte de précarité croissante (un bruxellois.e sur trois a des revenus sous le seuil du risque de pauvreté2), il s’agit d’une nouvelle attaque contre les plus vulnérables, déjà premières victimes des mesures d’austérité. Nous dénonçons également la passivité des autorités de lutter contre la vacance immobilière, on dénombre plus de 15 000 logements vides dans la capitale et pourtant des milliers de personnes sont toujours condamnées à vivre dans la rue. Ce manque de volonté politique n’est pas sans conséquence, cette crise du logement est propice à l’inflation vertigineuse des loyers et attise la pression sur les locataires en recherche de logements. On estime en effet qu’à
Bruxelles, le prix des loyers a grimpé de 20% en l’espace de 5 ans3. Deplus, faute de volonté politique et d’encadrement effectif des loyers,rien ne laisse à penser que cette hausse est sur le point de s’arrêter.

Finalement, Marie, participante à l’action, témoigne de sa lassitude de
voir le terme « squat » constamment utilisée de manière péjorative :
« On nous présente constamment l’occupation comme néfaste pour le bâtiment et le quartier, mais qu’en est-il des nombreux lieux
socioculturels, des tables d’hôte ouvertes à tous et toutes, des
ateliers d’artistes et bien d’autres ? En plus, la majorité des
occupants s’engage à bien entretenir des lieux qui, faute d’une
occupation, se seraient rapidement dégradés au point d’être
insalubres. »


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Le projet de loi anti-squat risque passer bientôt!

Via Piratons-Bxl

Le projet de loi visant à criminaliser les squatteur.euse.s risque de passer bientôt.

En effet une réunion de la commission justice était d’ors et déjà prévu à la chambre ce mardi 19 septembre, elle a été finalement annulé mais le risque est élevé qu’elle soit juste reportée à la semaine suivante…

La semaine d’actions contre la loi anti-squat touche à sa fin mais ce n’est pas le moment de relâché la pression!

Empêchons l’état de poursuivre sa criminalisation des précaires!

Plus d’infos sur la loi anti-squat: https://squatbelgium.noblogs.org

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L’anarchisme au Chili sous la dictature de Pinochet et lors de la « transition démocratique »

Extrait d’une interview du Congrès d’Unification Anarcho-communiste par la NEFAC revenant sur l’histoire de l’anarchisme au Chili sous et après la dictature de Pinochet.

L’histoire du mouvement anarchiste Chilien remonte au XIXe siècle, néanmoins au moment du coup d’état militaire de Pinochet, celui-ci était déjà fortement affaibli par des tensions entre anarchistes et communistes ainsi que par la forte répression des années 40/50.

CUAC :

Pendant la dictature, il y avait une certaine activité anarchiste, ainsi que certaines activités des anarchistes dans divers mouvements et groupes. Toutefois, cette activité a été très limitée et occultée par les énormes partis traditionnels de la gauche et par le fait que nous ne pouvions pas être plus qu’un groupe de camarades dans un mouvement réellement massif. Au milieu des années soixante-dix, certains anarchistes ont pris part à ce qui fut appelé la première résistance, autour du MRP (Mouvement de la Résistance Populaire), qui a été organisée par le MIR, et c’est dans cette vague d’activité que vers la fin des années soixante-dix fut créé un groupe de résistance dans lequel il y avait une certaine influence anarchiste.Il fut appelé Brigadas Populares (Brigades populaires). Cette activité n’était pas idéologique, et nous n’aurions pas pu savoir si des anarchistes s’y trouvaient si nous n’avions pas connu les camarades qui y avaient réellement été impliqués.

 

Au début des années 1980, comme le mouvement contre la dictature commençait grandir, la propagande anarchiste commença également à apparaître en plein jour. Il faut se souvenir du rôle que beaucoup de nos anciens camarades ont joué à cet égard. Descamarades disparus depuis longtemps, comme Aliste.Mais nous voudrions mentionner un camarade qui a joué un rôle crucial dans la renaissance des pratiques libertaires dans notre pays : le camarade José Ego Aguirre, dont le récent décès, le 15 décembre de l’année dernière, nous a tous frappés d’une profonde tristesse. Ce camarade avait l’habitude d’aller seul à la sortie des écoles, des usines, des universités, pour faire de la propagande anarchiste chez les travailleurs et les étudiants.

Ainsi, il a formé un groupe anarchiste avec des étudiants dans le début des années 80 pour commencer à imprimer de la propagande et contribuer à la lutte dans les écoles,une partie très active de la société opposée au dictateur. Ce groupe,d’environ dix-sept étudiants a été encerclé en 1981 par le CNI, la police politique, lors d’une réunion et ils furent tous emprisonnés pour être interrogé par Guaton Romo, un bourreau célèbre de Pinochet, chargé de la torture. Un des étudiants qui était là nous a dit que, comme le régime de Pinochet avait déclaré la guerre au« marxisme », ils ne savaient pas quoi faire quand on a commencé à parler d’anarchisme, d’écologie et d’autres choses dont ils n’avaient jamais entendu parler de leur vie. Donc, après un moment, ils les ont libérés, après les avoir sérieusement passés à tabac, après les avoir passés à la « gégène », et avoir sauvagement torturé Ego Aguirre, qui était alors déjà un vieil homme, afin qu’ils « apprennent » qu’ils ne devraient pas chercher des ennuis. Mais ils n’ont pas obtempéré. La propagande anarchiste continua et fut particulièrement bien accueillie chez les jeunes ; de nombreux jeunes anarchistes ont commencé à participer activement au mouvement des droits humains, au mouvement anti-militariste et aux mouvements contre la torture.

En outre, dans les communautés (poblaciones), où le mouvement de résistance a été fort, vous trouverez quelques anarchistes dans le MIR et même plus tard dans la FPMR (Front Patriotique « Manuel Rodriguez », qui a commencé comme branche armée du PC chilien, puis, en 1987, scissionna), impliqué dans la lutte de résistance.

Parmi les étudiants d’université, on trouve les premiers collectifs anarchistes qui commencent à émerger : le groupe José Domingo Rojas Gomez (nommé d’après un étudiant anarchiste chilien qui est décédé en 1920 dans un asile d’aliénés après avoir subi trois semaines ininterrompues de torture brutale), a été formé dans l’Universidad de Chile en 1983, l’année où commença la manifestation nationale massive contre la dictature.

Le RIA, un groupe anarchiste à l’Université catholique, gagna les élections de la fédération des étudiants en 1984. Même avant, en 1980, lorsque la fédération des étudiants de l’Universidad de Chile prit ses premières mesures pour s’organiser clandestinement, le journal des étudiants,Despertar(Le Réveil), reproduisit des articles sur les étudiants anarchistes des années 20, ce qui montrait un regain d’intérêt pour les idées libertaires. Cela montre que la croissance du mouvement anarchiste, dans les années 90, a des racines profondes dans la lutte contre la dictature, et que l’émergence des premiers collectifs peut être située au moment de l’élaboration d’un vaste mouvement de masse d’action directe entre 1983 et 1986.

Le premier journal anarchiste à paraître pendant la dictature était Hombre y Sociedad (L’homme et la société), à Santiago 1985, qui continua sa parution jusqu’en 1988 avec l’aide internationale d’exilés anarchistes latino-américains en France liés à la FA. Il était utile de rassembler les survivants de l’ancienne génération d’anarchistes et d’anarcho-syndicalistes de ces dernières décennies, et le journal avait une analyse vraiment bonne sur le cours des luttes au Chili.

Malheureusement, les moyens manquaient, les conditions pour publier le journal étaient difficiles, et le nombre de numéros publiés était limité, aussi y avait-il peu d’impact en dehors du mouvement anarchiste même. En 1988, d’autres journaux ont commencé à paraître : à Concepcion, parut El Acrata, lié au TASYS, un centre social de grande importance dans cette ville, qui réunissait les syndicats et les organisations communautaires ; un an plus tard, en 1989, à Santiago, a commencé à paraîtreAccion Directa, produit par des personnes qui avaient participé à Hombre y sociedad, ainsi qu’un bon nombre de jeunes camarades qui s’étaient récemment rapprochés du mouvement. Ainsi, vous pouvez voir que le vieux mouvement fusionnait avec le nouveau, des jeunes qui étaient déçus par les anciennes méthodes politiques et par les partis traditionnels et avec la manière dont ils alliaient la prétendue« transition vers la démocratie » avec le dictateur. Ce qui arriva au début des années 1990 était virtuellement un « boom » des idées et des pratiques anarchistes, qui le font paraître comme une redécouverte, mais il est réellement très bien relié à ce qui s’est passé dans les années 1980. Ce « boom » a été produit par l’intérêt de beaucoup de jeunes envers de nouvelles méthodes d’organisation, envers de nouvelles perspectives sur ce que devait être la société après la révolution (ces deux facteurs pourraient être attribués à la propagande anarchiste antérieure) et par les échecs et les erreurs mêmes des partis d’extrême gauche à apporter les changements tant promis dans la société, ce que beaucoup de leurs anciennes bases sociales considéraient comme une «trahison ».

Mais il y a autre chose qui fait que le mouvement des années 90 semble sortir de rien, c’est le contraste aigu entre le contexte des années 80 et celui des années 90 : auparavant, le mouvement anarchiste avait été immergé dans un énorme mouvement de masse, alors que dans les années 90 le mouvement de masse s’est trouvé considérablement réduit par le mirage démocratique.

Aussi les anarchistes semblaient se trouver plus dans l’ensemble du mouvement populaire, en termes relatifs, même si leur nombre pouvait être le même. En outre, les anarchistes représentaient une exception à la « règle » générale du moment : alors que tous les partis de gauche perdaient des militants par milliers, et entraient dans une phase de crise, l’anarchisme était en bonne santé et gagnait de nouveaux militants partout. Aussi, ce phénomène contribuait également à donner l’impression que le mouvement était apparu de nulle part dans les années 90, et donne un certain crédit à l’idée de « redécouverte » de l’anarchisme chilien. Mais la vérité est qu’il faisait partie d’un même ensemble de processus commencé au début des années 80.

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Opération « Palais royal occupé – Tout pour tous-tes ! »

Via Collectif Anonyme

Parce que la bande à michel veut pénaliser le squat,
Parce qu’il y a des palais vides et tellement de gens qui vivent dans la rue.
Parce qu’alors que 87 millions d’euros ont été réclamés à des allocataires sociaux pour fraude l’année dernière, seuls 8 millions sur les 3,5 milliards d’euros qui disparaissent annuellement dans les paradis fiscaux, ont été réclamés.
Parce que la précarité explose comme les profits des ultras riches , parce que nous voulons reprendre nos vies trop longtemps laissées aux mains des ploutocrates ,

Occupons le palais royal ! Squattons la vie ! Tout pour tous-tes !!

Plus d’infos sur la loi anti squat sur squatbelgium.noblogs.org

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Non à la loi anti-squat! Non à la richocratie!

Il ne manquait plus que ça. On apprend que la bande à Michel s’apprête à faire voter en septembre une loi, d’ores et déjà approuvée en première lecture, selon laquelle les squatteurs-squatteuses seront désormais passibles de prison ferme.

Ainsi donc, après les expulsions massives du chômage, couplées à de nouveaux contrats d’emploi toujours plus précaires, après les coupes dans les aides aux associations de quartiers et dans les subventions aux soins de santé, après la répression de plus en plus violente de la contestation sociale , après l’intensification de la chasse aux personnes sans papiers, le gouvernement, de mèche avec les parasites privilégiés (spéculateurs immobiliers, big boss, lobbies), parachève en beauté sa criminalisation de la précarité en s’attaquant cyniquement à ceux qui occupent des bâtiments à l’abandon.

Autrement dit, c’est à l’heure même où les pires crapules, après avoir profité de leur mandat public pour puiser à la louche dans les caisses de la communauté, quittant la scène avec des indemnités de départ de 300 000 euros, qu’on décide de punir de peine de prison les sans-abris, à la recherche d’un toit, dans une Bruxelles constellées de logements vides (15 000 selon les dernières estimations).

Les droits sociaux et la lutte qui les a engendrés sont, dans le discours officiel, des éléments dont la Belgique aime se vanter. Force est de constater qu’ils sont en train d’être détricotés un a un pour laisser place à la volonté irresponsable des faiseurs de profit.

Nous appelons donc à une semaine d’action partout en Belgique, contre la loi anti-squat et plus largement contre la criminalisation de la pauvreté et la glorification des entreprises destructrices de vie, de planète et de liberté.

Non à la richocratie ! Cette semaine commencera le 9 septembre 2017 avec un rassemblement à 17 h place du jeu de balle, 1000 BXL

Tout passe, tout lasse sauf la lutte des classes !

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Luttes sociales en wallonie

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